QCM : Complications liées au décubitus — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle installation correspond à un décubitus avec une possibilité d’adaptation du positionnement ?

Une position ventrale prolongée, sans possibilité de modifier l’orientation du corps
Une position allongée sur le dos ou le côté, avec une installation demi-assise possible
Une position debout avec appui stable, suivie d’un repos intermittent au lit
Une position assise au fauteuil, avec un maintien du tronc par plusieurs coussins

Une position allongée sur le dos ou le côté, avec une installation demi-assise possible

Explication

Le décubitus correspond à une position allongée, dorsale ou latérale, et une installation demi-assise peut être envisagée. La position assise au fauteuil ne définit pas le décubitus, même si elle peut être utilisée dans d’autres situations.

2. Quel élément caractérise le mécanisme local d’une escarre ?

Une irritation brève de la peau provoquée par une température élevée et une transpiration abondante
Une compression prolongée entre une saillie osseuse et le plan de contact, réduisant la circulation capillaire
Une infection superficielle liée à un contact répété avec un linge humide
Une inflammation musculaire causée par des mouvements actifs répétés autour d’une articulation

Une compression prolongée entre une saillie osseuse et le plan de contact, réduisant la circulation capillaire

Explication

Une escarre résulte d’une pression prolongée qui comprime les tissus entre une saillie osseuse et la surface de contact, avec diminution de la circulation capillaire. Une simple irritation cutanée ne rend pas compte de cette compression profonde et durable.

3. Chez une personne immobilisée, quelle combinaison réunit des facteurs favorisant les escarres ?

Un âge avancé, une déshydratation et une alimentation insuffisante
Une température stable, un sommeil régulier et une installation demi-assise
Une respiration ample, une marche quotidienne et une mobilisation fréquente
Une activité physique régulière, une hydratation correcte et une alimentation équilibrée

Un âge avancé, une déshydratation et une alimentation insuffisante

Explication

L’âge, la déshydratation et l’alimentation font partie des facteurs qui favorisent les escarres, auxquels s’ajoutent notamment le poids et l’alitement. L’activité physique et une hydratation correcte ne constituent pas cette combinaison de risques.

4. Quelle action complète le mieux la prévention des escarres lors des soins quotidiens ?

Effleurer les points d’appui, maintenir le lit propre et assurer une alimentation hyperprotéinée
Éviter toute mobilisation, conserver les miettes hors de la vue et diminuer la surveillance cutanée
Limiter les changements de position, utiliser un linge plissé et privilégier une alimentation pauvre en protéines
Masser fortement les points d’appui, laisser les draps souples et réduire les apports hydriques

Effleurer les points d’appui, maintenir le lit propre et assurer une alimentation hyperprotéinée

Explication

La prévention associe notamment l’effleurement des points d’appui, un lit propre aux draps tendus et une hydratation ainsi qu’une alimentation équilibrée hyperprotéinée. Le massage appuyé, la diminution des apports ou la limitation de la surveillance vont à l’encontre de cette prévention.

5. Quel enchaînement explique le lien entre une diminution du retour veineux et la formation d’un thrombus ?

Une diminution du retour veineux provoque une dilatation artérielle qui remplace la stase par une hyperoxygénation
Une diminution du retour veineux entraîne une stase sanguine qui favorise la formation d’un thrombus
Une diminution du retour veineux augmente les mouvements du mollet et dissout progressivement le thrombus
Une diminution du retour veineux accélère la circulation sanguine et empêche la formation d’un thrombus

Une diminution du retour veineux entraîne une stase sanguine qui favorise la formation d’un thrombus

Explication

La baisse du retour veineux ralentit l’écoulement du sang dans les membres inférieurs et provoque une stase favorable à la formation de caillots. L’accélération du flux et l’augmentation des mouvements du mollet correspondent plutôt à des mécanismes protecteurs.

6. Quel mécanisme de la marche aide le sang veineux des membres inférieurs à progresser vers le haut ?

Chaque pas augmente la pression abdominale, ce qui ralentit le retour du sang vers le cœur
Chaque pas bloque les veines du mollet, ce qui maintient le sang dans les membres inférieurs
Chaque pas comprime la semelle veineuse et les collecteurs du mollet, poussant le sang vers le haut
Chaque pas dilate les artères de la cuisse, ce qui aspire le sang veineux vers les pieds

Chaque pas comprime la semelle veineuse et les collecteurs du mollet, poussant le sang vers le haut

Explication

Pendant la marche, la compression de la semelle veineuse et des collecteurs du mollet propulse le sang vers le haut. En l’absence de marche, le sang tend davantage à rester stagnant dans les membres inférieurs.

7. Quel ensemble de manifestations doit orienter la surveillance des mollets vers une suspicion de phlébite ?

Tremblements, sueurs, douleur thoracique, respiration lente et pouls régulier
Œdème du visage, nausées, faiblesse musculaire, vertiges et température abaissée
Douleur, rougeur, chaleur, signe de Homans et diminution du ballotement du mollet
Pâleur, refroidissement, démangeaisons, toux sèche et augmentation du ballotement du mollet

Douleur, rougeur, chaleur, signe de Homans et diminution du ballotement du mollet

Explication

La douleur, la rougeur, la chaleur, le signe de Homans et la diminution du ballotement du mollet font partie des signes à dépister. Les autres ensembles mélangent des manifestations générales ou respiratoires qui ne correspondent pas à cette surveillance ciblée.

8. Quelle conduite est appropriée pour limiter les complications vasculaires chez une personne immobilisée ?

La mobiliser rapidement malgré une douleur de mollet, afin de stimuler la circulation veineuse
La maintenir au lit jusqu’à la disparition de toute gêne, même sans avis médical particulier
La mobiliser précocement si possible, tout en recherchant une phlébite ou une contre-indication médicale
Lui poser des bas de contention sans tenir compte des signes cliniques ni des consignes médicales

La mobiliser précocement si possible, tout en recherchant une phlébite ou une contre-indication médicale

Explication

La mobilisation précoce est recherchée, mais elle doit être écartée en présence de signes de phlébite ou d’une contre-indication médicale; des bas de contention peuvent aussi être posés. Une douleur du mollet impose au contraire une vigilance avant de mobiliser.

9. Pourquoi la réduction des mouvements et des amplitudes augmente-t-elle le risque d’infection broncho-pulmonaire ?

Elle augmente le drainage bronchique et rend la toux plus efficace après chaque période de repos
Elle stimule les amplitudes respiratoires et facilite l’expulsion spontanée des sécrétions
Elle diminue la production de sécrétions et protège les bronches contre leur accumulation
Elle gêne l’élimination des sécrétions bronchiques et rend les efforts de toux douloureux

Elle gêne l’élimination des sécrétions bronchiques et rend les efforts de toux douloureux

Explication

La diminution des mouvements et des amplitudes favorise la rétention des sécrétions et rend la toux douloureuse, ce qui peut conduire à une infection broncho-pulmonaire. Les autres propositions décrivent des effets favorables qui ne correspondent pas à l’immobilité.

10. Quelle intervention correspond à une prise en charge respiratoire adaptée chez une personne immobilisée encombrée ?

L’asseoir sans soutien, demander des inspirations superficielles et interrompre toute aide à l’expectoration
L’installer en demi-assise, stimuler l’amplitude respiratoire, favoriser la toux et appliquer une kinésithérapie prescrite
La placer en position ventrale, empêcher la toux et réduire les changements d’installation pendant les soins
La maintenir à plat, limiter les sollicitations respiratoires et commencer une kinésithérapie sans prescription

L’installer en demi-assise, stimuler l’amplitude respiratoire, favoriser la toux et appliquer une kinésithérapie prescrite

Explication

La prise en charge associe une position demi-assise, la stimulation de l’amplitude respiratoire, l’encouragement de la toux et une kinésithérapie respiratoire prescrite. Une kinésithérapie commencée sans prescription ou la limitation de la toux ne respecte pas cette conduite.

11. Une personne alitée présente une miction douloureuse et une douleur sus-pubienne. Quel autre signe appartient au groupe des signes urinaires à surveiller ?

Une douleur localisée au mollet
Une toux productive persistante
Un besoin impérieux d’uriner
Une raideur des articulations

Un besoin impérieux d’uriner

Explication

Le besoin impérieux d’uriner fait partie des signes urinaires à rechercher, avec les modifications des urines, la fébricule et les douleurs urinaires. La raideur, la toux et la douleur du mollet orientent respectivement vers des complications articulaires, respiratoires ou vasculaires.

12. Lors d’une surveillance urinaire, quelle action complète l’observation de l’aspect, de la couleur et de l’odeur des urines ?

Encourager l’alitement afin de faciliter la surveillance
Transmettre par écrit et oralement les observations ciblées
Limiter les boissons pour réduire la fréquence des mictions
Remplacer les soins d’hygiène par une observation visuelle

Transmettre par écrit et oralement les observations ciblées

Explication

La surveillance urinaire inclut des transmissions écrites et orales ciblées afin d’assurer la continuité des soins. La restriction hydrique, l’alitement accru et l’absence de soins d’hygiène ne correspondent pas aux mesures prévues.

13. Une personne alitée va moins souvent à la selle et émet des selles particulièrement sèches. Comment cette situation se définit-elle ?

