QCM : Brûlures, plaies et infections cutanées (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle principal d’un pansement dans la prise en charge d’une plaie ?

Traiter la cause de la plaie en supprimant son origine
Accélérer la guérison en modifiant directement la maladie causale
Remplacer le traitement étiologique lorsque la plaie persiste
Favoriser la cicatrisation en s’adaptant au stade de la plaie

Favoriser la cicatrisation en s’adaptant au stade de la plaie

Explication

Le pansement soutient la cicatrisation et doit correspondre au stade de la plaie, mais il ne traite pas sa cause. Le traitement étiologique vise précisément l’origine de la plaie, ce qui le distingue du rôle du pansement.

2. Quelle conduite convient à une plaie d’origine artérielle avant sa guérison par revascularisation ?

La sécher afin de favoriser sa momification
La déterger pour retirer les tissus dévitalisés
La recouvrir d’un pansement absorbant destiné aux plaies exsudatives
La maintenir très humide pour stimuler le bourgeonnement

La sécher afin de favoriser sa momification

Explication

Une plaie artérielle ne doit pas être détergée et doit être séchée pour être momifiée, car sa guérison dépend de la revascularisation. La détersion, adaptée à certaines plaies contenant des tissus dévitalisés, n’est pas la conduite indiquée ici.

3. Quelle séquence précède l’application d’un pansement sur un ulcère veineux ?

Déterger profondément, appliquer un hydrogel, puis choisir un pansement occlusif
Hydrater la plaie, comprimer immédiatement, puis traiter l’hyperkératose
Sécher, appliquer un antiseptique, retirer les croûtes, puis couvrir la plaie
Laver, hydrater, déterger l’hyperkératose, puis adapter le pansement

Laver, hydrater, déterger l’hyperkératose, puis adapter le pansement

Explication

La préparation comprend le lavage à l’eau et au savon, l’hydratation de la peau, la détersion de l’hyperkératose et l’adaptation du pansement au stade de la plaie. Les autres séquences introduisent des gestes ou des produits qui ne correspondent pas à cette préparation structurée.

4. Quel choix caractérise un pansement favorisant de bonnes conditions de cicatrisation ?

Il élimine l’écosystème bactérien et provoque une légère douleur
Il maintient l’humidité et la chaleur tout en protégeant la peau
Il absorbe tout exsudat en desséchant les tissus périphériques
Il assèche la plaie et augmente l’exposition à l’air ambiant

Il maintient l’humidité et la chaleur tout en protégeant la peau

Explication

Un pansement adapté favorise un milieu humide, maintient la chaleur, protège la peau péri-lésionnelle, contrôle l’exsudat, respecte l’écosystème bactérien et évite la douleur. L’assèchement excessif ou la douleur vont à l’encontre de ces objectifs.

5. Dans quelle situation un hydrocolloïde est-il le plus approprié ?

Pour une plaie très exsudative nécessitant une absorption verticale
Pour une plaie infectée présentant une forte production d’exsudat
Pour une brûlure du troisième degré nécessitant une détersion
Pour une plaie superficielle, peu exsudative et non infectée

Pour une plaie superficielle, peu exsudative et non infectée

Explication

Les hydrocolloïdes conviennent aux plaies superficielles et peu exsudatives, à condition qu’elles ne soient pas infectées. Les plaies très exsudatives relèvent plutôt des hydrofibres, tandis que l’infection et les brûlures du troisième degré contre-indiquent l’hydrocolloïde.

6. Quel pansement convient à une plaie sèche, peu exsudative, fibrineuse ou nécrotique ?

Un hydrocellulaire indiqué dans les plaies sèches
Un hydrogel destiné à faciliter la détersion
Un hydrocolloïde réservé aux plaies infectées
Une hydrofibre conçue pour absorber un exsudat abondant

Un hydrogel destiné à faciliter la détersion

Explication

L’hydrogel sert à la détersion des plaies sèches ou peu exsudatives, fibrineuses ou nécrotiques. L’hydrofibre vise les plaies très exsudatives, tandis que l’hydrocellulaire est contre-indiqué dans une plaie sèche et l’hydrocolloïde dans une plaie infectée.

