QCM : Radioprotection et grandeurs dosimétriques (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un établissement qui applique le principe de précaution, quel ensemble de mesures relève de la radioprotection ?

Les mesures protégeant l’homme et son environnement des effets des rayonnements ionisants ou non ionisants
Les mesures protégeant l’environnement, mais pas les personnes, des rayonnements ionisants ou non ionisants
Les mesures protégeant l’homme des seuls effets des rayonnements ionisants
Les mesures visant à traiter les effets des rayonnements après une exposition

Les mesures protégeant l’homme et son environnement des effets des rayonnements ionisants ou non ionisants

Explication

La radioprotection regroupe des mesures de protection de l’homme et de son environnement contre les effets des rayonnements ionisants ou non ionisants, selon le principe de précaution. La limitation aux rayonnements ionisants écarte les non ionisants, la protection de l’environnement seule omet l’homme, et le traitement après exposition confond prévention et prise en charge.

2. Un rayonnement incident arrache des électrons à la matière et y crée des ionisations. Comment faut-il le classer ?

Comme un rayonnement qui ne peut agir que sur les noyaux
Comme un transport d’énergie sans ionisation
Comme un rayonnement non ionisant
Comme un rayonnement ionisant

Comme un rayonnement ionisant

Explication

Un rayonnement ionisant peut créer des ionisations en arrachant des électrons à la matière. L’excitation sans arrachement ne correspond pas à ce critère, le transport d’énergie est une définition plus générale du rayonnement, et les rayonnements non ionisants sont confondus ici avec les ionisants.

3. À quel scientifique et à quelle année associe-t-on la découverte des rayons X ?

M. et P. Curie, en 1898
W. Röntgen, en 1895
W. Röntgen, en 1934
H. Becquerel, en 1896

W. Röntgen, en 1895

Explication

W. Röntgen découvre les rayons X en 1895. Becquerel est associé à la découverte de la radioactivité naturelle en 1896, les Curie à celle du radium et du polonium en 1898, et 1934 correspond à une limite de dose pour les travailleurs.

4. Après avoir constaté des rougeurs liées à l’exposition aux rayonnements, quelle mesure Becquerel et les Curie adoptent-ils dès 1898 ?

Fixer une limite annuelle de dose de 600 mSv pour les travailleurs
Réduire le temps d’exposition et s’éloigner des sources
Réduire le temps d’exposition et maintenir la même distance des sources
Maintenir le temps d’exposition et s’éloigner des sources

Réduire le temps d’exposition et s’éloigner des sources

Explication

Les effets observés sur leur organisme les conduisent à limiter le temps d’exposition et à s’éloigner des sources. Réduire le temps sans changer la distance ou s’éloigner sans réduire le temps omet une des mesures rapportées; la limite chiffrée appartient à une étape réglementaire ultérieure.

5. Un responsable compare deux plafonds annuels pour les travailleurs : 600 mSv en 1934 et 500 mSv en 1938. Quelle évolution décrit correctement cette première limite ?

La limite passe de 600 à 500 mSv sur deux ans
La limite passe de 600 mSv/an à une recommandation de la CIPR
La limite passe de 600 à 500 mSv/an
La limite passe de 500 à 600 mSv/an

La limite passe de 600 à 500 mSv/an

Explication

La première limite annuelle pour les travailleurs est fixée à 600 mSv/an en 1934, puis abaissée à 500 mSv/an en 1938. L’ordre inverse transforme la baisse en hausse, une valeur cumulée sur deux ans change l’unité temporelle, et la CIPR est créée plus tard.

6. Une équipe reconstitue la chaîne qui va de l’évaluation des effets des rayonnements aux règles applicables dans un pays. Quel enchaînement respecte le rôle des institutions et des textes ?

Évaluation par l’UNSCEAR, discussions internationales, directives européennes, législation nationale, standards internationaux
Recommandations de la CIPR, évaluation par l’UNSCEAR, directives européennes, standards internationaux, législation nationale
Évaluation par l’UNSCEAR, législation nationale, discussions internationales, recommandations de la CIPR, directives européennes
Évaluation par l’UNSCEAR, discussions internationales, standards et recommandations de la CIPR, directives européennes, législation nationale

Évaluation par l’UNSCEAR, discussions internationales, standards et recommandations de la CIPR, directives européennes, législation nationale

Explication

L’évaluation scientifique de l’UNSCEAR nourrit les discussions internationales, qui conduisent aux standards internationaux et aux recommandations de la CIPR, puis aux directives européennes et à la législation nationale. Placer la CIPR avant l’évaluation inverse le processus, attribuer directement la loi nationale à l’UNSCEAR saute les étapes, et intervertir les directives et les standards bouleverse la progression.

