QCM : Prévention et prise en charge des escarres — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définir une escarre ?

Une inflammation cutanée liée à l’exposition prolongée à l’humidité
Une abrasion superficielle provoquée par le déplacement répété de la peau
Un manque d’irrigation sanguine touchant un organe ou un membre
Une lésion cutanée ischémique due à la compression des tissus entre un plan dur et un relief osseux

Une lésion cutanée ischémique due à la compression des tissus entre un plan dur et un relief osseux

Explication

L’escarre correspond à une lésion cutanée d’origine ischémique provoquée par la compression des tissus mous entre une surface dure et un plan osseux. Le manque d’irrigation sanguine décrit l’ischémie, qui constitue le mécanisme impliqué plutôt que la lésion elle-même.

2. Que désigne le terme « ischémie » ?

Un manque d’irrigation sanguine d’un organe ou d’un membre
Une altération de la peau favorisée par une humidité persistante
Une abrasion de la peau provoquée par une force de glissement
Une plaie cutanée causée par une pression entre deux surfaces

Un manque d’irrigation sanguine d’un organe ou d’un membre

Explication

L’ischémie est un déficit d’apport sanguin à un organe ou à un membre. Une escarre désigne plutôt la lésion cutanée pouvant résulter de cette insuffisance d’irrigation sous l’effet de la compression.

3. Quels sont les trois types d’escarres distingués selon leur origine ?

Accidentelle, neurologique et plurifactorielle
Superficielle, profonde et nécrotique
Aiguë, chronique et récidivante
Traumatique, infectieuse et vasculaire

Accidentelle, neurologique et plurifactorielle

Explication

La classification distingue l’escarre accidentelle, l’escarre neurologique et l’escarre plurifactorielle. Les autres regroupements proposés décrivent des évolutions ou des mécanismes différents, sans correspondre aux trois types indiqués.

4. Lequel de ces ensembles regroupe des facteurs de risque reconnus des escarres ?

Respiration régulière, activité musculaire, audition normale et appétit accru
Immobilisation, macération, dénutrition, déshydratation et perte de sensibilité
Mobilité active, peau sèche, bonne hydratation et sensibilité conservée
Exposition solaire, allergie alimentaire, fièvre isolée et myopie

Immobilisation, macération, dénutrition, déshydratation et perte de sensibilité

Explication

L’immobilisation, la macération, la dénutrition, la déshydratation et la perte de sensibilité font partie des facteurs favorisant les escarres. La mobilité active et une sensibilité conservée ne correspondent pas à ce profil de risque, tandis que les autres éléments proposés ne sont pas ceux listés.

5. Quelle lésion la friction de la peau provoque-t-elle directement ?

Une macération favorisée par l’humidité
Une ischémie d’un organe profond
Une perte de sensibilité d’un membre
Une abrasion cutanée directe

Une abrasion cutanée directe

Explication

La friction entraîne une lésion directe de la peau par abrasion. La macération correspond plutôt à une altération liée à l’humidité, tandis que l’ischémie et la perte de sensibilité désignent d’autres mécanismes ou facteurs.

6. Quel ensemble comprend des localisations préférentielles des escarres ?

Poignet, coude, genou, cheville et plante du pied
Sacrum, talon, ischion, trochanter et occiput
Front, menton, lèvre, joue et cuir chevelu
Avant-bras, paume, mollet, abdomen et thorax

Sacrum, talon, ischion, trochanter et occiput

Explication

Le sacrum, le talon, l’ischion, le trochanter et l’occiput font partie des localisations préférentielles des escarres. Les autres ensembles citent des régions qui ne figurent pas dans la liste de référence.

7. Chez une personne alitée, quels sites doivent notamment être surveillés pour dépister une escarre ?

Le sacrum, les talons, les trochanters, l’occiput et les oreilles
L’abdomen, le thorax, les cuisses, les joues et les lèvres
Les avant-bras, les poignets, les paumes, les mollets et le front
Les genoux, les chevilles, les doigts, le menton et le cuir chevelu

Le sacrum, les talons, les trochanters, l’occiput et les oreilles

Explication

Les zones de surveillance comprennent notamment le sacrum, les talons, les trochanters, l’occiput et les oreilles, qui figurent parmi les localisations préférentielles. Les autres régions proposées ne correspondent pas aux principaux sites indiqués.