7. Quelle indication correspond aux pansements hydrocellulaires ?

Une plaie infectée devant recevoir un pansement absorbant
Une plaie modérément exsudative et partiellement détergée
Une plaie traitée simultanément avec un antiseptique
Une plaie sèche nécessitant une hydratation prolongée

Une plaie modérément exsudative et partiellement détergée

Explication

Les hydrocellulaires sont indiqués pour les plaies modérément exsudatives et partiellement détergées. Ils sont contre-indiqués dans les plaies sèches ou infectées et ne doivent pas être associés aux antiseptiques.

8. Quelle association entre pansement et situation clinique est correcte ?

L’alginate convient à une plaie exsudative, infectée ou hémorragique
L’alginate est réservé aux plaies très exsudatives avec absorption verticale
L’hydrofibre est indiquée pour contrôler directement une hémorragie chronique
L’hydrofibre convient principalement à une plaie hémorragique peu exsudative

L’alginate convient à une plaie exsudative, infectée ou hémorragique

Explication

Les alginates sont indiqués dans les plaies chroniques exsudatives, infectées ou hémorragiques. Les hydrofibres sont plutôt destinées aux plaies très exsudatives et infectées, avec une absorption verticale, sans constituer l’indication principale des saignements.

9. Quel mécanisme caractérise les pansements hydrofibres ?

Ils éliminent les bactéries et restent en place malgré la saturation
Ils absorbent verticalement et limitent la macération périphérique
Ils assèchent la plaie et nécessitent un changement après plusieurs jours
Ils absorbent latéralement et favorisent l’humidification de la périphérie

Ils absorbent verticalement et limitent la macération périphérique

Explication

Les hydrofibres sont bactériostatiques, absorbent verticalement, limitent la macération périphérique et se changent à saturation. L’absorption latérale et la conservation du pansement après saturation ne correspondent pas à leurs caractéristiques.

10. Dans quelle situation une interface ou un tulle est-il adapté ?

Dans une plaie nécrotique nécessitant une détersion active
Dans une brûlure peu exsudative ou une plaie en épidermisation
Dans une plaie surinfectée produisant un exsudat abondant
Dans une plaie exsudative nécessitant une forte capacité d’absorption

Dans une brûlure peu exsudative ou une plaie en épidermisation

Explication

Les interfaces et tulles sont indiqués dans les plaies non exsudatives, les escarres de stade 1, le bourgeonnement, l’épidermisation et les brûlures. Ils ne sont pas adaptés aux plaies exsudatives ou surinfectées, qui nécessitent une prise en charge différente.

11. Quand un traitement séquentiel par pansements à l’argent est-il indiqué dans un ulcère de jambe ?

Lorsqu’il est inflammatoire et présente au moins trois signes cliniques sur cinq
Lorsqu’il est nécrotique et ne présente aucun signe d’infection
Lorsqu’il est sec et non inflammatoire avec un seul signe clinique
Lorsqu’il est cicatrisé mais reste exposé aux frottements

Lorsqu’il est inflammatoire et présente au moins trois signes cliniques sur cinq

Explication

Les pansements à l’argent s’utilisent pendant quatre semaines dans un ulcère de jambe inflammatoire présentant au moins trois des cinq signes définis. Une plaie sèche, cicatrisée ou dépourvue de signes cliniques ne répond pas à cette indication.

12. Chez une personne présentant un ulcère veineux accompagné d’un œdème important, quel est l’effet attendu d’une compression par bandes de type Biflex ?

Elle remplace les soins locaux en corrigeant la perte de substance
Elle assèche l’ulcère sans modifier le retour veineux
Elle élimine l’infection cutanée et accélère la cicatrisation
Elle réduit la douleur et améliore le retour veineux

Elle réduit la douleur et améliore le retour veineux

Explication

Les bandes de type Biflex diminuent l’œdème, réduisent la douleur et favorisent le retour veineux. Un pansement seul ne corrige pas l’insuffisance veineuse, car il n’exerce pas cette action compressive.

13. Quelle affirmation décrit correctement l’efficacité de la compression veineuse ?

Elle prévient de façon comparable le syndrome post-thrombotique et la récidive des ulcères
Elle prévient le syndrome post-thrombotique, mais son effet sur la récidive des ulcères reste non démontré
Elle réduit la douleur des ulcères, mais n’intervient pas dans les complications veineuses
Elle prévient la récidive des ulcères, mais son effet sur le syndrome post-thrombotique reste non démontré

Elle prévient le syndrome post-thrombotique, mais son effet sur la récidive des ulcères reste non démontré

Explication

La compression est efficace pour prévenir le syndrome post-thrombotique, tandis que la prévention de la récidive des ulcères veineux n’est pas établie. Confondre ces deux objectifs conduit à lui attribuer une efficacité préventive non démontrée.

14. Quelle caractéristique distingue l’impétigo de l’érysipèle ?

L’impétigo est généralement accompagné de fièvre et n’est pas transmissible
L’impétigo est contagieux et se présente habituellement sans signes généraux
L’impétigo atteint les veines profondes et provoque une douleur systémique
L’impétigo nécessite un examen microbiologique avant tout diagnostic clinique

L’impétigo est contagieux et se présente habituellement sans signes généraux

Explication

L’impétigo est une infection cutanée bactérienne contagieuse dont le diagnostic est clinique et qui ne comporte habituellement pas de signes généraux. L’érysipèle se distingue notamment par la présence fréquente de signes généraux et son caractère non contagieux.

15. Quelle prise en charge convient à un impétigo peu étendu ?

Une hospitalisation immédiate pour traitement antibiotique intraveineux
Une corticothérapie locale prolongée associée à une surveillance clinique
Une antibiothérapie orale pendant 10 jours avec éviction scolaire
Un traitement local par antiseptique ou antibiotique pendant 5 à 10 jours

Un traitement local par antiseptique ou antibiotique pendant 5 à 10 jours

Explication

Les formes peu étendues d’impétigo relèvent d’un traitement local par antiseptique, acide fusidique ou mupirocine, deux fois par jour durant 5 à 10 jours. L’antibiothérapie orale et l’éviction scolaire concernent les formes étendues.

16. Quelle association entre une infection folliculaire et sa localisation est correcte ?

L’orgelet atteint la barbe et le sycosis concerne les cils
L’orgelet atteint les espaces interdigitaux et le sycosis concerne les ongles
L’orgelet atteint les cils et le sycosis concerne la barbe
L’orgelet atteint les plis inguinaux et le sycosis concerne les paumes

L’orgelet atteint les cils et le sycosis concerne la barbe

Explication

La folliculite est une infection du follicule pilo-sébacé, souvent due à Staphylococcus aureus ; l’orgelet touche les cils et le sycosis la barbe. Les autres associations attribuent à tort ces deux formes à d’autres localisations.

17. Quelle définition correspond à l’anthrax dans les infections du follicule pilo-sébacé ?

La répétition successive de furoncles chez un même patient
Une inflammation limitée à la glande sébacée sans atteinte folliculaire
Une infection superficielle isolée du follicule pilo-sébacé
Un conglomérat de plusieurs furoncles

Un conglomérat de plusieurs furoncles

Explication

L’anthrax désigne un regroupement de plusieurs furoncles. La répétition de furoncles correspond à la furonculose, tandis que le furoncle lui-même est une infection nécrosante profonde du follicule pilo-sébacé.

18. Quelle complication peut survenir au cours d’une varicelle, malgré son évolution généralement bénigne chez l’enfant ?

