★ À maîtriser
Le cytosol est le liquide où baignent les organites, tandis que le cytoplasme comprend le cytosol et les organites.
Les rôles de plusieurs structures cellulaires sont les suivants :
📌 Les procaryotes ne possèdent pas de noyau et leur ADN se trouve dans le cytoplasme, tandis que les eucaryotes possèdent un noyau qui contient leur ADN.
Les procaryotes comprennent les bactéries et les archées, tandis que les eucaryotes comprennent notamment les animaux, les plantes, les champignons et les protistes.
Chez les procaryotes, l’ADN est généralement porté par un chromosome circulaire dans le nucléoïde, et la division cellulaire se fait par scissiparité.
Les bactéries Gram positives retiennent le colorant violet et possèdent une couche de peptidoglycane, tandis que les bactéries Gram négatives apparaissent roses et possèdent une couche fine de peptidoglycane ainsi qu’une membrane externe.
Compléments
Le réticulum endoplasmique rugueux synthétise, replie et transporte les protéines, tandis que le réticulum lisse participe à la synthèse des lipides, à la détoxification et au stockage des ions calcium.
Les cellules mesurent environ 10 à 25 µm, et le cytoplasme, le noyau et la membrane plasmique sont observables en microscopie photonique.
Les archées se distinguent des bactéries par l’absence de peptidoglycane dans leur paroi et par des différences de séquences d’ARN ribosomique et de lipides membranaires.
★ À maîtriser
La glycolyse se déroule dans le cytosol, ne nécessite pas d’oxygène et transforme le glucose en pyruvate.
La glycolyse comporte une phase d’investissement de 2 ATP, un clivage du fructose-1,6-bisphosphate en deux molécules à trois carbones, puis une phase de récolte produisant 4 ATP et 2 NADH.
📐 Formule - Le bilan net de la glycolyse est .
📌 En présence d’oxygène, le pyruvate entre dans la mitochondrie pour alimenter le cycle de Krebs après transformation en acétyl-CoA, tandis qu’en absence d’oxygène il reste dans le cytosol et subit une fermentation lactique ou alcoolique qui recycle le NAD⁺.
Le cycle de Krebs se déroule dans la matrice mitochondriale et Adolf Krebs a reçu le prix Nobel en 1953.
L’acétyl-CoA à deux carbones se combine à l’oxaloacétate à quatre carbones pour former le citrate à six carbones, qui est transformé au fil du cycle avant la régénération de l’oxaloacétate.
Un tour du cycle de Krebs produit 3 NADH, 1 FADH₂, 1 ATP ou GTP et 2 CO₂ par groupement acétyl.
Compléments
La phosphofructokinase-1 régule l’étape 3 de la glycolyse, qui correspond à la deuxième phosphorylation du glucose dérivé en fructose-1,6-bisphosphate.
Une molécule de glucose fournit deux pyruvates et entraîne donc deux tours du cycle de Krebs.
Les NADH et FADH₂ produits par le cycle de Krebs alimentent la chaîne respiratoire, et ses intermédiaires peuvent aussi servir à la synthèse d’acides aminés ou de lipides.
Investir, couper, récolter
★ À maîtriser
🔄 Le transfert des électrons entraîne les étapes suivantes :
Le retour des protons vers la matrice mitochondriale à travers l’ATP synthase fournit l’énergie nécessaire à la synthèse d’ATP à partir d’ADP et de phosphate inorganique.
📌 Le cyanure et le monoxyde de carbone bloquent le complexe IV et interrompent le flux d’électrons, tandis que la thermogénine laisse les protons contourner l’ATP synthase et dissipe l’énergie sous forme de chaleur.
Compléments
Pompage des protons → retour par l’ATP synthase → ATP
★ À maîtriser
📌 Les acides gras ne peuvent pas être transformés en glucose, car la conversion du pyruvate en acétyl-CoA est irréversible.
📌 Après un repas, l’insuline favorise la glycolyse et le stockage, tandis qu’en période de jeûne ou d’effort, le glucagon et le cortisol favorisent la lipolyse, la protéolyse et la néoglucogenèse.
Compléments
📌 L’excès de glucides peut être converti en glycérol et en acides gras puis stocké sous forme de triglycérides.
📌 En période de jeûne, des acides aminés peuvent être désaminés et transformés en pyruvate ou en oxaloacétate pour produire du glucose par néoglucogenèse.
