QCM : Circuit du médicament et vigilance — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les quatre étapes successives du circuit du médicament ?

Prescription médicale, dispensation pharmaceutique, préparation infirmière et administration au patient
Dispensation médicale, prescription pharmaceutique, administration infirmière et préparation du patient
Préparation médicale, administration pharmaceutique, prescription infirmière et dispensation au patient
Prescription infirmière, préparation pharmaceutique, dispensation médicale et surveillance du patient

Prescription médicale, dispensation pharmaceutique, préparation infirmière et administration au patient

Explication

Le circuit suit cet enchaînement : le médecin prescrit, le pharmacien dispense, l’infirmier prépare, puis administre le médicament. Les autres propositions inversent les rôles professionnels ou l’ordre des étapes.

2. Quelle exigence caractérise une prescription médicamenteuse conforme ?

Elle est claire, lisible, nominative et établie sur une ordonnance conforme
Elle est rédigée de façon générale pour permettre son utilisation par plusieurs patients
Elle est préparée par le pharmacien puis validée verbalement par le médecin
Elle est transmise oralement, rapidement et adaptée par l’infirmier au besoin

Elle est claire, lisible, nominative et établie sur une ordonnance conforme

Explication

La prescription est une étape médico-légale obligatoire qui doit aboutir à une ordonnance conforme, claire, lisible et nominative. Une simple consigne orale ne remplace pas cette obligation réglementaire.

3. Lors de l’administration au lit du patient, quelle responsabilité incombe à l’infirmier ?

Contrôler la fabrication industrielle du médicament et organiser sa livraison
Intercepter une anomalie de prescription avant la dispensation par le pharmacien
Effectuer la vérification finale de sécurité et assurer la traçabilité du soin
Choisir le traitement prescrit et rédiger l’ordonnance nominative du patient

Effectuer la vérification finale de sécurité et assurer la traçabilité du soin

Explication

Au moment de l’administration, l’infirmier réalise la dernière vérification de sécurité et trace le soin effectué. La prescription et la dispensation relèvent respectivement du médecin et du pharmacien.

4. Comment définir une erreur médicamenteuse ?

Un événement évitable et non intentionnel lié à un dysfonctionnement de la prise en charge thérapeutique
Une réaction indésirable inévitable provoquée par les propriétés normales d’un médicament
Une transgression volontaire d’une règle visant à modifier le traitement prescrit au patient
Une complication attendue apparaissant malgré une organisation conforme du traitement

Un événement évitable et non intentionnel lié à un dysfonctionnement de la prise en charge thérapeutique

Explication

L’erreur médicamenteuse est un événement iatrogène évitable résultant d’un dysfonctionnement non intentionnel de l’organisation thérapeutique. Une faute volontaire ne correspond donc pas à cette définition.

5. Quel ordre de grandeur des décès évitables annuels en France est attribué aux erreurs médicamenteuses ?

Entre 1 000 et 3 000 décès par an
Entre 100 000 et 300 000 décès par an
Entre 100 et 300 décès par an
Entre 10 000 et 30 000 décès par an

Entre 10 000 et 30 000 décès par an

Explication

Les erreurs médicamenteuses sont associées en France à environ 10 000 à 30 000 décès évitables chaque année. Les autres fourchettes sous-estiment ou surestiment fortement cet ordre de grandeur.

6. Un patient reçoit une mauvaise dose de médicament : quelle caractéristique et quelle action correspondent à cette situation ?

Il s’agit d’une erreur avérée et le médecin doit être prévenu en priorité
Il s’agit d’une erreur latente et aucune transmission clinique n’est nécessaire
Il s’agit d’une erreur potentielle et le pharmacien peut attendre la prochaine tournée
Il s’agit d’une réaction indésirable et la situation relève d’une simple surveillance

Il s’agit d’une erreur avérée et le médecin doit être prévenu en priorité

Explication

Une mauvaise dose administrée au patient constitue une erreur avérée, car l’événement a atteint le patient, et le médecin doit être alerté en priorité. Une erreur potentielle est au contraire interceptée avant l’administration.

7. Qu’est-ce qui caractérise une erreur potentielle dans le circuit du médicament ?

Une anomalie est interceptée et corrigée avant l’administration au patient
Un danger organisationnel est observé sans qu’une anomalie de prise en charge survienne
Une réaction toxique apparaît après une administration conforme aux règles de sécurité
Un médicament erroné est administré puis découvert lors de la surveillance clinique

Une anomalie est interceptée et corrigée avant l’administration au patient

Explication

L’erreur potentielle est arrêtée avant d’atteindre le patient grâce à l’intervention d’un professionnel. Une erreur administrée au patient est qualifiée d’avérée, tandis qu’un danger organisationnel relève de l’erreur latente.

8. Quel élément fait partie des facteurs humains et organisationnels favorisant les erreurs médicamenteuses ?

L’application des protocoles, la concentration et la vérification croisée
Les interruptions de tâches, la fatigue et les défauts de communication
La traçabilité du soin, la prescription conforme et l’identification du patient
La planification des pauses, le calme et la clarification des responsabilités

Les interruptions de tâches, la fatigue et les défauts de communication

Explication

Les interruptions, la surcharge, la fatigue, l’inexpérience, les défauts de communication et le non-respect des protocoles augmentent le risque d’erreur. L’application des protocoles et la vérification contribuent au contraire à sécuriser la pratique.

9. Comment définir une interruption de tâche dans les soins ?

Une pause planifiée permettant au professionnel de récupérer avant de poursuivre son activité
Une transmission programmée entre deux professionnels au moment prévu par le protocole
Une rupture imprévue d’une activité de soin provoquée par une sollicitation externe
Une modification volontaire de l’ordre des étapes décidée avant le début de la préparation

Une rupture imprévue d’une activité de soin provoquée par une sollicitation externe

Explication

Une interruption de tâche correspond à une rupture imprévue due à un tiers, un appel ou une sollicitation externe. Une pause planifiée est organisée à l’avance et ne relève donc pas de cette définition.

10. Quel effet une interruption de tâche a-t-elle sur le risque d’erreur médicamenteuse ?

Elle transforme automatiquement toute anomalie en erreur avérée
Elle laisse le risque d’erreur inchangé
Elle multiplie le risque d’erreur par deux
Elle réduit le risque d’erreur de moitié

Elle multiplie le risque d’erreur par deux

Explication

Une interruption de tâche double le risque d’erreur médicamenteuse. Elle n’entraîne toutefois pas automatiquement une erreur avérée, car une anomalie peut encore être interceptée avant l’administration.

11. Quelle méthode relève de l’identitovigilance active avant l’administration d’un médicament ?

Demander au patient de décliner son prénom, son nom et sa date de naissance
Comparer l’apparence du patient avec la photographie de son dossier
Demander au patient s’il est bien la personne mentionnée sur le dossier
Demander à un proche de confirmer l’identité du patient conscient

Demander au patient de décliner son prénom, son nom et sa date de naissance

Explication

L’identitovigilance active consiste à faire décliner directement au patient ses informations personnelles. Lui demander de confirmer une identité présumée favorise une réponse automatique et ne constitue pas la méthode attendue.

12. À quels moments le médicament doit-il être contrôlé avant et pendant son administration ?

Au moment de la commande, avant le transport, puis après la distribution
Au début du poste, après la préparation, puis à la fin du poste
Lors de la prescription, pendant le stockage, puis après la surveillance
Lors de la collecte, pendant la préparation, puis au lit du patient

Lors de la collecte, pendant la préparation, puis au lit du patient

Explication

Le contrôle est réalisé lors de la collecte dans l’armoire, pendant la préparation et au moment de l’administration au lit du patient. Les autres séquences ne correspondent pas aux trois vérifications prévues.

13. Chez un patient inconscient ou confus, quelle conduite permet de sécuriser son identification avant l’administration ?

Vérifier le bracelet, consulter la famille ou des collègues et rechercher les allergies connues
Administrer le traitement prescrit puis confirmer l’identité avec la famille
Se fier à la chambre attribuée et comparer la photographie du dossier
Demander au patient de répéter son nom après plusieurs sollicitations verbales

Vérifier le bracelet, consulter la famille ou des collègues et rechercher les allergies connues

Explication

Un patient inconscient ou confus ne peut pas décliner de manière fiable son identité ; il faut donc recouper le bracelet, l’entourage ou les collègues, ainsi que les allergies connues. La chambre ou une vérification après administration ne suffit pas à sécuriser le soin.

14. Quelle équivalence de masse est correcte pour convertir une dose exprimée en milligrammes ?

1ng=1000μg1\,ng = 1000\,\mu g
1mg=100g1\,mg = 100\,g
1μg=1000mg1\,\mu g = 1000\,mg
1g=1000mg1\,g = 1000\,mg

$$1\,g = 1000\,mg$$

Explication

Un gramme correspond à 1000 milligrammes, ce qui permet de convertir correctement ces deux unités de masse. Les autres propositions inversent les rapports entre unités ou changent l’ordre de grandeur.

15. Pour une solution aqueuse standard, combien de gouttes correspondent à 5mL5\,mL ?

200 gouttes
25 gouttes
100 gouttes
50 gouttes

100 gouttes

Explication

La relation standard est 1mL=20gtt1\,mL = 20\,gtt ; ainsi, 5mL×20gtt/mL=100gtt5\,mL \times 20\,gtt/mL = 100\,gtt. La valeur de 50 gouttes correspondrait à une conversion de 10 gouttes par millilitre, qui n’est pas celle indiquée.

16. Que contient une ampoule de 10mL10\,mL de KCl à 10%10\% ?

100 g de potassium pur
0,1 g de potassium pur
1 g de potassium pur
10 g de potassium pur

1 g de potassium pur

Explication

Un pourcentage exprime ici une masse pour 100 mL : 10g×10mL/100mL=1g10\,g \times 10\,mL / 100\,mL = 1\,g. La valeur de 10 g correspondrait à 100 mL de solution à 10 %, et non à une ampoule de 10 mL.

17. Quelle précaution est indispensable avant l’administration intraveineuse de KCl hypertonique ?

Le diluer dans une poche de perfusion et l’administrer lentement
Le donner par voie orale afin d’éviter toute dilution intraveineuse
L’injecter directement en bolus pour réduire la durée du traitement
Le mélanger à une solution concentrée et l’administrer rapidement

Le diluer dans une poche de perfusion et l’administrer lentement

Explication

Le KCl hypertonique doit être dilué dans une poche puis administré lentement, car l’injection intraveineuse directe peut provoquer un arrêt cardiaque immédiat et irréversible. Une injection directe ou rapide augmente précisément le risque décrit.

18. Quelle vérification doit être réalisée avant l’administration d’un médicament par un cathéter ?

Mesurer la tension artérielle, le poids du patient et la vitesse de renouvellement de la poche
Vérifier sa perméabilité, l’absence de reflux et l’absence de signes inflammatoires ou de phlébite
Contrôler la couleur de la solution, la température de la poche et la durée de prescription
Comparer le débit prescrit, la marque du cathéter et la date de sortie du matériel

Vérifier sa perméabilité, l’absence de reflux et l’absence de signes inflammatoires ou de phlébite

Explication

La sécurité du cathéter repose sur la vérification de sa perméabilité, de l’absence de reflux et de l’absence d’inflammation ou de phlébite. Les autres paramètres peuvent être utiles dans certains soins, mais ne remplacent pas ce contrôle du dispositif.

19. Quelles informations doivent figurer dans la traçabilité immédiatement après l’administration ?

L’identité nominative du soignant, l’administration réalisée et l’efficacité ou les effets indésirables
Le nom du service, l’heure de relève et la température du local de préparation
Le numéro de chambre, la dose prévue et l’identité du prochain soignant
La prescription originale, le nom du fabricant et la date de commande du médicament

L’identité nominative du soignant, l’administration réalisée et l’efficacité ou les effets indésirables

Explication

La traçabilité doit être saisie immédiatement après le soin, avec l’identification nominative du soignant et les éléments observés sur l’efficacité ou les effets indésirables. Une saisie différée ou dépourvue d’identification ne répond pas à cette exigence.

20. Quel est le statut de l’arrêté du 6 avril 2011 dans le cadre juridique du management de la qualité ?

Une recommandation dépourvue de portée normative
Une information destinée aux seuls professionnels médicaux
Une procédure interne propre à chaque établissement
Un texte de référence obligatoire

Un texte de référence obligatoire

Explication

L’arrêté du 6 avril 2011 constitue un texte de référence majeur et obligatoire pour le management de la qualité. Le considérer comme une simple recommandation sous-estime sa portée juridique.

21. Quel objectif caractérise principalement la pharmacovigilance après la mise sur le marché d’un médicament ?

Organiser la prescription des traitements dans les établissements
Déterminer la posologie initiale avant toute commercialisation
Surveiller, évaluer et prévenir les effets indésirables suspectés
Contrôler la conformité commerciale des médicaments distribués

Surveiller, évaluer et prévenir les effets indésirables suspectés

Explication

La pharmacovigilance porte sur la surveillance, l’évaluation et la prévention des effets indésirables suspectés après la mise sur le marché. La détermination de la posologie initiale relève du développement et de l’évaluation préalable du médicament.

