Les rayonnements ionisants cités sont :
Les rayonnements non ionisants cités sont :
Ionisant : arrache des électrons ; non-ionisant : ne crée pas d’ionisation.
★ À maîtriser
Dès 1898, Becquerel et Curie constatent des effets des rayonnements ionisants sur leur organisme, notamment des rougeurs, ce qui les conduit à limiter le temps d’exposition et à s’éloigner des sources.
La première limite annuelle de dose pour les travailleurs est fixée à 600 mSv/an en 1934, puis abaissée à 500 mSv/an en 1938.
L’évaluation scientifique des effets des rayonnements par l’UNSCEAR alimente les discussions internationales, qui conduisent à des standards internationaux et aux recommandations de la CIPR, puis aux directives européennes et à la législation nationale.
Compléments
Découvertes (1895–1898) → victimes → limites de dose → recommandations et réglementation.
★ À maîtriser
📌 Le physicien médical est chargé de la radioprotection des patients, tandis que le conseiller en radioprotection (CRP) est chargé de celle des travailleurs, du public et de l’environnement.
📌 Si le CRP est une personne physique, il doit être salarié de l’établissement ; sinon, une personne morale peut être nommée sous la forme d’un Organisme Compétent en Radioprotection (OCR) prestataire extérieur.
Le médecin du travail statue sur l’aptitude à exercer sous rayonnements ionisants et donne un avis sur le classement du personnel et la surveillance dosimétrique, qui relèvent de la responsabilité de l’employeur ; il n’est pas tenu de suivre les conseils du CRP.
L’employeur ou le Chef d’Établissement est responsable de la mise en place et de l’application de la réglementation, et le CRP agit sous sa responsabilité et en son nom.
Compléments
Le CRP détient un certificat de Personne Compétente en Radioprotection (PCR), valable cinq ans dans la ou les spécialités nécessaires.
Le CRP est nommé par le Responsable d’Activité Nucléaire au titre du Code de la santé publique et par le Chef d’Établissement au titre du Code du travail.
📌 Un établissement peut nommer plusieurs CRP, qui peuvent avoir des missions communes ou spécifiques.
Le Chef d’Établissement est souvent le Responsable d’Activité Nucléaire et rend alors des comptes à l’ASNR au titre du régime administratif des installations.
La F3SCT réunit notamment des représentants élus du personnel, des directions et le médecin du travail ; elle reçoit le bilan annuel du CRP et donne son avis sur sa nomination.
★ À maîtriser
Depuis le 1er janvier 2025, l’ASNR regroupe les anciens IRSN et ASN et intervient dans le domaine civil.
L’ASNR contrôle les installations par les régimes de déclaration, d’enregistrement et d’autorisation, ainsi que par des inspections à la mise en service, périodiques ou réactives après incident.
Légifrance publie les textes législatifs et réglementaires, qui doivent être consultés dans leur version en vigueur.
Compléments
L’ASNR assure sa mission de réglementation au moyen de :
L’ASNR informe le public, organise des consultations et mène des missions de recherche et d’expertise, ces dernières étant héritées de l’IRSN.
★ À maîtriser
Le principe de justification impose qu’une activité exposant des personnes aux rayonnements ionisants ne soit entreprise ou exercée que si ses avantages sanitaires, sociaux, économiques ou scientifiques sont supérieurs aux risques associés.
Toute activité non justifiée est interdite ; si plusieurs techniques donnent le même résultat, il faut choisir celle qui est la moins dosante et présente le bilan de risque le plus favorable.
Le principe d’optimisation impose de maintenir les expositions des populations et des individus au niveau le plus bas raisonnablement atteignable, compte tenu des connaissances scientifiques, des techniques, des facteurs économiques et sociaux et de l’objectif médical recherché.
Le principe de limitation fixe une limite de 1 mSv/an pour le public et de 20 mSv/an pour les travailleurs exposés.
Le principe de limitation ne s’applique pas aux patients, pour lesquels la justification et l’optimisation sont donc essentielles.
Compléments
L’optimisation est désignée par l’acronyme ALARA, pour As Low As Reasonably Achievable.
L’optimisation agit sur trois leviers :
JOL : justification, optimisation, limitation.
★ À maîtriser
📐 Formule - La dose absorbée vérifie .
Compléments
📐 Formule - Le débit de fluence est la variation de fluence par unité de temps, , et s’exprime en m⁻²·s⁻¹.
📐 Formule - La dose équivalente du tissu T est calculée par , où est la dose absorbée dans le tissu T due au rayonnement R et son facteur de pondération radiologique ; l’unité de est le sievert (Sv).
📐 Formule - La dose efficace corps entier est calculée par , où est la dose équivalente du tissu T et le facteur de pondération tissulaire, qui traduit la radiosensibilité propre à chaque organe ; E s’exprime en sievert (Sv).
D → H_T → E : effet physique, pondération du rayonnement, pondération des tissus.
★ À maîtriser
Compléments
La sphère ICRU modélise l’organisme par une sphère de 30 cm de diamètre et de densité 1.
sert à mesurer les rayonnements faiblement pénétrants aux extrémités, tandis que sert à mesurer les rayonnements fortement pénétrants pour le corps entier.
H*(10) et H′(0,07,Ω) décrivent l’ambiance ; Hp(10) et Hp(0,07) mesurent l’individu.
Les essais nucléaires atmosphériques ont totalisé 543 tirs entre 1945 et 1980.
En mars 2011, les dépôts liés à Fukushima sont plus de 1 000 fois inférieurs à ceux de Tchernobyl.
Le nucléaire civil rejette du tritium (³H) dans les cours d’eau, tandis que la médecine nucléaire rejette des effluents contaminés.
★ À maîtriser
Le rayonnement cosmique a principalement pour origine des sources galactiques extérieures au Système solaire et produit des rayonnements secondaires par interaction avec les hautes couches de l’atmosphère.
Le rayonnement tellurique provient des radionucléides naturellement présents dans la croûte terrestre et sa distribution dépend de la géologie ; il est principalement lié à l’uranium, au thorium et à leurs descendants.
Le rayonnement tellurique représente de 0,30 à 2,0 mSv/an en France, avec une moyenne de 0,63 mSv/an.
Le radon provient de la chaîne de décroissance de l’uranium 238 et ses émanations sont liées à la géologie, notamment aux sous-sols granitiques.
Le radon est un gaz dont les descendants sont solides, ce qui pose un problème en cas d’inhalation.
Compléments
L’atmosphère atténue le rayonnement cosmique, dont l’intensité dépend donc de l’altitude.
Environ 7 000 Bq de radionucléides naturels sont présents dans notre organisme.
Le cours indique une valeur de 300 Bq/m³ pour le radon dans les habitations et les lieux publics.
Les actions indiquées contre le radon consistent à rechercher les voies d’entrée, puis à ventiler et aérer.
Uranium 238 → radon ; gaz et descendants solides → risque d’inhalation.
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1. Dans un établissement qui applique le principe de précaution, quel ensemble de mesures relève de la radioprotection ?
2. Un rayonnement incident arrache des électrons à la matière et y crée des ionisations. Comment faut-il le classer ?
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Qu’est-ce que la radioprotection ?
L’ensemble des mesures prises pour protéger l’homme et son environnement des rayonnements, selon le principe de précaution.
Comment un rayonnement ionisant agit-il sur la matière ?
Il crée des ionisations en arrachant des électrons à la matière.
En quelle année W. Röntgen découvre-t-il les rayons X ?
En 1895.
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