Insuline : abondance et stockage ; glucagon : pénurie et déstockage
★ À maîtriser
📌 Le transport passif suit le gradient de concentration sans consommer d’ATP, tandis que le transport actif déplace une substance contre son gradient et nécessite de l’énergie directement ou indirectement.
📌 La diffusion simple traverse la membrane sans protéine de transport, tandis que la diffusion facilitée utilise des canaux ou des transporteurs transmembranaires, mais toutes deux suivent le gradient sans dépense d’ATP.
📌 Le transport actif secondaire exploite le gradient ionique créé par un transport actif primaire ; dans un symport, les substances se déplacent dans le même sens, comme dans le cotransport Na⁺/glucose intestinal ou rénal.
Compléments
La diffusion simple concerne notamment les petites molécules hydrophobes comme O₂ et CO₂, tandis que la diffusion facilitée permet le passage de molécules polaires et d’ions comme le glucose, Na⁺ et K⁺.
La pompe Na⁺/K⁺ contribue au potentiel de repos et à l’équilibre osmotique en maintenant des gradients ioniques de part et d’autre de la membrane.
Passif suit le gradient ; actif le contrarie
★ À maîtriser
Dans un antiport, l’entrée d’un ion moteur selon son gradient fournit l’énergie nécessaire pour expulser une autre molécule contre son gradient, dans la direction opposée.
Dans l’antiport sodium-calcium, l’entrée de 3 ions Na+ permet d’expulser 1 ion Ca2+ hors de la cellule.
L’exocytose comprend la synthèse des molécules dans le réticulum endoplasmique, leur modification dans l’appareil de Golgi et leur emballage dans une vésicule, le déplacement de celle-ci le long du cytosquelette grâce à des protéines motrices consommant de l’ATP, son arrimage à la membrane plasmique, puis la fusion des membranes et la libération du contenu.
Compléments
L’échangeur sodium-calcium contribue à maintenir une concentration de calcium très basse dans les cellules musculaires cardiaques au repos.
L’exocytose régulée permet notamment aux neurones de libérer des neurotransmetteurs dans les synapses et aux cellules du pancréas de libérer des hormones comme l’insuline.
L’exocytose constitutive renouvelle, répare ou agrandit la membrane plasmique en y intégrant les lipides et les protéines de la vésicule.
L’exocytose permet aussi à la cellule de rejeter des résidus métaboliques dont elle n’a plus besoin.
Fabriquer, arrimer, fusionner : le contenu sort
★ À maîtriser
📌 La phagocytose englobe de grosses particules solides, comme des bactéries ou des débris cellulaires, grâce à des pseudopodes et est notamment réalisée par des macrophages.
Compléments
📌 La pinocytose absorbe de petites gouttes de liquide extracellulaire contenant des solutés, de façon continue et non spécifique.
La cellule boit les liquides, mange les solides
Les cellules peuvent contenir un génome nucléaire et un génome mitochondrial, et les cellules végétales possèdent aussi un génome chloroplastique.
La transmission de l’ADN mitochondrial est généralement non mendélienne, car il est transmis uniquement par la mère.
★ À maîtriser
📌 Le cycle cellulaire comprend l’interphase, composée des phases G1, S et G2, puis la phase M, qui comprend la mitose et la division du cytoplasme appelée cytocinèse ou cytodiérèse.
La phase G1 est une phase de croissance cellulaire et d’activités métaboliques normales, tandis que la phase G2 prépare la mitose et comprend notamment des synthèses d’enzymes et d’organites ainsi que la duplication du centrosome.
Pendant la phase S, l’ADN est répliqué par l’ADN polymérase et sa quantité double en vue de la mitose.
🔄 Les étapes de la mitose sont :
La mitose aboutit à deux cellules filles génétiquement identiques lorsque la division se déroule normalement.
Compléments
G1 → S → G2 → M
★ À maîtriser
📌 Les Cdk ne deviennent fonctionnelles qu’associées à une cycline, dont la présence varie périodiquement au cours du cycle cellulaire.
Compléments
Les complexes cycline D/Cdk4 et cycline D/Cdk6 phosphorylent et inactivent Rb en G1, libérant E2F, qui contrôle l’expression de gènes nécessaires à la transition G1/S et à la progression de S.
Le complexe cycline E/Cdk2 est responsable de la transition G1/S, tandis que le complexe cycline B/Cdk1 dirige la transition G2/M et la progression de la mitose.
