QCM : Cancer colorectal — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle succession décrit correctement la cancérogenèse colorectale liée à l’accumulation d’anomalies génétiques ?

Dysplasie sévère, muqueuse normale, dysplasie modérée, cancer colorectal
Muqueuse normale, métastase ganglionnaire, dysplasie, cancer colorectal
Muqueuse normale, inflammation aiguë, ulcération, cancer colorectal
Muqueuse normale, dysplasie modérée, dysplasie sévère, cancer colorectal

Muqueuse normale, dysplasie modérée, dysplasie sévère, cancer colorectal

Explication

L’accumulation d’anomalies génétiques fait progresser la muqueuse normale vers une dysplasie modérée, puis sévère, avant l’apparition du cancer. La présence précoce de métastases ne correspond pas à cette séquence d’évolution muqueuse.

2. Quel mécanisme décrit le mieux l’évolution des cellules cancéreuses colorectales ?

Elles remplacent progressivement les cellules normales sans possibilité d’atteindre d’autres organes
Elles restent limitées à la muqueuse et disparaissent après la destruction des cellules voisines
Elles prolifèrent sans contrôle, envahissent la paroi puis peuvent atteindre les ganglions et former des métastases
Elles migrent vers les ganglions avant de se multiplier dans la paroi intestinale

Elles prolifèrent sans contrôle, envahissent la paroi puis peuvent atteindre les ganglions et former des métastases

Explication

Les cellules cancéreuses se multiplient sans contrôle, se développent d’abord dans la paroi intestinale, puis peuvent diffuser par les ganglions ou vers d’autres organes. Une tumeur qui reste confinée à la muqueuse ne décrit donc pas cette progression complète.

3. Quelle répartition des localisations correspond au cancer colorectal ?

50 % dans le côlon et 50 % dans le rectum, avec une répartition homogène
70 % dans le côlon et 30 % dans le rectum, avec une prédominance transverse
60 % dans le côlon et 40 % dans le rectum, avec une prédominance colique gauche
40 % dans le côlon et 60 % dans le rectum, avec une prédominance colique droite

60 % dans le côlon et 40 % dans le rectum, avec une prédominance colique gauche

Explication

Le côlon représente 60 % des localisations et le rectum 40 %, avec une prédominance du côlon gauche, notamment de la région recto-sigmoïdienne. Inverser les pourcentages constitue la confusion classique entre les deux localisations.

4. Quelle description anatomique du côlon est correcte ?

Il suit l’intestin grêle et comprend les côlons droit, transverse et gauche
Il précède l’intestin grêle et se termine directement par le canal anal
Il correspond à la partie terminale du tube digestif située après le rectum
Il suit le côlon sigmoïde et comprend les étages rectaux supérieur, moyen et inférieur

Il suit l’intestin grêle et comprend les côlons droit, transverse et gauche

Explication

Le côlon est situé après l’intestin grêle et comprend les segments droit, transverse et gauche. Le rectum fait suite au côlon sigmoïde et constitue une portion anatomique distincte située en aval.

5. Comment le rectum se situe-t-il anatomiquement par rapport au côlon sigmoïde et au canal anal ?

Il commence après le canal anal et comprend les segments droit, transverse et gauche
Il précède le côlon sigmoïde et se termine au niveau de l’intestin grêle
Il appartient au côlon gauche et se poursuit directement par le duodénum
Il fait suite au côlon sigmoïde à la charnière recto-sigmoïdienne et se termine par le canal anal

Il fait suite au côlon sigmoïde à la charnière recto-sigmoïdienne et se termine par le canal anal

Explication

Le rectum commence à la charnière recto-sigmoïdienne, après le côlon sigmoïde, puis se termine par le canal anal. Les segments droit, transverse et gauche décrivent le côlon, pas les étages rectaux.

6. Quel ensemble regroupe des facteurs environnementaux protecteurs contre le cancer colorectal ?

Sédentarité, surpoids, excès calorique et consommation d’alcool
Régime riche en viandes grasses, tabagisme, surpoids et faible activité physique
Apport élevé en graisses saturées, viandes grillées, alcool et tabac
Activité physique, poids normal, fibres alimentaires et apport de vitamines

Activité physique, poids normal, fibres alimentaires et apport de vitamines

Explication

L’activité physique, le maintien d’un poids normal, les fibres et certaines vitamines figurent parmi les facteurs protecteurs. La sédentarité, les excès alimentaires, l’alcool et les régimes riches en graisses sont au contraire associés à un risque accru.

7. Chez une personne cherchant à réduire son risque de cancer colorectal, quelle modification est favorable ?

Augmenter les viandes rouges grillées tout en conservant une activité physique faible
Maintenir le surpoids et réduire les fibres alimentaires pour diminuer le volume des repas
Remplacer la sédentarité par une activité physique régulière et limiter les excès alimentaires
Privilégier les graisses animales et compenser leur effet par un apport calorique élevé

Remplacer la sédentarité par une activité physique régulière et limiter les excès alimentaires

Explication

L’activité physique est protectrice, tandis que la sédentarité, le surpoids et les apports caloriques excessifs sont défavorables. L’augmentation des viandes rouges ou grasses et la réduction des fibres vont donc dans le sens opposé à la prévention.

8. Quelle distinction caractérise la polypose adénomateuse familiale classique par rapport à sa forme atténuée ?

Les deux formes débutent à l’âge adulte, la forme classique comportant moins d’adénomes que la forme atténuée
La forme classique débute à l’âge adulte avec 10 à 100 adénomes, tandis que la forme atténuée débute à l’adolescence avec 100 à 1000 adénomes
La forme classique débute à l’adolescence avec 100 à 1000 adénomes, tandis que la forme atténuée débute à l’âge adulte avec 10 à 100 adénomes
Les deux formes débutent à l’adolescence et comportent chacune entre 10 et 100 adénomes

La forme classique débute à l’adolescence avec 100 à 1000 adénomes, tandis que la forme atténuée débute à l’âge adulte avec 10 à 100 adénomes

Explication

La forme classique apparaît à l’adolescence et comporte 100 à 1000 adénomes, alors que la forme atténuée apparaît à l’âge adulte avec 10 à 100 adénomes. La confusion principale consiste à inverser l’âge de début et le nombre d’adénomes des deux formes.

9. Quelle association définit le mieux le syndrome de Lynch, ou HNPCC ?

Nombreux adénomes colorectaux dès l’adolescence, avec atteinte prédominante du foie et du pancréas
Polypose rectale massive de l’adulte, associée à une diminution des cancers gynécologiques et gastriques
Cancers colorectaux familiaux précoces avant 50 ans, absence de polypose et fréquence accrue de cancers de l’utérus, de l’ovaire et de l’estomac
Cancers colorectaux sporadiques après 70 ans, sans agrégation familiale ni autre localisation tumorale

Cancers colorectaux familiaux précoces avant 50 ans, absence de polypose et fréquence accrue de cancers de l’utérus, de l’ovaire et de l’estomac

Explication

Le syndrome de Lynch associe des cancers colorectaux familiaux précoces, souvent avant 50 ans, sans polypose, ainsi qu’un excès de cancers de l’utérus, de l’ovaire et de l’estomac. Une polypose massive débutant à l’adolescence évoque plutôt une polypose adénomateuse familiale.

10. Chez une personne asymptomatique âgée de 50 ans et présentant un risque moyen, quelle stratégie correspond au dépistage national du cancer colorectal ?

Une imagerie abdominale réalisée tous les deux ans
Un test immunologique des selles tous les deux ans
Une biopsie rectale proposée tous les cinq ans
Une coloscopie annuelle dès l’âge de 50 ans

Un test immunologique des selles tous les deux ans

Explication

Le dépistage national des sujets asymptomatiques à risque moyen repose sur un test immunologique bisannuel recherchant un saignement occulte dans les selles. La coloscopie concerne notamment les personnes présentant un risque élevé ou très élevé.

11. Quelle conduite faut-il adopter après l’obtention d’un test immunologique positif ?

Annoncer un cancer colorectal confirmé au patient
Répéter le test immunologique après plusieurs années
Commencer directement une chimiothérapie anticancéreuse
Réaliser une coloscopie pour rechercher et biopsier une lésion

Réaliser une coloscopie pour rechercher et biopsier une lésion

Explication

Un test immunologique positif doit être complété par une coloscopie, car celle-ci peut visualiser et biopsier une lésion. Le résultat positif indique un saignement possible, mais n’établit pas à lui seul un diagnostic de cancer.

12. Quel avantage caractérise particulièrement la coloscopie dans l’exploration du côlon et du rectum ?

Elle confirme la malignité sans prélèvement sur la tumeur
Elle recherche les métastases sans examiner directement la muqueuse
Elle mesure la réponse tumorale et remplace l’analyse microscopique
Elle examine la muqueuse, permet des biopsies et peut retirer de petites lésions

Elle examine la muqueuse, permet des biopsies et peut retirer de petites lésions

Explication

La coloscopie visualise toute la muqueuse colorectale, détecte notamment les polypes et les lésions planes, puis permet des biopsies ou l’ablation de petites lésions. Elle ne remplace pas l’examen anatomopathologique nécessaire pour confirmer la malignité.

13. Quel examen établit le diagnostic de certitude d’un cancer colorectal ?

L’analyse microscopique d’un fragment tumoral prélevé par biopsie
La recherche radiologique d’une extension métastatique
La visualisation endoscopique d’une masse colorectale
La détection d’un saignement invisible dans les selles

L’analyse microscopique d’un fragment tumoral prélevé par biopsie

Explication

La biopsie établit le diagnostic de certitude en mettant en évidence des cellules cancéreuses au microscope dans un fragment tumoral. La coloscopie peut repérer la lésion, mais sa seule visualisation ne suffit pas à confirmer sa nature cancéreuse.

14. Au cours d’une chirurgie colorectale, quelle étape rétablit le circuit intestinal après la résection tumorale ?

La résection tumorale avec des marges d’au moins 5 cm
La fermeture de l’abdomen après l’exploration opératoire
La réalisation d’une anastomose ou la confection d’une stomie
L’exploration abdominale à la recherche de métastases

La réalisation d’une anastomose ou la confection d’une stomie

Explication

Après la résection, le transit peut être rétabli par une anastomose ou une stomie, selon la situation opératoire. L’exploration et la résection sont des étapes distinctes qui évaluent puis retirent la maladie.

15. Comment définir une stomie dans le contexte de la chirurgie colorectale ?

Une incision abdominale permettant d’examiner la cavité péritonéale
Une suture entre deux segments intestinaux rétablissant le transit naturel
Un segment intestinal abouché à la peau et relié à une poche collectrice
Une biopsie de la tumeur destinée à confirmer sa nature cancéreuse

Un segment intestinal abouché à la peau et relié à une poche collectrice

Explication

Une stomie est un anus artificiel créé par l’abouchement d’un segment intestinal à la peau, avec recueil des matières dans une poche autocollante et jetable. Une suture entre deux segments intestinaux correspond plutôt à une anastomose.

16. Comment est organisée la décision thérapeutique avant sa présentation au patient ?

Elle est fixée après l’opération selon l’évolution des symptômes digestifs
Elle est déterminée par le chirurgien puis appliquée sans concertation médicale
Elle est discutée en réunion pluridisciplinaire puis intégrée à un projet personnalisé de soins
Elle est choisie par le patient avant toute évaluation par les professionnels

Elle est discutée en réunion pluridisciplinaire puis intégrée à un projet personnalisé de soins

Explication

La stratégie est discutée par les médecins et les autres professionnels concernés en réunion de concertation pluridisciplinaire, puis présentée au patient dans un projet personnalisé de soins. Cette démarche associe expertise collective et information individualisée.

17. Quelle proposition décrit le mieux le mécanisme général de la chimiothérapie ?

Un traitement médicamenteux qui agit sur les cellules cancéreuses ou leurs besoins essentiels
Une technique d’imagerie qui localise les cellules tumorales dans l’organisme
Un traitement qui stimule mécaniquement le transit après une résection intestinale
Une intervention qui retire directement la tumeur avec une marge de sécurité

Un traitement médicamenteux qui agit sur les cellules cancéreuses ou leurs besoins essentiels

Explication

La chimiothérapie est un traitement médicamenteux anticancéreux qui peut agir directement sur les cellules tumorales ou les priver d’éléments nécessaires à leur multiplication. La chirurgie, elle, retire directement la tumeur.

18. Dans quelle situation une chimiothérapie adjuvante postopératoire peut-elle être proposée ?

Avant toute chirurgie pour rendre opérable une métastase du stade IV
Après la chirurgie d’un cancer localisé de stade II ou III à risque de rechute
Pour contrôler une maladie métastatique devenue impossible à traiter par chirurgie
Après cinq ans de surveillance en l’absence de tout risque résiduel

Après la chirurgie d’un cancer localisé de stade II ou III à risque de rechute

Explication

Une chimiothérapie adjuvante peut être administrée pendant six mois après la chirurgie d’un cancer localisé de stade II ou III présentant un risque de rechute, afin d’éliminer une maladie microscopique résiduelle. Une chimiothérapie palliative concerne plutôt une maladie métastatique non opérable.

19. Dans un cancer colorectal métastatique de stade IV, quelle utilisation de la chimiothérapie est correcte ?

Elle est remplacée par une surveillance rapprochée lorsque les métastases sont présentes
Elle est générale et peut rendre les métastases opérables ou contrôler une maladie inopérable
Elle est réservée aux cancers localisés lorsque le risque de rechute est faible
Elle est limitée à la zone opérée et vise une cicatrisation plus rapide

Elle est générale et peut rendre les métastases opérables ou contrôler une maladie inopérable

Explication

Au stade IV, une chimiothérapie générale est requise et peut être néoadjuvante si elle rend les métastases opérables, ou palliative si elles restent inopérables. La chimiothérapie adjuvante postopératoire concerne plutôt certains cancers localisés à risque de rechute.

20. Quel calendrier correspond à la surveillance habituelle après une intervention pour cancer colorectal ?

Deux consultations annuelles pendant deux ans, puis quatre par an pendant trois ans
Une consultation annuelle pendant cinq ans, sans rythme plus rapproché
Quatre consultations annuelles pendant deux ans, puis deux par an pendant trois ans
Une consultation mensuelle pendant un an, puis un contrôle à cinq ans

Quatre consultations annuelles pendant deux ans, puis deux par an pendant trois ans

Explication

La surveillance dure au moins cinq ans, avec quatre consultations par an pendant les deux premières années, puis deux consultations par an pendant les trois années suivantes. Ce suivi vise notamment à rechercher une récidive locale ou métastatique.

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Quelle séquence suit la cancérogenèse colorectale ?

La muqueuse colorectale normale évolue vers dysplasie modérée, sévère, puis cancer.

Comment évoluent les cellules cancéreuses dans le cancer colorectal ?

Elles prolifèrent sans contrôle et se développent dans la paroi intestinale.

Que peuvent former les cellules cancéreuses après migration ?

Elles peuvent former des métastases dans les ganglions ou l'organisme.

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