Une rétention urinaire
Une infection urinaire
Une constipation
Une incontinence fécale

Une constipation

Explication

La constipation se caractérise par une diminution de la fréquence des selles et/ou par l’émission de selles dures et sèches. La rétention urinaire concerne la vessie, tandis que l’infection urinaire et l’incontinence fécale répondent à d’autres mécanismes.

14. Chez une personne alitée recevant de la morphine, quelle mesure contribue à limiter le risque de constipation ?

Favoriser la mobilisation dès que son état le permet
Réduire les déplacements pour préserver son confort
Maintenir la personne au lit pendant les efforts de poussée
Reporter les soins d’élimination jusqu’à la reprise de la marche

Favoriser la mobilisation dès que son état le permet

Explication

La morphine peut favoriser la constipation, tandis que la mobilisation dès que possible participe à sa prévention. Réduire les déplacements ou prolonger l’immobilité peut au contraire entretenir les difficultés d’évacuation.

15. Une personne immobilisée devient anxieuse, dort mal et exprime de nombreuses plaintes somatiques. Comment interpréter principalement ces manifestations ?

Comme des signes caractéristiques d’une constipation persistante
Comme des rétractions tendineuses liées à l’immobilisation
Comme des manifestations typiques d’une atteinte urinaire
Comme des complications psychologiques du décubitus

Comme des complications psychologiques du décubitus

Explication

L’anxiété, les insomnies et les plaintes somatiques peuvent traduire des complications psychologiques ou anxiodépressives du décubitus. Les rétractions tendineuses relèvent du système ostéo-articulaire, tandis que la constipation et l’atteinte urinaire ont d’autres manifestations.

16. Quelle intervention aide à prévenir le découragement d’une personne immobilisée ?

Prendre en charge les soins sans solliciter sa participation
L’associer aux gestes quotidiens et maintenir ses contacts
Écarter les activités afin de concentrer les efforts sur le repos
Réduire les échanges pour favoriser son repos psychique

L’associer aux gestes quotidiens et maintenir ses contacts

Explication

La participation aux soins, le maintien des contacts et des activités, ainsi qu’une relation attentive, soutiennent les ressources psychologiques du patient. Diminuer les échanges ou exclure la personne des soins peut renforcer l’isolement et le découragement.

17. Chez une personne atteinte d’une maladie neurologique, quelle conséquence articulaire peut résulter d’une immobilisation prolongée ?

Une modification isolée de l’odeur des urines
Une position vicieuse telle qu’un pied équin
Une fébricule accompagnée d’une douleur sus-pubienne
Une diminution de la fréquence des selles

Une position vicieuse telle qu’un pied équin

Explication

L’enraidissement, la spasticité et les rétractions tendineuses peuvent entraîner des positions vicieuses, notamment un pied équin, surtout dans certaines maladies neurologiques. Les autres propositions décrivent des signes urinaires ou digestifs plutôt qu’une complication ostéo-articulaire.

18. Quelle combinaison correspond à la prévention des complications ostéo-articulaires chez une personne immobilisée ?

Attendre la reprise de la marche et éviter les changements de position
Maintenir les articulations immobiles et surélever les membres sans adaptation
Privilégier le repos complet et limiter les mobilisations au strict nécessaire
Mobiliser précocement les articulations et positionner correctement les membres

Mobiliser précocement les articulations et positionner correctement les membres

Explication

La prévention repose sur la mobilisation précoce au lit de toutes les articulations et sur un positionnement correct des membres immobilisés. L’immobilité prolongée et le repos complet favorisent au contraire l’enraidissement et les rétractions.

19. Quel ensemble de manifestations correspond aux signes respiratoires à surveiller chez une personne immobilisée ?

Dyspnée, râles bronchiques, cyanose et hyperthermie
Toux sèche, œdème des chevilles, pâleur et bradycardie
Douleur abdominale, nausées, fièvre et constipation
Insomnie, agitation, fatigue et perte d’appétit

Dyspnée, râles bronchiques, cyanose et hyperthermie

Explication

La surveillance respiratoire recherche notamment la dyspnée, les râles bronchiques, la cyanose et l’hyperthermie, qui peuvent signaler une atteinte respiratoire ou infectieuse. La douleur abdominale, les nausées et la constipation relèvent plutôt d’une surveillance digestive.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 11 flashcards sur Complications liées au décubitus.

Qu'est-ce que le décubitus en soins infirmiers ?

Le décubitus est la position allongée avec repos strict au lit.

Qu'est-ce qu'une escarre ?

Une escarre est une lésion due à la compression prolongée des tissus entre os et plan de contact.

Qu'entraîne la diminution du retour veineux des membres inférieurs ?

Elle provoque une stase sanguine favorisant la formation de thrombus.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Complications liées au décubitus.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM