QCM : Communication soignante (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi l’établissement d’une relation avec la personne soignée est-il indispensable à des soins de qualité ?

Parce qu’il réduit la durée de chaque intervention clinique
Parce qu’il remplace l’évaluation des besoins médicaux
Parce qu’il garantit l’absence de toute difficulté relationnelle
Parce qu’il favorise une prise en charge adaptée à la personne

Parce qu’il favorise une prise en charge adaptée à la personne

Explication

Une relation établie avec la personne soignée constitue une condition des soins de qualité, car elle soutient une prise en charge adaptée. La relation ne remplace toutefois pas l’évaluation clinique et ne supprime pas nécessairement les difficultés.

2. Quelle situation illustre le mieux l’intelligence sociale d’un soignant ?

Adapter son attitude pour gérer efficacement un échange difficile avec un patient
Organiser le matériel nécessaire avant de commencer un soin
Réaliser avec précision un geste technique appris en formation
Calculer la dose d’un traitement à partir d’une prescription médicale

Adapter son attitude pour gérer efficacement un échange difficile avec un patient

Explication

L’intelligence sociale désigne l’aptitude à entrer en relation, à communiquer et à gérer efficacement les interactions avec autrui. La réalisation d’un geste technique relève plutôt de la compétence technique.

3. Quelle distinction décrit correctement les compétences de communication et les compétences relationnelles ?

Les premières concernent l’empathie, les secondes la correction grammaticale du discours
Les premières concernent l’organisation du service, les secondes la transmission écrite
Les premières concernent les gestes de soin, les secondes la préparation du matériel
Les premières concernent les codes et le discours, les secondes l’interaction et l’empathie

Les premières concernent les codes et le discours, les secondes l’interaction et l’empathie

Explication

Les compétences de communication portent sur les codes linguistiques, les règles de l’échange et la qualité du discours, tandis que les compétences relationnelles concernent l’interaction et l’empathie. L’empathie n’est donc pas le contenu principal des seules compétences de communication.

4. Comment définir la communication en santé ?

L’ensemble des interactions verbales et non verbales entre soignants et patients
La transmission écrite des prescriptions entre professionnels de santé
La présentation orale des résultats d’examens par un médecin
L’expression des émotions du patient pendant un entretien médical

L’ensemble des interactions verbales et non verbales entre soignants et patients

Explication

La communication en santé englobe les interactions verbales et non verbales entre les professionnels de santé et les patients. Elle ne se limite donc ni aux échanges écrits ni à la seule expression du patient.

5. Dans une situation clinique, qu’est-ce qui caractérise une communication dynamique et réciproque ?

Le patient expose ses symptômes et le professionnel évite toute dimension émotionnelle
Le professionnel fournit une consigne standardisée avant d’interrompre l’échange
Le patient et le professionnel échangent informations, préoccupations, émotions et significations
Le professionnel transmet des informations tandis que le patient les reçoit sans répondre

Le patient et le professionnel échangent informations, préoccupations, émotions et significations

Explication

La communication clinique est réciproque lorsque la personne soignée et le professionnel échangent différents contenus, notamment des informations et des émotions. Une transmission unidirectionnelle ne correspond pas à cette dynamique réciproque.

6. Quel élément correspond à l’aspect subjectif ou identitaire d’une relation ?

Les normes et les rituels issus du contexte institutionnel
La distance physique adoptée entre les interlocuteurs pendant l’échange
Les comportements observables au moment précis de la rencontre
La signification personnelle de la relation et les rôles endossés par chacun

La signification personnelle de la relation et les rôles endossés par chacun

Explication

L’aspect subjectif ou identitaire renvoie à la signification personnelle de la relation et aux rôles assumés par les participants. Les normes et les rituels relèvent plutôt du contexte, tandis que les comportements observables renvoient à l’immédiat de la rencontre.

7. Quelle caractéristique décrit la communication interpersonnelle ?

Elle commence à chaque rencontre sans être influencée par les échanges antérieurs
Elle dépend principalement du contenu verbal, indépendamment de l’histoire relationnelle
Elle reste stable, facultative et réversible lorsque les interlocuteurs se connaissent
Elle est mouvante, inévitable et irréversible, sous l’influence des relations passées

Elle est mouvante, inévitable et irréversible, sous l’influence des relations passées

Explication

La communication évolue, ne peut pas être évitée dans une interaction et produit des effets irréversibles, tout en étant influencée par les relations passées. Elle ne se réduit donc pas au contenu verbal du moment.