7. Dans un service d’imagerie, quel acteur prend en charge la radioprotection des travailleurs, du public et de l’environnement, plutôt que celle des patients ?

Le chef d’établissement
Le médecin du travail
Le physicien médical
Le conseiller en radioprotection

Le conseiller en radioprotection

Explication

Le CRP s’occupe de la radioprotection des travailleurs, du public et de l’environnement, tandis que le physicien médical prend en charge celle des patients. L’option « physicien médical » inverse ces domaines, « médecin du travail » confond le suivi médical avec la coordination de la radioprotection et « chef d’établissement » désigne le responsable de l’application de la réglementation.

8. Un établissement souhaite confier la fonction de conseiller en radioprotection à un prestataire constitué en société. Quelle forme de désignation convient ?

Une personne morale désignée comme OCR prestataire extérieur
Un salarié de l’établissement désigné comme personne physique
Un titulaire du certificat PCR désigné comme médecin du travail
Un chef d’établissement désigné comme organisme de contrôle

Une personne morale désignée comme OCR prestataire extérieur

Explication

Lorsqu’une personne morale assure la fonction, elle peut être nommée sous la forme d’un Organisme Compétent en Radioprotection prestataire extérieur. L’option « salarié de l’établissement » correspond au cas d’une personne physique, « certificat PCR » est une qualification individuelle et « chef d’établissement » relève de la responsabilité de l’employeur.

9. Dans un hôpital, le CRP met en œuvre des actions de radioprotection au nom de la direction. Qui demeure responsable de la mise en place et de l’application de la réglementation ?

L’ASNR
Le conseiller en radioprotection
L’employeur ou le chef d’établissement
Le médecin du travail

L’employeur ou le chef d’établissement

Explication

L’employeur ou le chef d’établissement est responsable de la mise en place et de l’application de la réglementation; le CRP agit sous sa responsabilité et en son nom. « Le CRP » confond l’action opérationnelle avec la responsabilité, « l’ASNR » est l’autorité de contrôle et « le médecin du travail » exerce des missions médicales.

10. Depuis le 1er janvier 2025, quelle institution regroupe les anciens IRSN et ASN pour le domaine civil ?

L’ASNR
L’IRSN
L’ASN
L’AIEA

L’ASNR

Explication

Depuis le 1er janvier 2025, l’ASNR regroupe les anciens IRSN et ASN dans le domaine civil. « IRSN » et « ASN » désignent les organismes antérieurs, tandis que « AIEA » est une organisation internationale.

11. Une installation est mise en service, puis connaît un incident quelques mois plus tard. Quels contrôles de l’ASNR correspondent aux deux moments décrits ?

Une autorisation à la mise en service puis une inspection périodique après incident
Une inspection à la mise en service puis une inspection réactive après incident
Une déclaration à la mise en service puis un enregistrement après incident
Une inspection périodique à la mise en service puis une autorisation après incident

Une inspection à la mise en service puis une inspection réactive après incident

Explication

L’ASNR peut inspecter une installation lors de sa mise en service et mener une inspection réactive à la suite d’un incident. « Déclaration » et « enregistrement » sont des régimes administratifs, tandis que l’inspection périodique ne désigne pas le contrôle déclenché par l’incident.

12. Pour vérifier qu’une exigence réglementaire citée dans un dossier est encore applicable, quelle démarche documentaire est appropriée ?

Consulter un guide technique sans vérifier le texte applicable
Consulter une ancienne version du texte conservée dans le dossier
Consulter sur le site de l’ASNR un avis relatif à l’installation
Consulter sur Légifrance le texte dans sa version en vigueur

Consulter sur Légifrance le texte dans sa version en vigueur

Explication

Légifrance publie les textes législatifs et réglementaires, qu’il faut consulter dans leur version en vigueur. Un avis de l’ASNR ou un guide technique ne remplace pas le texte applicable, et une version archivée peut être dépassée.

