QCM : États de choc (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel critère définit l’état de choc sur le plan circulatoire et cellulaire ?

Une élimination insuffisante des déchets malgré un apport cellulaire conservé
Une diminution de l’oxygène disponible dans le sang sans défaut d’apport cellulaire
Une pression artérielle basse sans autre anomalie circulatoire
Un débit cardiaque insuffisant pour assurer l’apport nécessaire aux cellules

Un débit cardiaque insuffisant pour assurer l’apport nécessaire aux cellules

Explication

Le choc est une insuffisance circulatoire aiguë où le débit cardiaque ne permet pas d’apporter aux cellules les substrats nécessaires. L’hypotension isolée ne le définit pas, et les propositions sur l’oxygène dissous ou les déchets ne reprennent pas ce critère.

2. Un patient présente des signes d’insuffisance d’apport aux tissus, mais sa pression artérielle reste dans les valeurs habituelles. Quelle conclusion est correcte ?

Le diagnostic de choc dépend uniquement d’une mesure de pression basse
Un état de choc est exclu par une pression artérielle normale
Un état de choc reste possible malgré l’absence d’hypotension
Il s’agit nécessairement d’un collapsus sans insuffisance circulatoire

Un état de choc reste possible malgré l’absence d’hypotension

Explication

Un choc peut exister sans hypotension, car une pression artérielle normale n’exclut pas un défaut d’apport aux cellules. Les réponses qui excluent le choc ou imposent une baisse mesurée confondent pression artérielle et état circulatoire.

3. Lors de l’analyse d’une insuffisance circulatoire aiguë, quels sont les trois composants fondamentaux à examiner ?

La volémie sanguine efficace, les reins et les échanges tissulaires
Le cœur, la volémie sanguine efficace et le système vasculaire
Le système vasculaire, les poumons et le métabolisme cellulaire
Le cœur, le lit capillaire et les échanges gazeux pulmonaires

Le cœur, la volémie sanguine efficace et le système vasculaire

Explication

Les trois composants fondamentaux sont le cœur, la volémie sanguine efficace et le système vasculaire. Le lit capillaire intervient dans les échanges, mais ne remplace pas l’un de ces trois composants.

4. Pour expliquer le remplissage cardiaque et la résistance à l’éjection, quelles associations faut-il retenir ?

Précharge liée aux échanges capillaires ; postcharge liée au retour veineux
Précharge liée aux artérioles et aux artères ; postcharge liée au retour veineux
Précharge liée au retour veineux ; postcharge liée aux échanges capillaires
Précharge liée au retour veineux ; postcharge liée aux artérioles et aux artères

Précharge liée au retour veineux ; postcharge liée aux artérioles et aux artères

Explication

La précharge dépend du retour veineux, alors que la postcharge est associée aux artérioles et aux artères. Inverser ces associations confond les deux notions, et le lit capillaire est le site des échanges plutôt qu’un déterminant de la postcharge.

5. Après une baisse de pression artérielle lors d’un choc quantitatif, quelle réponse en chaîne est attendue ?

Stimulation des barorécepteurs, vasodilatation artérielle alpha-adrénergique et augmentation des circulations périphériques
Stimulation des barorécepteurs, vasoconstriction artérielle alpha-adrénergique et réduction de plusieurs circulations périphériques
Stimulation des chémorécepteurs, vasoconstriction artérielle alpha-adrénergique et augmentation des circulations périphériques
Stimulation des barorécepteurs, constriction veinulaire post-capillaire et réduction de la circulation coronaire

Stimulation des barorécepteurs, vasoconstriction artérielle alpha-adrénergique et réduction de plusieurs circulations périphériques

Explication

La baisse de pression stimule les barorécepteurs sino-aortiques et carotidiens, ce qui entraîne une vasoconstriction artérielle alpha-adrénergique et réduit notamment les circulations cutanée, musculaire, splanchnique et rénale. La vasodilatation inverse cette réponse, tandis que la constriction veinulaire est un mécanisme distinct.

6. Un patient en état de choc présente une diminution de l’extraction de l’oxygène plutôt qu’une baisse de son transport. À quel type de choc cette caractéristique correspond-elle ?

Au choc cardiogénique
Au choc hypovolémique
Au choc vasoplégique
Au choc septique

Au choc septique

Explication

Le choc septique est associé à une diminution de l’extraction de l’oxygène. Les chocs cardiogénique, hypovolémique et vasoplégique diminuent plutôt son transport, respectivement par baisse du débit cardiaque, du volume sanguin circulant ou du tonus vasculaire.

7. Chez un patient dont la pression artérielle systolique est de 92 mmHg et la pression artérielle moyenne de 68 mmHg, quel critère d’hypotension est présent ?

Une pression artérielle moyenne inférieure à 70 mmHg
Une pression artérielle systolique inférieure à 90 mmHg
Une pression artérielle systolique inférieure à 70 mmHg
Une pression artérielle moyenne inférieure à 60 mmHg

Une pression artérielle moyenne inférieure à 70 mmHg

Explication

Le seuil cité pour la pression artérielle moyenne est inférieur à 70 mmHg, atteint ici malgré une pression systolique supérieure à 90 mmHg. Le choix fondé sur la pression systolique néglige le seuil moyen, tandis que les autres valeurs modifient les seuils indiqués.

8. Un patient en état de choc devient confus, urine peu et présente une peau froide, moite et marbrée. Quel mécanisme général relie ces signes ?

Une altération de la perfusion des organes
Une réponse neurologique sans retentissement viscéral
Une augmentation de la perfusion cutanée et rénale
Une défaillance isolée des échanges respiratoires

Une altération de la perfusion des organes

Explication

La confusion, l’oligurie et les signes cutanés sont des manifestations de l’altération de la perfusion des organes. Une atteinte respiratoire isolée ne les relie pas, l’augmentation de perfusion va à l’inverse des signes décrits, et l’explication neurologique seule omet les autres organes concernés.

9. Un médecin suspecte cliniquement un état de choc et demande des examens pour en préciser la cause et le retentissement. Quelle affirmation distingue correctement ces démarches ?

Le diagnostic clinique initial dépend d’examens confirmant le choc, qui précisent ensuite sa cause.
Le diagnostic clinique initial ne nécessite pas d’examen complémentaire, mais les examens peuvent préciser la cause et le retentissement.
Les examens évaluent le retentissement, tandis que le diagnostic initial repose sur une mesure hémodynamique.
Les examens sont nécessaires au diagnostic initial, mais ne contribuent pas à rechercher la cause.

Le diagnostic clinique initial ne nécessite pas d’examen complémentaire, mais les examens peuvent préciser la cause et le retentissement.

Explication

Le choc est reconnu cliniquement sans examen complémentaire initial, tandis que les examens aident à rechercher sa cause et son retentissement. La confirmation instrumentale préalable confond ces étapes, l’exclusion du bilan étiologique lui retire son rôle, et la mesure hémodynamique n’est pas requise pour le diagnostic clinique initial.

10. Chez une personne présentant une lactatémie de 2,8 mmol/l sans insuffisance hépatique, quelle interprétation ce résultat permet-il ?

Un résultat sous le seuil du marqueur d’hypoperfusion
Un marqueur spécifique d’insuffisance rénale
Un seuil applicable seulement en cas d’insuffisance hépatique
Un marqueur d’hypoperfusion tissulaire périphérique

Un marqueur d’hypoperfusion tissulaire périphérique

Explication

Une lactatémie supérieure à 2,5 mmol/l est un marqueur d’hypoperfusion tissulaire périphérique, sauf en cas d’insuffisance hépatique. La valeur donnée dépasse ce seuil; la valeur de 2 mEq/l correspond à un autre seuil mentionné, et la lactatémie n’est pas un marqueur spécifique d’insuffisance rénale.

11. Après un examen initial, une équipe cherche l’origine d’un choc chez un patient souffrant de douleur thoracique. Quelle démarche correspond à la recherche étiologique décrite ?

