QCM : Hygiène et prévention des infections — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique permet de définir une infection associée aux soins ?

Elle résulte d’une infection ancienne déjà déclarée lors de l’admission.
Elle est diagnostiquée avant toute prise en charge, même sans signe clinique.
Elle survient pendant ou après une prise en charge et était absente ou non incubée à son début.
Elle concerne uniquement les patients opérés dans un établissement de santé.

Elle survient pendant ou après une prise en charge et était absente ou non incubée à son début.

Explication

Une infection associée aux soins apparaît au cours ou à la suite d’une prise en charge alors qu’elle n’était ni présente ni en incubation au départ. Une infection déjà installée au début de la prise en charge ne correspond pas à cette définition.

2. Quelle situation illustre une transmission croisée ?

Une infection survient après un traitement sans intervention d’une autre source microbienne.
Un micro-organisme passe d’un patient ou d’un professionnel à un autre par l’intermédiaire du matériel ou de l’environnement.
Une maladie infectieuse est diagnostiquée avant l’arrivée du patient dans l’établissement.
Une infection apparaît à partir de micro-organismes déjà présents dans l’organisme du patient.

Un micro-organisme passe d’un patient ou d’un professionnel à un autre par l’intermédiaire du matériel ou de l’environnement.

Explication

La transmission croisée implique un transfert de micro-organismes entre différentes sources, notamment les patients, les professionnels, le matériel ou l’environnement. Une infection provenant des propres micro-organismes du patient ne constitue pas une transmission entre sources.

3. Quelle estimation correspond à la fréquence et à la part évitable des infections associées aux soins ?

Environ 470 000 cas annuels concernent près de 5 % des patients hospitalisés, dont 20 à 30 % seraient évitables.
Environ 47 000 cas annuels concernent près de 15 % des patients hospitalisés, dont 5 à 10 % seraient évitables.
Environ 470 000 cas annuels concernent près de 20 % des patients hospitalisés, dont 40 à 50 % seraient évitables.
Environ 4,7 millions de cas annuels concernent près de 5 % des patients hospitalisés, dont 20 à 30 % seraient évitables.

Environ 470 000 cas annuels concernent près de 5 % des patients hospitalisés, dont 20 à 30 % seraient évitables.

Explication

L’estimation retenue est d’environ 470 000 infections associées aux soins par an, représentant 5 % des patients hospitalisés, avec une part évitable évaluée entre 20 et 30 %. Les autres propositions modifient l’ordre de grandeur ou les pourcentages indiqués.

4. Lequel de ces éléments appartient aux facteurs de risque infectieux liés au patient ?

La mise en place d’une sonde urinaire au cours de la prise en charge.
Une méconnaissance des procédures d’entretien des locaux de soins.
Une désinfection insuffisante du matériel utilisé auprès du patient.
Une immunodépression associée à un traitement par corticoïdes ou chimiothérapie.

Une immunodépression associée à un traitement par corticoïdes ou chimiothérapie.

Explication

L’immunodépression et certains traitements, comme les corticoïdes ou la chimiothérapie, sont des facteurs liés à l’état ou aux traitements du patient. La sonde urinaire relève des soins invasifs, tandis que les deux autres propositions concernent l’environnement ou l’organisation.

5. Quelle intervention représente un soin à risque infectieux en raison de son caractère invasif ?

La présence d’un état nutritionnel perturbé chez le patient.
L’existence d’une insuffisance rénale ou hépatique préexistante.
La pose d’un cathéter ou d’un drain au cours de la prise en charge.
La prise d’un traitement immunosuppresseur par le patient.

La pose d’un cathéter ou d’un drain au cours de la prise en charge.

Explication

La pose d’un cathéter ou d’un drain fait partie des actes invasifs associés aux soins à risque infectieux. Les autres éléments décrivent des facteurs liés à l’état ou aux traitements du patient, et non des actes de soins invasifs.

6. Quelle place les précautions standard occupent-elles dans la prévention du risque infectieux ?

Elles s’appliquent après les mesures complémentaires lorsque le risque est déjà confirmé.
Elles concernent principalement la protection du professionnel exposé aux infections.
Elles remplacent les précautions complémentaires dans les situations infectieuses identifiées.
Elles constituent le socle de base auquel peuvent s’ajouter des précautions complémentaires.

Elles constituent le socle de base auquel peuvent s’ajouter des précautions complémentaires.

Explication

Les précautions standard forment la base de la prévention du risque infectieux et les précautions complémentaires peuvent s’y ajouter selon la situation. Elles ne remplacent pas ces mesures complémentaires et ne sont pas limitées à la protection du professionnel.

7. Quels objectifs caractérisent les précautions standard ?

Prévenir les infections associées aux soins, limiter les bactéries résistantes et protéger le patient comme le professionnel.
Protéger le professionnel exposé en limitant les contacts avec les patients infectés.
Réduire les infections du patient en concentrant la protection sur son environnement immédiat.
Maîtriser les bactéries résistantes en réservant les mesures aux patients porteurs identifiés.

Prévenir les infections associées aux soins, limiter les bactéries résistantes et protéger le patient comme le professionnel.

Explication

Les précautions standard visent plusieurs objectifs simultanés : prévenir les infections associées aux soins, limiter la diffusion des bactéries résistantes, protéger le patient et le professionnel, et maîtriser l’environnement. Les autres réponses réduisent à tort leur portée à une seule personne ou à certains patients identifiés.

8. Quel ensemble correspond aux sept axes des précautions standard ?

Hygiène des mains, isolement respiratoire, antibiothérapie, vaccination, excreta, chirurgie et surveillance microbiologique.
Hygiène des mains, équipements de protection, hygiène respiratoire, excreta, environnement, prévention des AES et champ d’application.
Hygiène respiratoire, désinfection des locaux, chirurgie, cathéters, antibiothérapie, vaccination et déclaration des infections.
Équipements de protection, stérilisation, dépistage, traitement antibiotique, nutrition, environnement et sortie du patient.

Hygiène des mains, équipements de protection, hygiène respiratoire, excreta, environnement, prévention des AES et champ d’application.

Explication

Les sept axes comprennent l’hygiène des mains, les équipements de protection individuelle, l’hygiène respiratoire, la gestion des excreta, la gestion de l’environnement, la prévention des accidents d’exposition au sang et le champ d’application avec sa stratégie de mise en œuvre. Les autres ensembles mélangent des mesures ou des actes qui ne constituent pas ces sept axes.

9. Pourquoi l’hygiène des mains constitue-t-elle une mesure essentielle contre la transmission croisée en milieu de soins ?

Parce que les gants empêchent la plupart des transmissions entre deux patients
Parce que 70 à 80 % des infections associées aux soins sont manuportées
Parce que les surfaces hospitalières constituent le principal vecteur des infections associées aux soins
Parce que les infections associées aux soins proviennent principalement de l’air ambiant

Parce que 70 à 80 % des infections associées aux soins sont manuportées

Explication

L’hygiène des mains est essentielle puisque 70 à 80 % des infections associées aux soins sont transmises par les mains. L’idée que l’air ambiant constitue le principal vecteur ne correspond pas au rôle majeur attribué à la transmission manuportée.

10. Quelle technique faut-il privilégier pour des mains propres et sèches avant un soin ?

Une friction hydro-alcoolique
Un lavage au savon doux
Un rinçage prolongé à l’eau seule
Un nettoyage des mains avec une solution détergente

Une friction hydro-alcoolique

Explication

Les mains propres et sèches nécessitent une friction hydro-alcoolique, qui constitue la technique de référence lors des soins. Le lavage au savon doux concerne plutôt les mains humides ou souillées.

11. Lequel de ces moments correspond à l’un des cinq moments de l’OMS pour l’hygiène des mains ?

Après le contact avec l’environnement du patient
Après la préparation de tout médicament
Avant le rangement général du matériel
Avant l’entrée dans le bâtiment de soins

Après le contact avec l’environnement du patient

Explication

Le contact avec l’environnement du patient fait partie des cinq moments de l’OMS. Les autres situations proposées ne correspondent pas à cette liste de moments précis.

12. Dans quelle situation le port de gants est-il indiqué, tout en maintenant l’hygiène des mains ?

Lorsqu’un soin ne comporte aucun contact avec le patient
Lors d’un risque de contact avec du sang ou un liquide biologique
Lorsqu’un professionnel porte une tenue professionnelle propre
Lors de tout échange verbal avec une personne hospitalisée

Lors d’un risque de contact avec du sang ou un liquide biologique

Explication

Les gants sont indiqués en cas de risque de contact avec du sang, un liquide biologique, une muqueuse ou une peau lésée, mais ils ne remplacent pas l’hygiène des mains. Les porter lors d’un échange sans risque biologique n’est pas une indication fondée sur cette règle.