13. Un nouvel examen expose un patient aux rayonnements ionisants. Les bénéfices sanitaires attendus sont jugés supérieurs aux risques associés : quel principe permet de décider si l’activité peut être entreprise ?

L’absence de risque
La limitation
La justification
L’optimisation

La justification

Explication

La justification compare les avantages sanitaires, sociaux, économiques ou scientifiques d’une activité aux risques de l’exposition. L’optimisation concerne la réduction de l’exposition, la limitation fixe des plafonds et l’absence de risque n’est pas le critère de décision.

14. Lors de la préparation d’une intervention, une équipe peut réduire l’exposition en tenant compte des techniques disponibles, des facteurs économiques et sociaux, des connaissances scientifiques et de l’objectif médical. Quel principe guide cette démarche ?

La justification de l’activité par comparaison avec ses risques
L’optimisation des expositions au niveau le plus bas raisonnablement atteignable
L’élimination de toute exposition, quels que soient les moyens disponibles
La limitation des expositions par une valeur annuelle réglementaire

L’optimisation des expositions au niveau le plus bas raisonnablement atteignable

Explication

L’optimisation vise le niveau d’exposition le plus bas raisonnablement atteignable en considérant les connaissances, les techniques, les facteurs économiques et sociaux ainsi que l’objectif médical. La justification évalue le bien-fondé de l’activité, la limitation fixe des valeurs annuelles et l’optimisation ne signifie pas supprimer toute exposition à n’importe quel coût.

15. Un responsable vérifie les plafonds annuels applicables à un membre du public et à un travailleur exposé. Quelles valeurs doit-il comparer respectivement ?

1 mSv/an pour le public et aucune limite pour les travailleurs exposés
1 mSv/an pour le public et 20 mSv/an pour les travailleurs exposés
20 mSv/an pour le public et aucune limite pour les travailleurs exposés
20 mSv/an pour le public et 1 mSv/an pour les travailleurs exposés

1 mSv/an pour le public et 20 mSv/an pour les travailleurs exposés

Explication

Le principe de limitation fixe une limite annuelle de 1 mSv pour le public et de 20 mSv pour les travailleurs exposés. Inverser ces valeurs confond les catégories, et l’absence de limite concerne la non-application du principe aux patients, pas aux travailleurs.

16. Un technicien distingue les grandeurs physiques des grandeurs de protection. Quelle caractéristique correspond aux grandeurs physiques ?

Elles décrivent les risques sanitaires sans caractériser le champ de rayonnement
Elles sont mesurables ou calculables et décrivent le champ ou les effets physiques des rayonnements
Elles sont accessibles uniquement par calcul et décrivent les effets biologiques des rayonnements
Elles expriment les doses de protection sans quantifier les effets physiques

Elles sont mesurables ou calculables et décrivent le champ ou les effets physiques des rayonnements

Explication

Les grandeurs physiques sont mesurables ou déterminées par le calcul et caractérisent le champ de rayonnement ainsi que ses effets physiques, notamment le dépôt d’énergie. Le caractère non directement mesurable concerne les grandeurs de protection, tandis que les deux autres réponses écartent à tort la caractérisation physique.

17. Un faisceau traverse une surface élémentaire de 0,02 m² ; on dénombre 600 particules qui la traversent. Quelle est la fluence ?

30 000 m⁻²
0,000033 m⁻²
600 m⁻²
30 000 m⁻²·s⁻¹

30 000 m⁻²

Explication

La fluence est le nombre de particules traversant une surface rapporté à cette surface : Φ=600/0,02=30 000 m−2\Phi=600/0{,}02=30\,000\ \mathrm{m^{-2}}. Le nombre total ne tient pas compte de la surface, l’inversion donne une valeur erronée et l’unité par seconde correspond à un débit de fluence.

18. Un dépôt d’énergie de 0,12 J est communiqué à un volume de masse 0,03 kg. Quelle dose absorbée et quelle unité conviennent ?