Croiser le contexte et les signes associés avec des examens simples, notamment un ECG et une radiographie thoracique.
Calculer le contenu artériel en oxygène à partir de l’hémoglobine et des saturations.
Mesurer le retentissement viscéral par le pH, la créatinine et les transaminases.
S’appuyer sur un seul examen, sans tenir compte du contexte clinique ni des signes associés.

Croiser le contexte et les signes associés avec des examens simples, notamment un ECG et une radiographie thoracique.

Explication

La recherche étiologique s’appuie sur le contexte, les signes associés et des examens simples, tels que l’ECG et la radiographie thoracique. Le pH et la créatinine relèvent du retentissement viscéral, le calcul du contenu en oxygène décrit une autre mesure, et l’approche par un examen isolé néglige le contexte clinique.

12. Après un infarctus du myocarde, un patient développe une insuffisance mitrale aiguë et un état de choc. Quel type de choc cette complication peut-elle provoquer ?

Un choc obstructif
Un choc hypovolémique
Un choc distributif
Un choc cardiogénique

Un choc cardiogénique

Explication

Une insuffisance mitrale aiguë post-infarctus est une complication cardiaque susceptible de provoquer un choc cardiogénique. Le choc hypovolémique suppose une réduction du volume intravasculaire, tandis que le choc obstructif implique un obstacle à l’éjection ou au remplissage du ventricule droit; une atteinte respiratoire isolée ne désigne pas ici le mécanisme décrit.

13. Une diarrhée massive entraîne une diminution du volume intravasculaire. Quel mécanisme de choc correspond à cette situation ?

Un choc hypovolémique
Un choc obstructif
Un choc distributif
Un choc cardiogénique

Un choc hypovolémique

Explication

Une diarrhée massive est une perte extériorisée qui réduit le volume intravasculaire et peut donc entraîner un choc hypovolémique. Le choc obstructif correspond à un obstacle mécanique, le choc cardiogénique à une défaillance de la pompe cardiaque, et le choc distributif à un mécanisme différent de la perte de volume décrite.

14. Une embolie pulmonaire empêche le remplissage ou l’éjection du ventricule droit chez un patient en choc. Quelle catégorie de choc s’applique ?

Un choc septique
Un choc cardiogénique
Un choc hypovolémique
Un choc obstructif

Un choc obstructif

Explication

L’embolie pulmonaire peut faire obstacle à l’éjection ou au remplissage du ventricule droit, ce qui caractérise le choc obstructif. Le choc hypovolémique résulte d’une baisse du volume intravasculaire, le choc cardiogénique d’une défaillance cardiaque, et le choc septique n’est pas le mécanisme indiqué ici.

15. Chez une personne en état de choc dont l’oxygénation tissulaire doit être optimisée, quelle mesure symptomatique est indiquée ?

Traiter la cause sous-jacente sans soutien immédiat de l’oxygénation
Administrer de l’oxygène par masque à haute concentration ou ventilation mécanique selon la situation
Administrer des cristalloïdes ou des colloïdes selon le volume estimé
Administrer un inotrope positif pour augmenter la contractilité cardiaque

Administrer de l’oxygène par masque à haute concentration ou ventilation mécanique selon la situation

Explication

L’oxygénothérapie vise à optimiser l’oxygénation tissulaire; elle peut être assurée par un masque à haute concentration ou par ventilation mécanique selon la situation. L’expansion volémique et les inotropes répondent à d’autres besoins, tandis que le traitement de la cause ne remplace pas ce soutien symptomatique.

16. Lors d’une expansion volémique, quelle stratégie correspond à la prise en charge recommandée ?

Utiliser un abord périphérique, administrer un volume fixe et choisir un vasopresseur comme soluté de remplissage
Utiliser si possible un abord central, guider le volume par la PVC ou une autre évaluation de la volémie, et choisir des CG, cristalloïdes ou colloïdes
Utiliser si possible un abord central, administrer un volume fixe et éviter les cristalloïdes et les colloïdes
Guider le volume par la pression artérielle seule et choisir un inotrope comme produit de remplissage

Utiliser si possible un abord central, guider le volume par la PVC ou une autre évaluation de la volémie, et choisir des CG, cristalloïdes ou colloïdes

Explication

L’expansion volémique peut utiliser un abord vasculaire central si possible; le volume est guidé par la PVC ou une autre méthode d’évaluation de la volémie, avec des concentrés de globules rouges, des cristalloïdes ou des colloïdes. Un volume fixe néglige ce guidage, et les vasopresseurs ou les inotropes ne sont pas des solutés de remplissage.

17. Un patient présente un choc cardiogénique considéré comme un choc quantitatif. Quelle intervention constitue la première étape symptomatique ?

Réaliser une transfusion
Effectuer un remplissage vasculaire
Administrer de la dopamine ou de la noradrénaline
Administrer un inotrope positif

Administrer un inotrope positif

Explication

Dans les chocs quantitatifs, la première étape du choc cardiogénique est l’administration d’un inotrope positif. Le remplissage vasculaire est la première étape des chocs hypovolémique et obstructif; la transfusion et les vasopresseurs relèvent des options de deuxième étape décrites.

18. Un patient présente des critères de réponse inflammatoire systémique et une infection documentée. Quelle notion décrit cette association ?

Le sepsis sévère
Le sepsis
Le SIRS
Le choc septique

Le sepsis

Explication

Le sepsis correspond à un SIRS en relation avec une infection. Le SIRS peut être présent sans infection, tandis que la défaillance d’organe définit le sepsis sévère et l’hypotension persistante malgré un remplissage adéquat caractérise le choc septique.

19. Après un remplissage vasculaire, la tension d’un patient infecté s’améliore, mais il présente une oligurie inférieure à 1 ml/kg/h. Quelle catégorie correspond à cette situation ?

Un SIRS sans infection
Un sepsis sévère
Un choc septique
Un sepsis sans gravité définie

Un sepsis sévère

Explication

Un sepsis associé à une dysfonction d’organe telle que l’oligurie constitue un sepsis sévère; l’hypotension répondant au remplissage est également compatible avec cette catégorie. Le choc septique implique notamment une hypotension persistante malgré un remplissage adéquat.

20. Dans le choc septique, quelle chaîne d’événements relie l’activation initiale à la défaillance des organes ?

Activation humorale, diminution des médiateurs, hausse de perméabilité et restauration de la microcirculation
Défaillance viscérale, diminution des cytokines, activation humorale et amélioration circulatoire
Libération de médiateurs, fermeture capillaire, baisse de perméabilité et récupération des organes
Activation cellulaire et humorale, libération de médiateurs, altérations microcirculatoires et défaillances viscérales

Activation cellulaire et humorale, libération de médiateurs, altérations microcirculatoires et défaillances viscérales

Explication

Les micro-organismes activent des systèmes cellulaires et humoraux, ce qui entraîne la libération de médiateurs, des altérations cellulaires et microcirculatoires, une perméabilité capillaire accrue et des défaillances circulatoires et viscérales. Les autres enchaînements inversent ou remplacent ces mécanismes par une baisse de perméabilité ou une récupération.

21. Lors du bilan initial d’un patient en choc septique, quelles analyses microbiologiques faut-il inclure parmi les examens minimaux ?

Une échographie abdominale
Une bandelette urinaire
Des hémocultures
Une radiographie thoracique

Des hémocultures

Explication

Les hémocultures font partie du bilan minimal du choc septique, avec la radiographie thoracique, la bandelette urinaire et l’échographie abdominale; une ponction lombaire est réalisée au moindre doute. La bandelette, la radiographie et l’échographie sont des examens du bilan, mais ne sont pas des prélèvements microbiologiques sanguins.

22. Une équipe débute le remplissage vasculaire d’un patient en choc septique et doit choisir le type de soluté. Quelle stratégie correspond au traitement de référence ?

