QCM : Pratiques addictives et addictions (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle les normes sociales et les cadres légaux jouent-ils dans la réglementation des drogues ?

Ils sont déterminés par les pratiques médicales et restent stables au fil du temps.
Ils varient selon le pays et l’époque, de l’interdiction à la vente libre.
Ils visent à harmoniser les règles entre les pays indépendamment des contextes culturels.
Ils dépendent principalement du niveau de risque sanitaire associé à chaque drogue.

Ils varient selon le pays et l’époque, de l’interdiction à la vente libre.

Explication

Le statut légal d’une drogue varie selon le pays et l’époque, et peut aller de l’illégalité totale à la vente libre. Contrairement à un cadre commun entre pays, les règles ne sont pas harmonisées indépendamment des contextes.

2. Dans le modèle de Prochaska et DiClemente, quelle étape suit la détermination dans le processus de changement ?

Le maintien
La contemplation
La rechute
L’action

L’action

Explication

Après la détermination, la personne passe à l’action, puis au maintien et éventuellement à la rechute. La contemplation précède la détermination dans cette succession.

3. Dans l’adaptation fonctionnelle aux environnements modernes, comment les substances psychoactives peuvent-elles agir sur un état mental plaisant ?

En stabilisant les états mentaux et en empêchant le rappel des effets vécus
En supprimant le passage entre états mentaux et en raccourcissant un état plaisant
En facilitant le passage entre états mentaux et en prolongeant un état plaisant
En accélérant le passage entre états mentaux et en effaçant les souvenirs associés

En facilitant le passage entre états mentaux et en prolongeant un état plaisant

Explication

Cette adaptation peut mobiliser la facilitation des transitions entre états mentaux et l’augmentation de la durée d’un état plaisant. L’effacement des souvenirs n’en fait pas partie : le processus comprend aussi l’établissement et le rappel de mémoires associées aux effets.

4. Quelles caractéristiques décrivent le traitement de l’addiction présenté comme le plus adapté aux besoins de la personne ?

Il est individualisé et ouvert, et peut associer traitement, réhabilitation, réinsertion et autogestion.
Il suit un protocole uniforme, centré sur le traitement médicamenteux et la surveillance clinique.
Il repose sur l’autogestion et exclut les interventions thérapeutiques structurées.
Il privilégie la réinsertion sociale, puis envisage la réhabilitation après la fin du traitement.

Il est individualisé et ouvert, et peut associer traitement, réhabilitation, réinsertion et autogestion.

Explication

La prise en charge est à individualiser et à garder ouverte, en combinant selon les besoins traitement, réhabilitation, réinsertion et autogestion. Un protocole uniforme centré sur les médicaments ne rend pas compte de cette adaptation aux besoins.

5. Dans quel ordre apparaissent les trois états associés à la dépendance à l’héroïne ?

Manque anxieux, puis soulagement euphorique prolongé
Agitation euphorique, puis sommeil sans symptômes de manque
Soulagement euphorique, puis manque marqué par l’anxiété et l’agitation
Soulagement anxieux, puis euphorie associée à une agitation croissante

Soulagement euphorique, puis manque marqué par l’anxiété et l’agitation

Explication

La dépendance à l’héroïne est caractérisée par l’alternance d’un soulagement euphorique et d’un état de manque associé à l’anxiété et à l’agitation. L’option évoquant le manque avant le soulagement inverse cet enchaînement décrit.

6. Combien de séances au maximum une intervention brève motivationnelle peut-elle comporter pour aider une personne à envisager de modifier sa consommation ?

Jusqu’à huit séances
Jusqu’à six séances
Jusqu’à dix séances
Jusqu’à quatre séances

Jusqu’à quatre séances

Explication

Ces interventions motivationnelles peuvent durer moins de cinq minutes ou comporter jusqu’à quatre séances. Le seuil de six séances ne correspond pas à la durée indiquée pour cette approche.

7. Quel ordre décrit le continuum des usages de substances psychoactives ?

Usage simple, puis usage à risque, puis addiction ou trouble de l’usage
Addiction ou trouble de l’usage, puis usage à risque, puis usage simple
Usage simple, puis addiction ou trouble de l’usage, puis usage à risque
Usage à risque, puis usage simple, puis addiction ou trouble de l’usage

Usage simple, puis usage à risque, puis addiction ou trouble de l’usage

Explication

Le continuum progresse de l’usage simple à l’usage à risque, puis à l’addiction ou au trouble de l’usage. L’usage simple se distingue de l’usage à risque, car il n’implique pas de dommages.

8. Quels effets sanitaires et sociaux caractérisent les addictions aux substances psychoactives comme enjeu de santé publique ?

Elles entraînent surtout des coûts médicaux, tandis que leurs conséquences sociales restent limitées aux personnes dépendantes.
Elles concernent l’entourage et la société, mais leurs effets sanitaires se limitent aux périodes d’intoxication aiguë.
Elles touchent les personnes dépendantes, leur entourage et la société, avec des impacts sanitaires, médicaux et sociaux.
Elles affectent principalement la santé physique des consommateurs, sans répercussions notables sur leur entourage.

Elles touchent les personnes dépendantes, leur entourage et la société, avec des impacts sanitaires, médicaux et sociaux.

Explication

Les addictions constituent un problème majeur de santé publique dont les répercussions sanitaires, médicales et sociales concernent les personnes dépendantes, leur entourage et la société. L’idée que leurs conséquences touchent principalement la santé physique des consommateurs néglige leurs dimensions sociales et leur impact sur l’entourage.

9. Une action de prévention vise à aider un adolescent à mieux résister aux pressions de ses pairs, à prendre des décisions favorables à sa santé et à demander du soutien si nécessaire. Quelle approche mobilise-t-elle principalement ?

La réduction de l’accessibilité des produits
La sensibilisation à la vulnérabilité du cerveau adolescent
Le renforcement de ses compétences psychosociales
La protection des jeunes en contexte festif

Le renforcement de ses compétences psychosociales

Explication

Les compétences psychosociales incluent la capacité à faire des choix favorables à la santé, à améliorer les relations et à demander de l’aide. Réduire l’accessibilité des produits agit sur l’exposition, et non directement sur ces capacités personnelles.

10. Quel seuil de consommation définit en moyenne un épisode de binge drinking chez les femmes sur environ deux heures ?

Au moins 6 verres standards, avec une alcoolémie d’au moins 0,8 g/l
Au moins 5 verres standards, avec une alcoolémie d’au moins 0,8 g/l
Au moins 4 verres standards, avec une alcoolémie d’au moins 0,5 g/l
Au moins 4 verres standards, avec une alcoolémie d’au moins 0,8 g/l

Au moins 4 verres standards, avec une alcoolémie d’au moins 0,8 g/l

Explication

Le seuil indiqué pour les femmes est d’au moins 4 verres standards en environ deux heures, ce qui entraîne une alcoolémie d’au moins 0,8 g/l. Le seuil de 5 verres correspond à celui donné pour les hommes.

11. Quelles fonctions ont été attribuées aux substances psychoactives au fil des époques et des cultures ?

Des fonctions médicales et spirituelles, sous une réglementation identique entre les cultures
Des fonctions hédoniques, spirituelles ou médicales, dans un cadre réglementaire variable
Des fonctions récréatives et économiques, avec une réglementation fixée par les usages modernes
Des fonctions rituelles et politiques, sans réglementation liée aux époques

Des fonctions hédoniques, spirituelles ou médicales, dans un cadre réglementaire variable

Explication

Les substances psychoactives ont servi à des fins hédoniques, spirituelles ou médicales, tandis que leur réglementation a varié selon les contextes historiques et culturels. L’idée d’une réglementation identique entre les cultures ne rend pas compte de cette variabilité.

12. Quel ensemble de caractéristiques définit l’addiction ?

Une consommation répétée et contrôlée, motivée par le soulagement et interrompue dès qu’un risque apparaît
Une consommation occasionnelle et maîtrisée, poursuivie pour le plaisir sans conséquences négatives connues
Un comportement incontrôlable motivé par la curiosité, sans recherche de plaisir ni de soulagement
Un comportement répété et incontrôlable, recherché pour le plaisir ou le soulagement malgré des conséquences négatives connues

Un comportement répété et incontrôlable, recherché pour le plaisir ou le soulagement malgré des conséquences négatives connues

Explication

L’addiction associe répétition, perte de contrôle, recherche de plaisir ou de soulagement et poursuite malgré la connaissance de conséquences négatives. Une consommation occasionnelle et maîtrisée ne présente pas ces caractéristiques centrales.

13. À qui est attribué le modèle intégrateur qui articule les dimensions biologiques, sociologiques et psychologiques des addictions ?

