QCM : Syndrome néphrotique de l’enfant (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez un enfant, le rapport protéinurie/créatininurie des premières urines du matin est de 230 mg/mmol et l’albuminémie de 28 g/L. Ces résultats répondent-ils à la définition biologique du syndrome néphrotique ?

Non, l’un des deux critères biologiques suffit
Non, le rapport doit être inférieur à 200 mg/mmol
Oui, les deux seuils sont dépassés dans le sens requis
Non, l’albuminémie doit dépasser 30 g/L

Oui, les deux seuils sont dépassés dans le sens requis

Explication

La définition associe un rapport protéinurie/créatininurie supérieur à 200 mg/mmol à une albuminémie inférieure à 30 g/L : les deux valeurs du cas respectent ces seuils. Un rapport inférieur inverse le seuil, une albuminémie supérieure inverse l’autre, et un seul critère ne suffit pas.

2. Dans le mécanisme proposé pour le syndrome néphrotique idiopathique, quel effet aurait le facteur circulant suspecté sur le filtre glomérulaire ?

Il augmenterait la filtration des cellules sanguines à travers le glomérule
Il réduirait la production hépatique d’albumine sans modifier le filtre
Il perturberait le diaphragme de fente et favoriserait la fuite de protéines
Il renforcerait la sélectivité du diaphragme et limiterait la fuite protéique

Il perturberait le diaphragme de fente et favoriserait la fuite de protéines

Explication

Le facteur circulant suspecté perturberait le diaphragme de fente, diminuerait la sélectivité du filtre et entraînerait une fuite massive de protéines. La filtration de cellules sanguines confond la nature des éléments concernés, la production hépatique concerne une autre étape, et un renforcement de la sélectivité inverse le mécanisme décrit.

3. Après la corticothérapie initiale, un enfant obtient une rémission complète selon les critères et délais définis. Comment classer son syndrome néphrotique ?

Corticosensible
Multirésistant
Génétiquement déterminé
Corticorésistant

Corticosensible

Explication

Une rémission complète obtenue après la corticothérapie initiale définit un syndrome néphrotique corticosensible. La corticorésistance correspond à l’absence de cette réponse, les rechutes ne définissent pas la catégorie initiale, et l’origine génétique n’est pas déduite de la réponse thérapeutique.

4. Un patient atteint d’un syndrome néphrotique multirésistant non génétique reçoit une greffe rénale. Quel risque caractérise ce type de syndrome ?

Un risque élevé de récidive sur le greffon
Une absence de récidive sur le greffon
Un risque faible de récidive sur le greffon
Un risque élevé de rémission spontanée après la greffe

Un risque élevé de récidive sur le greffon

Explication

Les syndromes néphrotiques multirésistants non génétiques présentent un risque élevé de récidive sur le greffon rénal. L’absence de récidive caractérise les formes multirésistantes génétiques, tandis que la rémission spontanée et le faible risque ne correspondent pas au pronostic décrit.

5. Après 4 semaines de corticothérapie à 60 mg/m²/j, un enfant présente pendant 3 jours consécutifs une bandelette urinaire négative. Comment classer sa réponse ?

Cortico-résistance
Réponse partielle à confirmer
Corticosensibilité tardive
Corticosensibilité

Corticosensibilité

Explication

La corticosensibilité est définie par une rémission complète après 4 semaines à 60 mg/m²/j, constatée pendant 3 jours consécutifs. Une réponse partielle à 4 semaines ou une rémission obtenue à 6 semaines correspond à d’autres situations.

6. Après 4 semaines de corticothérapie, un enfant n’a qu’une réponse partielle; après une période de confirmation, il est en rémission à 6 semaines. Quelle définition s’applique ?

Syndrome néphrotique cortico-résistant
Syndrome néphrotique à rechutes fréquentes
Syndrome néphrotique corticosensible classique
Syndrome néphrotique corticosensible tardif

Syndrome néphrotique corticosensible tardif

Explication

Une rémission obtenue à 6 semaines après une réponse partielle à 4 semaines définit un syndrome néphrotique corticosensible tardif. La cortico-résistance confond absence de réponse et réponse tardive, tandis que les rechutes fréquentes concernent l’évolution ultérieure.

7. Un enfant rechute trois fois sur une période de 12 mois après la rémission initiale. Quelle catégorie correspond à cette fréquence ?

Syndrome néphrotique à rechutes fréquentes
Syndrome néphrotique cortico-dépendant
Syndrome néphrotique à rechutes peu fréquentes
Syndrome néphrotique corticosensible tardif

Syndrome néphrotique à rechutes fréquentes

Explication

Au moins trois rechutes sur toute période de 12 mois définissent un syndrome néphrotique à rechutes fréquentes. Le seuil de deux rechutes consécutives sous corticoïdes relève de la cortico-dépendance, et le seuil de quatre rechutes correspond à une ancienne définition.

8. Un patient présente deux rechutes consécutives, la seconde survenant 10 jours après l’arrêt des corticoïdes. Quelle définition s’applique ?

Syndrome néphrotique à rechutes fréquentes
Syndrome néphrotique cortico-dépendant
Syndrome néphrotique corticosensible tardif
Syndrome néphrotique cortico-résistant

Syndrome néphrotique cortico-dépendant

Explication

La cortico-dépendance est définie par au moins deux rechutes consécutives sous corticoïdes ou dans les 14 jours suivant leur arrêt; une rechute à 10 jours satisfait ce critère. Les rechutes fréquentes sont définies par leur nombre sur des périodes données, sans ce lien avec l’arrêt du traitement.

9. Un enfant de 8 ans présente un syndrome néphrotique typique sans signe atypique. Quelle conduite concernant la biopsie rénale au diagnostic initial est indiquée ?

Réaliser une biopsie d’emblée
Discuter la biopsie comme après 12 ans
Attendre une analyse génétique avant toute décision
Ne pas réaliser de biopsie initiale

Ne pas réaliser de biopsie initiale

Explication

Chez un enfant de 1 à 12 ans atteint d’un syndrome néphrotique typique, la biopsie n’est pas indiquée au diagnostic initial en l’absence d’atypies. La recommandation formelle concerne notamment la cortico-résistance; la discussion au cas par cas s’applique aux enfants de plus de 12 ans.

10. Un enfant de 10 mois présente un syndrome néphrotique congénital. Quelle démarche concernant les analyses génétiques est recommandée ?

Les demander en urgence
Les demander seulement après une biopsie rénale
Les envisager après plusieurs rechutes
Ne pas les demander avant l’âge de 12 ans

Les demander en urgence

Explication

Les analyses génétiques sont recommandées en urgence pour un syndrome néphrotique congénital ou infantile survenant avant l’âge de 1 an. Le délai de 4 semaines de corticothérapie concerne le syndrome cortico-résistant, et non ce cas congénital.

11. Un enfant présente une poussée de syndrome néphrotique et reçoit une corticothérapie quotidienne à forte dose. Quel régime alimentaire convient à cette période ?

Normosodé et normocalorique
Normosodé et hypocalorique
Pauvre en sel et normocalorique
Pauvre en sel et hypocalorique

Pauvre en sel et hypocalorique

Explication

Pendant une poussée, le régime est pauvre en sel ; une corticothérapie quotidienne à forte dose justifie aussi un régime hypocalorique. Le régime normosodé correspond à la rémission, tandis que les options normocaloriques négligent la corticothérapie à forte dose.

12. Un enfant hospitalisé présente une natrémie de 128 mmol/L, sans œdème sévère. Quelle conduite concernant les apports hydriques correspond à la règle de prise en charge ?

Maintenir les apports hydriques jusqu’à l’apparition d’un œdème sévère
Maintenir les apports hydriques, car il n’y a pas d’œdème sévère
Restreindre les apports hydriques pendant toute poussée néphrotique
Restreindre les apports hydriques en raison de l’hyponatrémie

Restreindre les apports hydriques en raison de l’hyponatrémie

Explication

La restriction hydrique n’est pas systématique, mais une hyponatrémie inférieure à 130 mmol/L constitue à elle seule une indication. L’absence d’œdème sévère ne l’exclut donc pas ; la restriction de toute poussée ou la prise en compte des seuls œdèmes déforme la règle.

13. Un enfant présente des œdèmes qui menacent sa fonction respiratoire. Quelle indication correspond à la règle concernant les perfusions d’albumine ?

Administrer une perfusion sans avis spécialisé dès que les œdèmes sont présents
Réserver la perfusion aux situations d’hypovolémie ou d’insuffisance rénale aiguë fonctionnelle
Envisager une perfusion après avis spécialisé pour cette complication menaçant une fonction vitale
Administrer une perfusion à chaque poussée, même sans complication

Envisager une perfusion après avis spécialisé pour cette complication menaçant une fonction vitale

Explication

Les œdèmes menaçant une fonction vitale font partie des complications pouvant justifier une perfusion d’albumine, après avis spécialisé. Une poussée sans complication ne suffit pas, l’indication n’est pas limitée à l’hypovolémie ou à l’insuffisance rénale, et l’avis spécialisé reste requis.

14. Un jeune enfant débute le traitement initial d’un syndrome néphrotique. Quel schéma de prednisone ou de prednisolone faut-il instaurer ?

60 mg/m²/j, maximum 60 mg/j, un jour sur deux pendant 4 semaines
60 mg/m²/j, maximum 60 mg/j, en une prise matinale pendant 6 semaines
60 mg/m²/j, maximum 60 mg/j, en une prise matinale pendant 4 semaines
40 mg/m²/j, maximum 40 mg/j, en une prise matinale pendant 4 semaines

60 mg/m²/j, maximum 60 mg/j, en une prise matinale pendant 4 semaines

Explication

Le traitement initial est de 60 mg/m²/j, plafonné à 60 mg/j, en une prise matinale pendant quatre semaines ; chez le jeune enfant, la prednisolone peut remplacer la prednisone. La dose de 40 mg/m²/j correspond à une phase ultérieure, et la prise un jour sur deux ou la durée de six semaines ne respectent pas le schéma initial.

15. Après quatre semaines de traitement initial, un enfant est en rémission complète. Quel schéma de réduction faut-il appliquer avant l’arrêt ?

40 mg/m²/j, maximum 40 mg/j, chaque jour pendant 4 semaines
Arrêt immédiat après la rémission complète
60 mg/m²/j, maximum 60 mg/j, un jour sur deux pendant 4 semaines
40 mg/m²/j, maximum 40 mg/j, un jour sur deux pendant 4 semaines

40 mg/m²/j, maximum 40 mg/j, un jour sur deux pendant 4 semaines

Explication

Après une rémission complète à quatre semaines, la dose est réduite à 40 mg/m²/j, avec un maximum de 40 mg/j, un jour sur deux pendant quatre semaines, puis le traitement est arrêté. Maintenir la dose d’induction, conserver une prise quotidienne ou interrompre immédiatement omet cette réduction prévue.

16. Un enfant fait une rechute et obtient une rémission complète. Quel schéma de corticothérapie faut-il utiliser ?

60 mg/m²/j, maximum 60 mg/j, jusqu’à 3 jours après la rémission, puis 40 mg/m²/j, maximum 40 mg/j, un jour sur deux pendant 4 semaines
60 mg/m²/j, maximum 60 mg/j, pendant 4 semaines, puis 40 mg/m²/j chaque jour pendant 4 semaines
60 mg/m²/j, maximum 60 mg/j, pendant 4 semaines après la rémission, puis 40 mg/m²/j un jour sur deux pendant 4 semaines
40 mg/m²/j, maximum 40 mg/j, jusqu’à 3 jours après la rémission, puis 60 mg/m²/j un jour sur deux pendant 4 semaines

60 mg/m²/j, maximum 60 mg/j, jusqu’à 3 jours après la rémission, puis 40 mg/m²/j, maximum 40 mg/j, un jour sur deux pendant 4 semaines

Explication

Lors d’une rechute, la dose de 60 mg/m²/j, plafonnée à 60 mg/j, est maintenue jusqu’à trois jours après la rémission complète, puis suivie de 40 mg/m²/j, plafonnée à 40 mg/j, un jour sur deux pendant quatre semaines. Prolonger la forte dose, réduire avant la rémission ou reprendre la durée initiale de quatre semaines modifie ce schéma.

