QCM : Laryngite aiguë de l’enfant (12 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel tableau symptomatique est typique d’une laryngite aiguë de l’enfant ?

Toux rauque aboyante, voix normale et sifflement expiratoire
Toux rauque aboyante, voix rauque et stridor inspiratoire
Toux grasse, voix rauque et stridor expiratoire
Toux sèche, voix rauque et respiration silencieuse

Toux rauque aboyante, voix rauque et stridor inspiratoire

Explication

La présentation typique associe une toux rauque aboyante, une voix rauque ou une dysphonie et un stridor inspiratoire. Le stridor expiratoire inverse le sens du bruit, la toux grasse modifie le type de toux et une voix normale ne correspond pas à la dysphonie.

2. Un enfant présente une toux rauque apparue pendant la nuit, une fièvre modérée et un état général conservé. Quel profil temporel et général correspond le mieux à une laryngite aiguë ?

Un début souvent nocturne, parfois après des symptômes ORL, avec état général conservé
Un début surtout diurne, précédé d’une forte fièvre, avec état général altéré
Un début nocturne uniquement après des symptômes ORL, avec état général altéré
Un début surtout diurne après une fièvre modérée, avec état général conservé

Un début souvent nocturne, parfois après des symptômes ORL, avec état général conservé

Explication

La laryngite aiguë débute souvent la nuit, parfois après quelques symptômes ORL, et s’accompagne généralement d’une fièvre modérée avec un état général conservé. La forte fièvre et l’altération générale ne décrivent pas le profil typique, et les symptômes ORL ne sont pas un préalable obligatoire.

3. Chez un enfant atteint d’une infection virale laryngée, quelle succession de changements explique le rétrécissement des voies aériennes et l’augmentation de la résistance au passage de l’air ?

Inflammation de la muqueuse, œdème sous-glottique, rétrécissement, hausse de la résistance
Œdème sous-glottique, inflammation de la muqueuse, élargissement, hausse de la résistance
Inflammation de la muqueuse, œdème sus-glottique, rétrécissement, baisse de la résistance
Inflammation de la muqueuse, œdème sous-glottique, élargissement, baisse de la résistance

Inflammation de la muqueuse, œdème sous-glottique, rétrécissement, hausse de la résistance

Explication

L’infection virale entraîne une inflammation de la muqueuse laryngée, puis un œdème prédominant sous la glotte qui rétrécit les voies aériennes et augmente la résistance. L’œdème ne précède pas l’inflammation, sa localisation typique est sous-glottique et le rétrécissement accroît la résistance.

4. Un enfant présentant une obstruction laryngée s’agite et pleure pendant les soins. Quelle conduite tient compte de l’effet de cette agitation ?

Encourager les pleurs de l’enfant pour diminuer l’obstruction
Ignorer l’agitation, car elle ne modifie pas l’obstruction
Multiplier les manipulations pour stabiliser le passage de l’air
Préserver le calme de l’enfant pour éviter d’aggraver l’obstruction

Préserver le calme de l’enfant pour éviter d’aggraver l’obstruction

Explication

L’agitation et les pleurs peuvent majorer l’obstruction des voies aériennes ; préserver le calme constitue donc un geste de soin. Encourager les pleurs ou multiplier les manipulations risque d’accentuer l’agitation, tandis que l’ignorer néglige son effet possible.

5. Quel score clinique est utilisé pour évaluer la gravité d’une laryngite aiguë ?

Le score d’Apgar
La radiographie cervicale
La mesure de la SpO₂
Le score de Westley

Le score de Westley

Explication

Le score de Westley est un score clinique conçu pour évaluer la gravité de la laryngite aiguë. La SpO₂ est une mesure physiologique, la radiographie est un examen complémentaire et le score d’Apgar concerne l’évaluation du nouveau-né.

6. Un enfant présente une toux aboyante, un stridor audible au repos et un tirage visible. À quelle forme de laryngite ces signes correspondent-ils le mieux ?

À une forme sévère
À une forme légère
À une menace vitale
À une forme modérée

À une forme modérée

Explication

Le stridor au repos associé à un tirage visible caractérise une forme modérée; l’agitation peut aussi être présente. L’absence de stridor au repos correspond à la forme légère, tandis que les signes marqués comme une altération de la vigilance orientent vers une forme sévère; la menace vitale est associée à d’autres signes, comme la cyanose.

7. Un enfant atteint de laryngite présente un stridor marqué, un tirage important, des difficultés à boire et une fatigue croissante. Quelle gravité faut-il retenir ?

Une forme modérée
Une menace vitale
Une forme sévère
Une forme légère

Une forme sévère

Explication

Un stridor marqué, un tirage important, des difficultés à parler ou à boire et de la fatigue sont caractéristiques d’une forme sévère. La forme modérée comporte plutôt un stridor au repos et un tirage visible; la forme légère se distingue par l’absence de stridor au repos et peu ou pas de tirage, tandis que la menace vitale est signalée notamment par la cyanose ou les troubles de conscience.

8. Lors de l’évaluation d’un enfant suspect de laryngite, quelle démarche infirmière respecte l’ordre et les éléments essentiels de l’examen ?

Examiner d’abord la gorge, demander une radiographie, puis compter la fréquence respiratoire
Installer l’enfant allongé, évaluer le tirage, puis arrêter l’observation après la mesure
Observer d’abord, évaluer la respiration, mesurer la SpO₂ et surveiller l’évolution
Mesurer d’abord la SpO₂, manipuler l’enfant, puis observer son comportement

Observer d’abord, évaluer la respiration, mesurer la SpO₂ et surveiller l’évolution

Explication

L’examen commence par l’observation avant toute manipulation, puis comprend l’évaluation de la fréquence et du travail respiratoires, la mesure de la SpO₂ et la surveillance de l’évolution. Commencer par manipuler néglige l’observation initiale, omettre le travail respiratoire rend l’évaluation incomplète et une mesure ponctuelle ne remplace pas le suivi.

9. Un enfant présente des signes typiques de laryngite aiguë, sans élément atypique ni doute diagnostique. Quelle démarche concernant les examens complémentaires est la plus appropriée ?

Réserver le diagnostic clinique aux situations atypiques après les examens complémentaires
Réaliser un examen biologique avant de retenir le diagnostic clinique
Demander une radiographie cervicale pour confirmer le diagnostic dans chaque cas
Poser le diagnostic cliniquement sans demander systématiquement de radiographie ou d’examen biologique

Poser le diagnostic cliniquement sans demander systématiquement de radiographie ou d’examen biologique

Explication

Le diagnostic de laryngite aiguë est clinique; les examens biologiques et les radiographies cervicales ou thoraciques sont réservés aux doutes diagnostiques ou aux situations atypiques. Les examens radiologiques ou biologiques de routine ne sont donc pas indiqués dans ce tableau typique.

10. Un enfant présente un stridor inspiratoire, mais son tableau ne correspond pas clairement à une laryngite typique. Quelles autres causes faut-il envisager dans le diagnostic différentiel ?

Épiglottite, inhalation d’un corps étranger ou réaction anaphylactique
Œdème sous-glottique, toux aboyante ou dysphonie
Cyanose, épuisement ou altération de la conscience
Bronchiolite, pneumonie ou infection des voies aériennes supérieures

Épiglottite, inhalation d’un corps étranger ou réaction anaphylactique

Explication

Un stridor impose d’envisager d’autres causes qu’une laryngite typique, notamment l’épiglottite, l’inhalation d’un corps étranger et une réaction allergique ou anaphylactique. L’œdème sous-glottique et les symptômes proposés ensuite décrivent plutôt la laryngite ou ses signes de gravité.

11. Pendant la surveillance d’un enfant atteint de laryngite, sa respiration s’aggrave et sa conscience s’altère. Quelle conduite s’impose ?

Maintenir une surveillance rapprochée
Demander un examen radiologique
Prévoir une réévaluation différée
Déclencher une alerte urgente

Déclencher une alerte urgente

Explication

Une aggravation respiratoire ou une altération de la conscience impose une alerte urgente. Attendre une désaturation méconnaît l’urgence, tandis que la surveillance ou les examens ne remplacent pas l’alerte.

12. Lors de la prise en charge d’un enfant présentant une laryngite, quelle stratégie associe le traitement de référence à une mesure adaptée pour éviter d’aggraver son obstruction ?

Administrer de l’oxygène et multiplier les examens cliniques
Surveiller sans traitement et manipuler l’enfant fréquemment
Nébuliser de l’adrénaline et réaliser des prélèvements répétés
Administrer une corticothérapie et limiter les manipulations inutiles

Administrer une corticothérapie et limiter les manipulations inutiles

Explication

La corticothérapie est le traitement de référence, et limiter les manipulations inutiles aide à ne pas agiter l’enfant. L’oxygène répond à une hypoxémie, tandis que l’adrénaline nébulisée concerne les formes modérées ou sévères selon le protocole.

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Quelle est la nature de la laryngite aiguë de l’enfant ?

Une infection des voies aériennes supérieures, le plus souvent virale.

Comment diagnostique-t-on la laryngite aiguë de l’enfant ?

Cliniquement.

Quels signes respiratoires caractérisent la laryngite aiguë ?

Une toux rauque aboyante, une voix rauque ou une dysphonie, et un stridor inspiratoire.

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