Qu'est-ce qu'une erreur médicamenteuse ?
Une omission ou acte non intentionnel dans le processus de soins impliquant un médicament.
Comment définit-on l'iatrogénie médicamenteuse selon l'OMS ?
Une réponse néfaste non recherchée à un médicament aux doses utilisées chez l'homme.
Quel pourcentage des événements indésirables graves liés aux soins sont dus aux médicaments selon ENEIS ?
32,9 % des événements indésirables graves liés aux soins.
Quel pourcentage des événements indésirables graves médicamenteux sont évitables selon ENEIS ?
51,2 % sont considérés comme évitables.
Quel pourcentage des événements indésirables graves médicamenteux ont motivé une hospitalisation selon ENEIS ?
54,5 % ont motivé une hospitalisation.
Quelle est une origine majeure des erreurs médicamenteuses ?
L’interruption de tâche.
Quels patients sont particulièrement à risque d'erreurs médicamenteuses ?
Les résidents dépendants, polymédiqués, polypathologiques, avec perte d’autonomie, troubles de la déglutition, gastrostomie endoscopique percutanée ou sous médicaments à risque.
Pourquoi les erreurs médicamenteuses doivent-elles être déclarées et analysées ?
Pour éviter qu’une erreur non analysée ne se reproduise.
Qu'est-ce qu'un événement indésirable médicamenteux selon SFPC-2005 ?
Un dommage lié à la prise en charge médicamenteuse, qu’elle soit appropriée, inadaptée ou déficiente.
À quel domaine appartient l’effet indésirable d’un médicament ?
À la pharmacovigilance.
À quoi doit être adaptée la prescription chez un patient ?
À la physiopathologie du patient, notamment fonctions rénale et hépatique et troubles de la déglutition.
Quels aspects de la physiopathologie doivent être pris en compte dans la prescription ?
Les fonctions rénale et hépatique et les troubles de la déglutition.
Comment doit être réalisée la prescription pour assurer sa validité ?
Elle doit être informatisée ou sur support unique, lisible, daté et signé.
Quelles pratiques sont interdites lors de la prescription médicamenteuse ?
La prescription orale et la retranscription sont interdites.
Quelles sont les étapes de la conciliation médicamenteuse ?
Recueillir infos de trois sources, établir bilan, valider par pharmacien, partager avec professionnels.
Qui valide le bilan médicamenteux dans la conciliation médicamenteuse ?
Le pharmacien valide le bilan médicamenteux.
Quel est l'objectif principal de la dispensation des médicaments ?
Délivrer au bon patient le bon médicament sous forme adaptée.
Quelles étapes comprend la dispensation pharmaceutique ?
Analyse pharmaceutique, interventions, préparation des doses, délivrance avec conseils.
Où doivent être stockés les médicaments ?
Dans une zone réservée, fermée à clé, avec séparation des stocks.
Quels éléments comprend l'administration d'un médicament ?
La prise en compte de la prescription, vérification des concordances, administration par un professionnel, traçabilité et surveillance du patient.
Que faut-il vérifier avant l'administration d'un médicament ?
L'identité du patient, allergies, nom et date de péremption, prescription, dosage et voie d'administration.
Où doit être réalisée la préparation des médicaments ?
Dans une zone dédiée où les interruptions sont évitées.
Comment doivent être identifiés les piluliers lors de la préparation ?
Par le nom, prénom et date de naissance du patient.
Que doit contenir la traçabilité de l'administration ?
L'administration et la non-administration argumentée dans le dossier patient.
Pourquoi ne faut-il pas écraser les formes à libération prolongée ?
L'écrasement provoque une libération massive, effets indésirables puis inefficacité.
Qu'impose la préparation des médicaments injectables ?
Une zone identifiée, étiquetage et vérification des incompatibilités entre principes actifs.
Quelles sont les quatre grandes classes de médicaments à risque ?
Le chlorure de potassium injectable, les insulines et analogues, les anticoagulants et les opioïdes.
Que sont les never events en matière médicamenteuse ?
Des incidents graves liés à des erreurs médicamenteuses évitables qui ne devraient jamais arriver.
Quelle est la règle d'administration du chlorure de potassium injectable ?
Il ne doit jamais être administré en bolus et doit être dilué dans du chlorure de sodium à 0,9 % avec une concentration maximale de 4 g/L.
Pourquoi les erreurs d’administration d’insuline sont-elles des never events ?
Parce qu'elles sont des erreurs médicamenteuses graves évitables.
En quelles unités sont dosées les insulines ?
En unités internationales par millilitre.
Quelles sont les concentrations courantes des insulines en UI/mL ?
100, 200 ou 300 UI/mL.
Que doit-on faire des médicaments personnels du patient hospitalisé ?
Ils ne doivent pas rester à disposition, sauf dérogation, et être rendus à la famille ou stockés en salle de soins.
Quel pourcentage des sujets âgés est concerné par l’inobservance médicamenteuse ?
40 à 60 % des sujets âgés.
Quelle proportion des sujets âgés pratique l’automédication ?
Environ un tiers des sujets âgés.
Quelles sont les responsabilités de l’infirmier vis-à-vis du patient et du médecin traitant ?
Assurer l’interface, participer à l’éducation thérapeutique, surveiller l’observance, signaler les effets indésirables.
Quelles insulines ultra-rapides sont administrées au moment du repas ?
L’insuline asparte, glulisine et lispro.
Quelle est la durée d’action des insulines ultra-rapides ?
Environ 3 heures.
Comment doit-on remettre en suspension les insulines intermédiaires et mélanges ?
Par une dizaine de rotations lentes et alternatives du stylo.
Les insulines ultra-rapides nécessitent-elles une remise en suspension ?
Non, elles n’en nécessitent pas.
Quand et comment sont administrées les insulines lentes ?
Indépendamment des repas, généralement une fois par jour à heure fixe.
Quelle est la durée d’action des insulines lentes selon la spécialité ?
De 24 à 42 heures environ.
Que comprend la règle des 5B en administration d’insuline ?
Le bon patient, médicament, dose, voie et moment.
Quelles sont les classes médicamenteuses les plus impliquées dans les erreurs médicamenteuses ?
Les médicaments cardiovasculaires et les psychotropes.
Quel pourcentage des erreurs médicamenteuses impliquent les médicaments cardiovasculaires ?
30 % des erreurs médicamenteuses.
Quel pourcentage des erreurs médicamenteuses impliquent les psychotropes ?
30 % des erreurs médicamenteuses.
À quelle fréquence les traitements des résidents doivent-ils être réévalués ?
Au minimum tous les 6 mois et lors de l’entrée ou d’un événement indésirable.
Comment doivent être conservés les stupéfiants ?
Dans un tiroir sécurisé dont la clé n’est pas accessible.
Quelle vérification est obligatoire pour les médicaments réfrigérés ?
La température doit être vérifiée et tracée quotidiennement.
Quels contenants sont utilisés pour le transport des médicaments ?
Des contenants identifiés et fermés avec sachets opaques nominatifs.
Quelles conditions doivent être respectées lors du transport des médicaments ?
Respect des conditions de conservation et traçabilité de la réception.
Pourquoi est-il interdit de déblistériser ou couper les médicaments avant administration ?
Parce que cela empêche leur identification.
Combien de grammes de chlorure de potassium contient une ampoule de 10 mL à 20 % ?
2 grammes.
Comment doivent être préparées les solutions buvables multidoses ?
Elles doivent être préparées extemporanément et datées à l’ouverture.
Comment administrer les solutions buvables multidoses ?
Avec une pipette lavée après usage et versées dans un gobelet identifié au patient.
Combien de temps une insuline entamée se conserve-t-elle à température ambiante ?
30 jours.
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1. Quelle situation correspond à une erreur médicamenteuse ?
2. Quelle définition décrit le mieux l’iatrogénie médicamenteuse ?
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