★ À maîtriser
Compléments
📌 La détresse respiratoire néonatale peut être précoce, dès les premières minutes de vie, ou tardive, après plusieurs heures ou jours.
La détresse respiratoire est très fréquente chez le grand prématuré et constitue la deuxième pathologie néonatale après l’ictère.
La réanimation néonatale, la ventilation assistée et l’instillation de surfactant exogène ont amélioré le pronostic de la détresse respiratoire néonatale.
★ À maîtriser
📌 La détresse respiratoire néonatale est reconnue lorsque au moins deux des trois paramètres suivants sont présents : anomalie de fréquence respiratoire, cyanose ou désaturation sous air, et signes de rétraction.
La bradypnée correspond à une fréquence respiratoire inférieure à 40/min et la tachypnée à une fréquence supérieure à 60/min.
Le score de Silverman évalue :
📌 Un score de Silverman supérieur ou égal à 3 indique une détresse sévère chez le prématuré, et supérieur ou égal à 5 chez le nouveau-né à terme.
Compléments
L’absence de premier cri peut être associée à :
La non-résorption du liquide pulmonaire provoque une tachypnée transitoire durant généralement 24 à 48 heures.
📌 Une pause respiratoire dure moins de 20 secondes, tandis qu’une apnée dure plus de 20 secondes et s’accompagne de bradycardie et de cyanose.
Pour évaluer la saturation du nouveau-né, la mesure est prise à la main droite et la première évaluation se fait à 10 minutes de vie.
La saturation attendue augmente progressivement : 60 % à 2 minutes, 70 % à 3 minutes, 80 % à 4 minutes, 85 % à 5 minutes et 90 % à 10 minutes de vie.
Pause < 20 s, apnée > 20 s
★ À maîtriser
Les signes de gravité respiratoire comprennent : une fréquence respiratoire < 20 ou > 80/min, un score de Silverman > 3 chez le prématuré ou > 5 à terme, un geignement expiratoire audible à distance et permanent, des pauses, apnées ou gasps, une cyanose réfractaire avec SaO2 < 92 % sous 100 % d’oxygène
Les valeurs normales indiquées sont un pH de 7,35 à 7,45, une PCO2 de 40 mmHg et une PaO2 de 55 à 70 mmHg.
Les valeurs de danger sont un pH inférieur à 7,20, une PCO2 supérieure à 40 mmHg et une PaO2 inférieure à 50 mmHg.
Compléments
Les causes à éliminer comprennent : les cardiopathies cyanogènes, l’acidose métabolique, l’anémie aiguë, l’hypocalcémie, la polyglobulie, la méthémoglobinémie, les troubles hémodynamiques liés à la souffrance fœtale aiguë ou à l’asphyxie néonatale
Les signes de gravité cardiaque comprennent : un temps de recoloration cutanée > 3 secondes, une tension artérielle moyenne < −2 DS pour le terme, une fréquence cardiaque > 180 bpm, une fréquence cardiaque < 90 bpm
Les signes de gravité neurologique sont :
Un pH inférieur à 7,20 correspond à une acidose respiratoire décompensée avec hypercapnie et hypoxie.
★ À maîtriser
Les causes chirurgicales comprennent :
Le diagnostic de pneumothorax est confirmé par la radiographie et le traitement commence par une exsufflation, suivie éventuellement d’un drainage pleural après l’échec de deux exsufflations.
La hernie diaphragmatique se manifeste à la naissance par une détresse immédiate et sévère, une cyanose intense, un abdomen plat, une déviation des bruits du cœur à droite et des bruits hydroaériques dans l’hémithorax gauche.
L’atrésie de l’œsophage est évoquée devant un hydramnios et une hypersalivation, puis confirmée par cathétérisme lorsque la sonde gastrique souple s’enroule dans le cul-de-sac œsophagien supérieur.
Compléments
Un pneumothorax doit être évoqué devant toute détérioration respiratoire inexpliquée et peut provoquer une détresse sévère avec asymétrie thoracique et déplacement des bruits du cœur.
La hernie diaphragmatique est le plus souvent gauche, notamment sous la forme de hernie de Bochdalek, et peut être associée à une hypoplasie pulmonaire.
La radiographie de la hernie diaphragmatique montre un défect de l’hémicoupole et des anses intestinales dans la cavité thoracique.
★ À maîtriser
Les facteurs de risque comprennent :
Les stades radiologiques de Renier Langier sont :
Le syndrome d’aspiration méconiale donne une détresse respiratoire précoce avec tachypnée importante contrastant avec des signes de lutte modérés chez un nouveau-né imprégné de méconium.
Les facteurs de risque comprennent :
Compléments
La maladie des membranes hyalines se manifeste par une détresse respiratoire précoce avec d’importants signes de rétraction et un score de Silverman élevé.
