QCM : Cancérogenèse et classification tumorale — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition distingue correctement la néoplasie de l’hyperplasie ?

La néoplasie est une prolifération cellulaire anormale, tandis que l’hyperplasie augmente le nombre de cellules.
La néoplasie désigne une tumeur formée, tandis que l’hyperplasie correspond à une mutation chromosomique.
La néoplasie correspond à une inflammation tissulaire, tandis que l’hyperplasie détruit les cellules voisines.
La néoplasie augmente le nombre de cellules, tandis que l’hyperplasie désorganise leur maturation.

La néoplasie est une prolifération cellulaire anormale, tandis que l’hyperplasie augmente le nombre de cellules.

Explication

La néoplasie désigne une prolifération cellulaire anormale, alors que l’hyperplasie correspond à une augmentation du nombre de cellules. La confusion fréquente consiste à assimiler toute augmentation cellulaire à une néoplasie, alors que cette description correspond à l’hyperplasie.

2. Que signifie l’expression « omnis cellula e cellula » appliquée à l’origine d’une tumeur ?

Toute tumeur résulte d’une cellule qui devient directement une masse sans prolifération intermédiaire.
Toute cellule cancéreuse provient d’une cellule initiale, puis la tumeur résulte de sa prolifération.
Toute cellule cancéreuse provient d’une cellule normale voisine après une inflammation locale.
Toute tumeur apparaît simultanément dans plusieurs cellules qui se transforment ensemble.

Toute cellule cancéreuse provient d’une cellule initiale, puis la tumeur résulte de sa prolifération.

Explication

Selon Rudolf Virchow, toute cellule provient d’une autre cellule, et une cellule cancéreuse provient d’une seule cellule initiale dont la prolifération forme la tumeur. La tumeur désigne donc la prolifération résultante plutôt que la cellule cancéreuse d’origine.

3. Quelle distinction entre proto-oncogène et oncogène découle de l’identification du gène src en 1976 ?

Le proto-oncogène est une forme virale active, tandis que l’oncogène est une forme normale moins active.
Le proto-oncogène apparaît après la formation tumorale, tandis que l’oncogène précède toute cellule normale.
Le proto-oncogène est un gène suppresseur muté, tandis que l’oncogène répare les anomalies chromosomiques.
Le proto-oncogène est une forme moins active normale, tandis que l’oncogène est sa forme activée.

Le proto-oncogène est une forme moins active normale, tandis que l’oncogène est sa forme activée.

Explication

Le gène src a été retrouvé dans les cellules normales sous une forme moins active, appelée proto-oncogène, tandis que sa forme activée est un oncogène. L’erreur fréquente est d’inverser ces deux états fonctionnels.

4. Lequel de ces mécanismes peut activer un oncogène ?

Une translocation chromosomique qui modifie l’activité ou l’expression du gène.
Une diminution de la prolifération cellulaire causée par un signal extracellulaire.
Une perte de chromosome qui réduit l’expression de plusieurs protéines cellulaires.
Une réparation fidèle de l’ADN qui restaure la séquence normale du gène.

Une translocation chromosomique qui modifie l’activité ou l’expression du gène.

Explication

Une translocation chromosomique fait partie des mécanismes capables d’activer un oncogène, avec la mutation ponctuelle, l’amplification génique et l’expression d’un oncogène viral. Une réparation fidèle de l’ADN, au contraire, ne constitue pas un mécanisme d’activation oncogénique.

5. Pourquoi l’activation d’un oncogène est-elle considérée comme dominante ?

Parce que l’activation oncogénique dépend d’une perte complète d’expression génique.
Parce qu’un oncogène activé bloque la division de toutes les cellules voisines.
Parce qu’un seul événement d’activation peut favoriser la transformation tumorale.
Parce que deux copies mutées doivent être perdues avant toute transformation tumorale.

Parce qu’un seul événement d’activation peut favoriser la transformation tumorale.

Explication

L’activation d’un oncogène a un caractère dominant, car un seul événement peut suffire à favoriser la transformation tumorale. La nécessité de deux événements caractérise plutôt l’inactivation d’un gène suppresseur de tumeur.

6. Quelle proposition correspond à l’hypothèse des deux événements formulée par Alfred Knudson en 1971 ?

Les deux copies du gène du rétinoblastome doivent être mutées pour entraîner la maladie.
Une seule copie du gène du rétinoblastome doit être activée pour provoquer la maladie.
Les deux copies du gène du rétinoblastome doivent être exprimées pour former une tumeur.
Une copie du gène du rétinoblastome doit être amplifiée pour empêcher la maladie.

Les deux copies du gène du rétinoblastome doivent être mutées pour entraîner la maladie.

Explication

Alfred Knudson a proposé que les deux copies du gène du rétinoblastome doivent être mutées pour entraîner la maladie. Cette hypothèse explique la nécessité de deux événements génétiques dans l’inactivation d’un gène suppresseur.

7. Quel ensemble décrit des mécanismes possibles d’inactivation d’un gène suppresseur de tumeur ?

Une mutation activatrice, une duplication ou une augmentation de la transcription.
Une amplification génique, une translocation ou une expression accrue du gène.
Une réparation de l’ADN, une expression stable ou une conservation des deux copies.
Une double délétion, une mutation associée à une délétion ou une perte d’expression.

Une double délétion, une mutation associée à une délétion ou une perte d’expression.

Explication

Un gène suppresseur peut être inactivé par une double délétion, par l’association d’une mutation ponctuelle et d’une délétion, ou par une perte d’expression. L’amplification et la translocation sont plutôt présentées comme des mécanismes d’activation des oncogènes.

8. Quelle propriété génétique caractérise l’inactivation d’un gène suppresseur de tumeur ?

Elle est virale, car elle dépend de l’expression d’un oncogène introduit.
Elle est récessive, car deux événements sont nécessaires pour provoquer la maladie.
Elle est indépendante du nombre d’événements touchant les copies du gène.
Elle est dominante, car une seule activation suffit à stimuler la transformation tumorale.

Elle est récessive, car deux événements sont nécessaires pour provoquer la maladie.

Explication

L’inactivation d’un gène suppresseur est récessive au niveau cellulaire, car deux événements sont nécessaires pour provoquer la maladie. Le caractère dominant décrit plutôt l’activation d’un oncogène, pour laquelle un seul événement peut suffire.

9. Quelle association décrit trois caractéristiques acquises par les cellules cancéreuses ?

Augmentation de la différenciation, arrêt de la prolifération et réparation génomique accrue
Inhibition de l’angiogenèse, sensibilité à l’apoptose et capacité réplicative réduite
Diminution de l’apport sanguin, activation de la mort cellulaire et réplication limitée
Induction de l’angiogenèse, résistance à l’apoptose et capacité réplicative illimitée

Induction de l’angiogenèse, résistance à l’apoptose et capacité réplicative illimitée

Explication

Les cellules cancéreuses peuvent favoriser la formation de vaisseaux, résister à l’apoptose et se multiplier sur une durée prolongée. La sensibilité à l’apoptose et la réplication réduite décrivent au contraire des caractéristiques opposées.

10. Quelle distinction décrit correctement deux mécanismes favorisant la prolifération des cellules cancéreuses ?

L’autosuffisance augmente la taille cellulaire, tandis que l’insensibilité accroît le nombre de cellules
L’autosuffisance bloque les signaux de prolifération, tandis que l’insensibilité stimule les signaux inhibiteurs
L’autosuffisance déclenche l’apoptose, tandis que l’insensibilité favorise la différenciation cellulaire
L’autosuffisance fournit des signaux de prolifération, tandis que l’insensibilité neutralise les signaux inhibiteurs

L’autosuffisance fournit des signaux de prolifération, tandis que l’insensibilité neutralise les signaux inhibiteurs

Explication

L’autosuffisance permet à la cellule de recevoir ou produire des signaux favorisant sa prolifération, tandis que l’insensibilité réduit l’effet des signaux de freinage. Les autres propositions confondent ces mécanismes avec la croissance cellulaire, l’apoptose ou la différenciation.

11. Quel enchaînement peut caractériser le comportement d’une tumeur maligne ?

Organisation tissulaire accrue, limitation de l’invasion et réparation des organes voisins
Induction d’une inflammation, invasion locale et formation de métastases à distance
Réduction de l’inflammation, encapsulation tissulaire et absence de dissémination
Arrêt de la croissance, disparition des cellules tumorales et régénération complète

Induction d’une inflammation, invasion locale et formation de métastases à distance

Explication

Une tumeur peut provoquer une inflammation, envahir les tissus proches et disséminer des cellules vers des sites éloignés sous forme de métastases. L’absence d’invasion ou de dissémination ne correspond pas à ces propriétés tumorales.

12. Que signifie le terme « hyperplasie » ?

Une augmentation du nombre de cellules dans un tissu
Une tumeur développée à partir du tissu épithélial
Une augmentation de la taille des cellules dans un tissu
Une prolifération cellulaire présentant une organisation désordonnée

Une augmentation du nombre de cellules dans un tissu

Explication

L’hyperplasie correspond à une augmentation du nombre de cellules. L’augmentation de leur taille relève de l’hypertrophie, tandis que la prolifération désordonnée définit la dysplasie.

13. Quelle situation correspond à une dysplasie ?

Une prolifération cellulaire désordonnée au sein d’un tissu
Une augmentation régulière de la taille des cellules d’un tissu
Une multiplication cellulaire organisée accompagnant une croissance normale
Une tumeur constituée de cellules provenant d’un tissu mésenchymateux

Une prolifération cellulaire désordonnée au sein d’un tissu

Explication

La dysplasie désigne une prolifération cellulaire désordonnée. Une augmentation de la taille cellulaire correspond à l’hypertrophie, tandis que l’origine mésenchymateuse concerne la définition d’un sarcome.

