📌 L’épiderme assure une barrière physique par les kératinocytes, une photoprotection par les mélanocytes et une immunoprotection par les cellules de Langerhans.
Le derme papillaire contient des fibroblastes impliqués dans la synthèse et le remodelage matriciels ainsi que dans la croissance et la différenciation des kératinocytes.
Le derme réticulaire contient une matrice extracellulaire qui assure les propriétés mécaniques, le soutien structural, l’adhérence et la régulation cellulaire.
L’hypoderme contribue aux propriétés mécaniques et thermiques, et ses adipocytes stockent les lipides.
★ À maîtriser
📌 La détersion élimine les débris nécrotiques et les souillures, le bourgeonnement forme un tissu conjonctif de comblement et l’épidermisation peut être spontanée ou réalisée par greffe.
Pendant le remodelage, le tissu de granulation disparaît, une partie de la matrice extracellulaire est digérée, la cellularité diminue par apoptose, le collagène III est remplacé par du collagène I et les faisceaux collagéniques se remodèlent.
Le remodelage peut durer jusqu’à deux ans et augmente la résistance à la tension de la cicatrice.
La résistance de la cicatrice atteint environ 40 % à un mois et 80 % à un an.
Compléments
Collagène III remplacé par le I, puis la résistance augmente.
★ À maîtriser
La protection solaire est nécessaire pendant toute la phase de remodelage, tant que la cicatrice est rouge, car une exposition peut entraîner une hyperpigmentation parfois définitive, plus marquée sur les phototypes foncés.
Une cicatrice idéale est plane, fine, de couleur normale, souple et indolore, mais une restitution ad integrum n’existe pas sauf chez le fœtus et pendant la première année.
La cicatrisation définitive prend 12 à 24 mois, mais le processus reste modifiable par des traitements.
Compléments
★ À maîtriser
La cicatrice hypertrophique apparaît précocement, vers un mois, et régresse spontanément en 12 à 18 mois.
La chéloïde apparaît avec retard, généralement trois à six mois après le traumatisme, et ne montre aucune tendance à l’amélioration après 18 mois d’évolution.
Compléments
Hypertrophique : reste dans l’incision ; chéloïde : la déborde.
★ À maîtriser
📌 Les cicatrices atrophiques sont en creux, comme celles de l’acné, et résultent d’un déséquilibre entre la synthèse et la dégradation du collagène.
Compléments
📌 Chez un sujet à risque, des feuilles de silicone sont utilisées pendant au moins trois mois et des vêtements compressifs sont portés 22 heures sur 24, jusqu’à deux ans.
★ À maîtriser
📌 Les cicatrices hypertrophiques peuvent être traitées par compression, plaques de silicone, hydrocolloïdes ou silicone liquide, portés 24 heures sur 24 pendant plusieurs mois, ainsi que par corticoïdes retard intralésionnels ou lasers.
Compléments
Les pansements anti-cicatrices comprennent les hydrocolloïdes et les plaques de silicone, qui peuvent être associés au port de vêtements compressifs.
L’accompagnement dermo-cosmétique hydrate, assainit avec des produits lavants adaptés et des crèmes au zinc ou au cuivre, limite l’inflammation et l’hyperpigmentation, et protège la peau du soleil.
Le laser vasculaire agit sur la couleur et l’inflammation locale, tandis que le massage ou le pétrissage par automassage, kinésithérapie ou LPG vise des bénéfices fonctionnels, de confort et esthétiques.
★ À maîtriser
📌 La radiodermite aiguë progresse de l’érythème au grade 1, à l’érythème avec œdème au grade 2, puis à l’érythème exsudatif au grade 3, qui entraîne un arrêt temporaire du traitement ; la radionécrose de grade 4 est rare et associée aux accidents de surdosage.
La radiodermite chronique résulte d’une déplétion tardive et progressive des cellules à faible renouvellement, entraînant amincissement épidermique, hyperproduction de TGF β et fibrose dermique ; elle apparaît après un délai variable de plusieurs mois à plusieurs années, s’aggrave avec le temps et n’est pas liée à l’intensité de la radiodermite aiguë.
Les aspects de la radiodermite chronique comprennent :
Les radiodermites chroniques comportent un risque de carcinome radio-induit.
Compléments
Aiguë : érythème et œdème ; chronique : atrophie et fibrose tardives.
★ À maîtriser
La prévention repose sur :
Les traitements de la radiodermite chronique peuvent comprendre :
📌 Le traitement des chéloïdes associe des options médicales telles que la pressothérapie, les vêtements compressifs, le silicone et les corticoïdes intralésionnels, ces derniers étant administrés toutes les quatre à six semaines à une dose de Kenacort de 10 à 40 mg/ml ; les risques comprennent télangiectasies, atrophie, dépression, hypochromie et une récidive de 10 à 50 %.
📌 L’exérèse chirurgicale simple d’une chéloïde récidive dans 45 à 100 % des cas ; la chirurgie doit rester strictement intracicatricielle et n’est jamais isolée, mais associée aux corticoïdes ou à la pressothérapie.
Compléments
Cicatrice hypertrophique et chéloïde
| Critère | Hypertrophique | Chéloïde |
|---|---|---|
| Limites | Reste dans l’incision initiale | Déborde les limites initiales |
| Apparition | Précoce, vers un mois | Retardée, trois à six mois |
| Évolution | Régression spontanée en 12 à 18 mois | Aucune tendance à l’amélioration après 18 mois |
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