17. Un enfant présente un syndrome néphrotique non contrôlé sous traitement. Quelle stratégie thérapeutique est recommandée ?

Attendre une rechute compliquée avant d’intervenir
Envisager un traitement d’épargne stéroïdienne
Poursuivre le traitement actuel sans le modifier
Instaurer une corticothérapie alternée à faible dose

Envisager un traitement d’épargne stéroïdienne

Explication

Un syndrome non contrôlé constitue une indication à un traitement d’épargne stéroïdienne. La restriction aux rechutes fréquentes, la surveillance seule et l’attente d’une complication ne répondent pas à cette indication.

18. Un enfant a des rechutes fréquentes, sans toxicité corticoïde ni rechute compliquée, et sa famille suit correctement le traitement. Quelle option peut être proposée à la place d’un traitement d’épargne stéroïdienne ?

Un traitement d’épargne stéroïdienne imposé par les rechutes fréquentes
Une corticothérapie quotidienne prolongée à dose élevée
Un arrêt immédiat de la corticothérapie
Une corticothérapie alternée prolongée à faible dose

Une corticothérapie alternée prolongée à faible dose

Explication

Dans cette situation précise, une corticothérapie alternée prolongée à faible dose peut être proposée comme alternative. Une dose élevée, l’arrêt immédiat ou l’idée que les rechutes fréquentes rendent l’épargne stéroïdienne obligatoire ne correspondent pas à cette possibilité.

19. Un enfant est en rémission depuis 14 mois et reçoit un traitement de maintenance. Quelle conduite peut être envisagée avec l’accord de ses parents ?

Diminuer progressivement puis arrêter le traitement de maintenance
Réduire le traitement dès la rémission, même sans accord parental
Maintenir le traitement sans envisager de diminution
Arrêter d’abord le traitement puis en réduire progressivement la dose

Diminuer progressivement puis arrêter le traitement de maintenance

Explication

Après au moins 12 mois de rémission prolongée, une diminution progressive puis l’arrêt du traitement de maintenance peuvent être envisagés avec l’accord des parents. L’arrêt avant la diminution inverse la séquence, tandis qu’une réduction précoce ou sans accord ne respecte pas les conditions indiquées.

20. Quel ensemble d’objectifs caractérise les recommandations actualisées sur le syndrome néphrotique de l’enfant ?

Guider l’épargne, renforcer les restrictions alimentaires et remplacer la vaccination
Augmenter l’exposition aux corticoïdes, renforcer le régime et limiter la vaccination
Réduire les corticoïdes, supprimer les traitements d’épargne et maintenir le régime strict
Réduire l’exposition aux corticoïdes, guider l’épargne, assouplir le régime et rappeler la vaccination

Réduire l’exposition aux corticoïdes, guider l’épargne, assouplir le régime et rappeler la vaccination

Explication

Les recommandations visent à réduire la durée et la dose cumulée de corticoïdes, à guider les traitements d’épargne, à assouplir le régime alimentaire et à rappeler l’importance de la vaccination. Les autres propositions inversent l’assouplissement alimentaire ou présentent à tort l’abandon de l’épargne ou de la vaccination.

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Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Syndrome néphrotique de l’enfant.

Quels critères définissent le syndrome néphrotique ?

Une protéinurie glomérulaire abondante avec un rapport protéinurie/créatininurie supérieur à 200 mg/mmol et une albuminémie inférieure à 30 g/L.

Quand retient-on un syndrome néphrotique idiopathique ?

Lorsque les étiologies rénales ne sont ni diagnostiquées ni suspectées.

Quand le syndrome néphrotique est-il classé corticosensible ?

Lorsqu’une rémission complète est obtenue après la corticothérapie initiale.

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