Si l’altération de l’ADN n’est pas réparable, p53 induit l’expression de protéines pré-apoptotiques, notamment Bax et Pig, déclenchant la mort cellulaire programmée.
Le complexe Rad9 contribue à la réparation de l’ADN et induit des protéines-kinases qui bloquent le cycle en G2 ou, plus tard, l’anaphase en inhibant la ségrégation des chromatides.
Si une chromatide reste attachée de façon incorrecte, Mad2 contribue au blocage en métaphase, évitant une anaphase susceptible de provoquer une anomalie chromosomique.
★ À maîtriser
📌 Une cellule totipotente peut former un organisme complet et ses annexes, tandis qu’une cellule pluripotente peut produire des cellules de nombreux tissus mais pas, à elle seule, un fœtus entier.
Compléments
📌 Les cellules germinales appartiennent au germen et transmettent l’identité génétique à la descendance, tandis que les cellules du soma constituent le corps.
📌 Une cellule spécifiée suit sa destinée initiale en environnement neutre mais peut changer de destinée dans un autre environnement, tandis qu’une cellule déterminée poursuit sa voie de différenciation de manière autonome et ne peut changer de destinée.
La thérapie cellulaire vise schématiquement à remplacer des cellules défectueuses d’un tissu par des cellules souches capables de produire des cellules fonctionnelles, tandis que leur auto-renouvellement contribue au maintien d’un stock cellulaire et à la régénération à moyen ou long terme.
Les sources cellulaires comprennent :
Pour isoler des cellules souches embryonnaires murines, la masse cellulaire interne d’un blastocyste de 3,5 dpc est mise en culture sur des fibroblastes embryonnaires de souris irradiés, en présence notamment de LIF, qui favorise la prolifération et le maintien de l’état indifférencié.
Totipotente → pluripotente → spécifiée → déterminée → différenciée
★ À maîtriser
Le LIF, une cytokine de la classe des interleukines, est un effecteur capital du maintien de la pluripotence des cellules souches embryonnaires murines.
En novembre 1998, deux groupes américains ont rapporté l’isolement de cellules souches embryonnaires à partir d’embryons humains de cinq jours obtenus par fécondation in vitro.
Dans une expérience publiée fin août 2007 par la société Geron, 80 % des cellules dérivées in vitro de cellules souches embryonnaires humaines étaient des cardiomyocytes.
Chez les animaux d’élevage, le taux de réussite du clonage thérapeutique est d’environ une tentative sur 100.
Les enjeux éthiques comprennent : la création d’embryons humains destinés à être détruits, le risque d’instrumentalisation ou de commercialisation du corps des femmes pour obtenir des ovocytes, le risque d’ouvrir la voie au clonage reproductif
📌 En France, le clonage reproductif est passible de 30 ans de réclusion criminelle.
Compléments
En 2001, il a été rapporté que des cellules souches embryonnaires humaines pouvaient former des neurones dopaminergiques en culture, au terme de nombreuses étapes et avec une faible efficacité.
Après transplantation de cardiomyocytes humains dans le cœur de rats quatre jours après l’induction d’un infarctus, l’analyse à quatre semaines n’a montré aucune tumeur et a relevé une amélioration de la fonction cardiaque.
Le clonage thérapeutique présente un rejet immunitaire comme limite lorsque les cellules souches proviennent d’un donneur différent du patient.
La production d’une seule cellule souche par clonage thérapeutique a nécessité 242 ovules provenant de 16 femmes volontaires ayant suivi deux cycles de superovulation, pour un coût estimé à 100 000 euros.
En France, l’utilisation d’embryons surnuméraires et l’importation de cellules embryonnaires humaines générées aux États-Unis sont possibles pour le clonage thérapeutique.
Le statut du clonage thérapeutique est le suivant : il est autorisé en Grande-Bretagne, il est autorisé en l’absence de loi aux Pays-Bas, il est autorisé en l’absence de loi en Belgique, il est autorisé en l’absence de loi en Suède, il est autorisé en l’absence de loi au Danemark, il est autorisé en l’absence de loi en Finlande, il est autorisé en l’absence de loi au Portugal, il est interdit en Italie et en Allemagne
Le clonage thérapeutique vise des tissus ; le clonage reproductif vise une naissance.
★ À maîtriser
Les cellules iPS peuvent se différencier en n’importe quel type cellulaire du corps humain et constituent une alternative aux cellules souches embryonnaires humaines qui évite les problèmes éthiques liés à ces dernières.