14. Quelle distinction entre carcinome et sarcome est correcte ?

Le carcinome résulte d’une hypertrophie, tandis que le sarcome résulte d’une hyperplasie
Le carcinome est d’origine épithéliale, tandis que le sarcome est d’origine mésenchymateuse
Le carcinome est d’origine mésenchymateuse, tandis que le sarcome est d’origine épithéliale
Le carcinome est une dysplasie, tandis que le sarcome désigne une inflammation tumorale

Le carcinome est d’origine épithéliale, tandis que le sarcome est d’origine mésenchymateuse

Explication

Un carcinome provient d’un tissu épithélial, alors qu’un sarcome provient d’un tissu mésenchymateux. Inverser ces origines constitue la confusion principale entre les deux types tumoraux.

15. Dans la classification TNM, que représentent les lettres T, N et M ?

Le traitement reçu, le nombre de cellules et la mortalité attendue
La durée d’évolution, la nécrose tumorale et la mutation génétique
La taille tumorale, l’envahissement ganglionnaire et les métastases
La différenciation tissulaire, la vascularisation et la réponse immunitaire

La taille tumorale, l’envahissement ganglionnaire et les métastases

Explication

La classification TNM décrit la taille de la tumeur par T, les ganglions envahis par N et la présence de métastases par M. Les autres associations utilisent des paramètres qui ne correspondent pas à ces trois composantes.

16. Quelle différence distingue le cTNM du pTNM ?

Le cTNM repose sur l’évaluation clinique, tandis que le pTNM repose sur l’examen anatomopathologique
Le cTNM guide le traitement, tandis que le pTNM décrit la réponse immunitaire
Le cTNM repose sur l’examen anatomopathologique, tandis que le pTNM repose sur l’évaluation clinique
Le cTNM mesure les métastases, tandis que le pTNM mesure la taille de la tumeur

Le cTNM repose sur l’évaluation clinique, tandis que le pTNM repose sur l’examen anatomopathologique

Explication

Le cTNM est établi à partir de données cliniques, tandis que le pTNM s’appuie sur l’examen anatomopathologique. Les lettres c et p ne répartissent pas les composantes T, N et M entre les deux classifications.

17. Quel est l’intérêt principal de la classification TNM dans la prise en charge d’un cancer ?

Elle fournit une valeur pronostique et aide à adapter la stratégie thérapeutique au stade
Elle mesure la réponse immunitaire et prédit la formation de nouveaux vaisseaux
Elle décrit la structure cellulaire et établit l’origine épithéliale de la tumeur
Elle remplace l’examen diagnostique et détermine directement le médicament administré

Elle fournit une valeur pronostique et aide à adapter la stratégie thérapeutique au stade

Explication

Le stade TNM apporte une information pronostique et contribue à choisir une stratégie thérapeutique adaptée à l’étendue du cancer. Il ne constitue pas lui-même un traitement et ne remplace pas les examens diagnostiques.

18. Quelle distinction décrit correctement les soins oncologiques de support par rapport à la chirurgie et à la radiothérapie ?

Ils détruisent les cellules tumorales par une irradiation externe ciblée
Ils remplacent les traitements locaux lorsque la maladie devient avancée
Ils retirent la tumeur au moyen d’une intervention chirurgicale
Ils accompagnent les traitements sans constituer des traitements anticancéreux spécifiques

Ils accompagnent les traitements sans constituer des traitements anticancéreux spécifiques

Explication

Les soins oncologiques de support accompagnent la prise en charge du cancer, tandis que la chirurgie et la radiothérapie sont des traitements anticancéreux spécifiques. L’irradiation externe correspond à la radiothérapie et ne définit donc pas les soins de support.

19. Quelle association regroupe exclusivement des catégories appartenant à la chimiothérapie ?

Inhibiteurs de tyrosine kinase, chirurgie et agents alkylants
Radiothérapie, chirurgie et soins oncologiques de support
Anticorps monoclonaux, hormonothérapie et immunothérapie
Agents alkylants, antimétabolites et inhibiteurs de topoisomérase

Agents alkylants, antimétabolites et inhibiteurs de topoisomérase

Explication

La chimiothérapie comprend les agents alkylants, les antimétabolites, les antimicrotubules et les inhibiteurs de topoisomérase. Les anticorps monoclonaux et les inhibiteurs de tyrosine kinase relèvent des thérapies ciblées, tandis que la chirurgie et la radiothérapie sont d’autres modalités thérapeutiques.

20. Chez un patient recevant un anticorps monoclonal ou un inhibiteur de tyrosine kinase, quelle catégorie thérapeutique est concernée ?

Une thérapie ciblée
Une hormonothérapie
Une radiothérapie
Une chimiothérapie cytotoxique

Une thérapie ciblée

Explication

Les anticorps monoclonaux et les inhibiteurs de tyrosine kinase appartiennent aux thérapies ciblées. Les agents alkylants sont, en revanche, des médicaments de chimiothérapie et ne doivent pas être confondus avec cette catégorie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur Cancérogenèse et classification tumorale.

Qu'est-ce que la néoplasie ?

Une prolifération cellulaire anormale.

Que signifie « omnis cellula e cellula » selon Rudolf Virchow ?

Toute cellule provient d’une autre cellule.

Quelle origine Virchow attribue-t-il aux cellules cancéreuses ?

Elles proviennent d’une seule cellule.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Cancérogenèse et classification tumorale.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM