QCM : Détresse respiratoire du nouveau-né (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un nouveau-né ne pousse pas son premier cri et présente une résorption insuffisante du liquide pulmonaire; quels facteurs peuvent ainsi compromettre son adaptation respiratoire ?

L’absence de premier cri et la non-résorption du liquide pulmonaire
Une tachypnée et une cyanose apparaissant après la naissance
Un geignement expiratoire et un tirage associés à une désaturation
Une infection néonatale et une fréquence respiratoire inférieure à 40 par minute

L’absence de premier cri et la non-résorption du liquide pulmonaire

Explication

L’absence de premier cri et la non-résorption du liquide pulmonaire figurent parmi les facteurs pouvant compromettre l’adaptation respiratoire; l’immaturité ou la destruction du surfactant en font également partie. La tachypnée et la cyanose sont des signes permettant de reconnaître une détresse, plutôt que les facteurs décrits dans cette unité.

2. Que désigne le syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né ?

Une baisse isolée de la fréquence respiratoire sans autre manifestation
Un ensemble de signes cliniques associé à une perturbation des échanges gazeux
Une infection pulmonaire confirmée par la présence de fièvre
Une anomalie anatomique des voies aériennes présente dès la naissance

Un ensemble de signes cliniques associé à une perturbation des échanges gazeux

Explication

Ce syndrome correspond à des signes cliniques observés lorsque les échanges gazeux du nouveau-né sont perturbés. Une infection peut en être une cause, mais elle ne définit pas à elle seule le syndrome.

3. Quelles catégories regroupent les principales étiologies de la détresse respiratoire néonatale ?

Les maladies neurologiques et les réactions à certains médicaments maternels
La mauvaise adaptation à la vie extra-utérine, notamment les anomalies du surfactant, et les causes infectieuses
Les malformations cardiaques et les troubles métaboliques liés à l’alimentation
Les traumatismes obstétricaux et les anomalies congénitales de la cage thoracique

La mauvaise adaptation à la vie extra-utérine, notamment les anomalies du surfactant, et les causes infectieuses

Explication

Les principales étiologies comprennent une mauvaise adaptation à la vie extra-utérine, dont les anomalies du surfactant, ainsi que les causes infectieuses. Les malformations cardiaques peuvent affecter la respiration, mais elles ne constituent pas les catégories principales indiquées ici.

4. Quels critères permettent de reconnaître une détresse respiratoire néonatale selon la règle des paramètres cliniques ?

La présence d’une désaturation sous air associée à une fréquence respiratoire inférieure à 40 par minute
La présence d’au moins deux critères parmi une anomalie de fréquence respiratoire, une cyanose ou désaturation sous air, et des signes de rétraction
La présence d’un seul signe de rétraction, à condition que le nouveau-né soit prématuré
La présence simultanée d’une anomalie de fréquence respiratoire, d’une cyanose et d’une infection pulmonaire

La présence d’au moins deux critères parmi une anomalie de fréquence respiratoire, une cyanose ou désaturation sous air, et des signes de rétraction

Explication

La détresse respiratoire est reconnue lorsqu'au moins deux des trois paramètres énumérés sont présents. La règle n’exige pas la réunion des trois paramètres ni la présence d’une infection.

5. Que signifie une cyanose réfractaire parmi les signes de gravité respiratoire néonatale ?

Une saturation en oxygène inférieure à 90 % malgré une FiO₂ de 40 %
Une PaO₂ inférieure à 50 mmHg malgré une FiO₂ de 60 %
Une fréquence respiratoire supérieure à 80/min malgré une FiO₂ de 100 %
Une saturation en oxygène inférieure à 92 % malgré une FiO₂ de 100 %

Une saturation en oxygène inférieure à 92 % malgré une FiO₂ de 100 %

Explication

La cyanose réfractaire correspond à une SaO₂ inférieure à 92 % alors que le nouveau-né reçoit 100 % d’oxygène. Une PaO₂ inférieure à 50 mmHg est aussi une valeur de danger, mais elle ne définit pas la cyanose réfractaire.

6. Après combien d’exsufflations infructueuses un drainage pleural peut-il être envisagé pour traiter un pneumothorax néonatal ?

Après une exsufflation infructueuse
Après trois exsufflations infructueuses
Après quatre exsufflations infructueuses
Après deux exsufflations infructueuses

Après deux exsufflations infructueuses

Explication

Le drainage pleural peut être envisagé si deux tentatives d’exsufflation n’ont pas permis de traiter le pneumothorax. Le drainage n’est pas présenté comme l’étape suivant une seule tentative infructueuse.

7. Quel est le rôle du surfactant dans la maladie des membranes hyalines ?

Prévenir la surinfection en neutralisant les germes néonataux.
Réduire la tension alvéolaire afin de faciliter l’expansion des poumons.
Éliminer les particules méconiales inhalées dans les bronches.
Accélérer la résorption du liquide pulmonaire après la naissance.

Réduire la tension alvéolaire afin de faciliter l’expansion des poumons.

Explication

Dans la maladie des membranes hyalines, le déficit qualitatif ou quantitatif en surfactant compromet le fonctionnement pulmonaire; le surfactant exogène fait partie du traitement. L’élimination des particules méconiales concerne le syndrome d’aspiration méconiale, et non le rôle du surfactant.

8. Quelle distinction caractérise les causes médicales extra-respiratoires par rapport à l’alvéolite infectieuse néonatale ?

Elles incluent des affections cardiaques ou neuromusculaires, tandis que l’alvéolite infectieuse est une infection pulmonaire.
Elles sont liées à l’obstruction des voies aériennes, tandis que l’alvéolite infectieuse résulte d’une atteinte musculaire.
Elles correspondent à des infections pulmonaires, tandis que l’alvéolite infectieuse est une affection cardiaque.
Elles regroupent des anomalies du surfactant, tandis que l’alvéolite infectieuse désigne une malformation thoracique.

Elles incluent des affections cardiaques ou neuromusculaires, tandis que l’alvéolite infectieuse est une infection pulmonaire.

Explication

Les causes extra-respiratoires comprennent notamment la persistance du canal artériel, la décompensation cardiaque et des maladies neuromusculaires, alors que l’alvéolite infectieuse est une infection pulmonaire néonatale. Une infection pulmonaire ne constitue donc pas la catégorie extra-respiratoire.

9. Pourquoi faut-il stabiliser le nouveau-né sur les plans respiratoire, hémodynamique, thermique et glycémique avant son transfert ?

Pour limiter les complications pendant le transport et rendre le transfert plus sûr
Pour remplacer les soins de réanimation par une surveillance durant le transport
Pour déterminer définitivement la cause de la détresse avant le départ
Pour éviter de contacter le service d’accueil avant l’arrivée du nouveau-né

Pour limiter les complications pendant le transport et rendre le transfert plus sûr

Explication

La stabilisation des fonctions essentielles réduit les risques liés au transport d’un nouveau-né instable. Elle ne dispense pas de contacter le service d’accueil et d’obtenir son accord avant le transfert.

10. En unité de soins intensifs, quelle mesure permet de maintenir la température centrale du nouveau-né dans la cible recommandée ?

Le placer en incubateur et viser une température centrale de 34 à 35 °C.
Le placer en incubateur et viser une température centrale de 36,5 à 37 °C.
Le placer sous enceinte de HOOD et viser une température centrale de 35 à 36 °C.
Le couvrir dans un berceau ouvert et viser une température centrale de 37,5 à 38 °C.

Le placer en incubateur et viser une température centrale de 36,5 à 37 °C.

Explication

L’incubateur permet de maintenir la température centrale du nouveau-né entre 36,5 et 37 °C, tout en évitant son refroidissement. L’enceinte de HOOD sert au soutien respiratoire et ne constitue pas la méthode de maintien thermique décrite ici.

11. Quel ensemble de mesures contribue à prévenir la détresse respiratoire néonatale avant la naissance ?

Corticothérapie anténatale, surveillance des grossesses à haut risque et transfert in utero vers un centre spécialisé
Ventilation assistée anténatale, restriction du suivi obstétrical et naissance dans un centre non spécialisé
Surfactant après la naissance, surveillance des grossesses à bas risque et transfert après l’accouchement
Amnio-infusion systématique, déclenchement précoce du travail et transfert postnatal vers un centre spécialisé

Corticothérapie anténatale, surveillance des grossesses à haut risque et transfert in utero vers un centre spécialisé

Explication

La prévention générale associe la corticothérapie anténatale, la surveillance des grossesses à haut risque et le transfert in utero vers un centre spécialisé. Le surfactant exogène peut aussi être utilisé précocement après la naissance, mais il ne remplace pas ces mesures de prévention prénatale.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Détresse respiratoire du nouveau-né.

Que désigne le syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né ?

L’ensemble des signes cliniques observés lorsque ses échanges gazeux sont perturbés.

Quels facteurs peuvent compromettre l’adaptation respiratoire du nouveau-né ?

L’absence de premier cri, l’altération ou l’immaturité du surfactant, ou la non-résorption du liquide pulmonaire.

Combien de critères faut-il pour reconnaître une détresse respiratoire néonatale ?

Au moins deux des trois critères.

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