QCM : Complications de l’immobilité prolongée (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Par quel mécanisme l’immobilité prolongée peut-elle provoquer une nécrose cutanée ?

La macération interrompt le retour veineux général, provoque une hypoxie, puis entraîne une infection systémique.
La compression augmente le débit sanguin local, provoque une hyperoxie tissulaire, puis peut entraîner une nécrose.
La compression réduit le débit sanguin local, provoque une hypoxie tissulaire, puis peut entraîner une nécrose.
La friction accroît l’oxygénation des tissus, provoque une hypoxie, puis entraîne une inflammation sans nécrose.

La compression réduit le débit sanguin local, provoque une hypoxie tissulaire, puis peut entraîner une nécrose.

Explication

La compression prolongée diminue le débit sanguin local, ce qui provoque une hypoxie tissulaire susceptible d’évoluer vers la nécrose. Une augmentation du débit sanguin ne correspond pas au mécanisme décrit.

2. Une personne alitée présente soudainement une douleur thoracique : quelle conduite cette aggravation impose-t-elle ?

Renforcer la mobilisation avant de signaler le symptôme
Attendre la prochaine transmission planifiée
Surveiller la douleur sans avertir l’équipe
Alerter rapidement l’équipe

Alerter rapidement l’équipe

Explication

Une aggravation brutale comme une douleur thoracique impose une alerte rapide de l’équipe. Attendre une transmission planifiée retarderait la prise en compte d’un signe potentiellement grave.

3. Après une période d’immobilité, une personne ressent un essoufflement soudain et une douleur thoracique : quelle complication faut-il évoquer ?

Une rigidité articulaire liée à l’alitement
Une embolie pulmonaire
Une escarre liée à la pression
Une phlébite limitée au membre

Une embolie pulmonaire

Explication

L’essoufflement et la douleur thoracique font partie des signes à surveiller en cas d’embolie pulmonaire. Un œdème et une chaleur du membre orienteraient davantage vers une phlébite.

4. Une personne alitée porte des protections ; quelle démarche relève de la prévention des complications urinaires ?

Augmenter les fibres, surveiller le nombre de selles et prévoir des laxatifs sur prescription.
Réévaluer l’indication des protections, surveiller les mictions et la douleur, et maintenir hydratation et hygiène adaptées.
Privilégier les massages abdominaux et la verticalisation pour prévenir les lithiases urinaires.
Éviter le changement des protections, réduire l’hydratation et attendre une douleur pour surveiller les mictions.

Réévaluer l’indication des protections, surveiller les mictions et la douleur, et maintenir hydratation et hygiène adaptées.

Explication

La prévention urinaire comprend le confort et l’hygiène, le changement régulier des protections, une hydratation adaptée, la surveillance des mictions et de la douleur, ainsi que la réévaluation des protections. La surveillance des selles et l’adaptation des fibres visent plutôt la prévention de la constipation.

5. Que désigne le décubitus ?

Une position assise inclinée
Une position allongée
Une position debout prolongée
Une marche avec assistance

Une position allongée

Explication

Le décubitus désigne une position allongée. Une position assise ou debout ne correspond pas à cette définition.

6. Quel ensemble de changements est associé à l’alitement prolongé ?

Maintien de l’orthostatisme, rigidité articulaire, hypertrophie musculaire et diminution des afférences sensorielles
Perte de l’orthostatisme, rigidité articulaire, amyotrophie et diminution des afférences sensorielles
Perte de l’orthostatisme, souplesse articulaire, amyotrophie et augmentation des afférences sensorielles
Gain d’orthostatisme, relâchement articulaire, hypertrophie musculaire et augmentation des afférences sensorielles

Perte de l’orthostatisme, rigidité articulaire, amyotrophie et diminution des afférences sensorielles

Explication

L’alitement modifie l’effet de la pesanteur et s’accompagne de ces quatre changements. Une augmentation des afférences sensorielles ne fait pas partie des effets décrits.

7. Une personne à risque d’escarre reste alitée ; quelle stratégie de prévention est la plus adaptée ?

Évaluer le risque, masser les rougeurs et conserver la même position pour éviter les frottements.
Surveiller la peau, espacer les changements de position et réserver le lever aux personnes autonomes.
Évaluer le risque et la nutrition, surveiller la peau, repositionner selon les besoins et adapter les supports.
Adapter les supports, limiter les changes et effleurer les points d’appui même lorsqu’ils sont altérés.

Évaluer le risque et la nutrition, surveiller la peau, repositionner selon les besoins et adapter les supports.

Explication

La prévention combine notamment l’évaluation du risque et de la nutrition, la surveillance cutanée, des changements de position adaptés et des supports appropriés. Masser une rougeur ou effleurer une zone cutanée altérée ne correspond pas aux mesures indiquées.

8. Quel ensemble de signes oriente vers une phlébite du membre inférieur ?

Fièvre isolée, toux sèche, douleur abdominale et œdème du visage
Rougeur, douleur, chaleur et œdème du membre, avec parfois une douleur à la dorsiflexion
Essoufflement, toux, douleur thoracique et malaise, avec parfois une perte de connaissance
Pâleur, refroidissement du membre, pouls amplifié et douleur soulagée par la dorsiflexion

Rougeur, douleur, chaleur et œdème du membre, avec parfois une douleur à la dorsiflexion

Explication

La phlébite peut se manifester par une rougeur, une douleur, une chaleur et un œdème du membre, ainsi que par une douleur à la dorsiflexion. L’essoufflement et la douleur thoracique orientent plutôt vers une embolie pulmonaire.

9. Quelle complication osseuse peut être favorisée par l’immobilité parmi les atteintes ostéo-articulaires et neuromusculaires ?

Une compression neurologique liée à l’immobilité
Une ostéoporose liée à l’immobilité
Une rétraction musculo-articulaire liée à l’immobilité
Une raideur articulaire liée à l’immobilité

Une ostéoporose liée à l’immobilité

Explication

L’immobilité peut entraîner une ostéoporose, qui constitue une complication osseuse. La raideur et les rétractions touchent plutôt les articulations et les muscles.

10. Quelle complication digestive est mise en avant chez une personne alitée, et par quel facteur est-elle favorisée ?

La rétention urinaire, favorisée par les massages abdominaux et les laxatifs prescrits.
La diarrhée, favorisée par la verticalisation rapide et l’augmentation des fibres.
Le reflux gastro-œsophagien, favorisé par la surveillance des selles et l’hydratation.
La constipation, favorisée par l’immobilité et susceptible de contribuer à d’autres complications.

La constipation, favorisée par l’immobilité et susceptible de contribuer à d’autres complications.

Explication

La constipation est la complication digestive particulièrement associée au décubitus ; l’immobilité la favorise et elle peut contribuer à d’autres complications, notamment urinaires. Le reflux gastro-œsophagien est mentionné parmi les retentissements broncho-pulmonaires, et non comme la complication digestive centrale ici.

11. Comment définir une escarre ?

Une ecchymose provoquée par un choc direct, située à distance des saillies osseuses
Une irritation cutanée due au frottement des vêtements, sans atteinte possible des tissus profonds
Une plaie causée par une infection locale, indépendante de la pression exercée sur les tissus
Une lésion cutanée due à la compression des tissus mous entre un plan dur et une saillie osseuse, pouvant évoluer vers la nécrose

Une lésion cutanée due à la compression des tissus mous entre un plan dur et une saillie osseuse, pouvant évoluer vers la nécrose

Explication

L’escarre résulte de la compression des tissus mous entre un plan dur et une saillie osseuse et peut conduire à une nécrose. Une simple irritation par frottement ne rend pas compte de ce mécanisme de compression.

12. Une personne alitée sans contre-indication à l’hydratation présente un risque d’encombrement bronchique ; quelle mesure contribue à le prévenir ?

La maintenir assise pendant les repas, réduire les changements de position et surveiller les selles.
La maintenir à plat, limiter les boissons et éviter de stimuler l’expectoration.
La placer en latéral ou demi-assis, l’hydrater et stimuler la toux et l’expectoration.
La stimuler à tousser, remplacer les boissons par des laxatifs et différer le lever.

La placer en latéral ou demi-assis, l’hydrater et stimuler la toux et l’expectoration.

Explication

La prévention respiratoire associe les changements de position, une hydratation d’environ 1,5 L par jour si elle est autorisée et la stimulation de la toux et de l’expectoration. La maintenir à plat et éviter l’expectoration ne correspond pas aux mesures préventives recommandées.

13. Quel effet général l’immobilité prolongée peut-elle avoir chez une personne alitée ou hypomobile ?

Elle peut accroître la mortalité, la durée d’hospitalisation et le coût des soins.
Elle peut diminuer les besoins de soins en stabilisant l’état général.
Elle peut augmenter la mobilité et réduire les complications liées à l’âge.
Elle peut réduire la durée d’hospitalisation en limitant les complications.

Elle peut accroître la mortalité, la durée d’hospitalisation et le coût des soins.

Explication

L’immobilité prolongée entraîne des complications multiples, plus fréquentes chez les personnes âgées, et augmente ces trois conséquences. La réduction de la durée d’hospitalisation est donc une interprétation erronée de ses effets.

14. Quelle évolution peut relier une phlébite à une embolie pulmonaire chez une personne immobilisée ?

La thrombose veineuse réduit la stase, ce qui entraîne une embolie pulmonaire par défaut de circulation.
La stase veineuse favorise une thrombose veineuse, qui peut évoluer vers une embolie pulmonaire.
La stase veineuse provoque une embolie pulmonaire, qui évolue ensuite vers une thrombose veineuse.
La diminution de l’endurance provoque une phlébite, qui évolue ensuite vers une insuffisance cardiaque.

La stase veineuse favorise une thrombose veineuse, qui peut évoluer vers une embolie pulmonaire.

Explication

L’immobilité favorise la stase veineuse et la thrombose veineuse, ou phlébite, qui peut évoluer vers une embolie pulmonaire. L’embolie pulmonaire n’est pas présentée comme la cause initiale de la phlébite.

15. Pourquoi le décubitus prolongé peut-il favoriser une atélectasie et des infections des bases pulmonaires ?

La baisse de l’hydratation altère le reflux vésico-urétéral et provoque une stase bronchique.
La diminution de la course diaphragmatique et de l’ampliation thoracique favorise la stase bronchique.
La diminution des apports en fibres réduit la toux et favorise l’encombrement pulmonaire.
L’augmentation de la mobilité thoracique accélère l’accumulation des sécrétions dans les bronches.

La diminution de la course diaphragmatique et de l’ampliation thoracique favorise la stase bronchique.

Explication

En décubitus, la course diaphragmatique et l’ampliation thoracique diminuent, ce qui favorise la stase bronchique et ses complications. Une diminution des apports en fibres concerne surtout la constipation et n’explique pas ce mécanisme respiratoire.

16. Comment une prise en charge qui ne respecte pas l’autonomie d’une personne immobilisée peut-elle influer sur son état psychologique ?

Elle peut améliorer l’orientation et la motivation, mais favoriser les infections des bases pulmonaires.
Elle peut renforcer la dépendance et le déconditionnement intellectuel, tandis que l’immobilité favorise aussi mal-être et désorientation.
Elle peut réduire la dépendance et prévenir le déconditionnement intellectuel, malgré une démotivation liée à l’immobilité.
Elle peut provoquer une stase vésicale et des lithiases, tout en préservant l’autonomie psychologique.

Elle peut renforcer la dépendance et le déconditionnement intellectuel, tandis que l’immobilité favorise aussi mal-être et désorientation.

Explication

L’immobilité peut favoriser le mal-être, la désorientation, la démotivation et la régression ; une prise en charge qui ne respecte pas l’autonomie peut renforcer la dépendance et le déconditionnement intellectuel. L’idée qu’un manque de respect de l’autonomie réduirait la dépendance inverse le retentissement décrit.

17. Pour prévenir la constipation chez une personne immobilisée, quelle conduite associe des mesures pertinentes ?

Surveiller les mictions, changer les protections et limiter les apports en fibres.
Maintenir le décubitus, réduire l’hydratation et attendre l’apparition d’une douleur.
Surveiller les selles, favoriser la verticalisation selon prescription et adapter hydratation et fibres.
Privilégier les massages abdominaux et administrer des laxatifs sans prescription.

Surveiller les selles, favoriser la verticalisation selon prescription et adapter hydratation et fibres.

Explication

La prévention comprend la surveillance du nombre de selles, la verticalisation rapide selon prescription, une hydratation suffisante si elle est autorisée et l’adaptation des fibres ; des massages ou des laxatifs prescrits peuvent également être utilisés. Changer les protections et surveiller les mictions relèvent principalement de la prévention urinaire.

18. Quel lien entre deux mécanismes et leurs complications urinaires est exact ?

La stase vésicale favorise l’infection urinaire, tandis que l’hypercalciurie d’immobilisation peut favoriser les lithiases.
La stase vésicale altère le reflux et provoque une constipation, tandis que l’hypercalciurie favorise la rétention.
La stase vésicale favorise les lithiases, tandis que l’hypercalciurie favorise l’infection urinaire.
La stase vésicale provoque une infection respiratoire, tandis que l’hypercalciurie d’immobilisation favorise la déshydratation.

La stase vésicale favorise l’infection urinaire, tandis que l’hypercalciurie d’immobilisation peut favoriser les lithiases.

Explication

La stase vésicale peut altérer le dispositif anti-reflux et favoriser une infection urinaire, tandis que l’hypercalciurie liée à l’immobilisation peut favoriser des lithiases. L’inversion de ces deux associations est une confusion fréquente entre les mécanismes et leurs complications.

19. Une personne immobilisée devient désorientée et démotivée ; quelle approche contribue à prévenir ce retentissement psychologique ?

Limiter les échanges sociaux et les choix personnels, tout en maintenant une horloge lisible dans la chambre.
Se concentrer sur l’hydratation et les mictions, en réservant les stimulations aux périodes de désorientation.
Écouter ses ressentis, maintenir ses habitudes et ses repères, proposer des stimulations adaptées et préserver le lien social et l’autonomie.
Remplacer sa routine par des activités imposées, réduire les repères temporels et organiser les échanges à sa place.

Écouter ses ressentis, maintenir ses habitudes et ses repères, proposer des stimulations adaptées et préserver le lien social et l’autonomie.

Explication

La prévention repose notamment sur l’écoute, la réassurance, le maintien d’habitudes et de repères spatio-temporels, des stimulations adaptées, le lien social et l’autonomie. Une routine imposée qui réduit les repères et les échanges s’écarte de cette approche préventive.

20. Une personne immobilisée présente un risque d’atteintes ostéo-articulaires et neuromusculaires : quelle conduite préventive associe plusieurs mesures adaptées ?

Varier les positions, préserver les amplitudes articulaires et mobiliser la personne dès que possible
Adapter le matériel, limiter les apports protidiques et privilégier le repos prolongé
Maintenir une position stable, réduire les mobilisations et attendre l’apparition d’une douleur
Évaluer la douleur, différer le lever et corriger les attitudes vicieuses après leur installation

Varier les positions, préserver les amplitudes articulaires et mobiliser la personne dès que possible

Explication

La prévention associe notamment les changements réguliers de position, la préservation des amplitudes articulaires et le lever ou la mobilisation dès que possible. Réduire les mobilisations et prolonger le repos ne répond pas à cet objectif préventif.

21. Quelle mesure associe plusieurs moyens de prévention thromboembolique chez une personne alitée ?

Surveiller les signes cliniques et la température, utiliser une contention et des anticoagulants prescrits, puis verticaliser selon l’état.
Contrôler la température, appliquer une contention et retarder la verticalisation jusqu’à la reprise complète de l’endurance.
Surveiller la douleur thoracique, interrompre la contention et réserver les anticoagulants au traitement d’une embolie avérée.
Surveiller les signes de phlébite, remplacer les anticoagulants prescrits par des changements de position et limiter le lever.

Surveiller les signes cliniques et la température, utiliser une contention et des anticoagulants prescrits, puis verticaliser selon l’état.

Explication

La prévention comprend la surveillance clinique et de la température, la contention veineuse, les anticoagulants prophylactiques sur prescription et la verticalisation précoce selon l’état du patient. Retarder la verticalisation jusqu’au retour complet de l’endurance ne correspond pas à cette approche.

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Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Complications de l’immobilité prolongée.

Que désigne le décubitus ?

Une position allongée.

Quelles conséquences l’immobilité prolongée peut-elle avoir chez un patient alité ?

Elle entraîne des complications multiples et augmente la mortalité, la durée d’hospitalisation et le coût des soins.

Quels changements l’alitement entraîne-t-il sur le plan physique et sensoriel ?

Une perte de l’orthostatisme, une rigidité articulaire, une amyotrophie et une diminution des afférences sensorielles.

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