QCM : Psychiatrie et soins infirmiers (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit les troubles de l’humeur ?

Une perturbation durable de l’humeur
Une modification temporaire de la perception
Une variation brève de l’attention
Une altération ponctuelle de la mémoire

Une perturbation durable de l’humeur

Explication

Les troubles de l’humeur se caractérisent par une perturbation qui s’inscrit dans la durée. Une variation passagère ne suffit pas à définir cette catégorie de troubles.

2. Quels sont les deux grands troubles de l’humeur à distinguer ?

Les phobies et les troubles de la personnalité
La psychose et les troubles de la mémoire
L’anxiété et les troubles du sommeil
La dépression et les troubles bipolaires

La dépression et les troubles bipolaires

Explication

La dépression et les troubles bipolaires constituent les deux grands troubles de l’humeur à connaître. L’anxiété et les troubles du sommeil peuvent être associés à différents problèmes, mais ne forment pas cette distinction.

3. Une personne décrit une tristesse persistante ou une perte de plaisir qui perturbe ses activités quotidiennes : quelle interprétation correspond à la définition de la dépression ?

Il peut s’agir d’une pathologie de l’humeur avec un retentissement quotidien
Il s’agit nécessairement d’un passage à vide sans portée clinique
Il s’agit d’un trouble du sommeil défini par une fatigue diurne
Il s’agit d’une réaction brève sans effet sur le fonctionnement

Il peut s’agir d’une pathologie de l’humeur avec un retentissement quotidien

Explication

La dépression associe une tristesse persistante et/ou une perte d’intérêt ou de plaisir à un retentissement sur la vie quotidienne. La réduire à un simple passage à vide néglige précisément ce retentissement.

4. Quel ensemble de critères correspond au seuil d’un épisode dépressif caractérisé ?

Au moins cinq symptômes durant une semaine, avec fatigue ou trouble de concentration
Au moins cinq symptômes durant quinze jours, avec humeur dépressive ou perte d’intérêt ou de plaisir
Au moins cinq symptômes durant un mois, avec culpabilité ou pensées de mort
Au moins trois symptômes durant quinze jours, avec insomnie ou modification de l’appétit

Au moins cinq symptômes durant quinze jours, avec humeur dépressive ou perte d’intérêt ou de plaisir

Explication

Le seuil comprend au moins cinq symptômes pendant quinze jours, dont l’humeur dépressive ou la perte d’intérêt ou de plaisir. La fatigue et les troubles de concentration peuvent compter parmi les symptômes, mais aucun des deux ne remplace à lui seul le critère indispensable.

5. Quelle alternance caractérise le trouble bipolaire ?

Des épisodes dépressifs et des épisodes maniaques ou hypomaniaques
Des épisodes psychotiques et des épisodes amnésiques
Des épisodes d’insomnie et des épisodes de somnolence
Des épisodes anxieux et des épisodes de panique

Des épisodes dépressifs et des épisodes maniaques ou hypomaniaques

Explication

Le trouble bipolaire se caractérise par l’alternance d’épisodes dépressifs et d’épisodes maniaques ou hypomaniaques. Des troubles du sommeil peuvent survenir, mais leur alternance ne définit pas le trouble bipolaire.

6. Quel est l’objectif des traitements du trouble bipolaire ?

Aider à mieux vivre avec la maladie et prévenir les rechutes
Réduire les symptômes maniaques sans accompagner la maladie
Faire disparaître définitivement la maladie après un épisode
Traiter les épisodes dépressifs sans agir sur les rechutes

Aider à mieux vivre avec la maladie et prévenir les rechutes

Explication

Les traitements visent à améliorer la vie avec le trouble bipolaire et à prévenir les rechutes, sans guérir la maladie. Les considérer comme une guérison définitive confond contrôle à long terme et disparition de la maladie.

7. Par rapport à la manie, comment se caractérise l’hypomanie ?

Par des signes du même type, mais moins intenses et avec un retentissement moins marqué
Par des signes d’un autre type, mais aussi intenses et avec un retentissement comparable
Par des signes du même type, mais plus intenses et avec un retentissement plus marqué
Par des signes d’un autre type, moins intenses et avec un retentissement plus marqué

Par des signes du même type, mais moins intenses et avec un retentissement moins marqué

Explication

L’hypomanie présente des signes du même type que la manie, avec une intensité et un retentissement moins importants. La confondre avec une manie aussi intense efface cette distinction clinique.

8. Quel ensemble de conséquences peut être associé au trouble bipolaire ?

Risque respiratoire, troubles visuels et perte progressive de la mémoire
Risque infectieux, troubles articulaires et difficultés de coordination
Risque suicidaire, conduites à risque et difficultés sociales ou professionnelles
Risque allergique, troubles digestifs et baisse durable de l’audition

Risque suicidaire, conduites à risque et difficultés sociales ou professionnelles

Explication

Le trouble bipolaire peut s’accompagner d’un risque suicidaire, de comportements à risque et de difficultés professionnelles, familiales, financières ou sociales. Les problèmes articulaires et de coordination ne correspondent pas aux risques décrits pour ce trouble.

9. Que désigne le terme « psychotrope » ?

Un médicament qui agit sur les muscles et modifie principalement la force physique
Un médicament qui agit sur le système digestif et modifie principalement l’appétit
Un médicament qui agit sur le système immunitaire et modifie principalement les défenses
Un médicament qui agit sur le système nerveux central et peut modifier l’humeur, le sommeil ou la pensée

Un médicament qui agit sur le système nerveux central et peut modifier l’humeur, le sommeil ou la pensée

Explication

Les psychotropes agissent sur le système nerveux central et peuvent modifier notamment l’humeur, l’anxiété, le sommeil, les perceptions, le comportement ou la pensée. Une action principalement musculaire ne définit pas cette catégorie.

10. Une personne traitée par antipsychotique présente une hyperthermie, une rigidité musculaire et des troubles de conscience : quelle complication majeure faut-il suspecter ?

Un syndrome de sevrage aux antidépresseurs
Une dépendance aux hypnotiques
Un syndrome malin des neuroleptiques
Une réaction anxieuse aiguë

Un syndrome malin des neuroleptiques

Explication

L’association d’une hyperthermie, d’une rigidité musculaire et de troubles de conscience évoque le syndrome malin des neuroleptiques, complication majeure des antipsychotiques. Une dépendance aux hypnotiques ne rend pas compte de ce tableau clinique.

11. Lors du début d’un traitement antidépresseur, quelle conduite tient compte de son délai d’action ?

Prévoir une amélioration après plusieurs jours à plusieurs semaines, surveiller le risque suicidaire et éviter un arrêt brutal
Prévoir une amélioration après plusieurs mois, surveiller la dépendance et réduire la dose sans suivi
Prévoir une amélioration immédiate, surveiller surtout les chutes et interrompre le traitement dès qu’elle survient
Prévoir une amélioration en quelques heures, surveiller les sueurs et arrêter le traitement si le sommeil change

Prévoir une amélioration après plusieurs jours à plusieurs semaines, surveiller le risque suicidaire et éviter un arrêt brutal

Explication

Les antidépresseurs agissent après plusieurs semaines, avec une amélioration de l’humeur généralement observée après environ 10 à 20 jours ; une vigilance suicidaire est importante au début et l’arrêt brutal est à éviter. Une action immédiate avec surveillance centrée sur les chutes correspond plutôt aux anxiolytiques et aux hypnotiques.

12. Quel énoncé décrit correctement le lithium dans la prise en charge du trouble bipolaire ?

C’est un thymorégulateur dont la marge thérapeutique est étroite
C’est un antidépresseur dont la marge thérapeutique est large
C’est un anxiolytique dont l’action est rapide et brève
C’est un antipsychotique dont la marge thérapeutique est étroite

C’est un thymorégulateur dont la marge thérapeutique est étroite

Explication

Le lithium est un thymorégulateur utilisé dans le trouble bipolaire et sa marge thérapeutique est étroite. Le classer comme antipsychotique est une confusion de famille médicamenteuse.

13. Quelle caractéristique distingue un délire d’une hallucination ?

Il s’agit d’une construction mentale fortement tenue pour vraie.
Il s’agit d’une rupture dans le discours associée à des affects inadaptés.
Il s’agit d’une sensation corporelle interne sans stimulation tactile.
Il s’agit d’une perception sans objet réel.

Il s’agit d’une construction mentale fortement tenue pour vraie.

Explication

Le délire est une construction mentale à laquelle la personne adhère fortement. Une perception sans objet réel correspond plutôt à une hallucination.

14. Lors de l’analyse d’un délire avec l’acronyme TOMATE, quels éléments sont examinés ?

Le ton, l’observation, le mouvement, l’attention, la tension et l’expression.
Le thème, l’origine, la mémoire, l’affect, la temporalité et l’évolution.
Le trouble, l’orientation, la motricité, l’anxiété, le traitement et l’environnement.
Le thème, l’organisation, le mécanisme, l’adhésion, le type et l’extension.

Le thème, l’organisation, le mécanisme, l’adhésion, le type et l’extension.

Explication

TOMATE correspond au thème, à l’organisation, au mécanisme, à l’adhésion, au type et à l’extension du délire. Les autres listes remplacent ces dimensions par des éléments qui ne constituent pas cet acronyme.

15. Une personne présente des hallucinations et un délire, ainsi qu’un repli social et une aboulie ; à quelles dimensions schizophréniques ces signes correspondent-ils ?

Le délire et l’aboulie sont positifs, tandis que les hallucinations et le repli social sont négatifs.
Les hallucinations et le repli social sont positifs, tandis que le délire et l’aboulie sont négatifs.
Les quatre signes relèvent de la désorganisation du discours et du comportement.
Les hallucinations et le délire sont positifs, tandis que le repli social et l’aboulie sont négatifs.

Les hallucinations et le délire sont positifs, tandis que le repli social et l’aboulie sont négatifs.

Explication

Les symptômes positifs comprennent le délire et les hallucinations, tandis que le repli social et l’aboulie font partie des symptômes négatifs. La désorganisation renvoie plutôt à des signes comme un discours incohérent ou des affects inadaptés.

16. Une personne décrit des sensations inhabituelles provenant de l’intérieur de son corps, sans contact extérieur : quel type d’hallucination cela évoque-t-il ?

Une hallucination tactile.
Une hallucination cénesthésique.
Une hallucination gustative.
Une hallucination olfactive.

Une hallucination cénesthésique.

Explication

Les hallucinations cénesthésiques correspondent à des sensations corporelles internes. Une hallucination tactile concerne une perception liée au toucher, et non ces sensations internes.

17. Que désigne l’ASPDT en psychiatrie ?

Une période d’observation psychiatrique ouverte sans demande ni décision d’admission.
Une admission en soins psychiatriques à la demande d’un tiers.
Une mesure de protection civile organisée sous forme de tutelle ou de curatelle.
Une admission décidée par le représentant de l’État en raison d’un trouble à l’ordre public.

Une admission en soins psychiatriques à la demande d’un tiers.

Explication

L’ASPDT désigne une admission en soins psychiatriques à la demande d’un tiers. La décision du représentant de l’État relève de la SPDRE.

18. Pour mettre en place une ASPDT, quelles formalités sont requises ?

Une demande d’un tiers et deux certificats médicaux, dont le premier est établi par un médecin extérieur à l’établissement.
Deux certificats médicaux établis par des médecins extérieurs, sans demande d’un tiers.
Une demande d’un tiers et un certificat médical établi par un médecin extérieur à l’établissement.
Une demande du représentant de l’État et deux certificats médicaux établis dans l’établissement.

Une demande d’un tiers et deux certificats médicaux, dont le premier est établi par un médecin extérieur à l’établissement.

Explication

L’ASPDT requiert une demande d’un tiers et deux certificats médicaux, le premier étant rédigé par un médecin extérieur à l’établissement. La procédure ne repose pas sur un seul certificat ni sur une décision du représentant de l’État.

19. Quels critères doivent être réunis pour justifier une ASPDT ?

Une menace pour l’ordre public, une surveillance médicale constante et une demande du représentant de l’État.
Des troubles mentaux nécessitant des soins différés, une surveillance ponctuelle et un consentement difficile à recueillir.
Une incapacité civile, un besoin d’accompagnement social et l’absence de demande d’un tiers.
Des troubles mentaux nécessitant des soins immédiats, une surveillance médicale constante et l’impossibilité de consentir aux soins.

Des troubles mentaux nécessitant des soins immédiats, une surveillance médicale constante et l’impossibilité de consentir aux soins.

Explication

L’ASPDT suppose des troubles mentaux nécessitant des soins immédiats et une surveillance médicale constante, ainsi que l’impossibilité pour la personne de consentir. Une menace pour l’ordre public relève plutôt du cadre de la SPDRE.

20. Dans quelle situation la SPDRE peut-elle être mise en œuvre ?

Lorsque les troubles empêchent le consentement et qu’un tiers demande des soins avec les certificats requis.
Lorsque les troubles nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent gravement atteinte à l’ordre public.
Lorsque la personne a besoin d’une mesure de protection civile en raison d’une vulnérabilité juridique.
Lorsque les troubles justifient une surveillance médicale sans compromettre la sûreté ni l’ordre public.

Lorsque les troubles nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent gravement atteinte à l’ordre public.

Explication

La SPDRE concerne des troubles nécessitant des soins qui compromettent la sûreté des personnes ou portent gravement atteinte à l’ordre public. Une demande d’un tiers associée à l’impossibilité de consentir correspond plutôt à l’ASPDT.

21. Comment caractériser une crise suicidaire ?

Comme un état défini par l’accès à des moyens létaux, indépendamment de la souffrance psychique.
Comme une période d’isolement social où le passage à l’acte est déjà décidé et planifié.
Comme une période de souffrance psychique intense durant laquelle le suicide peut apparaître comme une solution.
Comme une réaction brève à l’anxiété, sans possibilité d’idées suicidaires.

Comme une période de souffrance psychique intense durant laquelle le suicide peut apparaître comme une solution.

Explication

La crise suicidaire se caractérise par une souffrance psychique intense dans laquelle le suicide peut sembler être une solution. Un passage à l’acte déjà décidé et planifié peut signaler une urgence élevée, mais ne définit pas à lui seul la crise.

22. Quel ensemble de signes peut alerter sur une crise suicidaire ?

Une amélioration de l’humeur, une reprise des activités et une diminution des propos de mort.
Une douleur physique isolée, un désaccord familial et une difficulté ponctuelle de concentration.
Une inquiétude concernant l’avenir, sans propos de mort, isolement ni changement de comportement.
Des idées suicidaires, du désespoir, de l’isolement, de l’agitation ou la préparation d’un passage à l’acte.

Des idées suicidaires, du désespoir, de l’isolement, de l’agitation ou la préparation d’un passage à l’acte.

Explication

Les signes d’alerte comprennent notamment les idées suicidaires, le désespoir, l’isolement, l’agitation et la préparation d’un passage à l’acte. Une difficulté ponctuelle de concentration ou un désaccord familial isolé ne correspond pas à cet ensemble de signes.

23. Dans l’échelle RUD, comment distinguer le risque de la dangerosité ?

Le risque renvoie aux facteurs de vulnérabilité, tandis que la dangerosité concerne l’accès à des moyens létaux.
Le risque correspond à l’équilibre émotionnel, tandis que la dangerosité correspond au degré d’isolement.
Le risque correspond au délai et à l’intention, tandis que la dangerosité correspond au scénario suicidaire.
Le risque renvoie à l’accès à des moyens létaux, tandis que la dangerosité concerne les facteurs de vulnérabilité.

Le risque renvoie aux facteurs de vulnérabilité, tandis que la dangerosité concerne l’accès à des moyens létaux.

Explication

Dans l’échelle RUD, le risque porte sur les facteurs de vulnérabilité et la dangerosité sur l’accès à des moyens létaux. Le scénario, le délai, l’intention et l’équilibre émotionnel relèvent de l’évaluation de l’urgence.

24. Une personne présente un risque suicidaire élevé : quelle conduite infirmière est appropriée ?

Conseiller à la personne de rester seule au calme et limiter les échanges pour réduire son agitation.
Questionner directement ses idées, écouter sans jugement, sécuriser, ne pas la laisser seule, prévenir le médecin et organiser la surveillance.
Éviter d’aborder les idées suicidaires, rassurer la personne et attendre une évolution spontanée de la situation.
Se concentrer sur la recherche d’un diagnostic, puis transmettre les informations lors du prochain suivi prévu.

Questionner directement ses idées, écouter sans jugement, sécuriser, ne pas la laisser seule, prévenir le médecin et organiser la surveillance.

Explication

La conduite infirmière comprend l’évaluation directe des idées suicidaires, une écoute sans jugement, la sécurisation, l’alerte du médecin et l’organisation de la surveillance ; une personne à risque élevé ne doit pas être laissée seule. Éviter la question directe ou différer la transmission ne répond pas à ces mesures de prise en charge.

25. Quelle description caractérise une attaque de panique ?

Une crise d’angoisse aiguë, brutale et intense
Une baisse prolongée de l’activité motrice et verbale
Une inquiétude persistante qui s’installe progressivement
Une désorganisation durable du comportement et du discours

Une crise d’angoisse aiguë, brutale et intense

Explication

Une attaque de panique se manifeste par une crise d’angoisse aiguë, d’apparition brutale et d’intensité marquée. Une inquiétude persistante et progressive décrit plutôt une anxiété durable.

26. Une personne présente une crise d’angoisse avec palpitations et oppression thoracique ; quel autre signe fait partie des manifestations possibles d’une attaque de panique ?

Une perte durable de la mémoire autobiographique
Une peur de mourir ou de perdre le contrôle
Une diminution persistante de la sensibilité à la douleur
Une paralysie progressive d’un membre

Une peur de mourir ou de perdre le contrôle

Explication

La peur de mourir et celle de perdre le contrôle font partie des signes possibles, avec des manifestations corporelles comme les palpitations. Une paralysie progressive n’est pas un signe caractéristique indiqué pour cette crise.

27. Pendant une attaque de panique, quelle conduite infirmière associe soutien relationnel et actions adaptées ?

Multiplier les questions, maintenir les stimulations et attendre avant de rechercher une urgence somatique
Demander à la personne de se calmer seule et reprendre l’entretien après la disparition des symptômes
Confronter les interprétations de la personne et accélérer sa respiration pour vérifier sa tolérance
Écarter une urgence somatique, installer au calme, rester présent et aider à ralentir la respiration

Écarter une urgence somatique, installer au calme, rester présent et aider à ralentir la respiration

Explication

La prise en charge combine la recherche d’une urgence somatique, un environnement calme, une présence rassurante et une aide à ralentir la respiration. Laisser la personne seule et différer l’évaluation somatique ne correspond pas à cette conduite.

28. Une personne agitée élève la voix et se déplace sans cesse ; quelle priorité correspond au rôle infirmier ?

Sécuriser la situation, garder une distance adaptée et éviter la confrontation
Accroître les stimulations pour orienter l’attention vers un autre sujet
S’approcher rapidement, imposer un échange direct et contester les propos
Réduire la surveillance et attendre que l’agitation cesse spontanément

Sécuriser la situation, garder une distance adaptée et éviter la confrontation

Explication

Face à l’agitation, il convient de sécuriser, de garder une distance adaptée et d’éviter la confrontation, tout en sollicitant de l’aide et en recherchant une cause. La confrontation directe risque d’aggraver la situation plutôt que de la sécuriser.

29. Au début d’un sevrage alcoolique, quelle combinaison de signes est compatible avec les manifestations précoces ?

Euphorie, ralentissement cardiaque et hypothermie
Amnésie ancienne, perte visuelle et faiblesse musculaire isolée
Sueurs, tremblements, tachycardie et nausées
Hallucinations, convulsions, confusion et paralysie

Sueurs, tremblements, tachycardie et nausées

Explication

Les sueurs, les tremblements, la tachycardie et les nausées figurent parmi les signes précoces du sevrage alcoolique. Les hallucinations, les convulsions et la confusion relèvent plutôt des signes plus graves.

30. Chez une personne en sevrage alcoolique, quels signes indiquent une évolution plus grave ?

Des sueurs, des tremblements ou une tachycardie
Une hypertension, une agitation ou une hyperthermie
Des nausées, des vomissements ou une tachypnée
Des hallucinations, des convulsions ou une confusion

Des hallucinations, des convulsions ou une confusion

Explication

Les hallucinations, les convulsions et la confusion sont des signes plus graves du sevrage alcoolique. Les sueurs, les tremblements et la tachycardie sont plutôt décrits parmi les manifestations précoces.

31. Que désigne le craving dans le contexte de la consommation d’alcool ?

Une appréhension d’une situation associée à la consommation
Un ensemble de signes physiques apparaissant après l’arrêt de l’alcool
Une surveillance clinique de l’intensité du sevrage
Une envie irrépressible de consommer liée à une perte de contrôle

Une envie irrépressible de consommer liée à une perte de contrôle

Explication

Le craving est une envie irrépressible de consommer, associée à une perte de contrôle impliquant le circuit de la récompense et des émotions. Les signes physiques après l’arrêt correspondent au sevrage, et non au craving.

32. Une personne présente une pensée accélérée avec une fuite des idées ; quel terme sémiologique décrit ce phénomène ?

La bradypsychie
Le barrage
La tachypsychie
La phobie

La tachypsychie

Explication

La tachypsychie correspond à une accélération de la pensée avec fuite des idées, souvent observée dans les états maniaques ou lors d’intoxications aux psychostimulants. La bradypsychie désigne au contraire un ralentissement de la pensée.

33. Chez une personne dont la pensée est ralentie, notamment dans un état dépressif ou confusionnel, quel terme convient ?

La phobie
Le barrage
La tachypsychie
La bradypsychie

La bradypsychie

Explication

La bradypsychie désigne le ralentissement de la pensée et peut s’observer dans les états dépressifs ou confusionnels. La tachypsychie est la notion opposée, puisqu’elle correspond à une accélération de la pensée.

34. À quelle catégorie de troubles appartiennent les troubles du spectre autistique ?

Aux troubles du neurodéveloppement
Aux troubles de l’humeur
Aux troubles de l’attachement
Aux troubles anxieux

Aux troubles du neurodéveloppement

Explication

Les troubles du spectre autistique sont classés parmi les troubles du neurodéveloppement. Les troubles de l’attachement constituent une catégorie distincte et ne définissent pas les troubles du spectre autistique.

35. Comment distinguer les troubles du spectre autistique d’un trouble du lien maternel ?

Les troubles du spectre autistique relèvent de l’anxiété, tandis qu’un trouble du lien maternel concerne le langage.
Les troubles du spectre autistique relèvent de l’humeur, tandis qu’un trouble du lien maternel concerne les perceptions sensorielles.
Les troubles du spectre autistique relèvent du neurodéveloppement, tandis qu’un trouble du lien maternel concerne le lien d’attachement.
Les troubles du spectre autistique sont une forme de trouble du lien maternel, tandis que l’attachement relève du neurodéveloppement.

Les troubles du spectre autistique relèvent du neurodéveloppement, tandis qu’un trouble du lien maternel concerne le lien d’attachement.

Explication

Les troubles du spectre autistique sont des troubles du neurodéveloppement et ne sont pas un trouble du lien maternel. Les confondre avec un trouble de l’attachement inverse cette distinction.

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À quoi correspondent les troubles de l’humeur ?

À une perturbation durable de l’humeur.

Quels sont les deux grands troubles de l’humeur à connaître ?

La dépression et les troubles bipolaires.

Comment se caractérise la dépression et quel est son retentissement ?

Par une tristesse persistante et/ou une perte d’intérêt ou de plaisir, avec un retentissement sur la vie quotidienne.

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