Que désigne le décubitus ?
Une position allongée.
Quelles conséquences l’immobilité prolongée peut-elle avoir chez un patient alité ?
Elle entraîne des complications multiples et augmente la mortalité, la durée d’hospitalisation et le coût des soins.
Quels changements l’alitement entraîne-t-il sur le plan physique et sensoriel ?
Une perte de l’orthostatisme, une rigidité articulaire, une amyotrophie et une diminution des afférences sensorielles.
Quelles sont les priorités infirmières face au décubitus ?
Dépister et surveiller les risques, mobiliser précocement, maintenir l’hydratation et la nutrition, prévenir les complications, préserver l’autonomie et transmettre.
Qu'impose une aggravation brutale chez un patient alité ?
Une alerte rapide de l’équipe.
Qu’est-ce qu’une escarre ?
Une lésion cutanée due à la compression des tissus mous entre un plan dur et une saillie osseuse.
Quelle succession de phénomènes l’immobilité prolongée provoque-t-elle dans les tissus ?
Compression prolongée, diminution du débit sanguin local, hypoxie tissulaire puis nécrose.
Quels outils permettent d’évaluer le risque d’escarre ?
Les échelles de Braden ou de Norton.
À quelle fréquence effectuer les changements de position pour prévenir l’escarre ?
Toutes les 2 à 4 heures selon les besoins.
Quels points d’appui peut-on effleurer pour prévenir l’escarre ?
Les seuls points d’appui sains.
Quelles conséquences l’immobilité a-t-elle sur la circulation et l’endurance ?
Elle favorise la stase veineuse et diminue les capacités d’endurance.
Quelle complication thromboembolique majeure peut évoluer vers une embolie pulmonaire ?
La thrombose veineuse, ou phlébite.
Quels signes locaux peuvent évoquer une phlébite ?
Rougeur, douleur, chaleur, œdème du membre, absence de ballant du mollet et douleur à la dorsiflexion.
Quel signe associé peut être surveillé en cas de phlébite ?
La dissociation pouls-température.
Quels signes respiratoires et thoraciques peuvent évoquer une embolie pulmonaire ?
Essoufflement, dyspnée, douleur thoracique et toux.
Quel trouble de la conscience peut signaler une embolie pulmonaire ?
Un malaise avec ou sans perte de connaissance.
Quelles mesures préviennent la thromboembolie chez un patient immobilisé ?
Surveillance clinique et de la température, contention veineuse, anticoagulants prophylactiques prescrits et verticalisation précoce selon l’état du patient.
Qu’entraîne la diminution de la course diaphragmatique et de l’ampliation thoracique en décubitus ?
Une stase bronchique pouvant conduire à une atélectasie, un encombrement bronchique et des infections des bases pulmonaires.
Quelles mesures préviennent les complications respiratoires en position allongée ?
Les changements de position en latéral ou demi-assis.
Quelle hydratation est recommandée pour prévenir les complications respiratoires ?
Environ 1,5 L par jour en l’absence de contre-indication.
Comment installer le patient pendant les repas pour prévenir les complications respiratoires ?
Assis ou demi-assis.
Quelles actions respiratoires faut-il stimuler en prévention ?
La toux et l’expectoration.
Quel soin respiratoire peut être réalisé sur prescription ?
La kinésithérapie.
Quelle mobilisation est recommandée si possible pour prévenir les complications respiratoires ?
Le lever.
Quelle complication digestive le décubitus met-il particulièrement en avant ?
La constipation.
Quel volume d’eau quotidien contribue à prévenir la constipation sans contre-indication ?
Environ 1,5 L par jour.
Quelle complication infectieuse la stase vésicale peut-elle entraîner ?
Une infection urinaire.
Quelle complication urinaire l’hypercalciurie d’immobilisation peut-elle favoriser ?
Des lithiases urinaires.
Que faut-il surveiller pour prévenir les complications urinaires ?
Les mictions et la douleur.
Quels effets psychologiques l’immobilité peut-elle favoriser ?
Le mal-être, la désorientation, la démotivation et la régression.
Que peut renforcer une prise en charge qui ne respecte pas l’autonomie ?
La dépendance et le déconditionnement intellectuel.
Sur quoi repose la prévention du retentissement psychologique ?
Sur l’écoute, la réassurance, les habitudes, les repères, les stimulations, le lien social et l’autonomie.
Quelles complications ostéo-articulaires et neuromusculaires peuvent survenir ?
Des compressions neurologiques, une raideur, des rétractions musculo-articulaires, une amyotrophie et une ostéoporose liée à l’immobilité.
Quels gestes préviennent les atteintes ostéo-articulaires et neuromusculaires liées à l’immobilité ?
Le bon positionnement, les changements de position, l’adaptation du matériel, la préservation des amplitudes articulaires et la mobilisation précoce.
Quels paramètres psychiques et nutritionnels surveiller pour prévenir ces atteintes ?
La douleur, l’état psychique, les apports protidiques et le poids.
Quelles grandes catégories de causes peuvent entraîner un décubitus prolongé ?
Des causes pathologiques ou thérapeutiques, psychologiques ou iatrogènes non médicamenteuses.
Quelles complications précoces peuvent survenir lors d’un décubitus ?
Des escarres, des complications thromboemboliques et nerveuses, des troubles urinaires et digestifs, ainsi que des désadaptations cardiaque et posturale.
Quelles complications tardives peuvent survenir lors d’un décubitus ?
Des escarres, des rétractions musculaires, de l’ostéoporose et des troubles psychiques.
À quel stade l’escarre correspond-elle en l’absence de rougeur ?
Au stade 0.
Quels facteurs locaux favorisent l’escarre ?
La pression, le cisaillement, la friction, la macération, les plis de draps, les miettes, la sudation et les draps souillés.
Quels facteurs généraux favorisent l’escarre ?
L’hypoxie, l’anémie, le bas débit ou l’hypotension, la déshydratation et la dénutrition protéino-énergétique.
De quel risque faut-il tenir compte sous anticoagulant ?
Du risque hémorragique.
Quels troubles sont associés au retentissement broncho-pulmonaire ?
Les troubles de déglutition et le reflux gastro-œsophagien.
Quel professionnel doit réaliser l’extraction d’un fécalome ?
Un médecin.
Comment la rétention urinaire peut-elle évoluer ?
À bas bruit.
Quel trouble intestinal peut favoriser la rétention urinaire ?
Une constipation ou un fécalome.
Quels moyens matériels préviennent les atteintes ostéo-articulaires et neuromusculaires ?
Des coussins, une botte anti-équin et des orthèses de positionnement sur prescription.
Quel soin sur prescription contribue à prévenir les atteintes ostéo-articulaires et neuromusculaires ?
La kinésithérapie.
Quel suivi biologique est prévu pour prévenir les atteintes ostéo-articulaires et neuromusculaires ?
La surveillance de l’ionogramme et de la vitamine D selon prescription.
Quelles mesures limitent les attitudes vicieuses et les chutes ?
Prévenir les attitudes vicieuses, évaluer le risque de chute, sécuriser l’environnement et proposer une aide technique à la marche si nécessaire.
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1. Par quel mécanisme l’immobilité prolongée peut-elle provoquer une nécrose cutanée ?
2. Une personne alitée présente soudainement une douleur thoracique : quelle conduite cette aggravation impose-t-elle ?
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