Quelle définition de la comorbidité l’OMS donne-t-elle en 1995 ?
La cooccurrence, chez une personne, d’un trouble lié à une substance psychoactive et d’un autre trouble psychiatrique, sans lien causal présumé.
Quel ouvrage de M Casas présente la pathologie duelle en 2014 ?
*Addictions et comorbidités*.
Selon M Casas, quels troubles la pathologie duelle associe-t-elle chez un patient ?
Un ou plusieurs troubles psychiatriques et une ou plusieurs addictions.
Selon M Casas, quel effet les processus synergiques ont-ils sur les symptômes ?
Ils les modifient.
Selon M Casas, quel effet les processus synergiques ont-ils sur les traitements ?
Ils diminuent leur efficience.
Selon M Casas, quel effet les processus synergiques ont-ils sur l’évolution ?
Ils l’aggravent ou la chronicisent.
Quelle proportion des personnes ayant un trouble mental présente une pathologie addictive hors tabac ?
Environ un tiers.
Quelle proportion des personnes ayant une pathologie addictive présente aussi une pathologie psychiatrique ?
Près de la moitié.
Quelle proportion des personnes dépressives présente un trouble de l’usage ?
30 %.
De combien le risque suicidaire augmente-t-il en cas de trouble de l’usage d’alcool ?
Il est huit fois plus élevé.
Dans la schizophrénie, quelle proportion présente un trouble lié à l’usage de substance, tabac inclus ?
Jusqu’à 70 %.
Quels mécanismes peuvent relier addiction et trouble mental ?
L’automédication, les symptômes induits ou prolongés par la substance et une vulnérabilité partagée.
Quelles interactions le modèle biopsychosocial décrit-il dans les conduites addictives ?
Celles entre le produit, l’individu et l’environnement.
Comment l’association entre addiction et trouble psychiatrique complique-t-elle la prise en charge ?
Les addictions débutent tôt et modifient l’expression de la maladie mentale ainsi que le rapport aux soins.
Quelles conséquences cliniques la pathologie duelle entraîne-t-elle ?
Elle est associée à un retard de dépistage, davantage de rechutes et d’hospitalisations, et une moindre efficacité des traitements.
Quels éléments recherche le repérage d’une pathologie duelle ?
Les antécédents psychiatriques familiaux, les consommations précoces, l’autosoulagement, l’apparition rapide des troubles, les polyconsommations, les fluctuations d’accès aux soins et une addiction résistante avant 30 ans.
De combien le tabagisme est-il plus fréquent chez les personnes souffrant d’un trouble mental ?
Deux à quatre fois plus fréquent que dans la population générale.
Quelle proportion de patients schizophrènes fume ?
70 à 80 %.
Quel effet la fumée de tabac exerce-t-elle sur CYP1A2 et les taux sériques de certains médicaments ?
Elle induit CYP1A2 et diminue les taux sériques de certains médicaments.
Dans quelle proportion le cannabis peut-il induire des symptômes psychotiques ?
Dans 15 % des cas.
Quel risque de troubles psychotiques la dépendance au cannabis est-elle associée à présenter ?
Un risque deux fois plus élevé dans les études longitudinales citées.
Quelles recommandations Bellack et al. (2006) formulent-ils pour les comorbidités et les proches ?
Ils recommandent un dépistage routinier, l’intégration des traitements psychiatriques et addictologiques, la prise en compte de la motivation fluctuante et l’implication des proches.
Quelle approche Bellack et al. (2006) privilégient-ils au début du traitement ?
La réduction des risques plutôt que l’abstinence.
Comment le traitement séquentiel des troubles comorbides s’organise-t-il ?
Un trouble est traité, puis le patient est adressé à un autre service pour le trouble comorbide.
Comment le traitement parallèle et coordonné des troubles comorbides s’organise-t-il ?
Les deux troubles sont traités simultanément, avec coopération et continuité entre intervenants.
À quoi les soins intégrés ne se réduisent-ils pas ?
À l’addition de deux interventions ciblées simultanées.
Quelles spécialités la notion de pathologie duelle intègre-t-elle ?
La psychiatrie et l’addictologie.
Quels types de troubles psychiatriques sont compris dans la pathologie duelle ?
Les troubles de la personnalité, de l’humeur, anxieux et psychotiques, ainsi que le TDAH.
Quel est le taux de pathologie duelle en soins addictologiques par rapport à la population générale ?
Il est sept fois plus élevé.
Quelle proportion des patients en soins psychiatriques présenterait une pathologie duelle ?
Plus d’un tiers.
Quelle proportion des personnes ayant un trouble bipolaire présente un trouble de l’usage d’alcool ?
40 %.
Pourquoi certains patients utilisent-ils l’alcool, le cannabis ou la cocaïne ?
Pour parler en public ou éviter l’angoisse, dormir ou reproduire une phase maniaque.
Quel effet psychique le cannabis peut-il provoquer ?
Des symptômes psychotiques.
Quelle variation génétique accroît la vulnérabilité aux effets psychotiques du cannabis ?
Une variation du gène de l’enzyme COMT, impliquée dans le métabolisme de la dopamine.
Quels facteurs liés au produit sont associés aux conduites addictives ?
La dépendance, les complications sanitaires, psychologiques et sociales, ainsi que son statut social.
Quels facteurs individuels le modèle biopsychosocial prend-il en compte ?
Les vulnérabilités ou résistances génétiques, biologiques, psychologiques et psychiatriques.
Quelle étude de Swendsen et al. date de 2010 ?
« 10 years follow up of the national comorbidity survey ».
Quels risques sociaux et sanitaires sont associés à la pathologie duelle ?
Elle est associée à davantage de suicides, de pathologies somatiques, de violence, d’incarcération, d’exclusion et de marginalisation, ainsi qu’à une espérance de vie diminuée.
Sur quels moyens peut s’appuyer l’évaluation d’une comorbidité ?
Sur l’entourage, l’hospitalisation, des échelles d’évaluation et un suivi dans le temps.
Combien d’items comporte le Dual Diagnosis Screening Interview ?
63 items.
À quoi sert le Dual Diagnosis Screening Interview chez les consommateurs de substances ?
À repérer des diagnostics psychiatriques comorbides fréquents.
Quel est le statut de la validation française du Dual Diagnosis Screening Interview ?
Sa validation en français est en cours.
Comment évoluent l’initiation, la consommation, la dépendance et l’arrêt du tabac en cas de comorbidité psychiatrique ?
L’initiation est plus précoce, la consommation et la dépendance plus importantes, et l’arrêt plus difficile.
Quelle baisse maximale des taux d’olanzapine le tabac peut-il entraîner ?
Jusqu’à 50 %.
De combien la consommation de cannabis avance-t-elle la survenue des troubles schizophréniques ?
De 2,5 ans.
Quelles approches addictologiques et psychiatriques les soins intégrés peuvent-ils réunir ?
Des approches addictologiques et psychiatriques multidisciplinaires.
À six mois, quel taux d’arrêt du tabac atteint la prise en charge « sur-mesure » ?
14 %.
Quels obstacles cognitifs et sociaux peuvent gêner l’entretien motivationnel chez les personnes schizophrènes avec addiction ?
Les déficits cognitifs, l’apragmatisme, les difficultés attentionnelles et de planification, ainsi que les limitations des habiletés sociales.
Teste tes connaissances avec un QCM de 18 questions sur Comorbidités psychiatriques des addictions.
1. Pour clarifier une comorbidité psychiatrique et addictive lorsque les symptômes évoluent, quelle démarche peut compléter l’évaluation clinique ?
2. Dans la comparaison à six mois des prises en charge du tabagisme, quelle différence de taux d’arrêt est rapportée entre l’approche sur mesure et les soins habituels ?
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