QCM : Brûlures : degrés et prise en charge — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Combien de nouveaux cas de brûlures nécessitant des soins sont recensés chaque année en France ?

Environ 300 000 cas
Environ 15 000 cas
Environ 75 000 cas
Environ 150 000 cas

Environ 150 000 cas

Explication

La France compte environ 150 000 nouveaux cas de brûlures nécessitant des soins chaque année. Les autres valeurs ne correspondent pas aux données épidémiologiques indiquées.

2. Quels éléments constituent les principaux facteurs de gravité d’une brûlure ?

L’âge, l’étendue, la profondeur et la localisation
Le sexe, la saison, la douleur et la température
La durée, la couleur, le traitement et le poids
La cause, la fièvre, le saignement et la mobilité

L’âge, l’étendue, la profondeur et la localisation

Explication

La gravité dépend principalement de l’âge du patient, de l’étendue, de la profondeur et de la localisation de la brûlure. La douleur ou la température peuvent être observées, mais ne définissent pas à elles seules cette gravité.

3. Quels agents sont les plus fréquemment responsables des brûlures ?

Les produits chimiques, puis les explosions
Les flammes, puis les produits chimiques
Les liquides chauds, puis les flammes
L’électricité, puis les liquides chauds

Les liquides chauds, puis les flammes

Explication

Les liquides chauds représentent 50 % des agents de brûlure, tandis que les flammes en représentent 30 à 40 %. Les autres agents proposés ne constituent pas les principales causes selon ces proportions.

4. Quelle distinction anatomique différencie le deuxième degré du troisième degré d’une brûlure ?

Le deuxième degré atteint la couche cornée, tandis que le troisième atteint la membrane basale
Le deuxième degré atteint le derme, tandis que le troisième respecte l’épiderme
Le deuxième degré atteint l’épiderme, tandis que le troisième détruit aussi le derme
Le deuxième degré détruit épiderme et derme, tandis que le troisième atteint une couche superficielle

Le deuxième degré atteint l’épiderme, tandis que le troisième détruit aussi le derme

Explication

Le deuxième degré atteint l’épiderme à une profondeur variable, alors que le troisième degré détruit l’épiderme et le derme. La destruction des deux couches correspond donc au troisième degré, et non au deuxième.

5. Quel aspect clinique caractérise une brûlure du premier degré ?

Un érythème douloureux de la couche cornée superficielle
Des phlyctènes à fond rosé atteignant la membrane basale
Des phlyctènes à fond blanchâtre atteignant une partie du derme
Une zone blanche et cartonnée devenue complètement insensible

Un érythème douloureux de la couche cornée superficielle

Explication

Le premier degré reste limité à la couche cornée superficielle et provoque un érythème douloureux, comme lors d’un coup de soleil. Les phlyctènes ou l’insensibilité évoquent des atteintes plus profondes.

6. Quel signe oriente vers une brûlure du deuxième degré superficiel plutôt que vers un deuxième degré profond ?

Une surface sèche limitée à la couche cornée de l’épiderme
Des phlyctènes à fond rosé avec un érythème douloureux
Une zone blanche, grise et cartonnée sans sensibilité
Des phlyctènes à fond blanchâtre avec une atteinte dermique

Des phlyctènes à fond rosé avec un érythème douloureux

Explication

Le deuxième degré superficiel atteint l’épiderme jusqu’à la membrane basale et produit des phlyctènes à fond rosé avec un érythème douloureux. Un fond blanchâtre est plutôt caractéristique du deuxième degré profond.

7. Quelle description correspond à une brûlure du troisième degré ?

Une zone blanche, grise et cartonnée, complètement insensible
Un érythème douloureux avec des phlyctènes à fond rosé
Une atteinte de la couche cornée avec une rougeur sensible
Des phlyctènes à fond blanchâtre avec quelques enclaves épidermiques

Une zone blanche, grise et cartonnée, complètement insensible

Explication

Le troisième degré détruit l’épiderme et le derme, donnant une zone blanche, grise et cartonnée, totalement insensible. Les phlyctènes et l’érythème douloureux correspondent à des brûlures moins profondes.

8. Dans quel ordre se déroulent les phases de cicatrisation d’une brûlure profonde ?

Bourgeonnement, épithélialisation, puis détersion
Détersion, épithélialisation, puis bourgeonnement
Épithélialisation, détersion, puis bourgeonnement
Détersion, bourgeonnement, puis épithélialisation

Détersion, bourgeonnement, puis épithélialisation

Explication

La cicatrisation profonde suit trois étapes successives : la détersion, le bourgeonnement et l’épithélialisation. L’épithélialisation intervient donc après la préparation du lit par les deux premières phases.

9. Quel délai de cicatrisation correspond respectivement à une brûlure du premier degré et à une brûlure du deuxième degré superficiel ?

Trois à quatre jours, puis moins de dix jours
Moins de dix jours, puis trois à quatre jours
Plusieurs semaines, puis dix à quinze jours
Dix à quinze jours, puis plusieurs semaines

Trois à quatre jours, puis moins de dix jours

Explication

Une brûlure du premier degré cicatrise par épidermisation en trois à quatre jours, tandis qu’un deuxième degré superficiel cicatrise en moins de dix jours. Les délais plus longs concernent des brûlures plus profondes.

10. Dans quel degré de brûlure la cicatrisation spontanée reste-t-elle possible ?

Dans le troisième degré, mais pas dans le deuxième degré profond
Dans le deuxième degré superficiel, mais pas dans le premier degré
Dans le deuxième degré profond, mais pas dans le troisième degré
Dans le premier degré, mais pas dans le deuxième degré superficiel

Dans le deuxième degré profond, mais pas dans le troisième degré

Explication

Une cicatrisation reste possible dans le deuxième degré profond, alors qu’elle est impossible dans le troisième degré. Ce dernier détruit l’épiderme et le derme, ce qui empêche cette réparation spontanée.

11. Quelle évolution caractérise une hypertrophie cicatricielle après une brûlure ?

Elle associe une inflammation de 18 à 24 mois puis une maturation de 3 à 6 mois
Elle débute par une maturation de 3 à 6 mois suivie d’une inflammation de 18 à 24 mois
Elle évolue par une inflammation brève puis une maturation limitée à quelques semaines
Elle associe une inflammation de 3 à 6 mois puis une maturation de 18 à 24 mois

Elle associe une inflammation de 3 à 6 mois puis une maturation de 18 à 24 mois

Explication

L’hypertrophie cicatricielle résulte d’une prolifération conjonctive abondante et passe d’une phase inflammatoire de 3 à 6 mois à une phase de maturation de 18 à 24 mois. La proposition décrivant une inflammation prolongée suivie d’une maturation courte inverse les durées réelles.

12. Quelle distinction entre rétraction cutanée et hypertrophie cicatricielle est correcte ?

La rétraction atteint les tissus détruits, tandis que l’hypertrophie épargne les tissus cicatriciels
La rétraction concerne les zones pigmentées, tandis que l’hypertrophie touche les zones dépigmentées
La rétraction touche les zones mobiles, tandis que l’hypertrophie concerne les zones peu mobiles
La rétraction touche les zones peu mobiles, tandis que l’hypertrophie concerne les zones mobiles

La rétraction touche les zones mobiles, tandis que l’hypertrophie concerne les zones peu mobiles

Explication

La rétraction cutanée correspond à la mise en tension du collagène dans une zone mobile, alors que l’hypertrophie se développe surtout dans une zone peu mobile. Confondre leurs territoires fonctionnels constitue l’erreur classique signalée dans cette distinction.

13. Laquelle de ces propositions regroupe les principales séquelles cicatricielles des brûlures ?

Anesthésie, fracture, luxation articulaire et paralysie périphérique
Hypertrophie, rétraction cutanée, destructions tissulaires et dyschromies
Infection, hémorragie, œdème pulmonaire et insuffisance rénale
Déshydratation, hypothermie, hypoglycémie et trouble du rythme

Hypertrophie, rétraction cutanée, destructions tissulaires et dyschromies

Explication

Les séquelles cicatricielles comprennent l’hypertrophie, la rétraction cutanée, les destructions tissulaires et les dyschromies. Les autres ensembles associent des complications générales ou traumatiques qui ne correspondent pas à cette classification cicatricielle.

14. Chez l’adulte, à quoi sert la règle des 9 de Wallace dans l’évaluation d’une brûlure ?

À déterminer la durée prévue de cicatrisation
À mesurer la profondeur de chaque lésion cutanée
À estimer le pourcentage de surface corporelle brûlée
À calculer la quantité d’antalgique à administrer

À estimer le pourcentage de surface corporelle brûlée

Explication

Chez l’adulte, la règle des 9 de Wallace fournit une estimation de l’étendue de la brûlure en pourcentage de surface corporelle. Elle ne mesure ni la profondeur de la lésion ni la durée de cicatrisation.

15. Chez l’enfant, quelle valeur attribue-t-on à la surface de la paume pour estimer l’étendue d’une brûlure ?

Environ 15 % de la surface corporelle
Environ 9 % de la surface corporelle
Environ 5 % de la surface corporelle
Environ 1 % de la surface corporelle

Environ 1 % de la surface corporelle

Explication

Chez l’enfant, la surface de la paume représente 1 % de la surface corporelle et peut servir d’unité d’estimation. Les valeurs plus élevées correspondent à des approximations excessives pour cette méthode.

16. Quelle localisation d’une brûlure constitue un facteur de gravité reconnu ?

La face antérieure de la cuisse
Les voies aériennes
La région lombaire
La partie latérale de l’avant-bras

Les voies aériennes

Explication

Les voies aériennes font partie des localisations graves, au même titre que la face, le cou, les mains, les plis articulaires, le périnée, les organes génitaux externes et les seins. Les autres régions proposées ne figurent pas dans cette liste de localisations graves.

17. Dans quelle situation l’hospitalisation en centre de grands brûlés est-elle indiquée ?

Lorsque la brûlure est limitée à une petite zone sans facteur de gravité
Lorsque la brûlure dépasse 20 % de surface corporelle sans autre élément clinique
Lorsque la brûlure mesure moins de 10 % sans localisation à risque
Lorsque la brûlure dépasse 10 % de surface corporelle ou comporte un facteur de gravité

Lorsque la brûlure dépasse 10 % de surface corporelle ou comporte un facteur de gravité

Explication

L’hospitalisation est indiquée dès que la brûlure dépasse 10 % de surface corporelle ou qu’au moins un facteur de gravité est présent. Le seuil de 20 % ne remplace donc pas le critère de 10 %, et une petite étendue n’exclut pas une prise en charge spécialisée si une localisation grave est atteinte.

18. Quel enchaînement correspond aux premiers secours lors d’une brûlure ?

Soigner localement, rechercher les lésions associées, contrôler les fonctions vitales, puis alerter le centre 15
Alerter le centre 15, contrôler les fonctions vitales, rechercher les lésions associées, puis soigner localement
Contrôler les fonctions vitales, soigner localement, alerter le centre 15, puis rechercher les lésions associées
Rechercher les lésions associées, alerter le centre 15, soigner localement, puis contrôler les fonctions vitales

Alerter le centre 15, contrôler les fonctions vitales, rechercher les lésions associées, puis soigner localement

Explication

Les premiers secours commencent par l’alerte du centre 15, suivie du contrôle des fonctions vitales, de la recherche des lésions associées et des premiers soins locaux. Commencer par le traitement local retarde l’évaluation des fonctions vitales et l’alerte adaptée.

19. Que faut-il faire face à une personne dont le vêtement est enflammé ?

L’arrêter, la faire tomber en s’allongeant, puis la faire rouler
La maintenir debout et retirer le vêtement en tirant sur les parties brûlées
La faire courir afin d’éloigner rapidement les flammes de son corps
La faire sauter sur place pour détacher progressivement le vêtement enflammé

L’arrêter, la faire tomber en s’allongeant, puis la faire rouler

Explication

Il faut stopper la personne, la faire tomber en s’allongeant puis la faire rouler afin d’étouffer les flammes. Courir augmente l’apport d’air et entretient la combustion, ce qui aggrave la situation.

20. Quelle association décrit la réanimation d’une brûlure grave ?

Antalgiques seuls, refroidissement prolongé et antibiotiques selon la surface brûlée
Antibiotiques systématiques, restriction hydrique et antiprurigineux sans réhydratation
Réhydratation modérée, antibiotiques systématiques, antalgiques et antipyrétiques
Réhydratation majeure, antalgiques, antiprurigineux et antipyrétiques, sans antibiotique systématique

Réhydratation majeure, antalgiques, antiprurigineux et antipyrétiques, sans antibiotique systématique

Explication

La réanimation des brûlures graves associe une réhydratation majeure à des antalgiques, des antiprurigineux et des antipyrétiques, sans antibiotique systématique. L’antibiothérapie systématique ne fait donc pas partie de l’association de base décrite.

21. Quel enchaînement correspond au premier pansement d’une brûlure ?

Rasage immédiat, excision des tissus sains, rinçage à l’eau froide et pansement compressif non occlusif
Nettoyage antiseptique, séchage à l’air libre, incision des phlyctènes et application d’une compresse non stérile
Mise en condition stérile, nettoyage au sérum physiologique, rinçage, rasage si nécessaire, excision des phlyctènes et pansement occlusif stérile
Mise en condition propre, détersion mécanique, drainage des phlyctènes et application d’un pansement ouvert

Mise en condition stérile, nettoyage au sérum physiologique, rinçage, rasage si nécessaire, excision des phlyctènes et pansement occlusif stérile

Explication

Le premier pansement suit une séquence stérile comprenant le nettoyage au sérum physiologique, le rinçage, le rasage éventuel, l’excision des phlyctènes et la pose d’un pansement occlusif stérile. Le nettoyage antiseptique suivi d’un séchage à l’air libre ne correspond pas à cette conduite initiale.

22. Quel traitement topique correspond aux brûlures profondes ?

Le Flammacerium, qui associe la sulfadiazine argentique et un anesthésique local
La Flammazine, qui associe la sulfadiazine argentique et l’ion cérium
Le Flammacerium, qui associe la sulfadiazine argentique et l’ion cérium
La Flammazine, qui associe la sulfadiazine argentique et un corticoïde

Le Flammacerium, qui associe la sulfadiazine argentique et l’ion cérium

Explication

Le Flammacerium associe la sulfadiazine argentique à l’ion cérium et est destiné aux brûlures profondes. La Flammazine est plutôt utilisée pour les brûlures superficielles et ne contient pas d’ion cérium.

23. Quelle conduite est indiquée pour une brûlure qui n’est pas cicatrisée après dix jours ?

Demander un avis chirurgical et envisager une excision suivie d’une greffe de peau mince
Poursuivre les soins locaux sans réévaluation jusqu’à la cicatrisation complète
Appliquer un traitement topique différent et attendre encore plusieurs semaines
Réaliser une incision de décharge afin de prévenir un syndrome de loges

Demander un avis chirurgical et envisager une excision suivie d’une greffe de peau mince

Explication

Une brûlure non cicatrisée en dix jours doit faire l’objet d’un avis chirurgical, avec une indication possible d’excision-greffe de peau mince. L’incision de décharge répond à une brûlure circonférentielle et non au simple retard de cicatrisation.

24. Pourquoi une brûlure circonférentielle peut-elle nécessiter une incision de décharge ?

Pour accélérer la cicatrisation d’une brûlure superficielle étendue
Pour permettre l’application d’un pansement occlusif sur une plaie irrégulière
Pour remplacer l’excision-greffe lorsque la brûlure reste non cicatrisée
Pour prévenir l’apparition d’un syndrome de loges lié à la constriction des tissus

Pour prévenir l’apparition d’un syndrome de loges lié à la constriction des tissus

Explication

L’incision de décharge libère la constriction exercée par la brûlure circonférentielle et prévient ainsi un syndrome de loges. Elle n’a pas pour objectif principal d’accélérer la cicatrisation ni de remplacer une indication de greffe.

25. Quelle association décrit correctement les trois niveaux de prévention des brûlures ?

La prévention primaire réduit l’incidence, la secondaire la gravité initiale et la tertiaire les séquelles ainsi que la mortalité
La prévention primaire réduit la gravité initiale, la secondaire les séquelles et la tertiaire l’incidence des brûlures
La prévention primaire réduit les séquelles, la secondaire l’incidence et la tertiaire la gravité initiale
La prévention primaire réduit la mortalité, la secondaire l’incidence et la tertiaire la gravité initiale

La prévention primaire réduit l’incidence, la secondaire la gravité initiale et la tertiaire les séquelles ainsi que la mortalité

Explication

La prévention primaire cherche à diminuer l’apparition des brûlures, la prévention secondaire leur gravité initiale, et la prévention tertiaire leurs séquelles ainsi que la mortalité. Confondre l’incidence avec les séquelles inverse notamment les objectifs de la prévention primaire et tertiaire.

26. Quelle mesure relève de la prévention primaire des brûlures ?

Proposer une chirurgie réparatrice pour corriger les séquelles cicatricielles
Orienter les patients vers un centre de brûlés pour une rééducation spécialisée
Enseigner au grand public les gestes « stopper, tomber, rouler » après l’accident
Contrôler l’eau sanitaire à moins de 60 °C et installer des détecteurs de fumée

Contrôler l’eau sanitaire à moins de 60 °C et installer des détecteurs de fumée

Explication

La prévention primaire réduit l’incidence des brûlures grâce à des mesures de sécurité, comme le contrôle de l’eau sanitaire à moins de 60 °C et l’installation de détecteurs de fumée. Les gestes d’urgence relèvent de la prévention secondaire, tandis que la rééducation et la chirurgie réparatrice appartiennent à la prévention tertiaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Brûlures : degrés et prise en charge.

Combien de nouveaux cas de brûlures nécessitent des soins annuellement en France ?

150 000 nouveaux cas chaque année.

Quels sont les principaux facteurs de gravité d’une brûlure ?

L’âge, l’étendue, la profondeur et la localisation.

Quel pourcentage des brûlures est causé par des liquides chauds ?

50 % des brûlures.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Brûlures : degrés et prise en charge.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM