QCM : Gestion des artériopathies et revascularisation — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans la classification de Leriche et Fontaine, quel stade correspond à une artériopathie chronique asymptomatique ?

Le stade 3
Le stade 1
Le stade 2
Le stade 4

Le stade 1

Explication

Dans Leriche et Fontaine, le stade 1 est asymptomatique. Les stades suivants correspondent à la claudication, puis à la douleur de décubitus et aux troubles trophiques.

2. Dans la classification de Rutherford, à quoi correspond le stade 5 ?

À une absence de symptômes
À une douleur de décubitus sans perte de tissu
À une perte de tissu majeure
À une perte de tissu mineure

À une perte de tissu mineure

Explication

Le stade 5 de Rutherford correspond à une perte de tissu mineure. Le stade 6 est celui d’une perte de tissu majeure.

3. Quel élément clinique est obligatoire dans une ischémie aiguë d’un membre inférieur ?

Une fièvre élevée
Une hypertension artérielle
Un œdème bilatéral
Un trouble sensitif et/ou moteur

Un trouble sensitif et/ou moteur

Explication

L’ischémie aiguë impose des troubles sensitifs et/ou moteurs, avec une aggravation typique allant de la paresthésie à la paralysie. Les autres propositions ne sont pas des critères obligatoires.

4. Quel contexte oriente plutôt vers une embolie qu’une thrombose sur artère pathologique ?

Pied chaud avec pouls amples
Présence d’une artériopathie ancienne et de pouls conservés
Douleur chronique à l’effort depuis des mois
Absence d’antécédent d’artériopathie avec arythmie cardiaque

Absence d’antécédent d’artériopathie avec arythmie cardiaque

Explication

L’embolie est évoquée en l’absence d’antécédent d’artériopathie et peut être associée à une arythmie cardiaque. La thrombose concerne plutôt une artère déjà malade.

5. Quel élément définit le mieux l’ischémie critique ?

Une douleur brève soulagée par le repos
Une douleur de repos prolongée et/ou des troubles trophiques
Une claudication uniquement à la marche rapide
Un simple refroidissement du pied sans douleur

Une douleur de repos prolongée et/ou des troubles trophiques

Explication

L’ischémie critique associe une douleur prolongée au repos et/ou des troubles trophiques avec des pressions basses. Une simple claudication ne suffit pas à la définir.

6. Pourquoi la position pendante du membre peut-elle aggraver l’ischémie ?

Elle rétablit le flux veineux profond
Elle favorise un œdème qui diminue la vascularisation tissulaire
Elle augmente directement la pression artérielle locale
Elle supprime les douleurs neuropathiques

Elle favorise un œdème qui diminue la vascularisation tissulaire

Explication

La position pendante entretient un œdème qui diminue la vascularisation tissulaire, créant un cercle vicieux. Elle peut soulager la douleur mais aggrave l’ischémie.

7. Quel aspect morphologique évoque le plus une plaie artérielle ?

Plaie très exsudative à bords surélevés et bourgeonnants
Plaie régulière très vascularisée avec saignement facile
Lésion superficielle parfaitement rosée et indolore
Ulcère creusant à bords fins avec fond atone

Ulcère creusant à bords fins avec fond atone

Explication

La plaie artérielle est souvent creusante, à bords fins et avec un fond atone, parfois fibrineux ou nécrotique. Un fond bourgeonnant oriente plutôt vers une meilleure perfusion.

8. Quel terrain est typiquement associé à une plaie vasculaire d’origine artérielle ?

Tabagisme, diabète, hypertension et dyslipidémie
Anémie isolée sans facteur vasculaire
Hyperthyroïdie et allergie saisonnière
Asthme, scoliose et reflux gastro-œsophagien

Tabagisme, diabète, hypertension et dyslipidémie

Explication

Le terrain typique associe tabagisme, diabète, hypertension, dyslipidémies et obésité. Ces facteurs augmentent fortement le risque d’artériopathie.

9. Quelle valeur de TCPO2 rend une cicatrisation possible avec des soins locaux adaptés ?

Égale à 20 mmHg
Toute valeur inférieure à 30 mmHg
Inférieure à 10 mmHg
Supérieure à 30 mmHg

Supérieure à 30 mmHg

Explication

Une TCPO2 supérieure à 30 mmHg reste compatible avec une cicatrisation sous pansements adaptés. En dessous de 30 mmHg, il n’y a pas de cicatrisation sans revascularisation.

10. Que conclut-on généralement lorsque la TCPO2 est inférieure à 30 mmHg ?

Le membre est indemne de risque ischémique
La cicatrisation est attendue sans traitement
La plaie est forcément infectée
Une revascularisation devient nécessaire

Une revascularisation devient nécessaire

Explication

Une TCPO2 < 30 mmHg signifie qu’il n’y aura pas de cicatrisation sans revascularisation. Ce seuil sert à estimer le potentiel de cicatrisation.

11. Quel est le seuil de TCPO2 à partir duquel une cicatrisation reste possible avec des pansements adaptés ?

Inférieure à 50 mmHg
Supérieure à 50 mmHg
Inférieure à 30 mmHg
Supérieure à 30 mmHg

Supérieure à 30 mmHg

Explication

Une TCPO2 supérieure à 30 mmHg laisse espérer une cicatrisation avec des soins locaux adaptés. En revanche, en dessous de 30 mmHg, le cours indique qu’une revascularisation devient nécessaire.

12. Quel est l’objectif principal de l’angioplastie jambeière dans l’ischémie critique ?

Remplacer systématiquement toute chirurgie par une amputation programmée
Réserver la revascularisation aux formes sans risque de perte de membre
Restaurer la perfusion par une technique endovasculaire de première intention
Traiter uniquement la douleur sans modifier la perfusion

Restaurer la perfusion par une technique endovasculaire de première intention

Explication

L’angioplastie jambeière est décrite comme une procédure endovasculaire mini-invasive de première intention dans l’ischémie critique. Son but est de rétablir la perfusion afin de sauver le membre.

13. Quel signe clinique traduit le mieux l’efficacité d’une revascularisation postopératoire ?

Une douleur accrue au point de ponction
Un réchauffement du pied avec recoloration rose
Une augmentation isolée du volume de l’ulcère
Un membre plus froid avec pâleur persistante

Un réchauffement du pied avec recoloration rose

Explication

Après revascularisation, on vérifie l’efficacité par le réchauffement du pied et sa recoloration rose, avec recherche des pouls selon l’indication. Les autres propositions évoquent plutôt une complication ou une absence d’amélioration.

14. Dans quel cas le retrait d’un redon postopératoire est-il proposé ?

Lorsque la douleur du patient a totalement disparu
Dès que la plaie semble propre
À J2 ou si le débit est inférieur à 20 cc/24 h
Uniquement après disparition complète de l’ulcère

À J2 ou si le débit est inférieur à 20 cc/24 h

Explication

Le cours donne comme repère de retrait des redons J2 ou un débit inférieur à 20 cc/24 h. La propreté apparente de la plaie ou la seule disparition de la douleur ne suffisent pas.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 14 flashcards sur Gestion des artériopathies et revascularisation.

Classification de Leriche-Fontaine

Basée sur symptômes et signes trophiques

Classification de Rutherford

Graduée selon symptomatologie et perte tissulaire

Stade 1 artériopathie chronique

Asymptomatique, sans trouble circulatoire visible

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Gestion des artériopathies et revascularisation.

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