8. Quel enchaînement correspond aux trois phases principales de l’initiation d’une relation de soins ?

Se présenter, recueillir les antécédents, puis installer le matériel de soin
Obtenir le consentement, administrer le traitement, puis saluer la personne
Vérifier l’identité, réaliser le soin, puis expliquer le rôle du professionnel
Établir la civilité, se présenter et clarifier son rôle, puis vérifier l’identité

Établir la civilité, se présenter et clarifier son rôle, puis vérifier l’identité

Explication

L’initiation suit une progression en trois phases : la civilité, la présentation avec clarification du rôle, puis la vérification de l’identité. La vérification de l’identité intervient donc après l’accueil et la présentation.

9. Quelle conduite favorise une relation de civilité accueillante au début d’un soin ?

Entrer rapidement, rester silencieux et conserver une posture corporelle fermée
Frapper, saluer, sourire et adopter une posture ouverte avec une proxémie adaptée
Saluer à distance, éviter le regard et attendre que la personne engage l’échange
S’installer près du lit, parler fort et limiter les gestes d’accueil

Frapper, saluer, sourire et adopter une posture ouverte avec une proxémie adaptée

Explication

La civilité commence par frapper, saluer, sourire, observer et adopter une attitude corporelle ouverte avec une distance adaptée. Une posture fermée peut au contraire créer une distance relationnelle.

10. Quels éléments doivent être inclus dans la présentation du soignant avant un soin ?

Son identité, sa fonction, l’explication du soin, le déroulement prévu et la recherche du consentement
Son identité, le diagnostic médical, le résultat attendu et la signature du dossier de soins
Le nom du service, le règlement intérieur, les horaires de visite et les coordonnées familiales
Sa fonction, la liste des traitements, les antécédents et la durée prévue de l’hospitalisation

Son identité, sa fonction, l’explication du soin, le déroulement prévu et la recherche du consentement

Explication

La présentation précise l’identité et la fonction du soignant, explique le soin, présente le déroulement de la rencontre et recherche le consentement. Le consentement correspond à l’accord de la personne, et non à la simple clarification du statut professionnel.

11. Quelle procédure relève de l’identitovigilance avant un soin ?

Comparer le numéro de chambre avec le dossier sans vérifier les données personnelles
Demander le nom, le prénom et la date de naissance complète, puis vérifier les informations
Demander le prénom et la chambre, puis commencer le soin après une réponse affirmative
Lire le nom inscrit sur le bracelet sans solliciter la personne soignée

Demander le nom, le prénom et la date de naissance complète, puis vérifier les informations

Explication

L’identitovigilance exige de demander le nom, le prénom et la date de naissance complète, puis de vérifier ces informations sur le lit et le bracelet. Se fier à la chambre ou à un seul support ne permet pas une vérification complète.

12. Lequel de ces éléments relève du contexte socioculturel plutôt que de l’état de la personne soignée ?

La souffrance ressentie pendant le soin
La fatigue provoquée par la situation de santé
La langue utilisée et les valeurs partagées
Les émotions éprouvées au cours de l’entretien

La langue utilisée et les valeurs partagées

Explication

Le contexte socioculturel comprend notamment la langue et les valeurs, qui influencent la manière de communiquer. La souffrance et les émotions relèvent plutôt de l’état de la personne, et non de son contexte socioculturel.

13. Quelle pratique peut constituer un obstacle à une communication respectueuse avec une personne soignée ?

Employer le pronom de la non-personne ou un langage infantilisant
Reconnaître les préférences exprimées par la personne
Employer des questions ouvertes adaptées à la situation
Reformuler les propos pour vérifier leur compréhension

Employer le pronom de la non-personne ou un langage infantilisant

Explication

Le pronom de la non-personne ainsi que le baby talk ou l’elderspeak peuvent dépersonnaliser ou infantiliser la personne soignée. Les autres pratiques favorisent au contraire une relation respectueuse et une meilleure compréhension.

14. Une personne exprime sa colère après un dysfonctionnement du service : quelle réponse est la plus adéquate ?

Adopter une attitude défensive pour protéger l’équipe présente
Accueillir son émotion sans jugement et partir de ce qu’elle vit
Justifier le fonctionnement du service avant d’écouter son récit
Changer rapidement de sujet pour éviter une réaction inconfortable

Accueillir son émotion sans jugement et partir de ce qu’elle vit

Explication

Une réponse adéquate s’appuie sur l’expérience vécue par la personne et accueille son émotion sans jugement. Se défendre, fuir l’échange ou détourner la conversation risque au contraire d’empêcher l’expression du problème.

15. Qu’est-ce qui caractérise la communication non verbale ?

Elle dépend principalement de la précision du vocabulaire employé
Elle transmet des messages au moyen de mots organisés en phrases
Elle transmet des messages par des procédés autres que linguistiques
Elle remplace toute expression orale dans une interaction de soin

Elle transmet des messages par des procédés autres que linguistiques

Explication

La communication non verbale s’exprime par des gestes, des mimiques, des postures ou encore des codes vestimentaires, sans reposer sur des procédés linguistiques. La communication fondée sur les mots relève de la communication verbale.

16. Quelle affirmation décrit correctement la place de la communication non verbale dans la communication ?

Elle représente une part inférieure à la moitié des échanges
Elle intervient principalement lorsque les mots sont absents
Elle représente plus de la moitié de la communication
Elle concerne surtout les échanges réalisés dans un contexte professionnel

Elle représente plus de la moitié de la communication

Explication

La communication non verbale constitue la majeure partie de la communication et dépasse 50 %. Elle ne se limite ni aux situations sans paroles ni aux échanges professionnels.

17. Quelles fonctions peuvent être assurées par la communication non verbale ?

Des fonctions financière, juridique, logistique et institutionnelle
Des fonctions diagnostique, thérapeutique, chirurgicale et administrative
Des fonctions grammaticale, lexicale, orthographique et documentaire
Des fonctions relationnelle, régulatrice, symbolique et communicationnelle

Des fonctions relationnelle, régulatrice, symbolique et communicationnelle

Explication

La communication non verbale peut transmettre un message, structurer la relation, réguler l’interaction et porter une signification symbolique. Les autres regroupements ne correspondent pas aux fonctions communicationnelles identifiées ici.

18. Pourquoi peut-on dire qu’il est impossible de ne pas communiquer ?

Parce que le silence empêche les attitudes d’être interprétées
Parce que les messages verbaux sont plus importants que les gestes
Parce que toute interaction comporte nécessairement un échange de paroles
Parce qu’aucun signal non verbal ne peut être complètement éteint

Parce qu’aucun signal non verbal ne peut être complètement éteint

Explication

Même en l’absence de paroles, des signaux non verbaux peuvent continuer à être perçus et interprétés, ce qui fonde l’idée qu’il est impossible de ne pas communiquer. Le silence et l’absence d’échange verbal ne suppriment donc pas toute communication.

19. Quelle pratique professionnelle consiste à encourager la personne à poursuivre son échange ?

La validation
L’enseignement
La relance
La reformulation

La relance

Explication

La relance encourage la poursuite de l’échange et permet à la personne de développer sa réponse. La reformulation a plutôt pour fonction de vérifier la compréhension des propos exprimés.

20. Quelle règle concerne le vocabulaire utilisé dans une communication professionnelle ?

Adapter le vocabulaire au niveau professionnel supposé de la personne
Remplacer les explications par des termes techniques connus de l’équipe
Employer des termes compréhensibles et expliquer le jargon médical nécessaire
Employer un jargon spécialisé pour renforcer la précision de chaque échange

Employer des termes compréhensibles et expliquer le jargon médical nécessaire

Explication

Un vocabulaire compréhensible facilite l’échange, tandis que le jargon médical non expliqué peut l’entraver. La précision professionnelle ne justifie donc pas l’emploi de termes techniques sans explication auprès de la personne soignée.

21. Que désigne la communication paraverbale ?

La manière de parler, avec les sons et les silences adaptés aux circonstances
Le choix des mots techniques utilisés pour décrire une situation clinique
Les gestes, les postures et les mimiques accompagnant une interaction
La transmission d’informations par des documents écrits et des schémas

La manière de parler, avec les sons et les silences adaptés aux circonstances

Explication

La communication paraverbale concerne la façon dont les paroles sont produites, notamment la gestion des sons et des silences selon les circonstances. Les gestes et les postures relèvent de la communication non verbale, tandis que les mots eux-mêmes relèvent de la communication verbale.

22. Lequel de ces éléments appartient aux caractéristiques vocales de la communication paraverbale ?

Le débit
La posture
La gestuelle
Le vocabulaire

Le débit

Explication

Le débit fait partie des caractéristiques vocales de la communication paraverbale, avec le volume, la hauteur, le timbre, l’intonation et le rythme. La posture et la gestuelle sont non verbales, tandis que le vocabulaire concerne le contenu verbal.

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Qu'est-ce qui est nécessaire pour des soins de qualité ?

L'établissement de relations avec la personne soignée.

Qu'est-ce que l'intelligence sociale selon Marc & Picard (2020) ?

L'aptitude à entrer en relation et en communication avec les autres et à gérer efficacement les interactions.

Quels aspects concernent les compétences de communication ?

L'utilisation des codes linguistiques, règles d'échange, rituels de conversation et qualité argumentative.

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