QCM : Crise obstructive et urosepsis — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément définit le mieux l’urosepsis ?

Une insuffisance rénale aiguë isolée sans infection
Un sepsis dont le point de départ est le tractus urinaire
Une infection urinaire basse sans retentissement général
Une bactériurie asymptomatique chez un patient âgé

Un sepsis dont le point de départ est le tractus urinaire

Explication

L’urosepsis est un sepsis dont l’origine est urinaire. Une simple infection urinaire basse ou une bactériurie asymptomatique ne correspondent pas à cette définition.

2. Lequel des éléments suivants fait partie des facteurs de risque locaux d’urosepsis ?

L’hyperthyroïdie et l’anémie ferriprive
Les calculs urinaires et l’obstruction
La migraine et l’asthme
L’hypertension artérielle isolée

Les calculs urinaires et l’obstruction

Explication

Les facteurs de risque locaux comprennent notamment les calculs, l’obstruction, la vessie neurologique et les manœuvres endourologiques. Les autres propositions ne sont pas des facteurs locaux d’urosepsis.

3. Quel est le délai recommandé pour administrer une antibiothérapie empirique en cas de sepsis suspecté ?

Après les résultats définitifs des cultures
Au plus tard dans l’heure suivant l’hypothèse clinique
Dans les 24 heures si l’état se stabilise
Uniquement si la fièvre persiste au-delà de 48 heures

Au plus tard dans l’heure suivant l’hypothèse clinique

Explication

L’antibiothérapie empirique doit être commencée au plus tard dans l’heure suivant l’hypothèse clinique de sepsis. Attendre les cultures retarderait la prise en charge.

4. Quel vasopresseur est principalement utilisé pour maintenir la pression artérielle en choc septique ?

La noradrénaline
La dopamine
La furosémide
La morphine

La noradrénaline

Explication

La noradrénaline est le vasopresseur de référence pour soutenir la pression artérielle en choc septique. Les autres médicaments n’ont pas ce rôle principal.

5. Quelle affirmation décrit le mieux l’obstruction du haut appareil urinaire ?

Elle bloque le flux urinaire du bassinet vers la vessie
Elle concerne uniquement l’urètre distal
Elle correspond à une infection de la vessie sans obstacle
Elle est toujours due à une tumeur vésicale

Elle bloque le flux urinaire du bassinet vers la vessie

Explication

L’obstruction du haut appareil urinaire empêche l’écoulement de l’urine du bassinet vers la vessie. Elle peut être partielle ou complète, aiguë ou chronique.

6. De quoi dépend principalement la gravité d’une néphropathie obstructive ?

Du site, du degré et de la durée de l’obstruction
Du sexe du patient uniquement
Du groupe sanguin du patient
De la couleur des urines

Du site, du degré et de la durée de l’obstruction

Explication

Le retentissement rénal dépend du site, du degré et de la durée de l’obstruction. Ces trois paramètres déterminent la sévérité de l’atteinte.

7. Laquelle de ces causes est une cause sous-vésicale d’obstruction du bas appareil urinaire ?

Des caillots vésicaux
L’hypertrophie prostatique bénigne
La sclérose du col vésical
Une tumeur de la vessie au col

L’hypertrophie prostatique bénigne

Explication

L’hypertrophie prostatique bénigne fait partie des causes sous-vésicales, avec les causes urétrales et traumatiques. La sclérose du col et les tumeurs du col sont des causes vésicales.

8. Quel tableau évoque une rétention urinaire complète aiguë ?

Une installation brutale avec vessie dure et très douloureuse
Une vessie volumineuse indolore évoluant lentement
Une hématurie microscopique sans douleur
Une pollakiurie isolée sans globe vésical

Une installation brutale avec vessie dure et très douloureuse

Explication

La rétention aiguë se manifeste brutalement par une vessie tendue, dure et très douloureuse. Le tableau chronique, au contraire, est indolore et correspond à un globe vésical atone.

9. Quel signe est typique d’une rétention urinaire complète chronique ?

Une fuite urinaire continue avec vessie vide
Une douleur sus-pubienne brutale intense
Une vessie volumineuse mais indolore
Une hématurie fébrile isolée

Une vessie volumineuse mais indolore

Explication

La rétention chronique aboutit à une vessie volumineuse, souvent indolore, décrite comme un globe vésical atone. La douleur brutale oriente plutôt vers la forme aiguë.

10. Quel est le traitement recommandé en cas de rétention urinaire complète aiguë ?

Une antibiothérapie seule sans évacuation
Une restriction hydrique stricte sans drainage
Un dégonflage lent par cathétérisme urétro-vésical ou cystostomie
Une surveillance simple jusqu’à disparition spontanée

Un dégonflage lent par cathétérisme urétro-vésical ou cystostomie

Explication

La prise en charge repose sur un dégonflage lent de la vessie, par cathétérisme urétro-vésical ou cystostomie. Un drainage brutal est à éviter dans ce contexte.

11. Quelle caractéristique correspond le mieux aux calculs de calcium urinaires ?

Ils sont dus à des infections à germes uréasiques et forment souvent des calculs coralliformes
Ils sont les plus fréquents et sont souvent liés à une hypercalciurie
Ils deviennent insolubles surtout lorsque le pH urinaire est acide
Ils surviennent en contexte de cystinurie autosomale récessive

Ils sont les plus fréquents et sont souvent liés à une hypercalciurie

Explication

Les calculs de calcium représentent la majorité des lithiases urinaires et sont le plus souvent associés à l’hypercalciurie. Les calculs d’infection et les calculs de cystine relèvent d’autres mécanismes.

12. Quel élément est le plus évocateur de calculs phospho-ammoniaco-magnésiens ?

Un pH urinaire élevé associé à une infection par des germes uréasiques
Une insolubilité lorsque le pH urinaire devient inférieur à 6
Une hyperoxalurie isolée sans contexte infectieux
Une cystinurie des 24 heures supérieure à 600 mg

Un pH urinaire élevé associé à une infection par des germes uréasiques

Explication

Les calculs phospho-ammoniaco-magnésiens sont liés aux infections à germes uréasiques et s’accompagnent d’un pH urinaire plus élevé. À l’inverse, les calculs d’acide urique deviennent insolubles en milieu acide.

13. Quel examen permet de visualiser tous les types de calculs urinaires avec une sensibilité très élevée ?

L’urographie intraveineuse en urgence
L’ASP sans préparation
La tomodensitométrie sans injection
L’échographie rénale et vésicale seule

La tomodensitométrie sans injection

Explication

La tomodensitométrie sans injection permet de voir tous les types de calculs et sa sensibilité est annoncée comme très élevée. L’ASP visualise surtout les calculs radio-opaques et l’urographie intraveineuse n’est plus réalisée en urgence.

14. Dans quelle situation la lithotritie extracorporelle par ondes de choc est-elle indiquée en première intention ?

Pour un calcul rénal de moins de 1 à 2 cm
Pour un calcul pelvien enclavé de plus de 6 mm
Pour un calcul coralliforme d’origine infectieuse
Pour un échec antérieur de lithotritie extracorporelle

Pour un calcul rénal de moins de 1 à 2 cm

Explication

La LEC est indiquée en première intention pour des calculs rénaux de petite taille, en pratique inférieurs à 1–2 cm. Les calculs pelviens enclavés ou les échecs de LEC relèvent plutôt de l’urétéroscopie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Crise obstructive et urosepsis.

Urosepsis — définition ?

Sepsis d’origine urinaire avec dysfonctionnement d’organe.

Facteurs de risque de l’urosepsis

Âge, diabète, immunodépression, calculs, obstruction.

Prise en charge de l’urosepsis

Contrôle de la source + antibiothérapie immédiate.

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Consultez la fiche de révision complète sur Crise obstructive et urosepsis.

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