0,0036 Gy
4 Gy·s⁻¹
4 Sv
4 Gy

4 Gy

Explication

La dose absorbée est l’énergie communiquée divisée par la masse : D=0,12/0,03=4 J kg−1=4 GyD=0{,}12/0{,}03=4\ \mathrm{J\,kg^{-1}}=4\ \mathrm{Gy}. Le sievert est associé aux doses de protection, le produit énergie-masse applique une opération incorrecte et l’unité par seconde désignerait un débit.

19. Dans un calcul, un volume de masse dmdm reçoit une énergie dEdE. Quelle expression donne la dose absorbée correspondante ?

D=dEdTD=\frac{dE}{dT}
D=dmdED=\frac{dm}{dE}
D=dEdmD=\frac{dE}{dm}
D˙=dEdm\dot{D}=\frac{dE}{dm}

$$D=\frac{dE}{dm}$$

Explication

La dose absorbée est l’énergie communiquée rapportée à la masse du volume, soit D=dEdmD=\frac{dE}{dm}. Inverser le rapport donne la grandeur réciproque, le point au-dessus de D indique un débit, et une variation par rapport au temps correspond à une grandeur temporelle plutôt qu’à la dose absorbée.

20. Pourquoi les limites de dose en radioprotection sont-elles établies à partir des grandeurs de protection ?

Parce qu’elles mesurent directement le rayonnement reçu à la surface du corps
Parce qu’elles décrivent la quantité d’énergie déposée sans considérer les tissus
Parce qu’elles intègrent les effets potentiels des rayonnements sur les tissus et la santé
Parce qu’elles servent à déterminer la profondeur de mesure dans la sphère ICRU

Parce qu’elles intègrent les effets potentiels des rayonnements sur les tissus et la santé

Explication

Les grandeurs de protection sont calculées en tenant compte des effets potentiels des rayonnements sur les tissus et la santé, et les limites de dose en sont dérivées. La mesure directe relève des grandeurs opérationnelles, l’énergie déposée seule correspond à une grandeur physique, et la profondeur dans la sphère ICRU concerne des grandeurs opérationnelles.

21. Dans un tissu donné, un rayonnement contribue à une dose absorbée de 2 mGy2\,\text{mGy} et possède un facteur de pondération radiologique de 55. Quelle dose équivalente cette contribution produit-elle ?

2 mSv2\,\text{mSv}
0,4 mSv0{,}4\,\text{mSv}
10 mSv10\,\text{mSv}
7 mSv7\,\text{mSv}

$$10\,\text{mSv}$$

Explication

La dose équivalente multiplie la dose absorbée par le facteur de pondération radiologique : 5×2 mGy=10 mSv5\times2\,\text{mGy}=10\,\text{mSv}. 2 mSv2\,\text{mSv} omet la pondération, 0,4 mSv0{,}4\,\text{mSv} inverse le rapport, et 7 mSv7\,\text{mSv} additionne les valeurs.

22. Pour calculer la dose efficace à partir des doses équivalentes de plusieurs organes, quelle pondération faut-il appliquer à chaque dose équivalente ?

La profondeur de mesure correspondant à chaque tissu
Le facteur de pondération tissulaire correspondant à l’organe
Le facteur de pondération radiologique correspondant au rayonnement
La durée d’exposition correspondant à chaque organe

Le facteur de pondération tissulaire correspondant à l’organe

Explication

La dose efficace est la somme des doses équivalentes des tissus pondérées par leur facteur tissulaire, qui traduit la radiosensibilité propre à chaque organe. Le facteur radiologique sert au calcul de la dose équivalente, tandis que la durée et la profondeur ne sont pas les pondérations de cette somme.

23. Un technicien doit choisir une grandeur directement mesurable pour estimer une grandeur de protection calculée. Quelle catégorie doit-il utiliser ?

Une dose absorbée
Une grandeur opérationnelle
Une grandeur de protection
Un facteur de pondération tissulaire

Une grandeur opérationnelle

Explication

Les grandeurs opérationnelles sont mesurables et servent à estimer les grandeurs de protection, qui ne le sont pas directement. La grandeur de protection est calculée, la dose absorbée décrit l’énergie déposée et le facteur tissulaire est un coefficient de pondération.

24. Pour estimer l’exposition d’organes profonds à des rayonnements fortement pénétrants dans la sphère ICRU, quelle grandeur opérationnelle convient ?