Les quatre gènes de reprogrammation sont :
Les limites des cellules souches adultes humaines comprennent leur faible abondance dans les tissus, leur fréquence de 0,1 à 0,01 % dans la moelle osseuse humaine, leur amplification ex vivo limitée et leur incapacité à se différencier en tous les types cellulaires, notamment en cardiomyocytes.
Compléments
Depuis 2007, des centaines de lignées de cellules iPS ont été obtenues à partir de presque toutes les lignées de cellules adultes capables de se multiplier.
Des cellules de peau de macaque reprogrammées en cellules iPS ont été différenciées en cellules de muscle cardiaque puis implantées chez cinq macaques atteints d’un infarctus provoqué artificiellement ; la contraction cardiaque s’est améliorée pendant 12 semaines avec des traitements anti-rejet modérés.
Les obstacles à l’utilisation de cellules reprogrammées pour réparer le cœur comprennent la formation de tumeurs et les risques d’arythmie.
Des cellules souches adultes ont été trouvées dans : le cerveau, la moelle épinière, le sang, les muscles, la peau, le foie, le tissu adipeux, qui constitue une source importante
Dans la peau, le renouvellement de la couche supérieure a lieu toutes les deux semaines grâce à des cellules souches cutanées situées dans des couches plus profondes, qui produisent de nouvelles cellules spécialisées.
La greffe de moelle osseuse est une utilisation clinique des cellules souches adultes pratiquée depuis 30 ans.
Le premier essai de thérapie cellulaire chez l’homme pour traiter l’insuffisance cardiaque a utilisé des cellules souches de muscle squelettique et est attribué au Pr Philippe Menasché de l’hôpital européen Georges Pompidou à Paris.
★ À maîtriser
Compléments
Les niveaux d’organisation de l’organisme sont :
Les types de tissu conjonctif sont :
Les deux types fonctionnels de tissu épithélial sont le tissu de revêtement et le tissu glandulaire.
Un épithélium est formé de cellules jointives et solidaires par des systèmes de jonction, séparées du tissu conjonctif sous-jacent par une lame basale.
Les trois types de tissu musculaire sont :
★ À maîtriser
Les caractéristiques biologiques principales d’une cellule cancéreuse sont une prolifération autonome, irréversible et illimitée, ainsi qu’une propension à s’étendre par néoangiogenèse et invasion.
La transformation cancéreuse peut résulter de mutations, délétions, duplications ou translocations de l’ADN qui confèrent à la cellule un avantage évolutif.
Les principales catégories histologiques de cancer sont : les carcinomes épidermoïdes et les adénocarcinomes, dérivés de l’épithélium, les sarcomes, dérivés des tissus de soutien, les leucémies et les lymphomes, dérivés du tissu hématopoïétique, les gliomes et les mélanomes, parmi les tumeurs neuro-ectodermiques, les tumeurs embryonnaires, notamment celles des cellules germinales du testicule et les médulloblastomes
L’évolution peut comporter : une progression locale, avec ou sans infiltration des organes voisins, des métastases lymphatiques par les vaisseaux lymphatiques et les ganglions, des métastases hématogènes par la circulation sanguine vers des organes à distance
Les thérapies ciblées anticancéreuses comprennent les anticorps monoclonaux et les inhibiteurs de tyrosine kinase, dirigés contre des molécules clés du fonctionnement tumoral.
Compléments
Les caractéristiques morphologiques citées sont :
Un cytoplasme basophile est associé à une cellule très active présentant un grand noyau et une grande quantité d’ADN et d’ARN, qui apparaît fortement colorée au bleu de méthylène.
Les caractéristiques tumorales comprennent : la perte d’inhibition de contact, une sécrétion accrue de facteurs de croissance, une expression accrue d’oncogènes, une perte de gènes suppresseurs de tumeur, la néovascularisation
La diversité biologique des sous-populations tumorales dérive notamment de l’instabilité génétique et épigénétique d’une population clonale issue d’une cellule transformée, et les métastases peuvent contribuer à la progression tumorale.
🔄 La formation d’une métastase suit les étapes suivantes : transformation tumorale, angiogenèse, motilité et invasion, adhérence, arrêt dans les réseaux capillaires, embolie et circulation, extravasation, réponse au microenvironnement, prolifération tumorale et angiogenèse dans l’organe colonisé
Les cibles et mécanismes comprennent : la prolifération cellulaire, notamment EGFR et HER2/neu, l’angiogenèse tumorale, notamment VEGF et VEGFR, les récepteurs membranaires, les ligands, les protéines intracellulaires
Mutations → avantage évolutif → progression tumorale.
