QCM : Asthme et allergies chez l’enfant (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition et les manifestations de l’asthme :

L’asthme associe une infection chronique des voies respiratoires inférieures à une restriction ventilatoire sans hyperréactivité.
L’asthme associe une inflammation chronique des voies respiratoires inférieures à une obstruction ventilatoire.
La maladie associe une inflammation chronique des voies respiratoires supérieures à une hyperréactivité bronchique.
Chez l’enfant, l’asthme est la maladie respiratoire la plus fréquente, avec une prévalence proche de 10 %.
Les manifestations possibles comprennent le sifflement expiratoire, la toux et l’oppression thoracique.

L’asthme associe une inflammation chronique des voies respiratoires inférieures à une obstruction ventilatoire. · Chez l’enfant, l’asthme est la maladie respiratoire la plus fréquente, avec une prévalence proche de 10 %. · Les manifestations possibles comprennent le sifflement expiratoire, la toux et l’oppression thoracique.

Explication

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires inférieures associant obstruction ventilatoire et hyperréactivité bronchique : il ne s’agit pas d’une infection chronique ni d’une restriction ventilatoire, et les voies supérieures ne sont pas le siège de cette atteinte. Chez l’enfant, c’est la maladie respiratoire la plus fréquente, avec une prévalence proche de 10 %. Ses manifestations possibles comprennent le sifflement expiratoire, la toux, l’essoufflement et l’oppression thoracique.

2. À propos des phénotypes de l’asthme chez l’adolescent, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’asthme adolescent présente généralement un phénotype plus exacerbateur que celui de l’enfant préscolaire.
Les allergies respiratoires ou alimentaires caractérisent l’asthme scolaire plutôt que celui de l’adolescent.
Les symptômes d’effort de l’adolescent sont indépendants de l’hyperréactivité bronchique.
L’asthme adolescent est généralement moins exacerbateur, mais ses exacerbations peuvent être sévères.
Les pleurs peuvent déclencher une dyspnée, mais ils ne peuvent provoquer de toux ni de sifflement.

L’asthme adolescent est généralement moins exacerbateur, mais ses exacerbations peuvent être sévères.

Explication

L’asthme adolescent est généralement moins exacerbateur, mais des exacerbations potentiellement sévères restent possibles. Il peut aussi être associé à des symptômes d’effort et à des allergies respiratoires ou alimentaires ; l’hyperréactivité bronchique peut déclencher toux, sifflements ou dyspnée à l’effort ou lors des pleurs.

3. Que désigne le traitement de fond de l’asthme ?

Un bronchodilatateur de courte durée d’action administré lors des symptômes aigus
Un traitement anti-leucotriène réservé à l’usage pendant une exacerbation aiguë
Une corticothérapie inhalée commencée dès la première exacerbation, dont l’effet apparaît à partir de trois semaines
Un anticorps monoclonal injecté toutes les deux à quatre semaines en première intention

Une corticothérapie inhalée commencée dès la première exacerbation, dont l’effet apparaît à partir de trois semaines

Explication

Le traitement de fond repose sur une corticothérapie inhalée, initiée dès la première exacerbation, et son effet apparaît à partir de trois semaines. Les bronchodilatateurs de courte durée d’action servent au traitement aigu plutôt qu’au traitement de fond.

4. Lors d’une nébulisation, quel dispositif d’administration est préférable si le patient peut l’utiliser ?

Un embout buccal, afin de limiter les pertes de médicament
Un inhalateur de poudre sèche, afin de produire un aérosol continu
Un masque non hermétique, afin de répartir l’aérosol dans la pièce
Une chambre d’inhalation, afin de charger plusieurs doses à l’avance

Un embout buccal, afin de limiter les pertes de médicament

Explication

L’embout buccal est préférable en nébulisation lorsqu’il est possible, car un masque non hermétique provoque des pertes importantes de médicament. Le masque peut être utilisé, mais son défaut d’étanchéité réduit la quantité inhalée.

5. Quel est l’objectif des tests cutanés lorsqu’une sensibilisation allergique est recherchée chez une personne ayant un asthme persistant ?

Rechercher en première intention une sensibilisation à des allergènes
Confirmer à eux seuls une allergie clinique aux allergènes testés
Mesurer la sévérité de l’obstruction des voies respiratoires
Identifier les allergènes respiratoires présents dans le domicile

Rechercher en première intention une sensibilisation à des allergènes

Explication

Les tests cutanés constituent l’examen de première intention pour rechercher une sensibilisation allergique en cas d’asthme persistant. Toutefois, une sensibilisation détectée ne suffit pas à établir une allergie clinique, qui suppose des manifestations associées.

6. Quelle distinction caractérise les allergènes présents toute l’année par rapport aux pollens d’arbres ?

Les acariens et certains animaux peuvent être présents toute l’année, tandis que les pollens d’arbres apparaissent de janvier à avril.
Les moisissures intérieures sont présentes de janvier à avril, tandis que les pollens d’arbres persistent toute l’année.
Les acariens sont présents de janvier à avril, tandis que les pollens d’arbres persistent toute l’année.
Les animaux sont présents de mai à septembre, tandis que les pollens d’arbres apparaissent de juin à août.

Les acariens et certains animaux peuvent être présents toute l’année, tandis que les pollens d’arbres apparaissent de janvier à avril.

Explication

Les acariens et les animaux figurent parmi les allergènes respiratoires per-annuels, alors que les pollens d’arbres sont saisonniers et présents de janvier à avril. L’option qui situe les acariens de janvier à avril inverse la saisonnalité des deux catégories.

7. Quel effet l’immunothérapie allergénique peut-elle avoir chez un enfant sensibilisé aux acariens ou aux graminées ?

Elle peut supprimer la nécessité de contrôler l’asthme avant le traitement.
Elle peut remplacer les traitements de secours lors d’une exacerbation.
Elle peut réduire les symptômes en quelques jours après la première prise.
Elle peut contribuer à prévenir l’apparition de l’asthme.

Elle peut contribuer à prévenir l’apparition de l’asthme.

Explication

Chez l’enfant sensibilisé aux acariens ou aux graminées, l’immunothérapie allergénique peut contribuer à prévenir l’asthme. Elle ne remplace pas le contrôle préalable de l’asthme, qui doit être au moins partiel avant son début.

8. Un enfant présente des symptômes respiratoires qui varient en intensité, s’aggravent au réveil et sont déclenchés par l’exercice. Quelle interprétation correspond le mieux à ces manifestations ?

Elles sont compatibles avec l’asthme, dont les symptômes varient et peuvent être déclenchés par l’exercice.
Elles évoquent une obstruction permanente, caractérisée par des symptômes stables au fil du temps.
Elles correspondent à une hyperréactivité bronchique sans lien avec la variabilité des symptômes.
Elles indiquent une exacerbation, définie par des symptômes respiratoires uniquement nocturnes.

Elles sont compatibles avec l’asthme, dont les symptômes varient et peuvent être déclenchés par l’exercice.

Explication

La variabilité des symptômes et leur déclenchement possible par l’exercice sont caractéristiques de l’asthme. Une exacerbation désigne une aggravation ou une apparition de symptômes, et non un tableau défini par des manifestations uniquement nocturnes.

9. Quelle caractéristique distingue le plus souvent l’asthme scolaire de l’asthme préscolaire ?

Il est généralement moins exacerbateur, mais peut provoquer des épisodes sévères liés à l’effort.
Il se manifeste principalement par des épisodes déclenchés par les viroses, sans symptômes entre les crises.
Il concerne les enfants de moins de trois ans et se définit par des épisodes de sifflements répétés.
Il s’accompagne plus souvent de symptômes chroniques et d’allergies respiratoires ou alimentaires.

Il s’accompagne plus souvent de symptômes chroniques et d’allergies respiratoires ou alimentaires.

Explication

À partir de trois ans, l’asthme scolaire peut prolonger l’asthme préscolaire et s’associe plus fréquemment à des symptômes chroniques et à des allergies. Les épisodes déclenchés par les viroses décrivent plutôt un phénotype préscolaire.

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Qu’est-ce que l’asthme ?

Une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires inférieures associant obstruction ventilatoire et hyperréactivité bronchique.

Quelle est la prévalence approximative de l’asthme chez l’enfant ?

Environ 10 %.

Quel âge concerne l’asthme préscolaire ?

Les enfants de moins de 3 ans.

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