8. Quel signe caractérise une escarre de stade 1 ?

Une plaie profonde atteignant le tissu sous-cutané
Un érythème persistant sur une peau intacte
Une phlyctène avec perte superficielle de substance
Une plaie profonde exposant un muscle ou un tendon

Un érythème persistant sur une peau intacte

Explication

Au stade 1, la peau reste intacte, mais une rougeur qui ne blanchit pas sous la pression apparaît. La phlyctène ou la perte superficielle de substance correspond au stade 2, et non au stade 1.

9. Quelle évolution peut suivre une escarre de stade 1 lorsque le dépistage n’est pas précoce ?

Elle peut progresser vers le stade suivant
Elle reste une rougeur stable sans modification
Elle se transforme directement en tissu de granulation
Elle devient une plaie cicatrisée sans intervention

Elle peut progresser vers le stade suivant

Explication

Un stade 1 peut être réversible lorsqu’il est repéré précocement, mais il risque d’évoluer en l’absence de dépistage précoce. Il ne reste donc pas nécessairement stable et ne cicatrise pas automatiquement.

10. Quelle lésion correspond à une escarre de stade 2 ?

Une phlyctène ou une désépidermisation superficielle
Une atteinte profonde des muscles, des os ou des tendons
Une rougeur persistante sur une peau intacte
Une plaie profonde avec atteinte du tissu sous-cutané

Une phlyctène ou une désépidermisation superficielle

Explication

Le stade 2 comporte une phlyctène ou une perte superficielle de substance touchant l’épiderme, le derme ou les deux. L’atteinte du tissu sous-cutané caractérise le stade 3, tandis que les muscles, les os ou les tendons sont atteints au stade 4.

11. Quel élément distingue principalement une escarre de stade 3 d’une escarre de stade 2 ?

La formation d’une phlyctène superficielle
L’atteinte profonde du tissu sous-cutané
L’exposition directe d’un muscle ou d’un tendon
La présence d’une rougeur sur une peau intacte

L’atteinte profonde du tissu sous-cutané

Explication

Au stade 3, la plaie atteint le tissu sous-cutané et peut comporter un décollement ou une plaque de nécrose. Une phlyctène ou une perte superficielle de substance relève du stade 2, alors que l’atteinte musculaire, osseuse ou tendineuse correspond au stade 4.

12. Dans quel ordre se déroulent les trois phases de la cicatrisation d’une plaie ?

Épidermisation, détersion, puis bourgeonnement
Détersion, bourgeonnement, puis épidermisation
Bourgeonnement, détersion, puis épidermisation
Détersion, épidermisation, puis bourgeonnement

Détersion, bourgeonnement, puis épidermisation

Explication

La cicatrisation suit successivement la détersion, le bourgeonnement et l’épidermisation. L’épidermisation constitue donc la troisième phase, après le nettoyage de la plaie et la formation du tissu de bourgeonnement.

13. Quelle association entre couleur de la plaie et processus est correcte ?

Noire : fibrine ; jaune : nécrose ; rouge : épidermisation ; rose : bourgeonnement
Noire : épidermisation ; jaune : bourgeonnement ; rouge : fibrine ; rose : nécrose
Noire : bourgeonnement ; jaune : épidermisation ; rouge : nécrose ; rose : fibrine
Noire : nécrose ; jaune : fibrine ; rouge : bourgeonnement ; rose : épidermisation

Noire : nécrose ; jaune : fibrine ; rouge : bourgeonnement ; rose : épidermisation

Explication

L’échelle colorielle associe le noir à la nécrose, le jaune aux tissus fibrineux, le rouge au bourgeonnement et le rose à l’épidermisation. Les autres associations inversent ces correspondances entre les phases et l’aspect de la plaie.

14. Sur quoi doit reposer l’évaluation du risque d’escarre ?

Une observation visuelle sans outil standardisé
L’évaluation de la mobilité sans autres facteurs
Un outil fiable associé au jugement clinique
Le résultat d’une seule échelle appliquée automatiquement

Un outil fiable associé au jugement clinique

Explication

L’évaluation pertinente combine un outil fiable d’évaluation des risques et le jugement clinique du professionnel. Une observation isolée ou une seule dimension, comme la mobilité, ne suffit pas à apprécier correctement le risque.

15. Quelles sont les principales échelles de référence du risque d’escarre ?

Braden, Ramsay et Waterlow
Waterlow, Barthel et Glasgow
Glasgow, Norton et Apgar
Norton, Braden et Waterlow

Norton, Braden et Waterlow

Explication

Les trois principales échelles de référence citées pour le risque d’escarre sont Norton, Braden et Waterlow. Les autres propositions associent à ces outils des échelles utilisées pour d’autres évaluations cliniques.

16. Quelle caractéristique est attribuée à l’échelle de Braden ?

Elle est validée principalement pour les patients âgés de plus de 65 ans
Elle évalue le risque sans tenir compte du jugement clinique
Elle est simple, recommandée par la HAS et performante en gériatrie
Elle est complexe et réservée à une pratique hospitalière pluridisciplinaire

Elle est simple, recommandée par la HAS et performante en gériatrie

Explication

L’échelle de Braden est décrite comme simple et claire, recommandée par la HAS et supérieure en gériatrie. La description d’un outil complexe destiné à une pratique pluridisciplinaire hospitalière correspond plutôt à Waterlow.

17. Comment interpréter le sens du score selon l’échelle utilisée ?

Avec Norton et Braden, un score haut indique un risque élevé ; avec Waterlow, c’est l’inverse
Dans les trois échelles, un score bas indique un risque élevé
Avec Norton et Braden, un score bas indique un risque élevé ; avec Waterlow, c’est l’inverse
Dans les trois échelles, un score haut indique un risque élevé

Avec Norton et Braden, un score bas indique un risque élevé ; avec Waterlow, c’est l’inverse

Explication

Pour Norton et Braden, l’augmentation du risque correspond à un score plus bas, tandis que pour Waterlow elle correspond à un score plus haut. Les interprétations identiques pour les trois échelles ne tiennent pas compte de cette différence.

18. Quelle mesure convient à un patient qui peut marcher afin de prévenir les lésions liées à l’immobilité ?

Favoriser les levers précoces au fauteuil et la marche
Remplacer la mobilisation par une toilette quotidienne
Limiter les déplacements pour réduire les frottements cutanés
Maintenir le patient au lit avec des changements de position

Favoriser les levers précoces au fauteuil et la marche

Explication

Les levers précoces au fauteuil et la marche participent à la prévention chez les patients capables de se déplacer. Les changements de position concernent plutôt les patients qui ne peuvent pas ou ne doivent pas se lever.

19. À quel rythme faut-il généralement changer de position un patient qui ne peut pas ou ne doit pas se lever ?

À chaque prise alimentaire
Une fois au début de chaque poste
Toutes les 2 à 3 heures
Deux fois par journée de soins

Toutes les 2 à 3 heures

Explication

Un changement de position toutes les 2 à 3 heures réduit les pressions exercées sur les zones sensibles. Une immobilisation prolongée entre deux mobilisations maintient au contraire les pressions et augmente le risque cutané.

20. Quelle pratique relève de la prévention cutanée assurée par l’aide-soignant ?

Réduire la toilette des zones fragiles pour éviter toute stimulation cutanée
Observer la peau pendant la toilette et nettoyer avec précaution les zones à risque
Appliquer des massages appuyés sur les points d’appui lors de chaque toilette
Attendre l’apparition d’une rougeur persistante avant d’examiner la peau

Observer la peau pendant la toilette et nettoyer avec précaution les zones à risque

Explication

L’observation régulière de la peau et une toilette quotidienne précautionneuse des zones à risque permettent de repérer et de prévenir les atteintes cutanées. Les massages appuyés peuvent traumatiser les tissus fragiles et ne constituent pas une mesure préventive adaptée.

21. Quelle différence distingue les effleurages des massages lors des soins préventifs des points d’appui ?

Les effleurages sont réservés aux zones saines, tandis que les massages conviennent aux zones à risque
Les effleurages et les massages sont équivalents lorsqu’ils sont réalisés sur une peau intacte
Les effleurages sont autorisés, tandis que les massages peuvent diminuer la microcirculation et traumatiser la peau
Les effleurages sont interdits, tandis que les massages sont recommandés pour stimuler les tissus

Les effleurages sont autorisés, tandis que les massages peuvent diminuer la microcirculation et traumatiser la peau

Explication

Les effleurages des points d’appui sont autorisés, alors que les massages sont interdits en raison de leur effet défavorable sur la microcirculation et de leur risque traumatique. Assimiler les deux gestes ferait perdre la distinction essentielle entre un contact léger et une pression massante.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 41 flashcards sur Prévention et prise en charge des escarres.

Qu'est-ce qu'une escarre ?

Une lésion cutanée d'origine ischémique liée à la compression entre un plan dur et un os.

Qu'est-ce que l'ischémie ?

Un manque d'irrigation sanguine d'un organe ou d'un membre.

Comment apparaît une escarre ?

Elle apparaît souvent brutalement et évolue rapidement.

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Consultez la fiche de révision complète sur Prévention et prise en charge des escarres.

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