QCM : Comorbidités psychiatriques des addictions (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour clarifier une comorbidité psychiatrique et addictive lorsque les symptômes évoluent, quelle démarche peut compléter l’évaluation clinique ?

Remplacer l’évaluation des symptômes par une mesure isolée de la quantité de substances consommées
Évaluer la comorbidité à partir d’un entretien unique, sans solliciter l’entourage ni utiliser d’échelles
Suspendre tout suivi jusqu’à ce que les consommations cessent et que les symptômes disparaissent
Recueillir des informations auprès des proches et suivre l’évolution au moyen d’échelles et dans le temps

Recueillir des informations auprès des proches et suivre l’évolution au moyen d’échelles et dans le temps

Explication

Le recours à l’entourage, aux échelles d’évaluation et à un suivi dans le temps peut aider à apprécier les symptômes et leur évolution. Un entretien unique ne permet pas de tenir compte de cette évolution ni des informations complémentaires.

2. Dans la comparaison à six mois des prises en charge du tabagisme, quelle différence de taux d’arrêt est rapportée entre l’approche sur mesure et les soins habituels ?

14 % contre 6 % en faveur de l’approche sur mesure
6 % contre 14 % en faveur des soins habituels
6 % dans les deux groupes
14 % dans les deux groupes

14 % contre 6 % en faveur de l’approche sur mesure

Explication

À six mois, l’arrêt du tabac concernait 14 % du groupe bénéficiant d’une prise en charge sur mesure, contre 6 % du groupe recevant les soins habituels. L’inversion des taux attribue à tort le résultat le plus élevé aux soins habituels.

3. Chez une personne qui fume et prend de l’olanzapine, quelle ampleur la baisse des taux de ce médicament peut-elle atteindre ?

Environ 10 %
Près de 75 %
Jusqu’à 50 %
Environ 25 %

Jusqu’à 50 %

Explication

La baisse des taux d’olanzapine liée à l’interaction avec le tabac peut atteindre 50 %. Une baisse d’environ 25 % est une estimation différente de l’ampleur maximale indiquée.

4. Quel résultat des études longitudinales est associé à la dépendance au cannabis concernant les troubles psychotiques ?

Un risque identique à celui des non-dépendants, sauf en présence d’une consommation quotidienne
Un risque environ deux fois plus élevé, associé notamment à une consommation précoce et à des facteurs de vulnérabilité
Un risque environ deux fois plus faible, malgré une association avec la consommation avant 15 ans
Un risque environ cinq fois plus élevé, déterminé principalement par la quantité consommée à l’âge adulte

Un risque environ deux fois plus élevé, associé notamment à une consommation précoce et à des facteurs de vulnérabilité

Explication

Les études longitudinales citées associent la dépendance au cannabis à un risque environ deux fois plus élevé de troubles psychotiques, avec plusieurs facteurs de vulnérabilité possibles. Un risque diminué contredit cette association.

5. Quelles disciplines sont réunies par la notion de pathologie duelle ?

La neurologie et la pharmacologie
La psychologie et la médecine interne
La sociologie et la santé publique
La psychiatrie et l’addictologie

La psychiatrie et l’addictologie

Explication

La notion de pathologie duelle fait le lien entre les spécialités de psychiatrie et d’addictologie. La neurologie et la pharmacologie peuvent contribuer aux soins, mais elles ne désignent pas les deux disciplines définissant cette notion.

6. Quel ensemble d’interventions peut être réuni dans des soins intégrés pour une comorbidité psychiatrique et addictive ?

Une prise en charge du craving et des psychothérapies, en excluant la prévention de la rechute
Des psychotropes et une remédiation cognitive, sans interventions centrées sur les conduites addictives
Des approches addictologiques comme l’entretien motivationnel et la prévention de la rechute, associées à des psychotropes et à des psychothérapies
Des traitements de substitution et une réduction des risques, sans interventions psychiatriques

Des approches addictologiques comme l’entretien motivationnel et la prévention de la rechute, associées à des psychotropes et à des psychothérapies

Explication

Les soins intégrés peuvent associer des interventions addictologiques, telles que l’entretien motivationnel et la prévention de la rechute, à des traitements psychiatriques comme les psychotropes et les psychothérapies. Une prise en charge limitée aux interventions d’un seul champ ne réunit pas ces deux dimensions.

7. Quel composé de la fumée de tabac contribue davantage que la nicotine à l’induction enzymatique de CYP1A2 ?

Les particules de goudron prises dans leur ensemble
Les benzopyrènes
Le monoxyde de carbone
Le dioxyde de carbone

Les benzopyrènes

Explication

L’induction enzymatique de CYP1A2 et la baisse de certains taux médicamenteux sont attribuées davantage aux benzopyrènes qu’à la nicotine. Le monoxyde de carbone n’est pas le composé désigné comme responsable principal de cet effet.

8. Outre le choix d’une approche de réduction des risques au début du traitement, quels éléments le consensus recommande-t-il pour une prise en charge intégrée des comorbidités ?

Évaluer les comorbidités à la demande, commencer par le traitement psychiatrique, stabiliser la motivation et limiter l’intervention des proches
Dépister régulièrement les comorbidités, traiter d’abord l’addiction, considérer la motivation comme stable et confier le suivi aux proches
Dépister régulièrement les comorbidités, coordonner les traitements psychiatriques et addictologiques, tenir compte d’une motivation fluctuante et impliquer les proches
Coordonner les traitements psychiatriques et addictologiques, écarter les proches, puis attendre une motivation constante avant d’intervenir

Dépister régulièrement les comorbidités, coordonner les traitements psychiatriques et addictologiques, tenir compte d’une motivation fluctuante et impliquer les proches

Explication

Le consensus associe le dépistage routinier, l’intégration des deux types de traitements, l’attention portée aux variations de motivation et l’implication des proches. Une démarche qui attend une motivation constante méconnaît précisément son caractère fluctuant.

9. Quel trouble fait partie des catégories psychiatriques pouvant être associées à une pathologie duelle ?

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité
Le trouble spécifique de l’apprentissage sans autre diagnostic
Le trouble neurocognitif dû exclusivement au vieillissement
Le trouble de la communication lié à une atteinte auditive

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité

Explication

Les troubles psychiatriques concernés comprennent notamment le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité. Un trouble spécifique de l’apprentissage n’est pas cité dans cet ensemble de catégories.

10. Comment se répartissent les constats sur la pathologie duelle entre les milieux de soins addictologiques et psychiatriques ?

Dans les deux milieux, le taux est sept fois celui de la population générale, sans estimation distincte pour les patients psychiatriques.
En soins psychiatriques, le taux est sept fois celui de la population générale ; en soins addictologiques, plus d’un tiers des patients en présenteraient une.
Dans les deux milieux, plus d’un tiers des patients en présenteraient une, sans comparaison avec la population générale.
En soins addictologiques, le taux est sept fois celui de la population générale ; en soins psychiatriques, plus d’un tiers des patients en présenteraient une.

En soins addictologiques, le taux est sept fois celui de la population générale ; en soins psychiatriques, plus d’un tiers des patients en présenteraient une.

Explication

Le taux de pathologie duelle en soins addictologiques est sept fois celui de la population générale, tandis que plus d’un tiers des patients en soins psychiatriques en présenteraient une. Inverser ces deux constats attribue à chaque milieu la donnée qui concerne l’autre.

11. Au-delà des difficultés psychiatriques et des rechutes, quels enjeux sociaux et somatiques peuvent accompagner une pathologie duelle ?

Une réduction des incarcérations et de la marginalisation, accompagnée d’une espérance de vie inchangée
Une diminution des problèmes somatiques et de la violence, malgré un maintien de l’exclusion sociale
Une amélioration de l’insertion sociale, avec une hausse des seules complications somatiques
Une fréquence accrue de problèmes somatiques, de violence, d’incarcération et d’exclusion sociale, avec une espérance de vie diminuée

Une fréquence accrue de problèmes somatiques, de violence, d’incarcération et d’exclusion sociale, avec une espérance de vie diminuée

Explication

La pathologie duelle est associée à davantage de problèmes somatiques, de violence, d’incarcération et d’exclusion, ainsi qu’à une espérance de vie réduite. Une amélioration de l’insertion sociale ne correspond pas aux conséquences décrites.

12. Quel profil de troubles de l’usage est rapporté chez les personnes ayant un trouble bipolaire ?

Le trouble de l’usage d’alcool concerne 30 % d’entre elles, et celui de cannabis 40 %.
Le trouble de l’usage de cannabis concerne 20 % d’entre elles, et celui d’alcool 30 %.
Le trouble de l’usage d’alcool concerne 40 % d’entre elles, et celui de cannabis 20 %.
Le trouble de l’usage de cannabis concerne 40 % d’entre elles, et celui d’alcool 20 %.

Le trouble de l’usage d’alcool concerne 40 % d’entre elles, et celui de cannabis 20 %.

Explication

Chez les personnes ayant un trouble bipolaire, le trouble de l’usage d’alcool concerne 40 % des personnes et celui de cannabis 20 %. La réponse qui attribue 40 % au cannabis inverse les proportions associées aux deux substances.

13. Quel profil du tabagisme est associé à la comorbidité psychiatrique, au-delà de sa fréquence accrue ?

L’initiation tend à être plus précoce, mais la dépendance est moindre et l’arrêt plus facile
La consommation peut être plus importante, mais l’initiation est plus tardive et l’arrêt plus facile
L’initiation tend à être plus précoce, la consommation et la dépendance plus importantes, et l’arrêt plus difficile
L’initiation tend à être plus tardive, avec une dépendance moindre et un arrêt plus facile

L’initiation tend à être plus précoce, la consommation et la dépendance plus importantes, et l’arrêt plus difficile

Explication

En présence d’une comorbidité psychiatrique, l’initiation au tabac est plus précoce, la consommation et la dépendance sont plus importantes, et l’arrêt est plus difficile. Une dépendance moindre ne correspond pas à ce profil.

14. Dans le modèle biopsychosocial des conduites addictives, quels facteurs interagissent pour contribuer à leur développement ?

Le produit, l’individu et l’environnement
Le diagnostic, le traitement et la durée des symptômes
La substance, l’hérédité et la réponse aux soins
L’individu, les symptômes et le choix du traitement

Le produit, l’individu et l’environnement

Explication

Le modèle biopsychosocial met en interaction le produit, l’individu et l’environnement pour rendre compte des conduites addictives. Le diagnostic, le traitement et la durée des symptômes peuvent compter dans les soins, mais ne constituent pas les trois éléments de ce modèle.

15. Quelle association chiffrée décrit la dépression et les troubles de l’usage ?

Un trouble de l’usage concerne 30 % des personnes concernées par la dépression, et le risque suicidaire est deux fois plus élevé en cas de trouble de l’usage d’alcool.
Un trouble de l’usage concerne 40 % des personnes concernées par la dépression, et le risque suicidaire est quatre fois plus élevé en cas de trouble de l’usage d’alcool.
Un trouble de l’usage concerne 30 % des personnes concernées par la dépression, et le risque suicidaire est huit fois plus élevé en cas de trouble de l’usage d’alcool.
Un trouble de l’usage concerne 20 % des personnes concernées par la dépression, et le risque suicidaire est huit fois plus élevé en cas de trouble de l’usage de cannabis.

Un trouble de l’usage concerne 30 % des personnes concernées par la dépression, et le risque suicidaire est huit fois plus élevé en cas de trouble de l’usage d’alcool.

Explication

Le trouble de l’usage est rapporté chez 30 % des personnes concernées par la dépression, et le risque suicidaire est huit fois plus élevé en cas de trouble de l’usage d’alcool. Le chiffre de 40 % concerne le trouble de l’usage d’alcool chez les personnes ayant un trouble bipolaire, et non celles concernées par la dépression.

16. Une personne présentant un trouble mental consomme une substance pour atténuer sa détresse, tandis qu’une autre développe des symptômes psychiatriques provoqués ou prolongés par la substance : quels mécanismes distinguent ces situations ?

La première relève de l’automédication ; la seconde, de symptômes induits ou prolongés par la substance.
La première relève de symptômes induits par la substance ; la seconde, d’une vulnérabilité partagée.
Les deux relèvent d’une automédication, puisque la consommation est associée à un trouble mental.
La première relève d’une vulnérabilité partagée ; la seconde, de l’automédication.

La première relève de l’automédication ; la seconde, de symptômes induits ou prolongés par la substance.

Explication

L’automédication correspond à une consommation visant à répondre à un trouble mental, tandis que des symptômes induits ou prolongés résultent de l’effet de la substance. Une vulnérabilité partagée constitue une autre explication possible des liens entre addiction et trouble mental, mais elle ne décrit pas ces deux situations.

17. Quel constat concerne la coexistence d’une pathologie psychiatrique chez les personnes ayant une pathologie addictive ?

Environ un tiers présente aussi une pathologie psychiatrique.
Environ une personne sur dix présente aussi une pathologie psychiatrique.
Près des trois quarts présente aussi une pathologie psychiatrique.
Près de la moitié présente aussi une pathologie psychiatrique.

Près de la moitié présente aussi une pathologie psychiatrique.

Explication

Près de la moitié des personnes ayant une pathologie addictive présentent également une pathologie psychiatrique. La proportion d’environ un tiers concerne plutôt les personnes ayant un trouble mental qui présentent une pathologie addictive hors tabac.

18. Dans une situation de pathologie duelle, quel ensemble de difficultés cliniques est particulièrement associé à cette comorbidité ?

Un dépistage plus précoce, des symptômes mentaux moins sévères et une meilleure réponse thérapeutique
Un dépistage tardif, des symptômes mentaux plus sévères, davantage de rechutes et une moindre efficacité des traitements
Des symptômes plus sévères, mais moins de rechutes et une efficacité accrue des traitements
Davantage de polyconsommations et d’hospitalisations, mais une efficacité des traitements préservée

Un dépistage tardif, des symptômes mentaux plus sévères, davantage de rechutes et une moindre efficacité des traitements

Explication

La pathologie duelle est associée à un dépistage retardé, à des symptômes plus sévères, à plus de rechutes et d’hospitalisations, et à une efficacité thérapeutique moindre. L’idée d’une meilleure réponse aux traitements inverse l’un des constats centraux.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Comorbidités psychiatriques des addictions.

Quelle définition de la comorbidité l’OMS donne-t-elle en 1995 ?

La cooccurrence, chez une personne, d’un trouble lié à une substance psychoactive et d’un autre trouble psychiatrique, sans lien causal présumé.

Quel ouvrage de M Casas présente la pathologie duelle en 2014 ?

*Addictions et comorbidités*.

Selon M Casas, quels troubles la pathologie duelle associe-t-elle chez un patient ?

Un ou plusieurs troubles psychiatriques et une ou plusieurs addictions.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Comorbidités psychiatriques des addictions.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM