QCM : Fondements des soins infirmiers (49 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle personne peut être habilitée à dispenser des soins infirmiers ?

Une personne ayant suivi un enseignement infirmier et une formation professionnelle officiellement reconnue
Une personne diplômée en santé publique, même sans enseignement infirmier
Une personne ayant acquis une expérience pratique en établissement sans formation reconnue
Une personne ayant suivi une formation de premiers secours reconnue par son employeur

Une personne ayant suivi un enseignement infirmier et une formation professionnelle officiellement reconnue

Explication

L’habilitation repose sur un enseignement infirmier et une formation professionnelle officiellement reconnue. L’expérience pratique seule ne remplace pas ces exigences de formation.

2. Quelle description correspond aux soins infirmiers ?

Un ensemble d’actes médicaux prescrits, destiné aux personnes malades prises en charge à l’hôpital
Un accompagnement relationnel destiné aux personnes dépendantes et à leurs proches dans les établissements de soins
Un ensemble d’interventions préventives visant les personnes saines et excluant les soins aux personnes malades
Un ensemble d’activités spécifiques, autonomes ou déléguées, répondant aux besoins de santé de personnes, familles et collectivités

Un ensemble d’activités spécifiques, autonomes ou déléguées, répondant aux besoins de santé de personnes, familles et collectivités

Explication

Les soins infirmiers regroupent des activités spécifiques, autonomes ou déléguées, qui répondent aux besoins de santé de personnes saines ou malades, de familles et de collectivités. Les réduire aux actes médicaux prescrits écarte leur dimension autonome.

3. Quels soins relèvent des soins obstétricaux ?

Les soins apportés pendant la grossesse, l’accouchement et le post-partum, ainsi que ceux destinés au nouveau-né
Les soins apportés aux femmes en âge de procréer, y compris les soins pédiatriques à tous les âges
Les soins apportés pendant la grossesse et l’accouchement, à l’exclusion du post-partum et du nouveau-né
Les soins apportés aux femmes après l’accouchement, ainsi qu’aux nourrissons durant leurs premiers mois

Les soins apportés pendant la grossesse, l’accouchement et le post-partum, ainsi que ceux destinés au nouveau-né

Explication

Les soins obstétricaux couvrent la grossesse, l’accouchement et le post-partum, et comprennent aussi les soins au nouveau-né. La proposition qui écarte le post-partum et le nouveau-né ne couvre qu’une partie de ce champ.

4. Quel objectif Virginia Henderson assigne-t-elle aux soins infirmiers ?

Traiter les causes médicales de la maladie afin de rétablir l’état de santé antérieur du client
Prévenir les maladies en informant le client sur les risques liés à son mode de vie
Conserver ou rétablir l’indépendance du client pour qu’il puisse satisfaire lui-même ses besoins fondamentaux
Assurer la satisfaction des besoins fondamentaux du client en se substituant durablement à ses capacités

Conserver ou rétablir l’indépendance du client pour qu’il puisse satisfaire lui-même ses besoins fondamentaux

Explication

Pour Virginia Henderson, les soins infirmiers visent à conserver ou rétablir l’indépendance afin que le client puisse satisfaire lui-même ses besoins fondamentaux. Se substituer durablement au client ne correspond pas à cet objectif d’autonomie.

5. Une personne en bonne santé reçoit des conseils et des interventions destinés à éviter l’apparition d’une maladie : de quelle catégorie s’agit-il ?

Des soins préventifs, qui cherchent à maintenir un état satisfaisant et à éviter les troubles
Des soins palliatifs, qui atténuent les symptômes et la souffrance liés à une maladie
Des soins de réadaptation, qui favorisent la récupération après une maladie ou une intervention
Des soins curatifs, qui visent à faire disparaître les signes d’une maladie déjà présente

Des soins préventifs, qui cherchent à maintenir un état satisfaisant et à éviter les troubles

Explication

Les soins préventifs visent à maintenir un état satisfaisant et à empêcher l’apparition de troubles ou de maladies. Les soins curatifs concernent une personne déjà atteinte, ce qui ne correspond pas à la situation décrite.

6. Une personne atteinte d’une maladie est dépistée, reçoit un diagnostic et commence un traitement visant à réduire les signes de sa maladie : quelle catégorie de soins décrit cette prise en charge ?

Les soins éducatifs, destinés à transmettre des connaissances sans intervenir sur la maladie
Les soins préventifs, destinés à éviter l’apparition d’une maladie chez une personne en bonne santé
Les soins palliatifs, destinés à atténuer la souffrance sans agir sur la cause de la maladie
Les soins curatifs, destinés à une personne atteinte et orientés vers l’amélioration de sa santé

Les soins curatifs, destinés à une personne atteinte et orientés vers l’amélioration de sa santé

Explication

Les soins curatifs s’adressent notamment aux personnes atteintes lors du dépistage, du diagnostic ou de l’instauration d’un traitement. Les soins préventifs cherchent à éviter l’apparition de la maladie plutôt qu’à traiter une maladie présente.

7. Quel est l’objectif propre aux soins infirmiers palliatifs ?

Rétablir l’indépendance en aidant la personne à satisfaire ses besoins fondamentaux
Éviter l’apparition de troubles en maintenant un état de santé satisfaisant
Atténuer les symptômes et la souffrance sans agir sur la cause de la maladie
Éliminer la cause de la maladie en administrant un traitement visant la guérison

Atténuer les symptômes et la souffrance sans agir sur la cause de la maladie

Explication

Les soins palliatifs visent à atténuer les symptômes et la souffrance sans traiter la cause de la maladie. Agir sur cette cause pour obtenir une guérison relève plutôt d’une démarche curative.

8. Sous la responsabilité de l’infirmier, quelle tâche peut être confiée à un auxiliaire de santé ?

Décider de la stratégie thérapeutique et prendre en charge le suivi médical du patient
Établir un diagnostic infirmier et choisir seul le traitement adapté à la personne
Prescrire des médicaments et modifier la dose selon l’évolution des symptômes
Aider une personne en perte d’autonomie pour sa toilette, ses repas et ses transferts

Aider une personne en perte d’autonomie pour sa toilette, ses repas et ses transferts

Explication

L’auxiliaire de santé aide notamment les personnes en perte d’autonomie pour la toilette, les repas et les transferts, sous la responsabilité de l’infirmier. Le diagnostic et la décision d’un traitement ne font pas partie des tâches décrites pour ce rôle.

9. Quelle évolution l’INFAS introduit-il à la rentrée scolaire 2019-2020 en Côte d’Ivoire ?

Une filière d’auxiliaires de santé comprenant six spécialités, dont les soins infirmiers et l’imagerie médicale
Une filière de sages-femmes comprenant six spécialités, dont la biologie médicale et la pharmacie
Une formation d’aide-ménagère comprenant six spécialités, dont l’hygiène et l’assainissement
Une filière d’infirmiers comprenant six spécialités, dont les soins obstétricaux et la gestion hospitalière

Une filière d’auxiliaires de santé comprenant six spécialités, dont les soins infirmiers et l’imagerie médicale

Explication

À la rentrée 2019-2020, l’INFAS introduit une filière d’auxiliaires de santé avec six spécialités, notamment les soins infirmiers et l’imagerie médicale. Il ne s’agit pas d’une filière d’infirmiers ou de sages-femmes.

10. Quelle orientation le rapport Laroque de 1960 préconise-t-il pour les personnes âgées ?

Organiser leur accueil en établissement afin de renforcer les liens avec les services sociaux
Favoriser leur maintien à domicile afin de soutenir leur intégration sociale et leur indépendance
Privilégier les aides ménagères afin de remplacer les soins infirmiers à domicile
Développer leur hospitalisation afin d’assurer une surveillance médicale plus régulière

Favoriser leur maintien à domicile afin de soutenir leur intégration sociale et leur indépendance

Explication

Le rapport Laroque préconise le maintien à domicile des personnes âgées pour favoriser leur intégration sociale et leur indépendance. L’hospitalisation accrue constitue une orientation différente de celle qui est préconisée.

11. Comment définir un besoin au sens général ?

Une capacité acquise qui facilite l’adaptation de l’organisme à son environnement.
Une exigence qui ne peut rester insatisfaite sans conséquence grave pour le fonctionnement de l’organisme.
Une préférence personnelle dont l’insatisfaction modifie surtout le confort ressenti.
Un objectif de développement dont l’absence retarde la réalisation de soi.

Une exigence qui ne peut rester insatisfaite sans conséquence grave pour le fonctionnement de l’organisme.

Explication

Un besoin correspond à une exigence ou une nécessité dont l’insatisfaction peut gravement perturber le bon fonctionnement de l’organisme. Une préférence peut affecter le confort sans entraîner nécessairement une conséquence grave sur ce fonctionnement.

12. Qu’est-ce qui distingue un besoin fondamental d’un besoin au sens général ?

Il s’agit d’une exigence liée principalement aux habitudes culturelles et aux relations sociales de la personne.
Il s’agit d’une capacité individuelle permettant de satisfaire les attentes de l’entourage.
Il s’agit d’une demande ponctuelle visant à améliorer le confort sans rapport avec la préservation de la personne.
Il s’agit d’une nécessité vitale essentielle au bien-être et à la préservation physique et mentale de la personne.

Il s’agit d’une nécessité vitale essentielle au bien-être et à la préservation physique et mentale de la personne.

Explication

Un besoin fondamental est vital et contribue au bien-être ainsi qu’à la préservation physique et mentale de l’être humain. Une demande de confort peut être importante, mais elle ne définit pas à elle seule une nécessité vitale.

13. Quelle conception de l’être humain est associée à Virginia Henderson dans son modèle des besoins ?

Un être culturel et spirituel, dont les besoins sont propres à chaque personne et à son état de santé.
Un être bio-psycho-social, culturel et spirituel, doté de quatorze besoins communs aux personnes saines ou malades.
Un être psychologique et social, dont les besoins fondamentaux dépendent surtout de son autonomie physique.
Un être principalement biologique, dont les besoins varient selon la présence ou l’absence d’une maladie.

Un être bio-psycho-social, culturel et spirituel, doté de quatorze besoins communs aux personnes saines ou malades.

Explication

Henderson conçoit l’être humain comme bio-psycho-social, culturel et spirituel, et considère que les quatorze besoins sont communs aux personnes saines et malades. Le modèle ne réserve donc pas ces besoins aux personnes atteintes d’une maladie.

14. Une personne est capable de satisfaire ses besoins physiques, mais souhaite vivre selon ses convictions religieuses. Quel besoin fondamental d’Henderson correspond directement à cette situation ?

Apprendre afin de développer ses connaissances et de préserver sa santé.
S’occuper en vue de se réaliser dans une activité qui a du sens pour elle.
Communiquer avec son entourage afin d’exprimer ses besoins et ses émotions.
Pratiquer sa religion ou agir selon ses croyances et ses valeurs.

Pratiquer sa religion ou agir selon ses croyances et ses valeurs.

Explication

Agir selon ses croyances et ses valeurs, notamment pratiquer sa religion, figure parmi les besoins fondamentaux d’Henderson. La réalisation par une activité significative relève d’un autre besoin de sa liste.

15. Quel est le rôle central de la relation d’aide entre le soignant et la personne soignée ?

Établir un diagnostic médical afin de choisir le traitement adapté aux symptômes observés.
Organiser les soins corporels pour assurer le confort physique et prévenir les complications.
Transmettre des consignes afin que la personne suive correctement les étapes de son traitement.
Créer un climat de confiance et de respect pour aider la personne à satisfaire ses besoins et à mieux comprendre son vécu.

Créer un climat de confiance et de respect pour aider la personne à satisfaire ses besoins et à mieux comprendre son vécu.

Explication

La relation d’aide est un échange verbal et non verbal qui favorise la confiance et le respect, soutient la satisfaction des besoins et aide la personne à comprendre son vécu. Le choix d’un traitement relève d’une démarche clinique distincte.

16. Une personne très anxieuse face à un traitement a besoin d’être rassurée. Quel objectif correspond le mieux à la relation d’aide ?

Améliorer son confort physique et prendre en charge ses affections.
Réaliser les soins corporels nécessaires à son bien-être quotidien.
Évaluer ses symptômes afin de déterminer l’évolution de sa maladie.
Atténuer sa peur et son anxiété face à la maladie et au traitement.

Atténuer sa peur et son anxiété face à la maladie et au traitement.

Explication

La relation d’aide vise notamment à rassurer la personne et à diminuer sa peur et son anxiété face à la maladie et au traitement. Le confort physique et le traitement des affections relèvent plutôt des objectifs des soins infirmiers, même si ces soins peuvent accompagner la relation.

17. Pendant un entretien, quelle démarche reflète les principes de la relation d’aide ?

Centrer l’échange sur les solutions du soignant et reporter les préoccupations immédiates.
Structurer l’entretien autour de conseils prédéfinis et d’objectifs choisis par l’entourage.
Diriger la conversation vers les objectifs du soignant et privilégier les événements anciens.
Laisser la personne orienter l’échange, se centrer sur elle et accueillir ce qu’elle vit dans l’instant.

Laisser la personne orienter l’échange, se centrer sur elle et accueillir ce qu’elle vit dans l’instant.

Explication

La relation d’aide repose sur la non-directivité, le centrage sur le client et l’attention à l’ici et maintenant. Une conversation guidée par des solutions imposées s’éloigne de la non-directivité et du centrage sur la personne.

18. Une personne exprime une émotion que le soignant ne comprend pas entièrement. Quelle attitude de l’aidant est la plus adaptée ?

Écouter activement et chercher à comprendre son expérience avec empathie, sans jugement.
Comparer son expérience à celle d’autres personnes afin de relativiser son émotion.
Lui donner des conseils précis avant d’explorer le sens de ce qu’elle ressent.
La rassurer rapidement en lui expliquant pourquoi son émotion devrait disparaître.

Écouter activement et chercher à comprendre son expérience avec empathie, sans jugement.

Explication

L’écoute active, la considération sans jugement et la compréhension empathique font partie des attitudes de l’aidant. Chercher à relativiser immédiatement l’émotion risque de remplacer l’écoute du vécu de la personne par une interprétation externe.

19. Qu’appelle-t-on thermorégulation ?

Le processus physiologique qui produit de la chaleur lorsque la température corporelle baisse.
L’ensemble des mécanismes physiologiques qui équilibre production et déperdition de chaleur afin de stabiliser la température corporelle.
Le processus physiologique qui évacue la chaleur lorsque l’organisme est exposé à une température élevée.
La mesure de la température corporelle à partir des informations fournies par la peau.

L’ensemble des mécanismes physiologiques qui équilibre production et déperdition de chaleur afin de stabiliser la température corporelle.

Explication

La thermorégulation maintient la température corporelle constante en équilibrant la production de chaleur et sa déperdition. La production seule correspond à la thermogenèse, tandis que la déperdition correspond à la thermolyse.

20. Dans des conditions optimales d’activité physiologique, quelle plage décrit la température corporelle maintenue ?

De 35,5 °C à 37,0 °C.
De 36,5 °C à 38,5 °C.
De 36,1 °C à 37,8 °C.
De 37,0 °C à 39,0 °C.

De 36,1 °C à 37,8 °C.

Explication

La plage indiquée pour la température corporelle dans des conditions optimales d’activité physiologique va de 36,1 °C à 37,8 °C. Une température dépassant 38 °C entre dans la catégorie de l’hyperthermie définie dans ces connaissances.

21. Une personne présente une température de 37,8 °C. Quelle catégorie correspond à cette valeur ?

Une hyperthermie, car toute température supérieure à 37 °C dépasse le seuil de cette catégorie.
Une hypothermie, car la température reste en dessous de 38 °C.
Une fébricule, car la température se situe entre 37,5 °C et 38 °C.
Une température normale, car toute valeur inférieure à 38 °C appartient à la plage optimale.

Une fébricule, car la température se situe entre 37,5 °C et 38 °C.

Explication

La fébricule correspond à une température comprise entre 37,5 °C et 38 °C, ce qui inclut 37,8 °C. L’hyperthermie est définie par une température supérieure à 38 °C, et non par toute valeur au-dessus de 37 °C.

22. À partir de quels seuils le risque de décès est-il signalé en cas d’hyperthermie ou d’hypothermie ?

Au-delà de 42 °C en hyperthermie et au-dessous de 32 °C en hypothermie.
Au-delà de 41,5 °C en hyperthermie et au-dessous de 30 °C en hypothermie.
Au-delà de 40 °C en hyperthermie et au-dessous de 35 °C en hypothermie.
Au-delà de 38 °C en hyperthermie et au-dessous de 36 °C en hypothermie.

Au-delà de 41,5 °C en hyperthermie et au-dessous de 30 °C en hypothermie.

Explication

Le risque de décès est signalé lorsque la température dépasse 41,5 °C en hyperthermie ou descend sous 30 °C en hypothermie. Les seuils de 38 °C et de 36 °C servent à distinguer des catégories de température, mais ne sont pas les seuils de risque de décès indiqués ici.

23. Que mesure la fréquence respiratoire, par opposition à l’amplitude respiratoire ?

La quantité d’air résiduelle après une expiration complète
Le nombre de mouvements respiratoires effectués en une minute
La variation du volume respiratoire entre l’inspiration et l’expiration
La durée de la pause entre deux mouvements respiratoires

Le nombre de mouvements respiratoires effectués en une minute

Explication

La fréquence respiratoire correspond au nombre de mouvements respiratoires par minute. La variation volumique entre l’inspiration et l’expiration relève de l’amplitude respiratoire, et non de la fréquence.

24. Lors d’une respiration normale, quel mécanisme caractérise l’expiration ?

Une contraction musculaire qui aspire l’air dans les poumons
Une contraction thoracique active qui expulse l’air riche en dioxyde de carbone
Un relâchement musculaire qui permet à l’air de sortir grâce à l’élasticité thoracique
Un effort musculaire qui maintient l’air dans les poumons après l’inspiration

Un relâchement musculaire qui permet à l’air de sortir grâce à l’élasticité thoracique

Explication

L’expiration est passive : le relâchement musculaire et l’élasticité thoracique favorisent l’expulsion de l’air. La contraction active caractérise plutôt l’inspiration, qui fait entrer l’air dans les poumons.

25. Une personne respire plus vite que d’habitude tout en diminuant le volume de chaque mouvement respiratoire : quel terme décrit le mieux ce tableau ?

Une tachypnée
Une apnée
Une polypnée
Une bradypnée

Une polypnée

Explication

La polypnée associe une fréquence respiratoire augmentée à une diminution du volume respiratoire. La tachypnée désigne une fréquence accélérée sans inclure cette caractéristique de diminution du volume.

26. Quelle démarche convient pour mesurer la fréquence respiratoire sans modifier le comportement du patient ?

Lui demander de respirer profondément, puis compter ses expirations pendant trente secondes
L’avertir du comptage, puis relever les inspirations et expirations pendant deux minutes
Le laisser au repos dix minutes, observer le thorax et compter les inspirations pendant une minute sans attirer son attention
L’observer immédiatement après un effort et compter les mouvements thoraciques pendant une demi-minute

Le laisser au repos dix minutes, observer le thorax et compter les inspirations pendant une minute sans attirer son attention

Explication

La mesure se fait après dix minutes de repos, en observant le thorax et en comptant les inspirations durant une minute entière, sans attirer l’attention du patient. Un comptage après un effort ou sur une durée plus courte ne suit pas cette démarche.

27. Que représente la pression artérielle ?

La force exercée par le sang circulant sur les parois des artères
La résistance des veines au retour du sang vers le cœur
La vitesse à laquelle le sang traverse les capillaires
La quantité de sang éjectée par le cœur à chaque contraction

La force exercée par le sang circulant sur les parois des artères

Explication

La pression artérielle est la force que le flux sanguin exerce sur les parois artérielles. La quantité éjectée à chaque contraction est une notion différente et ne constitue pas la définition de cette pression.

28. Quelle association entre les phases cardiaques et les pressions artérielles est correcte ?

La contraction cardiaque détermine les deux pressions, tandis que le relâchement n’en détermine aucune
Le relâchement cardiaque détermine la pression systolique, tandis que la contraction détermine la pression diastolique
Le relâchement cardiaque détermine les deux pressions, tandis que la contraction n’en détermine aucune
La contraction cardiaque détermine la pression systolique, tandis que le relâchement détermine la pression diastolique

La contraction cardiaque détermine la pression systolique, tandis que le relâchement détermine la pression diastolique

Explication

La systole est la contraction qui éjecte le sang et détermine la pression systolique, ou maximale; la diastole est le relâchement et détermine la pression diastolique, ou minimale. L’association inverse confond les phases cardiaques et les deux valeurs.

29. Une personne présente une pression systolique supérieure à 140 mm Hg lors d’une mesure isolée : quelle conclusion est appropriée ?

Cette valeur définit une hypotension et doit être confirmée par une seconde mesure
Cette valeur répond à un critère d’hypertension, mais une seule mesure ne suffit pas à établir le diagnostic
Cette valeur est dans les normes dès lors que la pression diastolique reste inférieure à 95 mm Hg
Cette valeur établit à elle seule un diagnostic d’hypertension, quelle que soit la pression diastolique

Cette valeur répond à un critère d’hypertension, mais une seule mesure ne suffit pas à établir le diagnostic

Explication

Une pression systolique supérieure à 140 mm Hg répond à un critère d’hypertension, mais le diagnostic ne peut pas reposer sur une seule mesure. Une pression diastolique inférieure au seuil ne supprime pas ce critère systolique.

30. Un patient porte une fistule artério-veineuse à un bras : où faut-il éviter de mesurer sa pression artérielle ?

Sur les deux bras au cours de la même séance
Sur le bras opposé à la fistule
Sur le bras situé du côté dominant
Sur le bras porteur de la fistule

Sur le bras porteur de la fistule

Explication

La pression artérielle ne doit pas être mesurée sur un bras porteur d’une fistule artério-veineuse. Le bras opposé n’est pas concerné par cette contre-indication précise.

31. Que désigne la fréquence cardiaque et comment ses battements sont-ils perceptibles ?

Le volume sanguin éjecté par minute, perceptible sous forme de mouvements dans les artères superficielles
Le nombre de contractions du cœur, perceptibles sous forme de pulsations dans les artères superficielles
La force de contraction du cœur, perceptible sous forme de pression dans les veines profondes
Le nombre de mouvements du sang dans les veines, perceptibles sous forme de vibrations dans les capillaires

Le nombre de contractions du cœur, perceptibles sous forme de pulsations dans les artères superficielles

Explication

La fréquence cardiaque compte les contractions du cœur, dont les battements peuvent être perçus comme des pulsations dans les artères superficielles. Elle ne mesure pas le volume sanguin éjecté par minute.

32. Quelle plage correspond à la fréquence cardiaque normale indiquée pour un adulte ?

De 100 à 120 pulsations par minute
De 60 à 80 pulsations par minute
De 40 à 60 pulsations par minute
De 80 à 100 pulsations par minute

De 60 à 80 pulsations par minute

Explication

La fréquence cardiaque normale de l’adulte est de 60 à 80 pulsations par minute. Une plage de 80 à 100 pulsations par minute ne correspond pas à la norme adulte indiquée.

33. Un pouls est irrégulier, mais sa fréquence ne dépasse pas 100 pulsations par minute : quel terme décrit cette irrégularité ?

Une bradycardie
Une polypnée
Une tachycardie
Une arythmie

Une arythmie

Explication

L’arythmie désigne un rythme cardiaque irrégulier, indépendamment du fait que la fréquence dépasse ou non 100 pulsations par minute. La tachycardie désigne une fréquence supérieure à ce seuil, et non l’irrégularité du rythme.

34. Un patient a un pouls régulier et ne prend aucun traitement cardiaque : quelle méthode de comptage est permise avant de mesurer sa pression artérielle ?

Compter le pouls pendant trente secondes, puis prendre la pression artérielle avant le pouls
Compter le pouls pendant trente secondes, puis prendre la pression artérielle
Prendre d’abord la pression artérielle, puis compter le pouls pendant une minute
Compter le pouls pendant une minute, puis prendre la pression artérielle avant de vérifier sa régularité

Compter le pouls pendant trente secondes, puis prendre la pression artérielle

Explication

Un comptage de trente secondes est permis lorsque le pouls est régulier et qu’il n’y a pas de traitement cardiaque; le pouls se mesure avant la pression artérielle. Inverser l’ordre des deux mesures ne respecte pas cette consigne.

35. Quels aspects sont évalués lors de l’examen du pouls ?

Le rythme, l’amplitude et la fréquence des pulsations
La pression artérielle, la température et la fréquence respiratoire
La fréquence, la saturation en oxygène et la pression veineuse
La couleur, la chaleur et la sensibilité du membre

Le rythme, l’amplitude et la fréquence des pulsations

Explication

L’évaluation du pouls porte sur sa régularité, la force des pulsations et leur nombre. La pression artérielle est un autre paramètre vital, distinct de l’amplitude du pouls.

36. Quelle séquence respecte la procédure de mesure du pouls au repos ?

Installer le patient au repos 5 minutes, repérer l’artère avec le pouce, compter 30 secondes, puis mesurer la tension avant de noter le résultat
Placer le bras du patient sans période de repos, compter les pulsations pendant une minute, puis se laver les mains et noter le résultat
Installer le patient au repos 10 à 15 minutes, se laver les mains, repérer l’artère avec l’index et le majeur, compter une minute, puis évaluer et noter le résultat avant de mesurer la tension
Faire asseoir le patient, mesurer d’abord la tension, puis repérer l’artère avec l’index et compter les pulsations pendant une minute

Installer le patient au repos 10 à 15 minutes, se laver les mains, repérer l’artère avec l’index et le majeur, compter une minute, puis évaluer et noter le résultat avant de mesurer la tension

Explication

La procédure prévoit un repos de 10 à 15 minutes, l’hygiène des mains, un repérage délicat avec l’index et le majeur, puis un comptage d’une minute avant la notation. Mesurer la tension en premier inverse l’ordre recommandé, puisque le pouls doit être pris avant la tension artérielle.

37. Dans quelle situation un comptage du pouls pendant 30 secondes est-il approprié ?

Lorsque le pouls est irrégulier et que le patient ne suit pas de traitement cardiaque
Lorsque le pouls est régulier et que le patient suit un traitement cardiaque
Lorsque le patient présente un trouble du rythme et suit un traitement cardiaque
Lorsque le pouls est régulier et que le patient ne suit pas de traitement cardiaque

Lorsque le pouls est régulier et que le patient ne suit pas de traitement cardiaque

Explication

Un comptage de 30 secondes convient si le pouls est régulier et si le patient ne prend pas de traitement cardiaque. Un trouble du rythme ou un traitement cardiaque impose plutôt une mesure manuelle de la fréquence cardiaque.

38. Que représente l’indice de masse corporelle dans l’évaluation de l’obésité ?

Un indicateur de l’hydratation, calculé à partir de la taille et du tour de taille, utile au diagnostic des œdèmes
Une mesure de la croissance osseuse, calculée à partir de la taille et de l’âge, utile au suivi de la stature
Une mesure de la masse musculaire, calculée à partir du poids et de l’âge, utile au suivi de la force physique
Un indicateur de l’adiposité, calculé à partir du poids et de la taille, utile au diagnostic et au pronostic de l’obésité

Un indicateur de l’adiposité, calculé à partir du poids et de la taille, utile au diagnostic et au pronostic de l’obésité

Explication

L’IMC reflète l’adiposité et constitue un critère diagnostique et pronostique de l’obésité, à partir du poids et de la taille. Il ne mesure pas directement la masse musculaire, qui ne fait pas partie de sa définition.

39. Comment calcule-t-on l’IMC d’une personne pesant 72 kg et mesurant 1,80 m ?

En divisant 72 par le carré de 1,80
En divisant le carré de 72 par 1,80
En divisant 72 par 1,80 puis en multipliant par 2
En divisant 1,80 par le carré de 72

En divisant 72 par le carré de 1,80

Explication

L’IMC se calcule en divisant le poids en kilogrammes par le carré de la taille en mètres, soit 72/(1,80)272/(1{,}80)^2 dans cet exemple. Diviser simplement le poids par la taille ne respecte pas la formule.

40. Quel est le rôle de la feuille de surveillance des signes vitaux dans le dossier de soins ?

Servir de document public affiché dans la chambre pour informer les visiteurs de l’évolution du patient
Transcrire les signes vitaux et conserver ces informations de façon confidentielle dans le dossier ou un classeur consultable au poste de soins
Recueillir principalement les observations personnelles du patient et les remettre à sa famille à la sortie
Remplacer le dossier de soins en regroupant les prescriptions médicales et les comptes rendus diagnostiques

Transcrire les signes vitaux et conserver ces informations de façon confidentielle dans le dossier ou un classeur consultable au poste de soins

Explication

La feuille de surveillance transcrit les informations relatives aux signes vitaux et constitue une partie importante du dossier de soins, conservée de manière confidentielle. Elle ne remplace pas le dossier et n’est pas destinée à être affichée publiquement.

41. Une équipe cherche à améliorer la feuille de température pour faciliter sa consultation par les soignants : quelle règle doit-elle appliquer ?

La rendre lisible, synthétique et facile à consulter, tout en respectant le code propre au service
Employer un code graphique uniforme entre établissements, même s’il diffère des habitudes du service
Réserver sa lecture au personnel qui l’a remplie afin de préserver l’uniformité des interprétations
La remplir avec le maximum de détails, même si l’information recherchée devient moins facile à repérer

La rendre lisible, synthétique et facile à consulter, tout en respectant le code propre au service

Explication

La feuille doit être lisible, contenir l’essentiel, permettre de trouver rapidement l’information et être comprise par les personnes qui en ont besoin, selon le code du service. Ajouter des détails au détriment de la recherche rapide va à l’encontre de ces exigences.

42. Comment se définit une injection en soin ?

L’application d’un produit médicamenteux à la surface de la peau.
L’administration continue d’un produit dans une veine selon un débit variable.
L’introduction d’un produit médicamenteux dans l’organisme par voie parentérale.
Le prélèvement d’un produit biologique dans l’organisme par voie veineuse.

L’introduction d’un produit médicamenteux dans l’organisme par voie parentérale.

Explication

Une injection consiste à introduire un médicament dans l’organisme par voie parentérale. L’administration continue goutte à goutte correspond plutôt à une perfusion veineuse.

43. Quels sont les quatre types d’injection distingués selon leur voie d’administration ?

Intradermique, transdermique, intramusculaire et intra-artérielle.
Intradermique, sous-cutanée, intramusculaire et intraveineuse.
Sous-cutanée, intramusculaire, intra-osseuse et intraveineuse.
Intraveineuse, intra-artérielle, intrathécale et intradermique.

Intradermique, sous-cutanée, intramusculaire et intraveineuse.

Explication

Les quatre voies présentées sont intradermique, sous-cutanée, intramusculaire et intraveineuse. Les voies intra-artérielle et intra-osseuse ne font pas partie de cette liste.

44. Quelle distinction décrit correctement les sites atteints par les injections intradermique et sous-cutanée ?

L’injection intradermique atteint le muscle, tandis que la sous-cutanée dépose le produit dans une veine.
L’injection intradermique dépose le produit sous la peau, tandis que la sous-cutanée atteint le derme.
L’injection intradermique atteint une veine, tandis que la sous-cutanée dépose le produit dans le muscle.
L’injection intradermique atteint le derme, tandis que la sous-cutanée dépose le produit sous la peau.

L’injection intradermique atteint le derme, tandis que la sous-cutanée dépose le produit sous la peau.

Explication

La voie intradermique introduit le produit dans le derme, alors que la voie sous-cutanée le dépose sous la peau et s’accompagne d’une absorption lente. Confondre ces deux plans inverse précisément leur profondeur d’administration.

45. Lors d’une injection intramusculaire dans la fesse, quel site permet de réduire le risque d’atteindre le nerf sciatique ?

Le quadrant inféro-interne de la fesse.
Le quadrant supéro-externe de la fesse.
Le quadrant supéro-interne de la fesse.
Le centre de la région fessière.

Le quadrant supéro-externe de la fesse.

Explication

Le site retenu est le quadrant supéro-externe, choisi pour éviter le nerf sciatique. Le quadrant inféro-interne ne correspond pas au site recommandé.

46. Quelle caractéristique définit une perfusion veineuse ?

L’injection ponctuelle d’un médicament dans le muscle à l’aide d’une seringue.
L’introduction continue, goutte à goutte et à débit variable d’un produit par voie intraveineuse.
L’administration discontinue d’un produit sanguin par voie sous-cutanée.
L’introduction superficielle d’un produit dans le derme à débit constant.

L’introduction continue, goutte à goutte et à débit variable d’un produit par voie intraveineuse.

Explication

La perfusion introduit en continu, goutte à goutte et selon un débit variable, un produit médicamenteux ou sanguin par voie intraveineuse. Une injection intramusculaire ponctuelle n’est pas une perfusion.

47. Dans quelle situation clinique une perfusion veineuse figure-t-elle parmi les indications citées ?

Une douleur locale isolée sans besoin d’administration veineuse.
Une irritation cutanée traitée par application d’un produit topique.
Un état de choc nécessitant une prise en charge par perfusion.
Une fracture stable prise en charge par immobilisation.

Un état de choc nécessitant une prise en charge par perfusion.

Explication

L’état de choc fait partie des indications citées, avec l’hémorragie, la déshydratation et l’accès palustre grave. Une irritation cutanée relève d’un autre mode de prise en charge.

48. Une quantité de 3 ml correspond à combien de gouttes selon l’équivalence utilisée pour la perfusion ?

80 gouttes.
20 gouttes.
60 gouttes.
40 gouttes.

60 gouttes.

Explication

L’équivalence utilisée est de 20 gouttes par millilitre, donc 3 ml correspondent à 60 gouttes. Vingt gouttes correspondent à un seul millilitre.

49. Une perfusion doit administrer 1 200 gouttes en 60 minutes. Quel débit faut-il régler en gouttes par minute ?

40 gouttes par minute.
30 gouttes par minute.
60 gouttes par minute.
20 gouttes par minute.

20 gouttes par minute.

Explication

Le débit se calcule en divisant la quantité totale en gouttes par la durée en minutes : 1 200 divisées par 60 donnent 20 gouttes par minute. Un débit de 30 gouttes par minute administrerait la quantité en 40 minutes.

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Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Fondements des soins infirmiers.

Qu’est-ce qu’un infirmier ?

Une personne formée et officiellement habilitée à dispenser les soins infirmiers.

À qui les soins infirmiers répondent-ils ?

Aux besoins de santé des personnes saines ou malades, des familles et des collectivités.

À quelles périodes les soins obstétricaux sont-ils apportés aux femmes ?

Pendant la grossesse, l’accouchement et le post-partum.

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