QCM : Définition et réglementation en optométrie (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une cliente demande pour la première fois des verres multifocaux intégrant une correction de la presbytie. Quelle condition s’applique à cette délivrance ?

Elle est soumise à une ordonnance pour tout renouvellement ultérieur.
Elle est soumise à une prescription médicale.
Elle est soumise à une prescription uniquement si la correction change.
Elle est soumise à une mesure de réfraction en magasin.

Elle est soumise à une prescription médicale.

Explication

La première délivrance de verres multifocaux intégrant une correction de la presbytie nécessite une prescription médicale. Une mesure de réfraction en magasin ne remplace pas cette prescription, et la règle porte sur la première délivrance, non sur tout renouvellement.

2. Quel ensemble de services correspond au rôle de l’optométriste décrit ici ?

Évaluer les défauts visuels, traiter les maladies oculaires par médicaments et prescrire des lunettes
Vendre des lunettes et des lentilles sans mesurer les défauts visuels ni proposer de dépistage
Examiner l’œil par chirurgie, prescrire des lunettes et assurer des services de dépistage visuel
Évaluer et mesurer les défauts visuels, prescrire des lunettes et assurer des services de dépistage visuel

Évaluer et mesurer les défauts visuels, prescrire des lunettes et assurer des services de dépistage visuel

Explication

L’optométriste évalue et mesure les défauts visuels, prescrit des lunettes et peut fournir d’autres services de dépistage en santé visuelle. La chirurgie et le traitement médicamenteux ne font pas partie des services énumérés, tandis que la vente seule omet l’évaluation et le dépistage.

3. Une personne suivie pour hypertension artérielle mal contrôlée demande le renouvellement de sa correction. À quelle catégorie de situations d’opposition cette affection appartient-elle ?

Aux pathologies générales.
Aux situations liées aux médicaments pris au long cours.
Aux troubles de réfraction définis par un seuil dioptrique.
Aux pathologies ophtalmologiques.

Aux pathologies générales.

Explication

L’hypertension artérielle mal contrôlée est une pathologie générale citée parmi les situations d’opposition. Elle ne doit pas être confondue avec l’hypertension intraoculaire isolée, qui relève des pathologies ophtalmologiques.

4. Un orthoptiste effectue un examen de vue, transmet les résultats à l’ophtalmologiste et ne reçoit aucune réponse pendant 10 jours ouvrables. Quelle conséquence s’applique à la demande d’adaptation de la primo-prescription ?

La demande reste en attente jusqu’à une réponse explicite.
La demande est réputée refusée.
La réponse est réputée favorable.
L’adaptation est autorisée sans avis de l’ophtalmologiste.

La réponse est réputée favorable.

Explication

Après l’examen de vue et la transmission des résultats, l’absence de réponse dans les 10 jours ouvrables vaut réponse favorable. L’absence assimilée à un refus inverse la règle, le délai en jours calendaires modifie l’échéance, et l’autorisation sans transmission omet une condition.

5. Chez une personne présentant un astigmatisme de 0,80 dioptrie, l’axe change de 22°. Ce critère figure-t-il parmi les situations permettant une opposition médicale ?

Oui, car toute variation de correction sur un an constitue ce critère.
Non, car l’astigmatisme doit dépasser 1 dioptrie pour que l’axe soit pris en compte.
Oui, car l’astigmatisme atteint 0,75 dioptrie et le changement d’axe dépasse 20°.
Non, car le changement d’axe doit atteindre 26° pour constituer ce critère.

Oui, car l’astigmatisme atteint 0,75 dioptrie et le changement d’axe dépasse 20°.

Explication

Le critère associe un astigmatisme d’au moins 0,75 dioptrie à un changement d’axe d’au moins 20° : les deux seuils sont atteints ici. Le seuil de 1 dioptrie concerne une modification annuelle de l’amétropie, pas l’astigmatisme requis pour ce critère.

6. Dans un système de soins visuels anglophone, un patient consulte d’abord un optométriste pour un trouble fonctionnel relevant de sa compétence. Quelle prise en charge correspond à son rôle ?

Fournir les lunettes sans prendre en charge le trouble
Diagnostiquer une anomalie oculaire et traiter la maladie
Prendre en charge le trouble et prescrire une correction
Orienter vers l’ophtalmologiste et lui laisser prescrire une correction

Prendre en charge le trouble et prescrire une correction

Explication

Dans l’organisation décrite pour les pays anglophones, l’optométriste prend en charge les troubles fonctionnels relevant de sa compétence et prescrit une correction. L’orientation vers l’ophtalmologiste concerne une anomalie oculaire ou un besoin d’avis médical; le rôle de simple fournisseur de lunettes correspond à une autre fonction.

7. Une cliente demande des verres correcteurs, mais ne présente pas d’ordonnance et aucune ordonnance existante ne peut être vérifiée. Quelle condition de délivrance n’est pas remplie ?

La réalisation préalable d’un examen de réfraction par l’opticien
La présentation d’un justificatif attestant l’âge de la cliente
La présentation ou la vérification d’une ordonnance médicale
L’adaptation préalable de la prescription dans le cadre d’un renouvellement

La présentation ou la vérification d’une ordonnance médicale

Explication

La délivrance de verres correcteurs dépend de la présentation d’une ordonnance médicale ou de la vérification de son existence. Un justificatif d’âge, un examen de réfraction ou une adaptation lors d’un renouvellement ne remplace pas cette condition.

8. Une patiente âgée de 30 ans présente une ordonnance de verres correcteurs datant de quatre ans. Quelle est sa durée de validité ?

Cinq ans
Deux ans
Un an
Trois ans

Cinq ans

Explication

Pour les patients âgés de 16 à 42 ans, la validité de l’ordonnance est de cinq ans. Un an correspond aux moins de 16 ans, trois ans aux plus de 42 ans, et deux ans ne correspond à aucune des durées indiquées.

9. En France, une personne consulte un professionnel titulaire du diplôme d’optométriste pour obtenir une prescription de lunettes. Quelle limite s’applique à ce professionnel ?

Il ne peut pas délivrer de prescription dans le cadre de la pratique de l’optométrie
Il peut prescrire une correction pour les troubles fonctionnels relevant de sa compétence
Il peut prescrire des lunettes après avoir dépisté une anomalie oculaire
Il peut prescrire une correction s’il oriente aussi le patient vers l’orthoptie

Il ne peut pas délivrer de prescription dans le cadre de la pratique de l’optométrie

Explication

En France, le diplôme d’optométriste existe, mais la pratique de l’optométrie ne permet pas de délivrer une prescription. La prescription de troubles fonctionnels reprend le rôle décrit dans les pays anglophones; le dépistage et la prescription de lunettes relèvent ici du rôle de l’ophtalmologiste.

10. Après avoir délivré exceptionnellement des verres correcteurs sans ordonnance à la suite d’un bris, quelle mesure de traçabilité l’opticien doit-il appliquer ?

Inscrire la délivrance dans un registre sans conserver les données
Inscrire la délivrance dans un registre et conserver les données pendant 2 ans
Inscrire la délivrance dans un registre et conserver les données pendant 3 ans
Transmettre la délivrance au médecin et conserver les données pendant 3 ans

Inscrire la délivrance dans un registre et conserver les données pendant 3 ans

Explication

L’opticien consigne ces délivrances exceptionnelles dans un registre et conserve les données pendant 3 ans pour en assurer la traçabilité. Une durée de 2 ans modifie le délai, la transmission au médecin ne remplace pas le registre, et l’inscription doit être suivie d’une conservation.

11. Lors d’une mesure de réfraction, le professionnel recueille des données sans demander au sujet de décrire ce qu’il voit. Quelle caractéristique identifie cette méthode ?

Le sujet choisit les verres selon son confort visuel
Le professionnel ne mesure pas le défaut visuel
Le sujet ne donne pas ses impressions visuelles
Le sujet lit les échelles pour comparer les verres

Le sujet ne donne pas ses impressions visuelles

Explication

La réfraction objective se caractérise par le fait que le sujet ne donne pas ses impressions visuelles. La collecte des impressions et la lecture d’échelles relèvent de la réfraction subjective ; l’absence de parole ne signifie pas qu’aucune mesure n’est effectuée.

12. Un patient a perdu ses verres correcteurs. L’urgence est constatée, aucune solution médicale adaptée n’est disponible et l’opticien réalise un examen de réfraction. Quelle démarche exceptionnelle est permise ?

Délivrer un équipement sur ordonnance uniquement
Délivrer un équipement dès la perte signalée
Délivrer un équipement sans ordonnance
Délivrer un équipement sans examiner la réfraction

Délivrer un équipement sans ordonnance

Explication

La délivrance sans ordonnance est possible à titre exceptionnel si l’urgence est constatée, qu’aucune solution médicale adaptée n’existe et qu’un examen de réfraction est réalisé. La réponse sur l’ordonnance confond cette exception avec la règle ordinaire, tandis que la perte signalée ou l’absence d’examen ne satisfait pas les conditions prévues.

13. Quel objet caractérise principalement l’optométrie ?

L’étude de la réfraction et le dépistage de défauts optiques corrigibles
L’examen anatomique de l’œil et le traitement des maladies oculaires
Le dépistage des maladies générales pouvant affecter la vision
La prescription de lunettes sans étude des défauts optiques

L’étude de la réfraction et le dépistage de défauts optiques corrigibles

Explication

L’optométrie étudie la réfraction de l’œil et dépiste les défauts optiques qui peuvent être corrigés par des verres ou des lentilles. L’examen anatomique et le traitement relèvent d’un autre champ, la prescription seule est trop restrictive, et les maladies générales ne définissent pas l’optométrie.

14. Pour une patiente, la délivrance de verres correcteurs suit pour la première fois une prescription. L’opticien envisage de modifier la correction selon la règle ordinaire applicable aux renouvellements. Que peut-il faire ?

Adapter la prescription si la patiente accepte la modification
Adapter la prescription après un examen de réfraction
Ne pas adapter la prescription selon la règle ordinaire des renouvellements
Adapter la prescription dès lors qu’elle est encore valide

Ne pas adapter la prescription selon la règle ordinaire des renouvellements

Explication

La règle ordinaire d’adaptation ne s’applique pas à une première délivrance : l’opticien ne peut alors pas adapter la prescription. L’examen de réfraction et la validité de l’ordonnance concernent l’adaptation possible lors d’un renouvellement, et l’accord de la patiente ne change pas cette distinction.

15. Quel est le but principal d’une réfraction, aussi appelée examen de vue ?

Mesurer les rayons de courbure cornéens
Diagnostiquer une affection oculaire
Évaluer l’acuité visuelle sans correction
Déterminer une correction optique

Déterminer une correction optique

Explication

La réfraction vise à déterminer la correction optique adaptée. La mesure cornéenne porte sur la courbure, le diagnostic d’affection relève d’un autre objectif et l’acuité seule ne définit pas le but de la réfraction.

16. Lors d’un renouvellement, un patient présente une ordonnance en cours de validité, sans opposition ni limitation expresse du médecin. Après un examen de réfraction, quelle action l’opticien peut-il entreprendre ?

Adapter la prescription seulement après une opposition du médecin
Adapter la prescription sans tenir compte de sa durée de validité
Adapter la prescription à l’issue de l’examen de réfraction
Maintenir la prescription, comme lors d’une première délivrance

Adapter la prescription à l’issue de l’examen de réfraction

Explication

Lors d’un renouvellement, une prescription en cours de validité peut être adaptée après un examen de réfraction, sauf opposition ou limitation expresse du médecin. La règle de première délivrance est différente, une opposition bloque l’adaptation, et l’examen ne rend pas la validité sans importance.

17. Pendant un examen, une orthoptiste fait essayer des verres de puissances différentes et demande à une personne de lire des échelles pour trouver la correction offrant la meilleure acuité et le meilleur confort. De quel type de réfraction s’agit-il ?

Une réfraction objective
Une réfraction subjective
Une kératométrie cornéenne
Une mesure automatique du défaut visuel

Une réfraction subjective

Explication

La réfraction subjective utilise des verres d’essai et les impressions visuelles du sujet pour déterminer la correction la plus adaptée. La réfraction objective ne recueille pas ces impressions, tandis que la kératométrie mesure la cornée et qu’une mesure automatique ne correspond pas à cette démarche décrite.

18. Un opticien aménage un local attenant à son magasin pour réaliser les examens de réfraction. Quel aménagement répond aux exigences de cet examen ?

Un local assurant l’isolement visuel et la confidentialité, sans isolement phonique.
Un local assurant la confidentialité, situé à l’écart du magasin.
Un local assurant l’isolement phonique et visuel ainsi que la confidentialité.
Un local assurant l’isolement phonique et la confidentialité, sans isolement visuel.

Un local assurant l’isolement phonique et visuel ainsi que la confidentialité.

Explication

L’examen de réfraction se déroule dans le magasin ou dans un local attenant conçu pour préserver l’isolement phonique, l’isolement visuel et la confidentialité. Se limiter à deux de ces exigences omet une condition prévue pour cet espace.

19. En France, un patient présente une anomalie oculaire et pourrait avoir besoin d’une rééducation visuelle. Quel professionnel assure la prise en charge de première intention et peut l’orienter ?

L’ophtalmologiste, qui dépiste et soigne les anomalies puis peut orienter vers l’orthoptie
L’orthoptiste, qui dépiste et soigne les anomalies puis peut orienter vers l’ophtalmologiste
L’opticien lunetier, qui dépiste et soigne les anomalies puis peut orienter vers l’orthoptie
L’optométriste, qui dépiste et soigne les anomalies puis peut orienter vers l’orthoptie

L’ophtalmologiste, qui dépiste et soigne les anomalies puis peut orienter vers l’orthoptie

Explication

En France, l’ophtalmologiste est le spécialiste de première intention qui dépiste et soigne les anomalies oculaires; il prescrit les lunettes ou oriente vers la rééducation visuelle en orthoptie. L’optométriste n’a pas ce rôle prescripteur en France, l’orthoptiste réalise la rééducation et l’opticien lunetier n’assure pas le dépistage médical décrit.

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Mémorisez les réponses avec 52 flashcards sur Définition et réglementation en optométrie.

Selon le Petit Larousse, que désigne l’optométrie ?

L’ensemble des procédés étudiant la réfraction de l’œil et dépistant les défauts optiques corrigibles par des verres ou des lentilles de contact.

Que fait l’optométriste concernant les défauts visuels ?

Il les évalue et les mesure.

Quels services l’optométriste fournit-il en santé visuelle ?

Des services de dépistage.

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Consultez la fiche de révision complète sur Définition et réglementation en optométrie.

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