À Prochaska et DiClemente, dans leur modèle des étapes du changement
À M. Reynaud, dans son traité d’addictologie publié en 2006
À Koob et Le Moal, dans leurs travaux sur l’homéostasie hédonique
À Berridge et Robinson, dans leur distinction entre wanting, liking et learning

À M. Reynaud, dans son traité d’addictologie publié en 2006

Explication

Le modèle biopsychosocial est attribué à M. Reynaud et présenté dans son traité d’addictologie de 2006. Koob et Le Moal sont associés à l’installation de l’addiction et à la rupture de l’homéostasie hédonique, non à ce modèle intégrateur.

14. Quelle distinction le DSM-5 établit-il entre le craving et le trouble de l’usage ?

Le craving désigne le syndrome de sevrage, tandis que le trouble de l’usage correspond à une tolérance accrue.
Le craving est une envie irrépressible incluse comme critère du trouble de l’usage, qui regroupe abus et dépendance.
Le craving correspond aux problèmes médico-légaux, tandis que le trouble de l’usage conserve les catégories d’abus et de dépendance.
Le craving mesure la sévérité du trouble, tandis que le trouble de l’usage désigne la rechute après une période d’arrêt.

Le craving est une envie irrépressible incluse comme critère du trouble de l’usage, qui regroupe abus et dépendance.

Explication

Le craving est une envie irrépressible de consommer et figure parmi les critères du trouble de l’usage, catégorie qui rassemble les anciens critères d’abus et de dépendance. Le sevrage, contrairement au craving, désigne un ensemble de manifestations lié à l’arrêt ou à la réduction de la consommation.

15. Qu’est-ce qu’un usage à risque de substances psychoactives ?

Une consommation répétée et incontrôlable poursuivie malgré des conséquences négatives.
Une consommation qui expose à des risques immédiats ou différés, tels qu’une intoxication ou une addiction.
Une consommation sans complication ni dommage, pouvant être socialement admise.
Une consommation qui entraîne nécessairement une dépendance physique et un syndrome de sevrage.

Une consommation qui expose à des risques immédiats ou différés, tels qu’une intoxication ou une addiction.

Explication

Un usage à risque désigne une consommation susceptible d’entraîner des conséquences immédiates, comme une intoxication ou des violences, ou différées, comme une addiction. Une consommation sans complication ni dommage correspond plutôt à la définition de l’usage simple.

16. Comment l’usage compulsif lié à l’addiction modifie-t-il le comportement habituel ?

Il renforce la variété des activités quotidiennes.
Il restaure l’équilibre hédonique et l’autorégulation.
Il dissocie la recherche de récompense de l’apprentissage.
Il rétrécit le répertoire des comportements usuels.

Il rétrécit le répertoire des comportements usuels.

Explication

Dans l’installation de l’addiction, la perte de contrôle conduit à un usage compulsif qui réduit la diversité des comportements habituels. La restauration de l’équilibre hédonique est un distracteur plausible, mais le modèle décrit au contraire une rupture de cet équilibre.

17. Pour comparer les effets psychoactifs de différentes préparations de cannabis, quelles teneurs en THC sont indiquées pour l’herbe, la résine et certaines variétés comme la Skunk ?

Environ 6 % pour l’herbe, 20 à 30 % pour la résine et 10 % pour certaines variétés
Environ 20 à 30 % pour l’herbe, 10 % pour la résine et 6 % pour certaines variétés
Environ 10 % pour l’herbe, 6 % pour la résine et 20 à 30 % pour certaines variétés
Environ 6 % pour l’herbe, 10 % pour la résine et 20 à 30 % pour certaines variétés

Environ 6 % pour l’herbe, 10 % pour la résine et 20 à 30 % pour certaines variétés

Explication

Les teneurs indiquées sont de 6 % pour l’herbe, de 10 % pour la résine et de 20 à 30 % pour certaines variétés telles que la Skunk et la Super Skunk. L’inversion des teneurs de l’herbe et de la résine confond les valeurs attribuées à ces deux préparations.

18. Quel est le rôle du « wanting » dans le modèle des composantes de la récompense de Berridge et Robinson ?

Inciter à rechercher des stimuli appétitifs
Associer la récompense à un apprentissage
Produire la sensation subjective de plaisir
Augmenter la dopamine dans le noyau accumbens

Inciter à rechercher des stimuli appétitifs

Explication

Le « wanting » correspond à l’incitation à rechercher des stimuli appétitifs. Le « liking » désigne plutôt la sensation de plaisir, tandis que l’apprentissage relève du « learning ».

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Usages des drogues — fonctions ?

Fonctions hédoniques, spirituelles ou médicales.

Adaptation aux états mentaux — mécanisme ?

Elle facilite les transitions et prolonge les états plaisants.

Conduite addictive — définition ?

Consommation exposant à des répercussions liées aux substances.

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