Une pneumopathie, une atteinte neurologique ou une surinfection bactérienne
Une thrombophlébite des veines ophtalmiques avec atteinte des sinus caverneux
Une destruction nécrosante profonde de plusieurs follicules pilo-sébacés
Une infection limitée aux espaces interdigitaux et aux poignets

Une pneumopathie, une atteinte neurologique ou une surinfection bactérienne

Explication

La varicelle est généralement bénigne chez l’enfant, mais elle peut se compliquer de pneumopathie, d’atteinte neurologique ou de surinfection bactérienne. Les autres propositions décrivent des complications ou localisations appartenant à d’autres infections.

19. Dans quelle situation le valaciclovir est-il indiqué au cours d’un zona ?

Pour une gale localisée répondant déjà au traitement antiparasitaire
Pour toute varicelle non compliquée chez un enfant d’âge scolaire
En cas d’atteinte ophtalmique ou chez une personne âgée de plus de 50 ans
Lors d’une candidose oropharyngée sans atteinte cutanée associée

En cas d’atteinte ophtalmique ou chez une personne âgée de plus de 50 ans

Explication

Le valaciclovir est indiqué dans le zona ophtalmique ou chez les personnes âgées de plus de 50 ans. La varicelle de l’enfant est principalement traitée de façon symptomatique, sauf chez les sujets exposés à un risque particulier de complication.

20. Quelle localisation est caractéristique des lésions prurigineuses de la gale ?

Le cuir chevelu, les paumes et les plantes chez l’adulte atteint
La région périombilicale avec des lésions limitées aux cicatrices anciennes
La face, les lèvres et la muqueuse buccale après exposition solaire
Les espaces interdigitaux, les poignets, les coudes et les aisselles

Les espaces interdigitaux, les poignets, les coudes et les aisselles

Explication

La gale provoque notamment des lésions prurigineuses aux espaces interdigitaux, poignets, coudes et aisselles, ainsi qu’à d’autres sites comme l’ombilic ou les organes génitaux externes. Les autres répartitions ne correspondent pas aux localisations caractéristiques indiquées.

21. Quelle mesure doit accompagner le traitement de la gale chez une personne atteinte ?

Administrer un antiviral aux proches et désinfecter les surfaces à l’alcool
Appliquer un antibiotique local au patient et isoler les vêtements plusieurs semaines
Traiter le patient et ses proches, puis laver le linge à 60 °C
Traiter le patient seul et conserver le linge sans lavage spécifique

Traiter le patient et ses proches, puis laver le linge à 60 °C

Explication

Le traitement de la gale peut être local ou oral et concerne le patient ainsi que ses proches, avec lavage du linge à 60 °C. Traiter la personne atteinte sans prendre en charge son entourage favorise la persistance de la transmission.

22. Quelle distinction décrit correctement l’atopie et l’allergie ?

L’atopie correspond à une infection environnementale, tandis que l’allergie relève d’un déficit immunitaire.
L’atopie est une prédisposition génétique à produire des IgE, tandis que l’allergie est une réaction clinique.
L’atopie désigne une intolérance alimentaire, tandis que l’allergie concerne une réponse hormonale.
L’atopie est une réaction clinique immédiate, tandis que l’allergie est une prédisposition génétique.

L’atopie est une prédisposition génétique à produire des IgE, tandis que l’allergie est une réaction clinique.

Explication

L’atopie correspond à une tendance génétique à élaborer une réponse IgE contre des protéines environnementales. La confusion fréquente consiste à l’assimiler à l’allergie, qui désigne plutôt une réaction clinique d’hypersensibilité.

23. Que se produit-il lors d’un nouveau contact avec un antigène après la sensibilisation allergique ?

Les globules rouges captent l’antigène et provoquent une obstruction des petits vaisseaux.
Les lymphocytes détruisent directement l’antigène sans intervention des cellules effectrices.
Les IgE fixées aux mastocytes reconnaissent l’antigène et déclenchent la libération de médiateurs.
Les anticorps circulants neutralisent l’antigène avant toute activation des mastocytes.

Les IgE fixées aux mastocytes reconnaissent l’antigène et déclenchent la libération de médiateurs.

Explication

Après la sensibilisation, les IgE fixées aux mastocytes reconnaissent spécifiquement l’antigène et entraînent la libération d’histamine, de leucotriènes et de cytokines. Une réponse directe des globules rouges ne correspond pas au mécanisme décrit.

24. Quelle prise en charge correspond à l’urgence d’une réaction allergique importante ?

Interrompre le contact avec l’allergène, administrer les traitements adaptés et assurer les fonctions vitales.
Maintenir l’exposition afin d’évaluer la tolérance et attendre l’évolution spontanée des symptômes.
Provoquer des vomissements, appliquer du froid et reporter l’évaluation médicale à distance.
Administrer un antibiotique, restreindre les liquides et éviter toute assistance respiratoire.

Interrompre le contact avec l’allergène, administrer les traitements adaptés et assurer les fonctions vitales.

Explication

La prise en charge urgente associe l’arrêt du contact avec l’allergène, un antihistaminique, l’adrénaline si nécessaire, le remplissage, l’oxygène et des bronchodilatateurs. Attendre l’évolution ou maintenir l’exposition peut aggraver la réaction.

25. Quelle dose d’adrénaline intramusculaire est prévue chez un enfant pesant 20 kg ?

0,05 mg
0,15 mg
0,5 mg
0,3 mg

0,15 mg

Explication

Entre 15 et 30 kg, la dose d’adrénaline intramusculaire indiquée est de 0,15 mg. La dose de 0,3 mg concerne l’adulte et les personnes pesant au moins 30 kg.

26. Quel ordre de grandeur correspond à l’épidémiologie annuelle des brûlures en France ?

Environ 20 000 cas, 1 000 hospitalisations et 350 prises en charge spécialisées.
Environ 2 000 cas, 100 hospitalisations et 35 prises en charge spécialisées.
Environ 200 000 cas, 10 000 hospitalisations et 3 500 prises en charge spécialisées.
Environ 500 000 cas, 50 000 hospitalisations et 15 000 prises en charge spécialisées.

Environ 200 000 cas, 10 000 hospitalisations et 3 500 prises en charge spécialisées.

Explication

Les brûlures représentent environ 200 000 cas par an en France, avec 10 000 hospitalisations et 3 500 prises en charge dans des centres spécialisés. Les autres estimations modifient fortement l’ordre de grandeur fourni.

27. Quelle répartition des différents types de brûlures est correcte ?

Les brûlures par irradiation représentent 92 %, les autres types étant beaucoup moins fréquents.
Les brûlures thermiques représentent 92 %, devant les brûlures électriques, chimiques et par irradiation.
Les brûlures chimiques représentent 92 %, tandis que les brûlures thermiques restent minoritaires.
Les brûlures électriques représentent 92 %, devant les brûlures thermiques, chimiques et par irradiation.

Les brûlures thermiques représentent 92 %, devant les brûlures électriques, chimiques et par irradiation.

Explication

Les brûlures thermiques sont largement majoritaires avec 92 %, contre 4 % pour les brûlures électriques, 3 % pour les brûlures chimiques et 1 % pour les irradiations. Les autres répartitions inversent cette hiérarchie.

28. Pourquoi une brûlure électrique peut-elle être grave malgré une lésion cutanée limitée ?

Le courant peut provoquer des lésions musculaires, vasculaires ou organiques entre les points d’entrée et de sortie.
La peau bloque le courant, qui provoque alors une réaction limitée à la surface sans atteinte profonde.
Le courant agit principalement sur les os, tandis que les muscles et les organes sont épargnés.
La lésion reste localisée au point d’entrée, mais elle entraîne une perte liquidienne comparable à une brûlure étendue.

Le courant peut provoquer des lésions musculaires, vasculaires ou organiques entre les points d’entrée et de sortie.

Explication

Une brûlure électrique peut s’accompagner de rhabdomyolyse, de lésions vasculaires ou organiques, d’électrocution et de fulguration. Une atteinte cutanée peu étendue ne permet donc pas d’exclure des lésions profondes.

29. Quelle conduite est particulièrement importante face à une brûlure chimique ?

Couvrir immédiatement la zone sans lavage, car l’effet caustique cesse dès le retrait du produit visible.
Maintenir un lavage prolongé sous l’eau, car les symptômes peuvent être retardés et les lésions s’aggraver.
Attendre l’apparition d’une douleur importante avant de commencer toute décontamination.
Sécher rapidement la zone, car l’eau favorise la pénétration du produit dans les tissus voisins.

Maintenir un lavage prolongé sous l’eau, car les symptômes peuvent être retardés et les lésions s’aggraver.

Explication

Les brûlures chimiques peuvent présenter une latence des symptômes et une aggravation tardive en raison de leur effet caustique. Un lavage prolongé sous l’eau est donc nécessaire, contrairement à l’attente ou au simple recouvrement.

30. Comment réaliser le refroidissement initial d’une brûlure avant l’appel des secours ?

Appliquer de la glace pendant 20 minutes, puis couvrir la zone avant d’appeler le 15.
Immerger la victime dans une eau très froide pendant 30 minutes, puis surveiller son état.
Placer la brûlure sous une eau à 15 °C pendant 5 à 15 minutes, puis appeler le 15.
Rincer brièvement la brûlure à l’eau tiède, puis attendre l’apparition de phlyctènes.

Placer la brûlure sous une eau à 15 °C pendant 5 à 15 minutes, puis appeler le 15.

Explication

Le refroidissement initial se fait sous une eau à 15 °C pendant 5 à 15 minutes avant l’appel du 15. La glace et l’eau très froide ne correspondent pas à la règle indiquée et peuvent majorer le risque de refroidissement général.

31. Dans quelle situation le refroidissement d’une brûlure est-il contre-indiqué ?

Chez une personne en état de choc, lorsque le délai dépasse une heure ou en cas de brûlure étendue chez un sujet fragile.
Après une exposition brève à une source thermique, dès que la peau reste sensible.
Lorsque la brûlure est douloureuse, rouge et accompagnée de petites phlyctènes.
Chez toute personne consciente présentant une brûlure récente et localisée sur un membre.

Chez une personne en état de choc, lorsque le délai dépasse une heure ou en cas de brûlure étendue chez un sujet fragile.

Explication

Le refroidissement est contre-indiqué en cas d’état de choc, de délai supérieur à une heure ou de brûlure étendue chez le petit enfant ou la personne âgée. La douleur ou la présence de phlyctènes ne constituent pas, à elles seules, ces contre-indications.

32. Que faut-il faire d’une phlyctène lorsqu’aucun matériel stérile n’est disponible ?

Ne pas la percer, car sa conservation contribue à protéger la plaie contre l’infection.
La retirer avec une compresse sèche pour exposer la peau sous-jacente à l’air.
La percer avec une aiguille désinfectée afin de libérer rapidement le liquide accumulé.
La masser doucement pour répartir son contenu dans les tissus voisins.

Ne pas la percer, car sa conservation contribue à protéger la plaie contre l’infection.

Explication

Sans matériel stérile, il ne faut pas percer la phlyctène, car elle forme une protection contre l’infection. Son ouverture expose la plaie, même si elle paraît soulager la tension locale.

33. Quels éléments doivent être pris en compte pour évaluer la gravité d’une brûlure ?

La douleur ressentie, la couleur de la peau et la durée du contact avec la source thermique.
La superficie visible, la présence de rougeur et la capacité de la personne à marcher après l’accident.
La superficie, la profondeur, la localisation, les lésions respiratoires, les traumatismes associés, les antécédents et l’âge.
La profondeur estimée, la température ambiante et le type de vêtement porté au moment de l’exposition.

La superficie, la profondeur, la localisation, les lésions respiratoires, les traumatismes associés, les antécédents et l’âge.

Explication

La gravité dépend de plusieurs facteurs associés : superficie, profondeur, localisation, lésions respiratoires primitives, traumatismes, antécédents et âge extrême. La seule douleur ou l’aspect visible de la peau ne suffit pas à l’évaluer.

34. Quelle succession de complications peut résulter de la destruction du revêtement cutané après une brûlure ?

Une hypothermie secondaire, une infection tardive et un hypermétabolisme transitoire
Un hypermétabolisme immédiat, une infection tardive et une hyperthermie persistante
Une infection immédiate, une hypothermie secondaire et un métabolisme ralenti
Une hypothermie immédiate, une infection précoce et un hypermétabolisme secondaire

Une hypothermie immédiate, une infection précoce et un hypermétabolisme secondaire

Explication

La perte du revêtement cutané provoque rapidement une hypothermie, favorise une infection dans les premières heures et entraîne ensuite un hypermétabolisme. L’hypermétabolisme n’est donc pas la complication initiale décrite dans cette succession.

35. Quel mécanisme explique principalement la formation des œdèmes dans les tissus brûlés ?

L’augmentation de la perméabilité capillaire entraîne une fuite plasmatique vers les tissus et les cellules
La contraction des capillaires dirige le sodium vers la circulation et réduit le volume cellulaire
La diminution de la perméabilité capillaire concentre le plasma dans les vaisseaux et assèche les tissus
La destruction des globules rouges bloque les échanges liquidiens et empêche l’accumulation de plasma

L’augmentation de la perméabilité capillaire entraîne une fuite plasmatique vers les tissus et les cellules

Explication

La brûlure augmente la perméabilité capillaire, ce qui permet au plasma et au sodium de gagner les tissus puis les cellules, formant ainsi des œdèmes. L’hypovolémie désigne plutôt la conséquence circulatoire de cette fuite plasmatique, et non le mécanisme local de formation de l’œdème.

36. Chez une personne présentant des œdèmes importants après une brûlure, quelle complication peut directement apparaître parmi les suivantes ?

Une insuffisance respiratoire aiguë liée à l’atteinte œdémateuse des tissus
Une amélioration spontanée de la fonction rénale liée à la fuite plasmatique
Une normalisation de la coagulation provoquée par l’aggravation locale
Une diminution du risque infectieux grâce à l’accumulation de liquide

Une insuffisance respiratoire aiguë liée à l’atteinte œdémateuse des tissus

Explication

Les œdèmes consécutifs aux brûlures peuvent entraîner une insuffisance respiratoire aiguë, ainsi que plusieurs complications circulatoires, rénales, neurologiques et infectieuses. La fuite plasmatique et l’œdème aggravent au contraire certains déséquilibres, plutôt qu’ils ne les corrigent.

37. Quelle stratégie de prise en charge correspond aux suites psychologiques et sociales d’une brûlure grave ?

Privilégier la réhabilitation professionnelle immédiate et différer l’accompagnement familial
Traiter le traumatisme comme une atteinte modérée et prévoir un suivi social ponctuel
Commencer rapidement un soutien psychologique, puis organiser une réhabilitation familiale, sociale et professionnelle prolongée
Reporter le soutien psychologique jusqu’à la cicatrisation et limiter la réhabilitation aux soins hospitaliers

Commencer rapidement un soutien psychologique, puis organiser une réhabilitation familiale, sociale et professionnelle prolongée

Explication

Une brûlure constitue un traumatisme violent et brutal qui justifie une prise en charge psychologique précoce, tandis que la réhabilitation s’inscrit dans la durée et concerne la famille, la vie sociale et le travail. Différer le soutien psychologique ne correspond donc pas à cette prise en charge.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 73 flashcards sur Brûlures, plaies et infections cutanées.

Quel est le rôle principal d'un pansement sur une plaie ?

Il aide la cicatrisation sans soigner l’étiologie.

Pourquoi ne faut-il pas déterger une plaie d'origine artérielle ?

Parce que la guérison dépend de la revascularisation.

Quelle méthode doit-on utiliser pour traiter une plaie artérielle avant pansement ?

Il faut sécher la plaie pour la momifier.

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