H′(0,07,Ω)H'(0{,}07,\Omega)
Hp(0,07)H_p(0{,}07)
H∗(10)H^*(10)
Hp(10)H_p(10)

$$H^*(10)$$

Explication

H∗(10)H^*(10) est défini à 10 mm dans la sphère ICRU et représente les organes et tissus profonds pour les rayonnements fortement pénétrants. H′(0,07,Ω)H'(0{,}07,\Omega) concerne les rayonnements peu pénétrants et la peau, tandis que les deux grandeurs HpH_p sont individuelles, mesurées par un dosimètre porté.

25. Une mesure doit représenter la dose cutanée due à un rayonnement faiblement pénétrant, selon une direction donnée. Quelle grandeur faut-il retenir ?

H′(0,07,Ω)H'(0{,}07,\Omega)
Hp(10)H_p(10)
H∗(0,07)H^*(0{,}07)
H∗(10)H^*(10)

$$H'(0{,}07,\Omega)$$

Explication

H′(0,07,Ω)H'(0{,}07,\Omega) correspond à l’équivalent de dose dans la sphère ICRU à 0,07 mm et dans une direction Ω\Omega ; il représente la dose à la peau pour les rayonnements faiblement pénétrants. H∗(10)H^*(10) vise les tissus profonds, Hp(10)H_p(10) est individuel et la notation H∗(0,07)H^*(0{,}07) ne correspond pas à la grandeur directionnelle décrite.

26. Un dosimètre porté par une personne mesure une dose dans un tissu, à un point spécifié sur la surface du corps et à une profondeur donnée. À quelle grandeur cette mesure correspond-elle ?

À la dose efficace EE
À l’équivalent de dose directionnel H′(0,07,Ω)H'(0{,}07,\Omega)
À l’équivalent de dose individuel Hp(d)H_p(d)
À l’équivalent de dose ambiant H∗(10)H^*(10)

À l’équivalent de dose individuel $$H_p(d)$$

Explication

Hp(d)H_p(d) désigne la dose dans un organe ou tissu au point spécifié sur la surface du corps, à la profondeur dd, dans le champ réel mesuré par un dosimètre porté. H∗(10)H^*(10) et H′(0,07,Ω)H'(0{,}07,\Omega) sont des grandeurs ambiantes définies dans la sphère ICRU, alors que EE est une grandeur de protection calculée pour le corps entier.

27. Combien d’essais nucléaires atmosphériques ont été réalisés entre 1945 et 1980 ?

600 tirs
500 tirs
543 tirs
430 tirs

543 tirs

Explication

Le bilan des essais nucléaires atmosphériques entre 1945 et 1980 est de 543 tirs. Les valeurs 430 et 500 sous-estiment le total, tandis que 600 le surestime.

28. Quelle association décrit correctement deux sources de rejets radioactifs liés aux activités civiles ?

Le nucléaire civil rejette du tritium dans les cours d’eau, et la médecine nucléaire des effluents contaminés.
Le nucléaire civil rejette des radionucléides solides dans les cours d’eau, et la médecine nucléaire du tritium.
Le nucléaire civil rejette des effluents contaminés dans les cours d’eau, et la médecine nucléaire du tritium.
Le nucléaire civil rejette du tritium dans l’air, et la médecine nucléaire des effluents contaminés dans les cours d’eau.

Le nucléaire civil rejette du tritium dans les cours d’eau, et la médecine nucléaire des effluents contaminés.

Explication

Le nucléaire civil peut rejeter du tritium dans les cours d’eau, tandis que la médecine nucléaire rejette des effluents contaminés. Les autres associations inversent les activités ou modifient le type de rejet et son milieu.

29. Dans une région où l’exposition varie selon la géologie locale et où l’on mesure des contributions liées à l’uranium et au thorium, quel rayonnement est principalement concerné ?

Le rayonnement tellurique provenant de la croûte terrestre.
Le rayonnement secondaire produit dans les hautes couches atmosphériques.
Le rayonnement cosmogénique formé par des réactions atmosphériques.
Le rayonnement cosmique provenant principalement du Soleil.

Le rayonnement tellurique provenant de la croûte terrestre.