Privilégier les cristalloïdes comme pierre angulaire du traitement
Privilégier les antibiotiques comme substitut au remplissage vasculaire
Privilégier les amines comme substitut au remplissage vasculaire
Privilégier les colloïdes comme pierre angulaire du traitement

Privilégier les cristalloïdes comme pierre angulaire du traitement

Explication

Le remplissage vasculaire est la pierre angulaire du traitement du choc septique, et les cristalloïdes sont préférés aux colloïdes. Les amines et les antibiotiques ont un rôle thérapeutique, mais ne remplacent pas cette stratégie de remplissage.

23. Un patient de 70 kg en choc septique reçoit un remplissage initial. Quel débit et quels objectifs correspondent au protocole décrit ?

500 ml en 10 à 15 heures; PAM ≥ 65 mmHg, PVC 8 à 12 mmHg, diurèse ≥ 0,5 ml/kg/h et ScvO2 ≥ 70 %
50 à 60 ml/kg au total; PAM ≥ 65 mmHg, PVC 8 à 12 mmHg, diurèse ≥ 0,5 ml/kg/h et ScvO2 ≥ 70 %
50 à 60 ml/kg/h; PAM ≥ 65 mmHg, PVC 8 à 12 mmHg, diurèse ≥ 0,5 ml/kg/h et ScvO2 ≥ 70 %
50 à 60 ml/kg/h; PAM ≥ 60 mmHg, PVC 12 à 16 mmHg, diurèse ≥ 0,5 ml/kg/h et ScvO2 ≥ 65 %

50 à 60 ml/kg/h; PAM ≥ 65 mmHg, PVC 8 à 12 mmHg, diurèse ≥ 0,5 ml/kg/h et ScvO2 ≥ 70 %

Explication

Le remplissage est proposé à 50 à 60 ml/kg/h, soit environ 500 ml en 10 à 15 minutes, avec une PAM d’au moins 65 mmHg, une PVC de 8 à 12 mmHg, une diurèse d’au moins 0,5 ml/kg/h et une ScvO2 d’au moins 70 %. Les autres propositions confondent le débit avec un volume total, modifient des seuils ou allongent le temps d’administration.

24. Chez un patient en choc septique, les prélèvements bactériologiques viennent d’être réalisés et l’agent responsable n’est pas encore identifié. Quelle antibiothérapie faut-il entreprendre ?

Une antibiothérapie intraveineuse, bactériostatique et choisie sans tenir compte des sensibilités
Une antibiothérapie probabiliste, débutée avant les prélèvements et limitée à une seule molécule
Une antibiothérapie ciblée, différée, orale et adaptée aux seuls résultats définitifs
Une antibiothérapie probabiliste, rapide, souvent double, intraveineuse et bactéricide

Une antibiothérapie probabiliste, rapide, souvent double, intraveineuse et bactéricide

Explication

L’antibiothérapie du choc septique doit être probabiliste et rapide, administrée après les prélèvements bactériologiques, puis adaptée aux agents probables et à leur sensibilité; elle est souvent double, intraveineuse et bactéricide. Attendre l’identification retarde le traitement, tandis qu’une administration avant prélèvement inverse la séquence recommandée.

25. Comment caractériser le choc anaphylactique ?

Une insuffisance circulatoire progressive sans hypersensibilité
Une manifestation brutale et intense d’hypersensibilité immédiate
Une manifestation retardée et intense d’hypersensibilité
Une réaction locale et immédiate sans manifestation de choc

Une manifestation brutale et intense d’hypersensibilité immédiate

Explication

Le choc anaphylactique est une manifestation clinique brutale et intense d’une réaction d’hypersensibilité immédiate. L’hypersensibilité retardée inverse le délai, la réaction locale réduit la portée clinique et l’installation progressive contredit le caractère brutal.

26. Après l’exposition à un allergène, un patient présente un choc anaphylactique avec extravasation de liquide hors des vaisseaux. Quel mécanisme explique cette perte de volume plasmatique ?

Les médiateurs diminuent la perméabilité vasculaire et maintiennent le liquide dans les vaisseaux
Les médiateurs augmentent la perméabilité vasculaire et favorisent le passage vers l’interstitium
Les médiateurs ralentissent le cœur et diminuent ainsi directement le volume plasmatique
Les médiateurs retiennent le liquide dans les vaisseaux et augmentent le volume plasmatique

Les médiateurs augmentent la perméabilité vasculaire et favorisent le passage vers l’interstitium

Explication

L’histamine et d’autres médiateurs augmentent la perméabilité vasculaire, entraînant une extravasation vers le compartiment interstitiel et l’effondrement du volume plasmatique. La baisse de perméabilité et la rétention intravasculaire inversent ce mécanisme, tandis que le ralentissement cardiaque n’explique pas la perte plasmatique décrite.

27. Quelques instants après avoir absorbé un allergène, une personne développe un stridor et une détresse respiratoire, puis une hypotension et une tachycardie quelques minutes plus tard. Quel tableau correspond à cette évolution ?

Réaction quasi immédiate, hypotension et tachycardie, puis signes respiratoires
Réaction quasi immédiate, signes respiratoires, puis hypotension et tachycardie
Réaction retardée, signes respiratoires, puis hypotension et tachycardie
Réaction quasi immédiate, érythème isolé, sans signes respiratoires ni circulatoires

Réaction quasi immédiate, signes respiratoires, puis hypotension et tachycardie

Explication

Le tableau peut débuter presque immédiatement après l’absorption de l’allergène, avec stridor ou détresse respiratoire, avant l’apparition de l’hypotension et de la tachycardie dans les minutes suivantes. L’ordre inversé méconnaît cette succession, le délai retardé contredit le début rapide et l’érythème isolé omet les signes respiratoires et circulatoires.

28. Un patient présente une température de 38,5 °C et une fréquence cardiaque de 96/min, tandis que sa fréquence respiratoire et sa numération leucocytaire restent dans les valeurs usuelles. Selon les critères du SIRS, quelle conclusion s’applique ?

Il ne satisfait pas la définition du SIRS sans anomalie respiratoire
Il ne satisfait pas la définition du SIRS car un seul critère suffit
Il ne satisfait pas la définition du SIRS sans anomalie leucocytaire
Il satisfait la définition du SIRS avec au moins deux critères

Il satisfait la définition du SIRS avec au moins deux critères

Explication

La définition du SIRS est satisfaite par la présence d’au moins deux critères, ici la température supérieure à 38 °C et la fréquence cardiaque supérieure à 90/min. L’exigence d’une anomalie respiratoire ou leucocytaire ajoute un critère absent de la définition, tandis qu’un seul critère ne suffit pas.

29. Un adulte est pris en charge pour un choc anaphylactique. Quelle conduite médicamenteuse et quel volume de remplissage correspondent au traitement indiqué ?

Adrénaline 0,5 mg intramusculaire et remplissage de 40 à 50 ml/kg
Adrénaline 40 à 50 mg intramusculaire et remplissage de 0,5 ml/kg
Adrénaline 0,5 mg intraveineuse et remplissage de 40 à 50 ml/kg
Adrénaline 0,5 mg intramusculaire sans possibilité de répétition après 5 minutes

Adrénaline 0,5 mg intramusculaire et remplissage de 40 à 50 ml/kg

Explication

Chez l’adulte, le traitement comprend 0,5 mg d’adrénaline par voie intramusculaire et un remplissage de 40 à 50 ml/kg; l’adrénaline peut être répétée après 5 minutes si nécessaire. La voie intraveineuse confond la voie indiquée, l’inversion échange dose et volume, et l’absence de répétition éventuelle omet une modalité du traitement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 67 flashcards sur États de choc.

Qu’est-ce qu’un état de choc ?

Une insuffisance circulatoire aiguë où le débit cardiaque ne fournit pas aux cellules les substrats nécessaires à leur fonctionnement normal.

Que peut-on conclure d’une hypotension isolée concernant un état de choc ?

Elle ne suffit pas à définir un état de choc.

Un état de choc peut-il exister sans hypotension ?

Oui, un état de choc peut exister sans hypotension.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur États de choc.

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