QCM : Défenses immunitaires de l’hôte — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels acteurs immunitaires sont particulièrement associés à la défense antiparasitaire ?

Les macrophages et les immunoglobulines de classe M
Les cellules NK et les immunoglobulines de classe G
Les polynucléaires neutrophiles et les immunoglobulines de classe A
Les polynucléaires éosinophiles et les immunoglobulines de classe E

Les polynucléaires éosinophiles et les immunoglobulines de classe E

Explication

La défense antiparasitaire implique notamment les polynucléaires éosinophiles et les IgE. Les autres associations regroupent des acteurs importants dans d’autres contextes immunitaires, mais ne correspondent pas à la combinaison caractéristique de cette défense.

2. Quel élément appartient aux barrières de défense de l’hôte ?

La production de cytokines, qui coordonne les échanges entre cellules immunitaires
La multiplication des lymphocytes, qui renforce une réponse spécifique après exposition
Le recrutement de leucocytes, qui dirige des cellules vers un tissu agressé
Le suc gastrique, qui contribue à limiter la survie des agents infectieux

Le suc gastrique, qui contribue à limiter la survie des agents infectieux

Explication

Le suc gastrique fait partie des liquides biologiques participant aux barrières de défense de l’hôte, avec notamment l’urine et la bile. Le recrutement leucocytaire et la production de cytokines relèvent plutôt de la réaction immunitaire déclenchée après une agression.

3. Que désigne l’immunité anti-infectieuse ?

La production d’anticorps par les lymphocytes après une infection
Un ensemble de barrières anatomiques empêchant l’entrée des microorganismes
Une composante spécialisée de la réponse adaptative dirigée contre les antigènes
L’ensemble des mécanismes impliqués dans l’interaction entre l’hôte et l’agent pathogène

L’ensemble des mécanismes impliqués dans l’interaction entre l’hôte et l’agent pathogène

Explication

L’immunité anti-infectieuse englobe les mécanismes de l’interaction entre l’hôte et l’agent pathogène. La réponse adaptative constitue une composante de cette immunité, mais ne la définit pas dans son ensemble.

4. Quelle succession décrit correctement l’activation d’un lymphocyte T par une cellule présentatrice d’antigène ?

Le lymphocyte internalise un PAMP par un TLR, puis se transforme en cellule présentatrice et sécrète des IgA
Le TCR reconnaît directement un anticorps, puis le lymphocyte produit des facteurs du complément et devient phagocytaire
Le CMH détruit le peptide antigénique, puis le lymphocyte se différencie spontanément en cellule NK
Le TCR reconnaît le peptide présenté par le CMH, puis le lymphocyte prolifère et devient effecteur ou mémoire

Le TCR reconnaît le peptide présenté par le CMH, puis le lymphocyte prolifère et devient effecteur ou mémoire

Explication

L’activation repose sur l’interaction entre le TCR et le peptide antigénique présenté par le CMH, suivie d’une expansion clonale et d’une différenciation. Les autres propositions confondent le TCR avec les anticorps ou les TLR et attribuent au lymphocyte T des fonctions qui ne correspondent pas à ce processus.

5. Dans la défense antibactérienne innée, quelle association entre mécanisme et fonction est correcte ?

Le complément bloque la phagocytose, tandis que les neutrophiles assurent la neutralisation des virus par les interférons
C3a et C5a provoquent directement la lyse, tandis que le complexe d’attaque membranaire facilite le déplacement des neutrophiles
C3a et C5a favorisent le recrutement cellulaire, tandis que le complexe d’attaque membranaire provoque la lyse
L’opsonisation détruit directement les bactéries, tandis que les neutrophiles activent la voie classique par leurs anticorps

C3a et C5a favorisent le recrutement cellulaire, tandis que le complexe d’attaque membranaire provoque la lyse

Explication

C3a et C5a participent à la chimiotaxie et au recrutement des cellules, tandis que le complexe d’attaque membranaire lyse les bactéries. L’opsonisation facilite plutôt la phagocytose et ne constitue pas une destruction directe comparable à la lyse membranaire.

6. Que se produit-il après l’éradication de l’agent pathogène par le système immunitaire ?

La mémoire immunitaire disparaît lorsque l’agent pathogène est éliminé
La réponse immunitaire reste active au même niveau pour prévenir toute récidive
L’activation immunitaire diminue tandis qu’une mémoire persiste
L’activation immunitaire augmente afin de maintenir l’inflammation

L’activation immunitaire diminue tandis qu’une mémoire persiste

Explication

Après l’élimination de l’agent pathogène, la réponse immunitaire se désactive et une mémoire est conservée pour permettre une réaction ultérieure plus efficace. Le maintien d’une activation élevée après cette étape pourrait au contraire favoriser des effets délétères.

7. Quel rôle l’immunité innée joue-t-elle vis-à-vis de l’immunité adaptative ?

Elle la remplace en assurant une réponse spécifique propre à chaque pathogène
Elle empêche son activation lorsque la réponse inflammatoire est déclenchée
Elle la déclenche et la module selon le stimulus et le micro-environnement
Elle intervient après elle afin de produire une mémoire immunitaire durable

Elle la déclenche et la module selon le stimulus et le micro-environnement

Explication

L’immunité innée influence l’activation et l’orientation de l’immunité adaptative selon la nature du stimulus et le micro-environnement. Elle ne remplace pas la réponse adaptative et n’intervient pas nécessairement après celle-ci.

8. Quelle distinction oppose correctement l’immunité innée à l’immunité adaptative ?

L’immunité innée est spécifique et tardive, tandis que l’immunité adaptative constitue la première réponse aux infections
L’immunité innée est immédiate et non spécifique, tandis que l’immunité adaptative cible spécifiquement l’agent pathogène
L’immunité innée repose sur la mémoire immunitaire, tandis que l’immunité adaptative agit sans reconnaître l’agent infectieux
L’immunité innée amplifie la réponse spécifique, tandis que l’immunité adaptative forme une barrière initiale non spécifique

L’immunité innée est immédiate et non spécifique, tandis que l’immunité adaptative cible spécifiquement l’agent pathogène

Explication

L’immunité innée intervient rapidement et de façon non spécifique comme première ligne de défense, alors que l’immunité adaptative est spécifique et intervient comme deuxième ligne. Les autres propositions inversent ou déforment les caractéristiques respectives des deux systèmes.

9. Quel ensemble de caractéristiques peut contribuer au pouvoir pathogène d’un agent infectieux ?

Sa multiplication, sa localisation cellulaire, ses toxines et son effet cytopathogène
Son origine géographique, sa forme, son mode de transmission et sa vitesse de déplacement
Sa capacité à produire des anticorps, des cytokines, des cellules NK et des lymphocytes
Sa mobilité, sa taille, sa coloration et sa résistance aux variations de température

Sa multiplication, sa localisation cellulaire, ses toxines et son effet cytopathogène

Explication

Le pouvoir pathogène dépend notamment de la multiplication de l’agent, de sa localisation intracellulaire ou extracellulaire, de ses exotoxines ou endotoxines et de son effet cytopathogène. La production de médiateurs immunitaires relève de l’hôte et non des critères principaux décrits pour l’agent infectieux.

10. Quel est le rôle principal du complexe d’attaque membranaire du complément ?

Il déclenche l’afflux de leucocytes grâce à la libération de facteurs chimiotactiques
Il neutralise les toxines en empêchant leur interaction avec les cellules de l’organisme
Il facilite la phagocytose de la cellule ciblée en favorisant sa reconnaissance par les phagocytes
Il provoque la lyse de la cellule ciblée en impliquant notamment C5 à C9

Il provoque la lyse de la cellule ciblée en impliquant notamment C5 à C9

Explication

Le complexe d’attaque membranaire comprend notamment C5, C6, C7, C8 et C9 et entraîne la lyse de la cellule ciblée. La facilitation de la phagocytose correspond plutôt à l’opsonisation, tandis que les autres fonctions relèvent d’autres mécanismes immunitaires.

11. Quelle association décrit correctement les principales voies d’activation du complément ?

La voie alterne dépend d’un anticorps spécifique, tandis que les voies classique et des lectines reconnaissent des motifs microbiens
La voie classique suit une interaction antigène-anticorps, tandis que les voies des lectines et alterne peuvent répondre à des agents infectieux
La voie classique reconnaît directement les bactéries, tandis que les voies des lectines et alterne nécessitent un anticorps lié à l’antigène
Les trois voies nécessitent une interaction préalable entre un anticorps et un antigène avant d’atteindre la voie finale

La voie classique suit une interaction antigène-anticorps, tandis que les voies des lectines et alterne peuvent répondre à des agents infectieux

Explication

La voie classique est déclenchée par l’interaction antigène-anticorps, alors que les voies des lectines et alterne peuvent être activées par des agents infectieux. Les autres propositions attribuent à ces voies des conditions d’activation inexactes.

12. Quelle fonction des immunoglobulines est particulièrement associée aux IgA ?

La protection des surfaces muqueuses contre les agents infectieux
La reconnaissance des PAMPs par les récepteurs des cellules innées
La destruction des cellules cibles par activation directe du complément
La stimulation de la production de cellules sanguines dans la moelle osseuse

La protection des surfaces muqueuses contre les agents infectieux

Explication

Les IgA exercent une fonction muqueuse et participent ainsi à la protection des surfaces exposées comme les muqueuses. L’activation du complément, la reconnaissance des PAMPs et la production de cellules sanguines ne définissent pas cette fonction particulière des IgA.

13. Que se passe-t-il lorsqu’un PRR, tel qu’un TLR, reconnaît un PAMP ?

Un lymphocyte T devient directement effecteur sans présentation d’un peptide par le CMH
Le complément est inhibé afin de limiter l’afflux de cellules vers le site infectieux
L’immunité innée est activée, entraînant notamment phagocytose, inflammation et production de cytokines
Un anticorps est produit immédiatement afin de neutraliser le motif microbien reconnu

L’immunité innée est activée, entraînant notamment phagocytose, inflammation et production de cytokines

Explication

La reconnaissance d’un PAMP par un PRR comme un TLR déclenche l’immunité innée, avec phagocytose, inflammation, cytokines et recrutement cellulaire. Les PAMPs sont des motifs portés par les agents pathogènes, tandis que les PRR sont les récepteurs qui les reconnaissent.

14. Pourquoi la qualité de la réponse immunitaire peut-elle différer entre deux personnes exposées au même agent pathogène ?

Elle dépend principalement de la localisation anatomique de l’exposition
Elle dépend principalement de la quantité d’anticorps présente avant l’exposition
Elle dépend de facteurs génétiques, thérapeutiques et interindividuels
Elle dépend principalement de la durée d’incubation de l’agent

Elle dépend de facteurs génétiques, thérapeutiques et interindividuels

Explication

La réponse immunitaire varie notamment selon les anomalies génétiques, les traitements immunomodulateurs, le polymorphisme HLA et la variabilité interindividuelle. La durée d’incubation ou la localisation de l’exposition peuvent influencer l’infection, mais elles n’expliquent pas à elles seules la qualité de la réponse immune.

15. Quel profil d’infiltrat tissulaire oriente le plus vers une infection parasitaire ?

Une prédominance de cellules présentatrices d’antigène
Une prédominance de polynucléaires neutrophiles
Une prédominance de polynucléaires éosinophiles
Une prédominance de lymphocytes activés

Une prédominance de polynucléaires éosinophiles

Explication

Les polynucléaires éosinophiles sont associés à l’orientation de la réponse inflammatoire vers une infection parasitaire. Les neutrophiles évoquent plutôt une infection bactérienne, tandis que les lymphocytes sont davantage associés aux infections virales.

16. Quel énoncé décrit le mieux les cytokines ?

Ce sont des cellules spécialisées qui phagocytent les agents infectieux dans les tissus
Ce sont des glycoprotéines qui permettent la coopération entre les cellules immunitaires
Ce sont des barrières anatomiques qui empêchent les agents infectieux d’atteindre les tissus
Ce sont des anticorps qui reconnaissent directement les antigènes présents sur les microbes

Ce sont des glycoprotéines qui permettent la coopération entre les cellules immunitaires

Explication

Les cytokines sont des glycoprotéines produites par les systèmes immunitaires et servent notamment à coordonner la coopération cellulaire. Les interleukines, les interférons, le TNF et le GM-CSF en sont des exemples, tandis que les anticorps et les cellules correspondent à d’autres catégories.

17. Quelle combinaison décrit correctement la défense antivirale ?

Les neutrophiles neutralisent les virus, tandis que les macrophages assurent la cytotoxicité spécifique des cellules infectées
Les anticorps détruisent les cellules infectées par cytotoxicité, tandis que les cellules NK neutralisent les virus dans les muqueuses
Les anticorps neutralisent les virus, tandis que les lymphocytes T et les cellules NK peuvent les éliminer par cytotoxicité
Les interférons produisent des anticorps spécifiques, tandis que les lymphocytes T activent principalement le complexe d’attaque membranaire

Les anticorps neutralisent les virus, tandis que les lymphocytes T et les cellules NK peuvent les éliminer par cytotoxicité

Explication

La défense antivirale associe la neutralisation par les anticorps, l’action antivirale des interférons et du TNF, ainsi que la cytotoxicité des lymphocytes T et des cellules NK. Les anticorps neutralisent principalement les particules virales, alors que la destruction des cellules infectées relève notamment de la cytotoxicité cellulaire.

18. Lequel de ces ensembles regroupe des facteurs humoraux du système immunitaire ?

Le complément, les immunoglobulines et les cytokines
Les macrophages, les cellules NK et les cellules dendritiques
Les lymphocytes B, les lymphocytes T et les monocytes
Les polynucléaires neutrophiles, les éosinophiles et les macrophages

Le complément, les immunoglobulines et les cytokines

Explication

Les facteurs humoraux sont des médiateurs solubles, parmi lesquels figurent le complément, les immunoglobulines et les cytokines. Les autres ensembles regroupent des cellules immunitaires, et non des facteurs humoraux.

19. Quelle est une fonction caractéristique de la réaction inflammatoire ?

Empêcher physiquement l’entrée de l’agent grâce à une surface protectrice
Recruter des cellules immunitaires vers le site infecté
Maintenir l’intégrité mécanique des aponévroses et des séreuses
Dégrader les agents infectieux dans le suc gastrique avant leur pénétration

Recruter des cellules immunitaires vers le site infecté

Explication

La réaction inflammatoire est une réponse de défense qui permet notamment d’attirer des cellules immunitaires vers le tissu infecté. Les surfaces protectrices et les liquides biologiques correspondent à des barrières préexistantes plutôt qu’à cette réaction.

20. Quelle association distingue correctement des cellules de l’immunité adaptative et de l’immunité innée ?

Les polynucléaires et les monocytes relèvent de l’adaptative, tandis que les lymphocytes B et T participent principalement à l’innée
Les lymphocytes B et T relèvent de l’adaptative, tandis que les macrophages et les cellules NK participent principalement à l’innée
Les cellules NK et les macrophages relèvent de l’adaptative, tandis que les lymphocytes B et T participent principalement à l’innée
Les cellules dendritiques et les lymphocytes T relèvent de l’innée, tandis que les éosinophiles participent principalement à l’adaptative

Les lymphocytes B et T relèvent de l’adaptative, tandis que les macrophages et les cellules NK participent principalement à l’innée

Explication

Les lymphocytes B et T appartiennent à l’immunité adaptative, alors que les macrophages et les cellules NK participent principalement à l’immunité innée. La classification inverse proposée dans une autre association confond donc les deux grands volets de la réponse immunitaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 37 flashcards sur Défenses immunitaires de l’hôte.

Qu'est-ce que l'immunité anti-infectieuse ?

L'ensemble des mécanismes entre l'hôte et l'agent pathogène.

De quoi dépend le pouvoir pathogène d'un agent infectieux ?

De sa multiplication, localisation, toxines libérées et effet cytopathogène.

Quelles structures font partie des barrières de défense de l'hôte ?

La peau, les muqueuses, les aponévroses, les séreuses, les liquides biologiques, la rate et l'état nutritionnel.

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Consultez la fiche de révision complète sur Défenses immunitaires de l’hôte.

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