★ À maîtriser
Les dépistages du cancer cités concernent le sein, le col de l’utérus, le côlon et la prostate, ce dernier étant controversé.
🔄 La prise en charge suit cinq étapes :
📌 Le diagnostic de cancer repose toujours sur une analyse anatomopathologique, généralement obtenue par biopsie, qui permet le diagnostic formel, la caractérisation et l’orientation pronostique et thérapeutique.
📌 La concertation multidisciplinaire est toujours requise et associe plusieurs disciplines médicales ainsi que des professionnels paramédicaux ; la décision finale de traitement est prise en consultation avec le patient.
Les grandes catégories de traitement sont : la chirurgie, la radiothérapie, les médicaments anticancéreux, dont la chimiothérapie, les thérapies ciblées, l’hormonothérapie, l’immunothérapie
L’hormonothérapie anticancéreuse agit soit en empêchant la production d’hormones par l’organisme, soit en bloquant les récepteurs des cellules cancéreuses pour empêcher la fixation hormonale.
Compléments
L’incidence des cancers en France a doublé depuis 1990.
Le dépistage du cancer du sein proposé aux femmes de 50 à 69 ans repose sur une mammographie tous les deux ans.
Le dépistage du cancer du col de l’utérus proposé de 25 à 65 ans repose sur un suivi gynécologique avec frottis tous les trois ans.
Le dépistage du cancer du côlon proposé de 50 à 74 ans repose sur la recherche de sang occulte dans les selles tous les deux ans, avec éventuellement une coloscopie.
Le dépistage du cancer de la prostate proposé de 50 à 70 ans repose sur le dosage du PSA et est controversé.
La cytologie étudie les cellules isolées, contrairement à l’histologie, qui étudie la morphologie des tissus biologiques.
La cytologie est insuffisante pour le diagnostic initial d’un cancer sauf en hématologie, mais elle peut contribuer au diagnostic d’une métastase et au suivi, par exemple par cytologie urinaire.
La stadification est un élément décisionnel majeur qui permet d’utiliser un langage commun et de comparer les résultats, selon un système spécifique à chaque cancer.
Diagnostic → stadification → concertation → traitement → suivi.
★ À maîtriser
📌 Une anomalie génétique constitutionnelle est présente dans toutes les cellules et peut être héritée d’un parent ou résulter d’une néomutation dans un gamète ou lors des premières divisions cellulaires, tandis qu’une anomalie somatique ne concerne que certains tissus et n’est pas transmissible à la descendance.
Les cancers sont liés à l’accumulation de mutations génétiques ou de modifications épigénétiques qui procurent un avantage sélectif en augmentant la survie ou en réduisant la différenciation cellulaire.
Les trois familles de gènes sont :
L’activation d’un proto-oncogène est dominante et peut transformer la cellule lorsqu’un seul des deux allèles est muté.
📌 L’inactivation d’un seul allèle d’un gène suppresseur de tumeur ne suffit pas à la transformation cellulaire ; l’inactivation des deux allèles est nécessaire.
📌 Le test du cas index nécessite de cribler l’ensemble du ou des gènes impliqués, prend du temps et rend un résultat négatif de signification limitée, tandis que le test d’un apparenté après identification d’une mutation est ciblé, donne des résultats en quelques semaines et possède un résultat négatif de signification claire.
Compléments
Les facteurs de risque cités comprennent : l’âge et les mitoses, le tabac, l’alimentation, la sédentarité, la grande taille, l’environnement, le stress, les radiations ionisantes, la vie reproductive et les facteurs endocriniens, les toxiques chimiques de l’air, de l’eau et de l’alimentation
Les infections sont associées à 16 à 25 % des cancers concernés ; environ deux tiers sont liés à des virus, un tiers à des bactéries et quelques-uns à des parasites.
Dans l’exemple de progression tumorale colorectale présenté, l’épithélium normal évolue vers l’hyperplasie, puis l’adénome et le carcinome, avant l’invasion et les métastases, avec notamment une perte d’APC, une activation de K-Ras, une perte de 18q/TSG, une perte de p53 et une hypométhylation de l’ADN.
📌 Un adénome est une tumeur bénigne, tandis qu’un carcinome est une tumeur maligne.
Les gènes suppresseurs de tumeurs cités dans la progression colorectale comprennent APC et p53, ainsi que TSG dans la région 18q ; APC et TSG sont également impliqués dans les cancers colorectaux.
Les gènes de maintien de l’intégrité du génome participent à la surveillance et à la réparation de l’ADN ; les gènes cités comprennent MSH2 et MSH6 pour la surveillance, ainsi que BRCA1, RAD50 et MLH1 pour les systèmes de réparation.
📌 L’altération des deux allèles des gènes de maintien de l’intégrité augmente la susceptibilité aux cancers par instabilité génétique et accumulation de mutations ; si les systèmes de réparation échouent, la cellule lésée meurt par apoptose.
La consultation de génétique vise à répondre aux questions sur l’histoire personnelle et familiale des cancers, à informer sur les risques tumoraux, à recommander une prise en charge adaptée et à préciser si le risque est élevé ou proche de celui de la population générale.
🔄 La première consultation comprend : la reconstitution de l’histoire personnelle et familiale, la recherche d’une prédisposition particulière, l’examen des recommandations de suivi, l’évaluation de l’indication d’un test moléculaire, le choix du cas index, l’information sur les limites et les enjeux des tests
Une anomalie constitutionnelle touche toutes les cellules ; une anomalie somatique reste limitée à certains tissus.
★ À maîtriser
Les cancers du sein et de l’ovaire sont des cancers associés aux prédispositions BRCA ; les risques rapportés comprennent jusqu’à 80 % pour le cancer du sein et 20 à 40 % pour le cancer de l’ovaire.
Le score d’indication d’une consultation génétique pour un cas index attribue 4 points à un cancer du sein avant 30 ans ou chez un homme, 3 points à un cancer du sein entre 30 et 39 ans ou à un cancer de l’ovaire, 2 points à un cancer du sein entre 40 et 49 ans et 1 point à un cancer du sein entre 50 et 70 ans ; les points des cas situés dans la même branche parentale s’additionnent. - ASCO
📌 Un score d’au moins 5 indique une excellente indication de consultation génétique, un score de 3 ou 4 une indication possible et un score de 1 ou 2 une utilité médicale faible.
Compléments
Les autres cancers associés cités sont :
La surveillance des femmes porteuses de BRCA citée comprend l’examen clinique des seins deux à trois fois par an dès 25 ans, une échographie une à deux fois par an entre 25 et 30 ans, une IRM annuelle dès 25 ans et une mammographie annuelle dès 30 ans ou cinq à dix ans avant le diagnostic le plus précoce de la famille.
La surveillance ovarienne citée chez les femmes porteuses de BRCA comprend une échographie endovaginale avec Doppler couleur une à deux fois par an dès 35 ans et un dosage du CA 125 une à deux fois par an dès 40 ans.
Le CA 125 est un antigène produit principalement par les cellules cancéreuses de l’ovaire.
Les arguments présentés pour et contre la mastectomie prophylactique comprennent :
📌 L’ovariectomie prophylactique est présentée à partir de 35 ans si le projet parental est accompli, ou à partir de 40 ans pour BRCA1 et de 50 ans pour BRCA2.
Types de transport membranaire
| Transport | Direction | Protéine | Énergie |
|---|---|---|---|
| Diffusion simple | Selon le gradient | Non | Aucune dépense d’ATP |
| Diffusion facilitée | Selon le gradient | Canal ou transporteur | Aucune dépense d’ATP |
| Transport actif primaire | Contre le gradient | Pompe ATPase | ATP directement |
| Transport actif secondaire | Contre le gradient d’un soluté | Symport ou antiport | Gradient ionique |
Teste tes connaissances sur Cellules souches et cancérologie avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Une cellule réalise la glycolyse à partir d’une molécule de glucose. Après la phase d’investissement et le clivage, quel bilan correspond à la phase de récolte ?
2. Une cellule contient des organites baignant dans un liquide intracellulaire. Quel terme désigne l’ensemble de ce liquide et des organites ?
Mémorisez les concepts clés de Cellules souches et cancérologie avec 10 flashcards interactives.
Quelle est la plus petite unité structurale et fonctionnelle du vivant ?
La cellule.
Quelle différence distingue le cytosol du cytoplasme ?
Le cytosol est le liquide où baignent les organites, tandis que le cytoplasme comprend aussi les organites.
Où se déroule la glycolyse, et quel est son produit final ?
Dans le cytosol, elle produit du pyruvate.
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