22. Dans quel but un établissement doit-il établir des procédures écrites et validées concernant le circuit du médicament ?

Pour déléguer la validation des traitements à chaque professionnel présent
Pour limiter les procédures aux seules étapes de préparation et d’administration
Pour remplacer les contrôles liés aux incidents par une organisation standardisée
Pour encadrer la prescription, la dispensation, le stockage, la préparation et l’administration

Pour encadrer la prescription, la dispensation, le stockage, la préparation et l’administration

Explication

Les procédures écrites et validées doivent couvrir l’ensemble des étapes citées du circuit du médicament. Elles ne se limitent pas à la préparation et à l’administration, et ne remplacent pas l’analyse des incidents.

23. Après un incident, quelle démarche correspond au rôle d’un CREX ?

Comparer les pratiques entre services sans rechercher les facteurs ayant contribué à l’incident
Identifier le professionnel responsable, appliquer une sanction et clôturer le dossier
Recueillir le signalement, modifier la prescription et reprendre immédiatement les soins
Analyser les causes profondes, définir des mesures correctives et suivre leur mise en œuvre

Analyser les causes profondes, définir des mesures correctives et suivre leur mise en œuvre

Explication

Un CREX recherche les causes profondes, propose des mesures correctives adaptées et vérifie le suivi des actions pour prévenir la répétition de l’incident. Une démarche centrée sur la sanction ne correspond pas à cet objectif d’amélioration.

24. Quelles informations doivent figurer dans une ordonnance conforme destinée à encadrer un traitement ?

L’identité du patient, le nom du médicament et la signature d’un professionnel infirmier
L’identité du médecin et du patient, la date, la posologie, le dosage, la voie et la durée
La date, le diagnostic, les antécédents, le régime alimentaire et la température du patient
Le nom du service, l’identité d’un témoin, l’heure d’administration et le motif d’hospitalisation

L’identité du médecin et du patient, la date, la posologie, le dosage, la voie et la durée

Explication

Une ordonnance conforme précise l’identification du médecin et du patient ainsi que la date, la posologie, le dosage, la voie d’administration et la durée du traitement. La signature infirmière ou des informations cliniques supplémentaires ne remplacent pas ces mentions requises.

25. Quelle condition rend une ordonnance nécessaire avant l’administration thérapeutique par un infirmier ?

Elle doit être validée oralement par un collègue infirmier présent
Elle doit être datée et signée par un médecin habilité
Elle doit être transmise par le pharmacien après préparation du traitement
Elle doit être approuvée par le patient au moment de l’administration

Elle doit être datée et signée par un médecin habilité

Explication

L’ordonnance est un document médico-légal qui doit être daté et signé par un médecin habilité avant l’administration thérapeutique. Une instruction infirmière ou l’accord du patient ne constitue pas une prescription médicale conforme.

26. Dans quelle situation une prescription orale, verbale ou téléphonique peut-elle être admise ?

Après accord téléphonique d’un proche connaissant les habitudes du patient
En cas d’urgence vitale absolue, avec régularisation écrite immédiate par le médecin
Lorsqu’un infirmier estime que le traitement demandé présente un faible risque
Quand le médecin est difficile à joindre mais qu’un traitement paraît utile

En cas d’urgence vitale absolue, avec régularisation écrite immédiate par le médecin

Explication

La prescription orale est interdite en règle générale, mais une exception existe en cas d’urgence vitale absolue, avec régularisation écrite immédiate par le médecin. La difficulté à joindre le médecin ou l’avis d’un proche ne suffit pas à créer cette exception.

27. Quelle conduite faut-il adopter face à une ordonnance illisible, incomplète ou douteuse ?

Administrer la dose la plus faible jusqu’à obtenir une précision ultérieure
Demander au patient de confirmer le médicament et poursuivre le traitement
Déduire la prescription à partir des traitements habituels du patient
Suspendre l’administration et contacter le médecin ou le pharmacien

Suspendre l’administration et contacter le médecin ou le pharmacien

Explication

Une ordonnance douteuse ne doit pas être interprétée : l’administration doit être suspendue et le médecin ou le pharmacien contacté. Les habitudes du patient ou son propre souvenir ne garantissent pas la sécurité de la prescription.

Révisez avec les flashcards

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Quelles sont les quatre étapes du circuit du médicament ?

Prescription, dispensation, préparation, administration.

Qu'impose la prescription médicale dans le circuit du médicament ?

Elle doit être médico-légale et produire une ordonnance conforme.

Qui réalise la dispensation dans le circuit du médicament ?

Le pharmacien.

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