★ À maîtriser
La majorité des cancers thyroïdiens se développe à partir de l’épithélium vésiculaire et comprend les carcinomes papillaires, vésiculaires, peu différenciés et anaplasiques.
Les cancers médullaires, issus des cellules C, représentent environ 5 à 8 % des tumeurs thyroïdiennes dans les généralités du cours.
Compléments
Cellules vésiculaires : cancers différenciés ou anaplasiques ; cellules C : cancer médullaire.
★ À maîtriser
Le carcinome papillaire est le cancer thyroïdien le plus fréquent, prédomine chez la femme et survient à un âge moyen de 25 à 45 ans.
Le carcinome papillaire se dissémine surtout par voie lymphatique et présente une survie d’environ 95 % à 20 ans.
Le carcinome vésiculaire représente environ 15 % des cancers thyroïdiens et concerne surtout les sujets âgés et les hommes.
Le carcinome vésiculaire se dissémine par voie hématogène, notamment vers les os, les poumons et le cerveau, et son pronostic est défavorable.
Compléments
Le carcinome papillaire est généralement lent, non encapsulé et associé à des microcalcifications.
Le diagnostic de carcinome vésiculaire repose notamment sur l’invasion de la capsule ou des vaisseaux thyroïdiens, en l’absence d’anomalies nucléaires décrites dans le cours.
Papillaire : diffusion lymphatique et bon pronostic ; vésiculaire : diffusion sanguine et pronostic défavorable.
★ À maîtriser
Les facteurs étiopathogéniques cités sont :
Les cancers thyroïdiens peuvent être découverts fortuitement, lors de l’exploration d’un nodule, d’adénopathies ou de métastases, en présence de signes compressifs ou dans le cadre d’une maladie génétique.
Un nodule thyroïdien suspect peut être récent et évolutif, dur, irrégulier et fixe, avec des signes régionaux de compression ou des adénopathies cervicales.
Les signes échographiques suspects comprennent :
📌 Le bilan thyroïdien est généralement normal dans les cancers thyroïdiens décrits, tandis que la cytoponction aide au diagnostic préopératoire et l’étude anatomopathologique établit le diagnostic de certitude, précise le type et permet la classification.
Compléments
L’irradiation cervicale externe, reçue jeune à titre thérapeutique ou lors d’une catastrophe, est associée au carcinome papillaire, décrit comme pouvant être plus agressif.
La carence en iode est associée aux carcinomes folliculaires, tandis que la thyroïdite d’Hashimoto est associée au lymphome.
Les maladies rares mentionnées sont :
★ À maîtriser
La classification TNM distingue les catégories T selon la taille et l’extension tumorales, les catégories N selon les territoires ganglionnaires envahis et M0 ou M1 selon l’absence ou la présence de métastases à distance.
Dans la classification T, T1a correspond à une tumeur de 1 cm ou moins, T1b à une tumeur de 1 à 2 cm et T2 à une tumeur de 2 à 4 cm.
Les facteurs pronostiques défavorables avant chirurgie comprennent l’accroissement rapide, les antécédents familiaux ou d’irradiation cervicale, le sexe masculin, l’âge avancé, les adénopathies, les signes compressifs et une tumeur très dure et adhérente ; après chirurgie, ils comprennent une chirurgie incomplète, le type histologique et la thyroglobuline.
Le traitement des cancers différenciés repose sur la chirurgie, éventuellement suivie d’une irathérapie puis d’un traitement hormonal freinateur par lévothyroxine.
Le traitement hormonal freinateur repose sur la lévothyroxine à 150 µg par jour et vise une TSH inférieure à 0,1 µUI/ml selon le niveau de risque.
L’irathérapie est administrée 4 à 6 semaines après la chirurgie, lorsque la TSH est élevée, afin de détruire le tissu thyroïdien résiduel et les métastases et de détecter des foyers résiduels ou à distance ; ses complications citées sont la sialadénite et l’infertilité.
📌 Le risque de récidive est faible en cas de microcarcinome N0M0, de type papillaire, unifocal et complètement opéré, et élevé en cas de taille supérieure ou égale à 4 cm, d’atteinte N1 ou M1, de type défavorable, de multifocalité ou de chirurgie incomplète.
Compléments
T3a correspond à une extension microscopique extrathyroïdienne avec ou sans autre extension décrite, tandis que T3b correspond à une extension macroscopique aux muscles périthyroïdiens.
T4a désigne une tumeur de toute taille avec extension au larynx, à l’œsophage ou aux nerfs récurrents, tandis que T4b désigne une extension vers la carotide, le fascia vertébral ou les vaisseaux médiastinaux.
N1a correspond à l’envahissement du secteur VI ou du médiastin supérieur, et N1b à l’envahissement du secteur latéral ou pharyngé.
La chirurgie peut comprendre une thyroïdectomie avec curage ganglionnaire ou une lobectomie pour les microcarcinomes, et peut se compliquer d’hypoparathyroïdie.
La radiothérapie externe peut traiter des métastases osseuses inopérables ou hyperalgiques et des récidives, tandis que la chimiothérapie cytotoxique est réservée aux cancers réfractaires à l’irathérapie et présente un faible taux de réponse.
La surveillance des cancers différenciés comprend l’examen clinique cervical et ganglionnaire, la TSH, la thyroglobuline et les anticorps anti-thyroglobuline, l’échographie cervicale, le téléthorax et, si la thyroglobuline augmente, une TDM ou une IRM.
Chirurgie, puis irathérapie si indiquée, puis surveillance.
★ À maîtriser
Le carcinome anaplasique représente moins de 2 % des cancers thyroïdiens, survient surtout entre 60 et 80 ans et est décrit comme l’un des cancers les plus graves, souvent fatal.
Le carcinome anaplasique se manifeste souvent par la transformation rapide d’un goitre ancien, avec augmentation de volume, douleurs, compression trachéale, dysphonie ou dysphagie.
Le traitement du carcinome anaplasique peut associer thyroïdectomie totale avec curage ganglionnaire cervical bilatéral, radiochimiothérapie et radiothérapie cervico-médiastinale, curative ou palliative en urgence en cas de compression majeure.
Compléments
Au diagnostic du carcinome anaplasique, le cours décrit une altération de l’état général, un envahissement cutané ou ganglionnaire et des métastases à distance, notamment pulmonaires dans 80 % des cas, mais aussi osseuses ou cérébrales.
L’échographie du carcinome anaplasique peut montrer une tumeur mal limitée, hétérogène et surtout hypoéchogène, parfois calcifiée sur un goitre préexistant, avec vascularisation variable et envahissement extrathyroïdien.
Le bilan d’extension du carcinome anaplasique peut comprendre une TDM thoraco-abdomino-pelvienne, une scintigraphie osseuse et une TEP au 18F-FDG.
Croissance rapide → compression, envahissement local et évolution souvent fatale.
★ À maîtriser
📌 Le cancer médullaire peut être sporadique ou familial dans le cadre d’une néoplasie endocrinienne multiple de type 2 (NEM 2).
Le cancer médullaire peut se manifester par un nodule ou un goitre multinodulaire, souvent accompagné d’adénopathies satellites, et par des signes compressifs.
🔄 La prise en charge comprend : la recherche d’une NEM 2, une thyroïdectomie totale avec curage ganglionnaire, une hormonothérapie substitutive
Après traitement du cancer médullaire, une calcitonine basale inférieure à 10 pg/ml atteste de la rémission selon le cours.
Compléments
Le cancer médullaire peut provoquer une diarrhée motrice et des bouffées vasomotrices ; ses marqueurs tumoraux sont la calcitonine et l’ACE.
L’échographie du cancer médullaire peut montrer un nodule hypoéchogène, flou, irrégulier et vascularisé, avec microcalcifications ou adénopathies ; la scintigraphie peut montrer un nodule froid.
| Caractéristique | Papillaire | Vésiculaire |
|---|---|---|
| Fréquence ou terrain | Le plus fréquent ; prédomine chez la femme | Environ 15 % ; surtout sujets âgés et hommes |
| Élément distinctif | Microcalcifications ; non encapsulé | Invasion capsulaire ou vasculaire |
| Voie de dissémination | Lymphatique | Hématogène |
| Pronostic | Très bon ; environ 95 % de survie à 20 ans | Défavorable |
| Type | Cellule d’origine | Éléments distinctifs |
|---|---|---|
| Papillaire | Épithélium vésiculaire | Le plus fréquent ; diffusion lymphatique |
| Vésiculaire | Épithélium vésiculaire | Invasion capsulaire ou vasculaire ; diffusion hématogène |
| Anaplasique | Épithélium vésiculaire | Rare, très agressif, souvent fatal |
| Médullaire | Cellules C parafolliculaires | Calcitonine et association familiale possible avec NEM 2 |
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1. De quel tissu proviennent la majorité des cancers thyroïdiens, et quels types de carcinomes en font partie ?
2. Quelle proportion approximative des tumeurs thyroïdiennes les cancers médullaires représentent-ils, et de quelles cellules sont-ils issus ?
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De quel épithélium proviennent la majorité des cancers thyroïdiens ?
De l’épithélium vésiculaire.
Quelle proportion des tumeurs thyroïdiennes représentent les cancers médullaires ?
Environ 5 à 8 %.
Quel cancer thyroïdien est le plus fréquent ?
Le carcinome papillaire.
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