🔄 L’évolution comporte trois phases :
Le traitement de la maladie des membranes hyalines repose sur le surfactant exogène, associé à la CPAP systématique chez le nouveau-né prématurissime selon la prévention décrite dans le cours.
Un syndrome d’aspiration méconiale survient dans 1 % des liquides amniotiques méconiaux.
Les facteurs de risque sont :
La radiographie du syndrome d’aspiration méconiale montre des opacités alvéolaires hétérogènes avec des zones d’atélectasie et d’emphysème, et son évolution expose au pneumothorax, à l’hypoxémie réfractaire et à la surinfection.
La tachypnée transitoire se manifeste par une détresse précoce avec une fréquence respiratoire supérieure à 80/min et évolue le plus souvent favorablement en 24 à 48 heures.
MMH : aggravation → plateau → récupération
★ À maîtriser
📌 Toute détresse respiratoire précoce doit faire considérer une infection néonatale jusqu’à preuve du contraire, surtout en présence de facteurs de risque infectieux ou d’un bilan inflammatoire positif.
Compléments
★ À maîtriser
La prise en charge vise à :
En salle de naissance, la séquence de prise en charge commence par sécher, réchauffer et stimuler délicatement le nouveau-né, puis suivre les étapes ABCD décrites dans le cours.
Avant le transfert, le nouveau-né doit être stabilisé sur les plans respiratoire, hémodynamique, thermique et glycémique, puis le service d’accueil doit être contacté et son accord obtenu.
Compléments
Sécher-réchauffer-stimuler, puis ABCD
★ À maîtriser
Compléments
En unité de soins intensifs, le nouveau-né est placé en incubateur avec une température centrale maintenue entre 36,5 et 37 °C.
La mise en conditions comprend : une vidange gastrique par sonde buccale, une perfusion parentérale avec apport glucidique et électrolytique adapté, une surveillance cardiorespiratoire continue
Les troubles hémodynamiques sont traités par un remplissage de 10 cc/kg de SSI en 20 minutes, éventuellement associé à des amines vasoactives.
Le traitement symptomatique indiqué comprend une transfusion sanguine en cas d’anémie et des bicarbonates en cas d’acidose.
Le traitement du syndrome d’aspiration méconiale peut associer ventilation mécanique, surfactant exogène et antibiothérapie, avec éventuellement corticothérapie ou ECMO.
Les soins doivent être réalisés avec asepsie et douceur, sans refroidir le nouveau-né.
★ À maîtriser
📌 La ventilation est choisie selon la gravité et les besoins en oxygène : l’intubation avec ventilation assistée est indiquée en présence de signes graves, la CPAP nasale pour certains critères intermédiaires, et l’enceinte de HOOD en l’absence de signes de gravité avec une oxygénation suffisante.
Compléments
Pour prévenir la maladie des membranes hyalines, le cours mentionne la corticothérapie anténatale et l’utilisation précoce de surfactant exogène avant H4 de vie.
Pour le syndrome d’aspiration méconiale, l’amnio-infusion pré-partum n’est pas recommandée en routine, l’aspiration oropharyngée à la vulve n’est pas recommandée et l’aspiration endotrachéale est recommandée en cas de mauvaise adaptation à la vie extra-utérine.
L’intubation avec ventilation assistée est indiquée notamment pour une fréquence respiratoire > 80/min ou < 20/min, des pauses-apnées-gasps, une SaO2 < 92 % sous 100 % de FiO2, une PaO2 < 50 mmHg sous > 60 % de FiO2, un TRC > 5 secondes, une TAM < −2 DS pour le terme ou des troubles neurologiques.
La CPAP nasale est indiquée notamment en cas de pauses-apnées, de SaO2 < 92 % sous moins de 40 % de FiO2 ou de PaO2 < 50 mmHg sous moins de 40 % de FiO2.
L’enceinte de HOOD convient en l’absence de signes de gravité lorsque la SaO2 > 92 % et la PaO2 > 50 mmHg sous moins de 40 % de FiO2.
HOOD si stable ; ventilation assistée si gravité
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1. Un nouveau-né ne pousse pas son premier cri et présente une résorption insuffisante du liquide pulmonaire; quels facteurs peuvent ainsi compromettre son adaptation respiratoire ?
2. Que désigne le syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né ?
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Que désigne le syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né ?
L’ensemble des signes cliniques observés lorsque ses échanges gazeux sont perturbés.
Quels facteurs peuvent compromettre l’adaptation respiratoire du nouveau-né ?
L’absence de premier cri, l’altération ou l’immaturité du surfactant, ou la non-résorption du liquide pulmonaire.
Combien de critères faut-il pour reconnaître une détresse respiratoire néonatale ?
Au moins deux des trois critères.
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