QCM : Crise thrombo-embolique veineuse — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la maladie thrombo-embolique veineuse ?

Une insuffisance cardiaque droite isolée
L’association d’une thrombose veineuse profonde et/ou d’une embolie pulmonaire
Une atteinte artérielle périphérique avec ischémie des membres
Une infection veineuse profonde compliquée d’un infarctus pulmonaire

L’association d’une thrombose veineuse profonde et/ou d’une embolie pulmonaire

Explication

La maladie thrombo-embolique veineuse regroupe les thromboses veineuses profondes et l’embolie pulmonaire. Les autres propositions décrivent des mécanismes ou maladies différents.

2. Comment définir une thrombose veineuse profonde proximale ?

Une thrombose limitée aux veines superficielles
Une thrombose pulmonaire symptomatique
Une thrombose située sous la veine poplitée
Une thrombose poplitée ou située plus proximalement

Une thrombose poplitée ou située plus proximalement

Explication

La TVP proximale correspond à une thrombose poplitée ou au-dessus de ce niveau. Une thrombose sous-poplitée est au contraire une TVP distale.

3. Quel énoncé résume le mieux la physiopathologie de l’embolie pulmonaire ?

Une atteinte primitive du ventricule gauche explique l’ensemble du tableau
Une obstruction brutale de la circulation pulmonaire provoque des conséquences hémodynamiques et respiratoires
Une infection alvéolaire diffuse entraîne une hypoxie sans retentissement circulatoire
Une vasodilatation artérielle pulmonaire réduit la post-charge du ventricule droit

Une obstruction brutale de la circulation pulmonaire provoque des conséquences hémodynamiques et respiratoires

Explication

L’embolie pulmonaire obstrue brutalement la circulation pulmonaire et déclenche des effets responsables de défaillance circulatoire et respiratoire. L’atteinte n’est pas primitive du ventricule gauche.

4. Quel mécanisme respiratoire apparaît d’abord au cours d’une embolie pulmonaire ?

Une obstruction bronchique diffuse responsable d’un effet shunt initial
Une diminution immédiate de la perfusion de territoires ventilés, créant un effet espace mort
Une hyperperfusion des territoires embolisés
Un effondrement primaire de la ventilation de tous les alvéoles

Une diminution immédiate de la perfusion de territoires ventilés, créant un effet espace mort

Explication

Au début de l’EP, certains territoires restent ventilés mais ne sont plus perfusés, ce qui crée un effet espace mort. L’effet shunt apparaît secondairement avec l’évolution.

5. Quel est le critère clinique de choc retenu pour l’embolie pulmonaire ?

Une saturation en oxygène inférieure à 90 %
Une fréquence cardiaque supérieure à 100 par minute
Une douleur thoracique intense associée à une hémoptysie
Une pression artérielle systolique inférieure à 90 mmHg ou une chute de plus de 40 mmHg pendant au moins 15 minutes

Une pression artérielle systolique inférieure à 90 mmHg ou une chute de plus de 40 mmHg pendant au moins 15 minutes

Explication

Le choc est défini par une PAS < 90 mmHg ou une chute > 40 mmHg par rapport au niveau de base pendant au moins 15 minutes. Les autres signes peuvent accompagner l’EP mais ne définissent pas le choc.

6. Que signifie un sPESI égal à 0 chez un patient atteint d’embolie pulmonaire ?

Un risque élevé de décès à 30 jours
Un risque faible de décès à 30 jours
Un risque intermédiaire de décès à 30 jours
Une certitude de récidive thrombo-embolique

Un risque faible de décès à 30 jours

Explication

Un sPESI = 0 classe le patient dans le risque faible, avec une mortalité d’environ 1 % à 30 jours. Le risque élevé est surtout lié au choc hémodynamique.

7. Quel examen complémentaire permet d’exclure une embolie pulmonaire lorsqu’il est normal ?

La radiographie thoracique
Le dosage de la troponine
La scintigraphie ventilation-perfusion planaire
L’électrocardiogramme

La scintigraphie ventilation-perfusion planaire

Explication

Une scintigraphie ventilation-perfusion normale exclut l’EP, quelle que soit la probabilité clinique. Les autres examens peuvent orienter, mais ne suffisent pas à eux seuls à l’exclure.

8. Quel résultat des D-dimères permet d’écarter une embolie pulmonaire quand la probabilité clinique n’est pas forte ?

Un taux normal quelle que soit la probabilité clinique
Un taux élevé chez un patient sous anticoagulants curatifs
Un taux négatif, sous le seuil adapté à l’âge
Un taux positivement élevé

Un taux négatif, sous le seuil adapté à l’âge

Explication

Les D-dimères sont utiles pour exclure l’EP s’ils sont négatifs et si la probabilité clinique n’est pas forte, avec les seuils adaptés à l’âge. Un taux positif n’a pas de valeur diagnostique spécifique.

9. Quand l’anticoagulation curative initiale doit-elle être débutée en cas de suspicion d’embolie pulmonaire ?

Dès que le diagnostic est suspecté
Uniquement en cas de choc hémodynamique
Après confirmation morphologique systématique
Après 48 heures d’observation clinique

Dès que le diagnostic est suspecté

Explication

L’EP et la TVP proximale sont des urgences thérapeutiques : l’anticoagulation curative est débutée dès la suspicion, sans attendre les examens morphologiques. Le retard expose à une aggravation thrombo-embolique.

10. Quelle héparine est ajustée par le TCA et nécessite une surveillance plaquettaire ?

L’héparine non fractionnée
L’héparine de bas poids moléculaire
L’aspirine
Le fondaparinux

L’héparine non fractionnée

Explication

L’héparine non fractionnée est ajustée par le TCA et nécessite une surveillance des plaquettes. Les HBPM et le fondaparinux sont donnés sans surveillance biologique de routine dans ce cadre.

11. Quel est le traitement de reperfusion de première intention dans une embolie pulmonaire à haut risque ?

La compression veineuse élastique
La thrombolyse immédiate
L’embolectomie chirurgicale d’emblée
Le lever précoce après anticoagulation

La thrombolyse immédiate

Explication

Dans l’embolie pulmonaire à haut risque, la thrombolyse est le traitement de reperfusion de première intention. L’embolectomie chirurgicale est réservée aux situations d’échec ou de contre-indication à la thrombolyse.

12. Quelle mesure associée peut être envisagée en cas d’embolie pulmonaire avec TVP si l’état clinique le permet ?

La thrombolyse systématique de toute TVP associée
L’alitement strict pendant plusieurs jours
Le lever précoce une heure après l’anticoagulation efficace
L’arrêt de la mobilisation jusqu’à la sortie

Le lever précoce une heure après l’anticoagulation efficace

Explication

Le lever précoce est possible environ une heure après l’instauration d’un traitement anticoagulant à dose efficace si l’état clinique le permet. L’alitement strict est au contraire réservé aux situations de choc ou d’hypoxie.

13. Quelle prise en charge est recommandée pour une embolie pulmonaire à risque intermédiaire-élevé ?

Compression veineuse seule sans anticoagulation
Thrombolyse systématique sans surveillance rapprochée
Sortie rapide avec anticoagulation orale d’emblée
Surveillance en soins intensifs avec anticoagulation et thrombolyse seulement si aggravation

Surveillance en soins intensifs avec anticoagulation et thrombolyse seulement si aggravation

Explication

L’embolie pulmonaire à risque intermédiaire-élevé nécessite une surveillance en soins intensifs avec anticoagulation, et la thrombolyse n’est envisagée qu’en cas d’évolution vers le choc. L’AOD n’est pas utilisé d’emblée dans cette situation.

14. Quelle stratégie correspond le mieux à une embolie pulmonaire à faible risque de mortalité ?

Réanimation avec thrombolyse d’emblée
Hospitalisation courte avec anticoagulation curative et levée précoce possible
Hospitalisation prolongée systématique avec repos strict au lit
Embolectomie chirurgicale en première intention

Hospitalisation courte avec anticoagulation curative et levée précoce possible

Explication

Une embolie pulmonaire à faible risque de mortalité peut être prise en charge par une hospitalisation courte avec anticoagulation curative, et le lever précoce est possible si la clinique le permet. La thrombolyse et l’embolectomie relèvent des formes à haut risque ou compliquées.

15. Quelle est la durée minimale recommandée du traitement anticoagulant pour une embolie pulmonaire ou une TVP proximale ?

Six semaines
Trois mois
Six mois
Un an

Trois mois

Explication

La durée minimale de traitement anticoagulant pour une embolie pulmonaire ou une TVP proximale est de trois mois. Les durées plus longues dépendent ensuite du contexte de provocation, de récidive ou de risque persistant.

16. Dans quel cas le traitement anticoagulant peut-il être poursuivi au-delà de six mois tant que la situation persiste ?

En cas de cancer actif ou traité
En cas de D-dimères négatifs
En cas de douleur thoracique isolée
En cas de TVP distale isolée sans facteur de risque

En cas de cancer actif ou traité

Explication

Le cancer actif est une situation où l’anticoagulation peut être poursuivie au-delà de six mois tant que le cancer reste actif ou traité. Une TVP distale isolée ne justifie pas cette stratégie prolongée à elle seule.

17. Dans quel profil faut-il envisager un bilan de coagulation pour rechercher une thrombophilie ?

Toute MTEV après 70 ans
Toute TVP distale symptomatique isolée
MTEV non provoquée avant 50 ans avec antécédents familiaux
Toute embolie pulmonaire avec fièvre

MTEV non provoquée avant 50 ans avec antécédents familiaux

Explication

Le bilan de coagulation est indiqué chez certains patients avec MTEV non provoquée avant 50 ans, notamment s’il existe des antécédents familiaux ou une récidive avec un épisode avant 50 ans. Il doit être réalisé à distance de l’épisode aigu.

18. Quelle situation justifie une prophylaxie médicamenteuse en milieu médical selon le cours ?

Douleur musculosquelettique isolée
MTEV provoquée ancienne terminée depuis plusieurs années
Infarctus du myocarde ou insuffisance cardiaque aiguë chez un patient à risque
TVP distale ancienne sans facteur associé

Infarctus du myocarde ou insuffisance cardiaque aiguë chez un patient à risque

Explication

La prophylaxie médicamenteuse en milieu médical est indiquée notamment en cas d’infarctus, d’AVC ischémique ou d’insuffisance cardiaque ou respiratoire aiguë chez des patients à risque. Elle repose sur une prévention de durée limitée, le plus souvent 7 à 14 jours.

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Mémorisez les réponses avec 18 flashcards sur Crise thrombo-embolique veineuse.

Maladie thrombo-embolique veineuse — définition ?

Inclut TVP et EP.

TVP symptomatique — localisation ?

Veines profondes des membres inférieurs.

EP symptomatique — localisation ?

Artères pulmonaires.

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