📌 Une hypotension isolée ne suffit pas à définir un état de choc, et un état de choc peut exister sans hypotension.
★ À maîtriser
La précharge dépend du retour veineux, tandis que la postcharge est associée aux artérioles et aux artères.
Lors d’un choc quantitatif, la baisse de pression artérielle stimule les barorécepteurs sino-aortiques et carotidiens, entraînant une vasoconstriction artérielle alpha-adrénergique et une réduction des circulations cutanée, musculaire, splanchnique et rénale.
📌 Les mécanismes de diminution du transport d’oxygène sont la baisse du débit cardiaque dans le choc cardiogénique, la baisse du volume sanguin circulant dans le choc hypovolémique et la baisse du tonus vasculaire dans le choc vasoplégique ; le choc septique est associé à une diminution de l’extraction de l’oxygène.
Compléments
Le lit capillaire est le site des échanges entre le sang et les tissus.
Les systèmes et hormones mobilisés comprennent :
Baisse de pression → stimulation sympathique → vasoconstriction des territoires périphériques.
★ À maîtriser
Les seuils d’hypotension cités sont une pression artérielle systolique inférieure à 90 mmHg ou une pression artérielle moyenne inférieure à 70 mmHg.
L’altération de la perfusion peut se manifester par : une somnolence, une obnubilation ou une confusion, une oligurie, une peau marbrée, moite et froide avec vasoconstriction
Compléments
Les signes cliniques du choc dépendent de l’âge, du terrain, de l’étiologie et de la durée.
Le métabolisme anaérobie associé au choc peut s’accompagner d’une lactatémie supérieure à 2 mEq/l.
Les examens biologiques peuvent montrer une acidose métabolique, une hyperglycémie puis parfois une hypoglycémie, une insuffisance rénale, une cholestase ou une cytolyse.
★ À maîtriser
Aucun examen complémentaire n’est utile au diagnostic clinique initial d’un état de choc.
Une lactatémie supérieure à 2,5 mmol/l est un marqueur d’hypoperfusion tissulaire périphérique, sauf en cas d’insuffisance hépatique.
La recherche étiologique s’appuie notamment sur : le contexte clinique et les signes associés, l’ECG, les CPK, la troponine et les CPK-MB, l’examen des urines, du LCR et des expectorations, la radiographie thoracique
Compléments
📐 Formule - Le contenu artériel en oxygène vérifie , avec une composante liée à l’hémoglobine et une composante dissoute.
📐 Formule - La différence artério-veineuse en oxygène vérifie .
★ À maîtriser
Compléments
Dans le choc cardiogénique lié à l’infarctus, la sévérité du choc est proportionnelle à la taille de l’infarctus ; le cours indique un choc dans 25 % des infarctus inférieurs avec extension au ventricule droit.
Le profil hémodynamique du choc hypovolémique associe un débit cardiaque, des pressions de remplissage, une pression artérielle pulmonaire et une pression artérielle bas, avec des résistances vasculaires systémiques élevées.
Hypovolémie : remplissage bas ; choc cardiogénique : pressions de remplissage élevées.
★ À maîtriser
Le traitement symptomatique des états de choc comprend l’oxygénothérapie pour optimiser l’oxygénation tissulaire, avec masque à haute concentration ou ventilation mécanique selon la situation.
L’expansion volémique repose sur : un abord vasculaire central si possible, un volume guidé par la PVC ou d’autres méthodes d’évaluation de la volémie, des concentrés de globules rouges, des cristalloïdes, des colloïdes
Dans les chocs quantitatifs, la première étape est le remplissage vasculaire pour le choc hypovolémique et le choc obstructif, et un inotrope positif pour le choc cardiogénique.
Compléments
La dobutamine a une activité β1 forte, β2 intermédiaire et α1 intermédiaire, sans activité α2 indiquée ; l’adrénaline a une activité forte sur α1, α2 et β2 et intermédiaire sur β1 ; la noradrénaline a une activité forte sur α1 et α2, intermédiaire sur β1 et faible sur β2.
Le traitement de deuxième étape proposé est la transfusion pour le choc hypovolémique, les vasopresseurs ou le ballon de contrepulsion aortique pour le choc cardiogénique, et la dopamine ou la noradrénaline pour le choc obstructif.
★ À maîtriser
Compléments
Micro-organismes → médiateurs inflammatoires → fuite capillaire → défaillances d’organes.
★ À maîtriser
Le bilan minimal comprend :
Le remplissage vasculaire est la pierre angulaire du traitement du choc septique, et les cristalloïdes sont préférés aux colloïdes.
Le remplissage du choc septique est proposé à 50 à 60 ml/kg/h, soit 500 ml en 10 à 15 minutes, avec pour objectifs une PAM d’au moins 65 mmHg, une PVC entre 8 et 12 mmHg, une diurèse d’au moins 0,5 ml/kg/h et une ScvO2 d’au moins 70 %.
L’antibiothérapie doit être : probabiliste, rapide, administrée après les prélèvements bactériologiques, adaptée aux agents probablement en cause et à leur sensibilité, souvent double, intraveineuse, bactéricide
Compléments
Les principales portes d’entrée rapportées sont :
Aucune porte d’entrée n’est retrouvée dans 10 à 15 % des cas, une bactériémie est présente dans 30 % des cas et aucune documentation bactériologique n’est obtenue dans plus de 60 % des cas.
En cas de choc septique, la dopamine est indiquée à plus de 5 μg/kg/min et la noradrénaline est utilisée en cas d’échec, en réanimation.
★ À maîtriser
🔄 Le mécanisme du choc anaphylactique suit cette séquence : la libération d’histamine et d’autres médiateurs, l’augmentation de la perméabilité vasculaire, l’extravasation vers le compartiment interstitiel, l’effondrement du volume plasmatique
Les manifestations du choc anaphylactique comprennent une réaction quasi immédiate après absorption d’un allergène, éventuellement un érythème urticarien, un stridor, une détresse respiratoire par œdème laryngé ou bronchospasme, puis une hypotension et une tachycardie dans les minutes qui suivent.
Le traitement du choc anaphylactique comprend un remplissage vasculaire de 40 à 50 ml/kg et de l’adrénaline, à 0,5 mg par voie intramusculaire chez l’adulte, à répéter après 5 minutes si nécessaire.
Compléments
Le cours propose une ampoule d’adrénaline de 1 mg diluée dans 9 ml de sérum physiologique, puis des injections intraveineuses directes de 0,1 mg répétées jusqu’au retour d’une pression artérielle mesurable.
Après un choc anaphylactique, une récidive est possible dans les 8 heures, ce qui justifie une surveillance et une hospitalisation en unité de soins intensifs ; la prévention comprend l’éviction de l’allergène, la désensibilisation et la disponibilité d’adrénaline.
Allergène → médiateurs → fuite capillaire → effondrement du volume plasmatique.
Profils hémodynamiques des chocs
| Type | Débit cardiaque | Pressions de remplissage | Résistances systémiques |
|---|---|---|---|
| Hypovolémique | Bas | Basses | Élevées |
| Cardiogénique | Bas | Élevées | Élevées |
| Distributif | Variable ou bas | Variables | Basses |
| Obstructif | Bas | Profil variable | Variables |
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Qu’est-ce qu’un état de choc ?
Une insuffisance circulatoire aiguë où le débit cardiaque ne fournit pas aux cellules les substrats nécessaires à leur fonctionnement normal.
Que peut-on conclure d’une hypotension isolée concernant un état de choc ?
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Un état de choc peut-il exister sans hypotension ?
Oui, un état de choc peut exister sans hypotension.
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