Flashcards : Syndrome néphrotique de l’enfant (57 cartes)

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1Question

Quels critères définissent le syndrome néphrotique ?

Réponse

Une protéinurie glomérulaire abondante avec un rapport protéinurie/créatininurie supérieur à 200 mg/mmol et une albuminémie inférieure à 30 g/L.

2Question

Quand retient-on un syndrome néphrotique idiopathique ?

Réponse

Lorsque les étiologies rénales ne sont ni diagnostiquées ni suspectées.

3Question

Quand le syndrome néphrotique est-il classé corticosensible ?

Réponse

Lorsqu’une rémission complète est obtenue après la corticothérapie initiale.

4Question

Quand le syndrome néphrotique est-il classé corticorésistant ?

Réponse

Lorsque la rémission complète n’est pas obtenue selon les critères et délais définis.

5Question

Quel est le pronostic rénal du syndrome néphrotique corticosensible ?

Réponse

Il est excellent, sans risque d’insuffisance rénale.

6Question

À quelles évolutions et complications le syndrome néphrotique corticosensible peut-il exposer ?

Réponse

Aux rechutes, aux complications aiguës et à la toxicité des traitements.

7Question

Après quatre semaines de corticothérapie, quels critères définissent la corticosensibilité ?

Réponse

Une rémission complète avec une bandelette urinaire négative ou un rapport protéinurie/créatininurie ≤ 20 mg/mmol pendant trois jours consécutifs.

8Question

Après une réponse partielle à quatre semaines, quand définit-on un syndrome néphrotique corticosensible tardif ?

Réponse

Lorsqu’une rémission est obtenue à six semaines après une période de confirmation.

9Question

Quelles options peuvent composer la période de confirmation après une réponse partielle à quatre semaines ?

Réponse

Trois bolus de méthylprednisolone, deux semaines supplémentaires de corticothérapie orale et/ou un inhibiteur de l’enzyme de conversion.

10Question

Comment définit-on un syndrome néphrotique à rechutes fréquentes ?

Réponse

Au moins deux rechutes dans les six premiers mois après la rémission initiale, ou au moins trois rechutes sur douze mois.

11Question

Comment définit-on un syndrome néphrotique cortico-dépendant ?

Réponse

Au moins deux rechutes consécutives sous corticoïdes ou dans les quatorze jours suivant leur arrêt.

12Question

Quand la biopsie rénale est-elle indiquée au diagnostic chez un enfant de 1 à 12 ans atteint d’un syndrome néphrotique typique ?

Réponse

Seulement en présence d’atypies évocatrices d’un diagnostic différentiel.

13Question

Quels syndromes néphrotiques justifient des analyses génétiques en urgence ?

Réponse

Les formes congénitales ou infantiles avant un an, syndromiques avec atteintes extrarénales, ou cortico-résistantes après quatre semaines de corticothérapie bien conduite.

14Question

Quel régime suivre pendant les poussées ?

Réponse

Un régime pauvre en sel.

15Question

Quand limiter les apports hydriques ?

Réponse

En cas d’hyponatrémie inférieure à 130 mmol/L et/ou d’œdème sévère à l’hôpital.

16Question

Quand réserver les perfusions d’albumine ?

Réponse

Aux complications menaçant les fonctions vitales ou entraînant une hypovolémie ou une insuffisance rénale aiguë fonctionnelle, après avis spécialisé.

17Question

Quelle dose initiale de prednisone traite le syndrome néphrotique de l’enfant ?

Réponse

60 mg/m²/j, avec un maximum de 60 mg/j, en une prise matinale pendant 4 semaines.

18Question

Quel schéma suit une rémission complète à 4 semaines ?

Réponse

40 mg/m²/j, maximum 40 mg/j, un jour sur deux pendant 4 semaines, puis arrêt.

19Question

Quelle dose de prednison(lo)ne traite une rechute jusqu’à trois jours après rémission complète ?

Réponse

60 mg/m²/j, avec un maximum de 60 mg/j.

20Question

Quel schéma de prednison(lo)ne suit le traitement initial d’une rechute ?

Réponse

40 mg/m², maximum 40 mg, un jour sur deux pendant 4 semaines.

21Question

Quand recommande-t-on un traitement d’épargne stéroïdienne ?

Réponse

En cas de syndrome non contrôlé, de rechute compliquée, de corticodépendance ou de rechutes fréquentes.

22Question

Après quelle durée de rémission peut-on envisager l’arrêt des traitements de maintenance ?

Réponse

Après au moins 12 mois de rémission prolongée, avec l’accord des parents.

23Question

Quel facteur perturberait le diaphragme de fente dans le syndrome néphrotique idiopathique ?

Réponse

Un facteur circulant possiblement produit par le système immunitaire.

24Question

Quelle conséquence la perturbation du diaphragme de fente entraîne-t-elle dans le syndrome néphrotique idiopathique ?

Réponse

Une fuite massive de protéines dans les urines.

25Question

Quelle est la fréquence des anticorps anti-néphrine chez les enfants atteints de syndrome néphrotique idiopathique ?

Réponse

Ils ne sont identifiés que chez une minorité d’enfants.

26Question

Quelle proportion des syndromes néphrotiques corticorésistants est d’origine génétique ?

Réponse

30 à 50 %.

27Question

Comment évoluent les syndromes néphrotiques corticorésistants d’origine génétique après transplantation rénale ?

Réponse

Ils sont multirésistants et ne récidivent pas après transplantation rénale.

28Question

Quel est le risque de récidive sur le greffon des syndromes néphrotiques multirésistants non génétiques ?

Réponse

Le risque de récidive sur le greffon rénal est élevé.

29Question

À quelle date le protocole national sur le syndrome néphrotique idiopathique de l’enfant a-t-il été mis en ligne ?

Réponse

Le 23 mars 2023.

30Question

Quelles situations rendent une rechute compliquée ?

Réponse

Une hospitalisation pour œdèmes ou épanchements menaçant les fonctions vitales, hypovolémie symptomatique, insuffisance rénale aiguë nécessitant de l’albumine intraveineuse, thrombose ou infection grave.

31Question

Quand un syndrome néphrotique corticosensible est-il contrôlé sous traitement ?

Réponse

En cas de rechutes peu fréquentes ou de rémission prolongée sous immunosuppression sans toxicité significative.

32Question

Quand un syndrome néphrotique corticosensible est-il non contrôlé sous traitement ?

Réponse

En cas de rechutes fréquentes malgré l’immunosuppression ou de toxicité médicamenteuse significative.

33Question

Quelles atypies justifient une biopsie rénale au diagnostic d’un syndrome néphrotique ?

Réponse

Une hématurie macroscopique, un C3 bas, une insuffisance rénale aiguë organique, une hypertension avérée, une arthrite ou une éruption cutanée.

34Question

Dans quel cas la biopsie rénale est-elle formellement recommandée pour un syndrome néphrotique ?

Réponse

En cas de cortico-résistance.

35Question

Quelle condition justifie une biopsie rénale pendant le suivi d’un syndrome néphrotique ?

Réponse

Son résultat doit pouvoir modifier le traitement ou clarifier le pronostic.

36Question

Pour quels syndromes néphrotiques les analyses génétiques ne sont-elles pas indiquées ?

Réponse

Pour les syndromes néphrotiques corticosensibles, même familiaux.

37Question

Chez quelle proportion des personnes testées pour les indications génétiques une cause moléculaire est-elle identifiée ?

Réponse

Chez 30 % des personnes testées.

38Question

Quel est le taux d’identification d’une cause moléculaire dans le syndrome néphrotique congénital ?

Réponse

Plus de 80 %.

39Question

Pourquoi éviter les diurétiques ?

Réponse

Ils exposent à l’hypovolémie, à l’insuffisance rénale aiguë et à la thrombose.

40Question

Quand envisager une anticoagulation ?

Réponse

Si le risque thrombotique est accru, en tenant compte du risque hémorragique.

41Question

Quels vaccins inactivés sont recommandés même en rechute ?

Réponse

Les vaccins contre la grippe chaque année et contre la COVID-19.

42Question

Que prescrire rapidement en cas de suspicion d’infection bactérienne ?

Réponse

Une antibiothérapie.

43Question

Quels apports quotidiens de vitamine D sont recommandés en France dans les pathologies chroniques ?

Réponse

De 800 à 1 600 UI par jour.

44Question

Quand réévalue-t-on la réponse après une rémission partielle à 4 semaines ?

Réponse

À 6 semaines.

45Question

Quel schéma suit une rémission complète à 6 semaines après une réponse partielle initiale ?

Réponse

40 mg/m²/j, maximum 40 mg, un jour sur deux pendant 4 semaines.

46Question

Quel bénéfice de la diminution progressive des corticoïdes après une rechute est démontré ?

Réponse

Aucun bénéfice n’est démontré.

47Question

Quand peut-on proposer une corticothérapie alternée prolongée à faible dose plutôt qu’un traitement d’épargne stéroïdienne ?

Réponse

En cas de rechutes fréquentes sans toxicité corticoïde ni rechute compliquée, avec une bonne adhésion.

48Question

Quelle dose orale de lévamisole peut-on prescrire un jour sur deux ?

Réponse

2 à 2,5 mg/kg, sans dépasser 150 mg par dose.

49Question

Quelle dose de mycophénolate mofétil prescrire toutes les douze heures ?

Réponse

600 mg/m², sans dépasser 1 500 mg par dose.

50Question

Quel taux résiduel viser sous tacrolimus ?

Réponse

5 à 7 ng/mL.

51Question

Quel est le principal risque rénal des inhibiteurs de la calcineurine ?

Réponse

Une néphrotoxicité parfois irréversible.

52Question

Chez quels patients réserve-t-on les inhibiteurs de CD20 ?

Réponse

Aux patients de plus de 7 à 9 ans ayant des rechutes persistantes sous un ou plusieurs traitements de première ligne.

53Question

Chez quel groupe d’âge les effets graves du rituximab sont-ils plus fréquents ?

Réponse

Chez le jeune enfant.

54Question

Que visent les recommandations actualisées concernant la corticothérapie ?

Réponse

Elles visent à réduire sa durée et sa dose cumulée.

55Question

Que visent les recommandations actualisées concernant les traitements d’épargne cortisonique ?

Réponse

Elles visent à guider leur utilisation.

56Question

Que préconisent les recommandations actualisées concernant le régime alimentaire ?

Réponse

Elles préconisent d’assouplir le régime alimentaire.

57Question

Quelle importance les recommandations actualisées rappellent-elles ?

Réponse

L’importance de la vaccination.

Teste-toi avec le QCM

Teste tes connaissances avec un QCM de 20 questions sur Syndrome néphrotique de l’enfant.

1. Chez un enfant, le rapport protéinurie/créatininurie des premières urines du matin est de 230 mg/mmol et l’albuminémie de 28 g/L. Ces résultats répondent-ils à la définition biologique du syndrome néphrotique ?

2. Dans le mécanisme proposé pour le syndrome néphrotique idiopathique, quel effet aurait le facteur circulant suspecté sur le filtre glomérulaire ?

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