Qu’est-ce qu’un état de choc ?
Une insuffisance circulatoire aiguë où le débit cardiaque ne fournit pas aux cellules les substrats nécessaires à leur fonctionnement normal.
Que peut-on conclure d’une hypotension isolée concernant un état de choc ?
Elle ne suffit pas à définir un état de choc.
Un état de choc peut-il exister sans hypotension ?
Oui, un état de choc peut exister sans hypotension.
Quels composants peuvent provoquer une insuffisance circulatoire aiguë ?
Le cœur, la volémie sanguine efficace et le système vasculaire.
De quoi dépend la précharge ?
Du retour veineux.
À quels vaisseaux la postcharge est-elle associée ?
Aux artérioles et aux artères.
Quels récepteurs sont stimulés par la baisse de pression lors d’un choc quantitatif ?
Les barorécepteurs sino-aortiques et carotidiens.
Quelle réponse artérielle alpha-adrénergique suit leur stimulation ?
Une vasoconstriction artérielle.
Quelles circulations diminuent lors d’un choc quantitatif ?
Les circulations cutanée, musculaire, splanchnique et rénale.
Quel mécanisme réduit le transport d’oxygène dans le choc vasoplégique ?
La baisse du tonus vasculaire.
Quels seuils définissent l’hypotension dans le choc ?
Une pression systolique inférieure à 90 mmHg ou une pression moyenne inférieure à 70 mmHg.
Quels signes neurologiques peuvent révéler une perfusion organique altérée lors d’un choc ?
Une somnolence, une obnubilation ou une confusion.
Quel signe urinaire peut révéler une perfusion organique altérée lors d’un choc ?
Une oligurie.
Quel aspect cutané peut révéler une perfusion organique altérée lors d’un choc ?
Une peau marbrée, moite et froide avec vasoconstriction.
Quels examens complémentaires sont utiles au diagnostic clinique initial d’un état de choc ?
Aucun examen complémentaire n’est utile.
Quel seuil de lactatémie indique une hypoperfusion tissulaire périphérique ?
Une lactatémie supérieure à 2,5 mmol/l.
Quelle exception limite la valeur de la lactatémie comme marqueur d’hypoperfusion périphérique ?
L’insuffisance hépatique.
Quels examens simples contribuent à la recherche étiologique d’un état de choc ?
L’ECG, les CPK, la troponine, les CPK-MB, l’examen des urines, du LCR et des expectorations, et la radiographie thoracique.
Quelles causes peuvent provoquer un choc cardiogénique ?
Un infarctus, ses complications mécaniques, des troubles extrêmes du rythme, une obstruction intracardiaque ou une myocardite aiguë.
Qu’est-ce qu’un choc hypovolémique ?
Un choc dû à une réduction du volume intravasculaire par pertes extériorisées ou augmentation de la perméabilité capillaire.
Qu’est-ce qu’un choc obstructif ?
Un choc dû à un obstacle à l’éjection ou au remplissage du ventricule droit.
Quelles situations peuvent provoquer un choc obstructif ?
Une embolie pulmonaire ou une tamponnade.
Quel traitement symptomatique optimise l’oxygénation tissulaire lors d’un état de choc ?
L’oxygénothérapie.
Quels dispositifs assurent l’oxygénothérapie lors d’un état de choc ?
Un masque à haute concentration ou une ventilation mécanique, selon la situation.
Comment le volume d’expansion volémique est-il guidé ?
Par la PVC ou d’autres méthodes d’évaluation de la volémie.
Quels produits peuvent être utilisés pour l’expansion volémique ?
Des concentrés de globules rouges, des cristalloïdes ou des colloïdes.
Quelle est la première étape du traitement d’un choc hypovolémique ?
Le remplissage vasculaire.
Qu’est-ce que le sepsis ?
Un syndrome de réponse inflammatoire systémique lié à une infection.
À quoi le sepsis sévère associe-t-il le sepsis ?
À une hypotension répondant au remplissage, une hypoperfusion ou une dysfonction d’au moins un organe.
Qu’est-ce qui caractérise le choc septique malgré un remplissage adéquat ?
Une hypotension persistante, avec hypoperfusion ou dysfonction d’au moins un organe, et/ou la nécessité de drogues vaso-actives.
Que déclenchent les micro-organismes et leurs produits dans le choc septique ?
L’activation de systèmes cellulaires et humoraux, entraînant la libération de cytokines et d’autres médiateurs.
Quelles altérations suivent la libération de médiateurs dans le choc septique ?
Des altérations cellulaires et microcirculatoires, une perméabilité capillaire accrue et des défaillances circulatoires et viscérales.
Quels examens composent le bilan minimal du choc septique ?
Les hémocultures, une radiographie thoracique, une bandelette urinaire, une échographie abdominale et une ponction lombaire au moindre doute.
Quel traitement constitue la pierre angulaire du choc septique ?
Le remplissage vasculaire.
Quel volume de remplissage est proposé initialement dans le choc septique ?
50 à 60 ml/kg/h, soit 500 ml en 10 à 15 minutes.