13. Quand faut-il changer de gants au cours d’un même soin ?

Avant chaque soin, sans tenir compte des changements de site
À la fin de la journée, même si plusieurs soins se succèdent
Après chaque contact avec un objet situé dans la chambre
Entre un site contaminé et un site propre, ou lors d’une interruption

Entre un site contaminé et un site propre, ou lors d’une interruption

Explication

Les gants doivent être changés entre un site contaminé et un site propre ou en cas d’interruption, puis retirés immédiatement après le soin. Attendre la fin de la journée ne permet pas d’éviter le transfert de contamination pendant les soins.

14. Quel équipement associe-t-on à un masque anti-projection en cas de risque de projection de sang ou de liquide biologique ?

Des lunettes de sécurité ou une visière
Un bonnet et des surchaussures
Des lunettes de vue ordinaires
Un masque FFP2 utilisé sans protection oculaire

Des lunettes de sécurité ou une visière

Explication

Un masque anti-projection doit être associé à des lunettes de sécurité ou à une visière lorsque des projections sont possibles. Les lunettes de vue ne constituent pas une protection oculaire adaptée, et le FFP2 répond à une autre indication liée à certains gestes aérosolisants.

15. Quelle définition correspond aux excreta ?

Les seules matières fécales présentes dans le tube digestif
Les déchets produits par les équipements utilisés auprès du patient
Les substances éliminées par l’organisme, comme les selles, les urines et les vomissements
Les micro-organismes responsables des infections digestives

Les substances éliminées par l’organisme, comme les selles, les urines et les vomissements

Explication

Les excreta regroupent les substances éliminées par l’organisme, notamment les selles, les urines, les vomissements, la sueur et le gaz carbonique. Les selles en constituent une catégorie importante, mais elles ne définissent pas à elles seules l’ensemble des excreta.

16. Quelle conduite est appropriée pour gérer les excreta d’un patient lors de l’utilisation d’un bassin ?

Utiliser le laveur-désinfecteur de bassin et transporter le contenant avec des EPI et un couvercle
Laisser le bassin ouvert pendant son transport vers le local technique
Vider le bassin dans un évier avant de le désinfecter manuellement
Reporter la prise en charge jusqu’à ce que le patient puisse se déplacer

Utiliser le laveur-désinfecteur de bassin et transporter le contenant avec des EPI et un couvercle

Explication

La gestion des excreta prévoit l’utilisation du laveur-désinfecteur de bassin, ainsi qu’un transport avec des EPI et un couvercle; la vidange est interdite. Vider le bassin ou le transporter ouvert augmente le risque de dispersion et ne respecte pas la conduite prévue.

17. Quelles zones doivent être nettoyées et désinfectées selon les procédures afin de limiter les risques liés à l’environnement du patient ?

Les dispositifs stériles, les médicaments préparés et les dossiers administratifs
Les surfaces visibles, les poignées principales et les équipements nouvellement livrés
Les chambres réservées aux patients infectés, les ascenseurs et les parkings
L’environnement proche, les surfaces touchées, les sanitaires, les sols et les locaux

L’environnement proche, les surfaces touchées, les sanitaires, les sols et les locaux

Explication

L’entretien concerne l’environnement proche du patient, les surfaces fréquemment touchées, les sanitaires, les sols et les locaux. Limiter cette mesure aux chambres infectées ou à certaines surfaces ne respecte pas l’étendue des zones prévues.

18. Quelle séquence décrit correctement la gestion d’un matériel réutilisable ?

Vérifier son entretien avant l’utilisation, puis le nettoyer ou le désinfecter après usage
L’utiliser dès qu’il paraît propre, puis vérifier son entretien avant de le ranger
Le nettoyer après chaque livraison, puis le désinfecter avant toute vérification
Le désinfecter avant l’utilisation, puis vérifier son entretien après usage

Vérifier son entretien avant l’utilisation, puis le nettoyer ou le désinfecter après usage

Explication

L’entretien réalisé doit être vérifié avant l’utilisation, tandis que le nettoyage ou la désinfection intervient après l’usage selon la procédure. La vérification ne remplace donc pas l’entretien effectué après utilisation.

19. Quelle situation correspond à un accident d’exposition au sang ?

Un contact entre une peau intacte et une surface propre récemment désinfectée
Une projection de liquide biologique potentiellement contaminant sur une muqueuse
Une manipulation de matériel emballé sans présence de sang ou de liquide biologique
Une proximité avec un patient porteur d’une infection sans contact avec son corps

Une projection de liquide biologique potentiellement contaminant sur une muqueuse

Explication

Un accident d’exposition au sang implique un contact avec du sang ou un liquide biologique potentiellement contaminant par piqûre, coupure, projection muqueuse ou contact avec une peau lésée. Une simple proximité ou un contact avec une peau intacte ne correspond pas à cette définition.

20. Quelle conduite réduit le risque d’accident avec un objet perforant après un soin ?

Jeter immédiatement l’objet dans un conteneur placé au plus près du soin
Désadapter manuellement l’objet afin de séparer ses différentes pièces
Recapuchonner l’objet avant de le transporter vers le local de déchets
Plier l’objet pour réduire son volume avant de le déposer dans le conteneur

Jeter immédiatement l’objet dans un conteneur placé au plus près du soin

Explication

L’objet perforant doit être jeté immédiatement dans un conteneur adapté situé au plus près du soin, sans manipulation manuelle supplémentaire. Le recapuchonnage, le pliage et la désadaptation manuelle augmentent le risque d’exposition.

21. Dans quelle situation met-on en place des précautions complémentaires d’hygiène ?

Lorsqu’un diagnostic microbiologique négatif a exclu toute transmission possible
Lorsqu’un patient demande une chambre individuelle sans suspicion infectieuse
Lorsqu’un soin nécessite une organisation différente sans risque microbiologique
Lorsqu’un micro-organisme est identifié ou suspecté d’après le tableau clinique

Lorsqu’un micro-organisme est identifié ou suspecté d’après le tableau clinique

Explication

Les précautions complémentaires d’hygiène s’ajoutent aux précautions standard lorsqu’un micro-organisme est identifié ou suspecté selon les signes cliniques, avant même la confirmation microbiologique. Elles ne dépendent donc pas d’une simple demande de chambre ni d’un résultat négatif.

22. Quelle distinction décrit correctement les précautions complémentaires d’hygiène et l’isolement protecteur ?

Les PCH concernent l’environnement, tandis que l’isolement protecteur concerne les médicaments administrés
Les PCH protègent un patient immunodéprimé, tandis que l’isolement protecteur traite une infection déclarée
Les PCH limitent la sortie des micro-organismes, tandis que l’isolement protecteur limite leur entrée
Les PCH favorisent l’entrée des micro-organismes, tandis que l’isolement protecteur limite leur sortie

Les PCH limitent la sortie des micro-organismes, tandis que l’isolement protecteur limite leur entrée

Explication

Les précautions complémentaires d’hygiène empêchent la transmission des micro-organismes depuis le patient vers des personnes non infectées ou non porteuses. L’isolement protecteur vise au contraire à empêcher ces micro-organismes d’entrer chez un patient immunodéprimé.

23. Quels ensembles correspondent aux principaux types de précautions complémentaires d’hygiène ?

Standard, chirurgicales et précautions liées aux médicaments injectables
Protectrices, nutritionnelles et précautions liées aux déchets hospitaliers
Contact, contact spécifiques et précautions complémentaires respiratoires
Aseptiques, thermiques et précautions destinées aux dispositifs implantables

Contact, contact spécifiques et précautions complémentaires respiratoires

Explication

Les principaux types sont les précautions de type contact, les précautions contact spécifiques et les précautions complémentaires respiratoires. Les précautions standard et l’isolement protecteur appartiennent à d’autres catégories de mesures.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Hygiène et prévention des infections.

Qu'est-ce qu'une infection associée aux soins ?

Une infection survenant pendant ou après la prise en charge, absente au début.

Qu'est-ce qui distingue une infection nosocomiale ?

Elle est contractée dans un établissement de soins.

Que désigne la transmission croisée ?

La transmission de micro-organismes entre patient, personnel, matériel ou environnement.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Hygiène et prévention des infections.

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