Explication

Le rayonnement tellurique provient des radionucléides de la croûte terrestre, notamment l’uranium, le thorium et leurs descendants, et sa distribution dépend de la géologie. Le rayonnement cosmique est principalement solaire; l’altitude intervient par l’atténuation atmosphérique.

30. Une estimation de l’exposition annuelle au rayonnement tellurique en France donne 0,63 mSv/an0{,}63\ \text{mSv/an}. Comment cette valeur se situe-t-elle par rapport à la moyenne nationale indiquée ?

Elle correspond à la moyenne nationale.
Elle dépasse la plage indiquée en France.
Elle correspond à la borne supérieure de la plage.
Elle correspond à la borne inférieure de la plage.

Elle correspond à la moyenne nationale.

Explication

La moyenne du rayonnement tellurique en France est de 0,63 mSv/an0{,}63\ \text{mSv/an}, dans une plage de 0,300{,}30 à 2,0 mSv/an2{,}0\ \text{mSv/an}. Les valeurs de borne sont respectivement 0,300{,}30 et 2,0 mSv/an2{,}0\ \text{mSv/an}.

31. Un gaz radioactif est inhalé dans un bâtiment; ses descendants se déposent ensuite sous forme solide. Quelle caractéristique explique le risque lié à cette inhalation ?

Les descendants solides proviennent du rayonnement tellurique sans lien avec le gaz inhalé.
Les descendants gazeux restent en suspension et ne se déposent pas après l’entrée du gaz.
Les descendants solides sont produits par les interactions du rayonnement solaire dans l’atmosphère.
Les descendants solides peuvent être inhalés ou se déposer après l’entrée du gaz.

Les descendants solides peuvent être inhalés ou se déposer après l’entrée du gaz.

Explication

Le radon est un gaz dont les descendants sont solides, ce qui pose problème en cas d’inhalation. Les propositions évoquant des descendants gazeux ou une origine solaire confondent les propriétés du radon avec d’autres phénomènes.

32. Dans un établissement, le médecin du travail évalue un salarié appelé à travailler sous rayonnements ionisants. Quelle décision relève de son rôle, même si elle diffère de l’avis du CRP ?

Assurer la surveillance dosimétrique et décider seul du classement du salarié
Mettre en place et appliquer la réglementation de radioprotection dans l’établissement
Statuer sur l’aptitude et donner un avis sur le classement et la surveillance dosimétrique
Coordonner les mesures de radioprotection et imposer ses conseils au médecin

Statuer sur l’aptitude et donner un avis sur le classement et la surveillance dosimétrique

Explication

Le médecin du travail statue sur l’aptitude et donne un avis concernant le classement et la surveillance dosimétrique, sans être tenu de suivre les conseils du CRP. La mise en place de la réglementation relève de l’employeur, tandis que la coordination des mesures relève du CRP ; le médecin ne décide pas seul du classement.

33. Quelle description rend compte de l’origine principale du rayonnement cosmique et de la formation de ses rayonnements secondaires ?

Il provient principalement de la croûte terrestre et engendre des secondaires dans les hautes couches de l’atmosphère
Il provient principalement du Soleil et engendre des secondaires dans les hautes couches de l’atmosphère
Il provient principalement de sources galactiques extérieures au Système solaire et engendre des secondaires dans l’atmosphère
Il provient principalement de sources galactiques extérieures au Système solaire et est engendré par l’atmosphère

Il provient principalement de sources galactiques extérieures au Système solaire et engendre des secondaires dans l’atmosphère

Explication

Le rayonnement cosmique a principalement une origine galactique extérieure au Système solaire ; ses interactions avec les hautes couches atmosphériques produisent des rayonnements secondaires. L’origine solaire confond les sources, l’origine terrestre relève du rayonnement tellurique, et l’atmosphère produit les secondaires plutôt que le rayonnement cosmique initial.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 75 flashcards sur Radioprotection et grandeurs dosimétriques.

Qu’est-ce que la radioprotection ?

L’ensemble des mesures prises pour protéger l’homme et son environnement des rayonnements, selon le principe de précaution.

Comment un rayonnement ionisant agit-il sur la matière ?

Il crée des ionisations en arrachant des électrons à la matière.

En quelle année W. Röntgen découvre-t-il les rayons X ?

En 1895.

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Approfondir avec la fiche

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