Quel seuil de PAM vise le remplissage du choc septique ?
Au moins 65 mmHg.
Quelles caractéristiques doit avoir l’antibiothérapie du choc septique ?
Elle doit être probabiliste, rapide, adaptée aux agents probables et à leur sensibilité, souvent double, intraveineuse et bactéricide, après les prélèvements bactériologiques.
Comment se définit le choc anaphylactique ?
Une manifestation clinique brutale et intense d’une réaction d’hypersensibilité immédiate.
Que provoque l’augmentation de la perméabilité vasculaire dans le choc anaphylactique ?
Une extravasation vers le compartiment interstitiel et un effondrement du volume plasmatique.
Quels signes respiratoires peuvent survenir lors d’un choc anaphylactique ?
Un stridor et une détresse respiratoire par œdème laryngé ou bronchospasme.
Qu’est-ce qu’un collapsus ?
Une chute importante et brutale de la pression artérielle.
Où se déroulent les échanges entre le sang et les tissus ?
Dans le lit capillaire.
Quels systèmes et hormones sont mobilisés lors d’un choc quantitatif ?
La constriction veinulaire post-capillaire, le système rénine-angiotensine-aldostérone, le facteur atrial natriurétique, l’arginine-vasopressine, les réponses neuro-endocrines, le glucagon, la GH, le cortisol et l’ACTH.
De quels facteurs dépendent les signes cliniques du choc ?
De l’âge, du terrain, de l’étiologie et de la durée.
À quelle lactatémie le métabolisme anaérobie associé au choc peut-il s’accompagner ?
À une lactatémie supérieure à 2 mEq/l.
Quels troubles glycémiques les examens biologiques peuvent-ils montrer lors d’un choc ?
Une hyperglycémie puis parfois une hypoglycémie.
Quels autres troubles biologiques peuvent être observés lors d’un choc ?
Une acidose métabolique, une insuffisance rénale, une cholestase ou une cytolyse.
Quel profil biologique révèle une acidose lors du bilan du retentissement viscéral ?
Une baisse du pH et des bicarbonates, avec une hausse du potassium.
Quels marqueurs augmentent lors d’une insuffisance rénale liée au choc ?
L’urée et la créatinine.
Quelle formule exprime le contenu artériel en oxygène CaO₂ ?
Quelle formule exprime la différence artério-veineuse en oxygène DAV ?
Dans le choc cardiogénique lié à l’infarctus, de quoi dépend la sévérité du choc ?
De la taille de l’infarctus.
Dans quel pourcentage des infarctus inférieurs avec extension au ventricule droit le cours indique-t-il un choc ?
25 %.
Quel est le profil hémodynamique du choc hypovolémique ?
Débit cardiaque, pressions de remplissage, pression artérielle pulmonaire et pression artérielle bas, avec résistances vasculaires systémiques élevées.
Quel profil d’activité adrénergique caractérise la dobutamine ?
Une activité β1 forte, β2 et α1 intermédiaire, sans activité α2 indiquée.
Quel profil d’activité adrénergique caractérise l’adrénaline ?
Une activité forte sur α1, α2 et β2, et intermédiaire sur β1.
Quel traitement de deuxième étape est proposé pour le choc hypovolémique ?
La transfusion.
Quels mécanismes peuvent contribuer à la défaillance circulatoire du choc septique ?
Une hypovolémie absolue, une vasoplégie, une hypovolémie relative par vasodilatation périphérique ou une atteinte myocardique réversible.
Quelle est la principale porte d’entrée infectieuse rapportée dans le choc septique ?
La porte d’entrée pulmonaire, dans 40 % des cas.
Dans quelle proportion des chocs septiques aucune porte d’entrée n’est-elle retrouvée ?
Dans 10 à 15 % des cas.
À quelle dose la dopamine est-elle indiquée dans le choc septique ?
À plus de 5 μg/kg/min.
Quelle dilution d’adrénaline le cours propose-t-il pour le choc anaphylactique ?
Une ampoule de 1 mg diluée dans 9 ml de sérum physiologique.
Dans quel délai une récidive du choc anaphylactique est-elle possible ?
Dans les 8 heures.
Quelle prévention est proposée après un choc anaphylactique ?
L’éviction de l’allergène, la désensibilisation et la disponibilité d’adrénaline.
Quel suivi est justifié après un choc anaphylactique ?
Une surveillance et une hospitalisation en unité de soins intensifs.
Quels critères définissent le SIRS ?
Au moins deux signes parmi des anomalies de température, de fréquence cardiaque, de fréquence respiratoire ou de leucocytes, ou plus de 10 % de cellules immatures.
Quel remplissage vasculaire est indiqué dans le choc anaphylactique ?
40 à 50 ml/kg.
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1. Quel critère définit l’état de choc sur le plan circulatoire et cellulaire ?
2. Un patient présente des signes d’insuffisance d’apport aux tissus, mais sa pression artérielle reste dans les valeurs habituelles. Quelle conclusion est correcte ?
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