★ À maîtriser
En l’absence d’insuline, le glucose n’entre plus correctement dans les cellules, l’organisme dégrade les graisses et produit des corps cétoniques, dont l’accumulation provoque une acidose.
Au-delà d’environ 1,80 g/L, le glucose passe dans les urines, entraîne de l’eau par diurèse osmotique et provoque polyurie, déshydratation puis soif intense.
Compléments
Carence en insuline → glucose inutilisable → graisses dégradées → corps cétoniques
Le DT1 représente environ 90 % des cas de diabète pédiatrique et survient à tout âge, avec deux pics entre 4 et 6 ans et à la puberté.
Le MODY est lié à la mutation d’un seul gène, se transmet héréditairement sur plusieurs générations et provoque généralement un diabète peu sévère.
Le diabète néonatal, d’origine génétique, est révélé avant l’âge de 6 mois.
La thyroïdite et la maladie cœliaque sont des maladies auto-immunes associées au DT1 qui doivent être dépistées régulièrement.
DT1 : destruction auto-immune ; DT2 : insulinorésistance
★ À maîtriser
Le syndrome cardinal associe : la polyurie, la polydipsie, la polyphagie, inconstante chez l’enfant, l’amaigrissement malgré une alimentation conservée
L’énurésie secondaire chez un enfant propre peut révéler la polyurie du diabète inaugural.
Chez le nourrisson et le jeune enfant, les couches masquent la polyurie et le diabète est souvent diagnostiqué tardivement, parfois lors d’une acidocétose.
Compléments
★ À maîtriser
La dyspnée de Kussmaul est une respiration ample et profonde, et l’haleine fruitée est liée à l’acétone.
Le traitement hospitalier de l’acidocétose repose sur une réhydratation IV progressive, puis une insuline IV continue, un apport de potassium et l’absence de bicarbonates systématiques.
Une réhydratation trop rapide expose à l’œdème cérébral, complication la plus grave de l’acidocétose chez l’enfant.
Compléments
L’acidocétose peut provoquer nausées, vomissements et douleurs abdominales, qui peuvent faire évoquer à tort une gastro-entérite ou une appendicite.
Les signes d’alerte comprennent :
★ À maîtriser
Les analogues rapides asparte, lispro et glulisine débutent leur action en 5 à 15 minutes et durent 3 à 5 heures ; ils servent aux bolus des repas, aux corrections et aux pompes.
Le schéma basal-bolus associe une injection quotidienne d’insuline lente à une injection d’insuline rapide à chaque repas, dont la dose est calculée selon les glucides et la glycémie.
L’injection au stylo comprend la vérification de la prescription et du produit, la purge de 2 UI, le choix d’un site en rotation, l’injection sous-cutanée à 90°, le maintien de l’aiguille 10 secondes, l’élimination de l’aiguille en DASRI et la traçabilité.
Compléments
Les analogues lents glargine, détémir et dégludec débutent leur action en 1 à 2 heures et durent de 20 à 42 heures selon la molécule, sans pic d’action.
Les besoins en insuline sont d’environ 0,7 à 1 UI/kg/jour, peuvent atteindre 1,2 à 1,5 UI/kg/jour à la puberté et descendent sous 0,5 UI/kg/jour pendant la lune de miel.
La pompe diffuse en continu de l’insuline rapide par un cathéter sous-cutané, avec un débit de base et des bolus aux repas ; elle est très utilisée chez le jeune enfant.
Rapide aux repas, lente pour le fond
★ À maîtriser
Chez un enfant conscient, il faut confirmer la glycémie si cela ne retarde pas le traitement, donner environ 0,3 g/kg de sucre rapide (maximum 15 g), contrôler après 15 minutes et répéter si la glycémie reste < 0,70 g/L.
Chez un enfant inconscient ou qui convulse, ne rien donner par la bouche, le mettre en position latérale de sécurité, appeler à l’aide et administrer le glucagon selon le poids et le protocole.
La dose de glucagon est de 0,5 mg par voie IM ou SC si l’enfant pèse moins de 25 kg et de 1 mg à partir de 25 kg.
Compléments
Les signes adrénergiques comprennent :
Les signes neuroglucopéniques comprennent :
📌 Le chocolat et les biscuits ne conviennent pas au resucrage, car leurs graisses ralentissent l’absorption du sucre.
★ À maîtriser
Si la glycémie dépasse 2,50 g/L, les corps cétoniques doivent être recherchés systématiquement, de préférence par cétonémie capillaire.
Pendant les jours de maladie, l’insuline ne doit jamais être arrêtée, même si l’enfant ne mange pas, car les hormones de stress augmentent la glycémie.
Pendant une maladie, la glycémie et la cétonémie sont surveillées toutes les 2 à 3 heures et l’hydratation est maintenue.
Une cétonémie < 0,6 mmol/L est normale ; entre 0,6 et 1,5 mmol/L, il faut appliquer le protocole de suppléments d’insuline rapide, faire boire et recontrôler ; entre 1,5 et 3 mmol/L, il faut appeler l’équipe médicale ; à partir de 3 mmol/L, une hospitalisation urgente est nécessaire.
Compléments
📌 Des vomissements pendant une maladie chez un enfant diabétique imposent de contacter l’équipe médicale en raison du risque d’acidocétose rapide.
★ À maîtriser
Chez l’enfant, l’objectif d’HbA1c est ≤ 7 % et le contrôle est effectué tous les trois mois en consultation.
Sous capteur, les objectifs sont un temps dans la cible de 0,70 à 1,80 g/L supérieur à 70 %, un temps sous 0,70 g/L inférieur à 4 % et un temps sous 0,54 g/L inférieur à 1 %.
Les axes de surveillance infirmière sont :
📌 Sous pompe, une hyperglycémie inexpliquée fait suspecter un problème de cathéter, car l’absence d’insuline lente en réserve expose à une cétose rapide.
Compléments
Les objectifs glycémiques indicatifs sont de 0,70 à 1,45 g/L avant les repas et de moins de 1,80 g/L après les repas, selon les objectifs individuels du diabétologue.
Les complications chroniques comprennent : la rétinopathie, la néphropathie, dépistée par microalbuminurie, la neuropathie, les complications cardiovasculaires à l’âge adulte
Le dépistage annuel des complications commence généralement à la puberté ou après quelques années d’évolution et comprend aussi bilan thyroïdien, anticorps de la maladie cœliaque, bilan lipidique et tension artérielle.
📌 Pour une glycémie capillaire, il faut laver et sécher les mains, éviter l’alcool et la solution hydroalcoolique, piquer sur le côté de la pulpe en alternant les doigts, vérifier les bandelettes et tracer le résultat.
📌 La glycémie capillaire est contrôlée au minimum avant chaque repas et au coucher, ainsi qu’en cas de symptômes, de sport ou de maladie, et la nuit selon prescription.
★ À maîtriser
L’éducation thérapeutique vise l’autonomie progressive de l’enfant et de ses parents, en apprenant glycémies, injections, comptage des glucides, reconnaissance et traitement de l’hypoglycémie, conduite les jours de maladie et utilisation du glucagon.
Le PAI, rédigé avec le médecin et l’établissement, précise les signes d’hypoglycémie, le resucrage, le glucagon et les contacts ; l’enfant garde une trousse d’urgence avec sucres, lecteur et glucagon.
📌 Le sport est encouragé et nécessite des contrôles glycémiques avant, pendant et après l’effort, une collation prévue, une éventuelle adaptation de l’insuline selon protocole et une surveillance la nuit suivante.
Compléments
À l’adolescence, les besoins en insuline augmentent avec la puberté, l’observance peut devenir plus difficile et l’alcool peut provoquer des hypoglycémies retardées.
La posture éducative évite les termes culpabilisants, valorise les acquis, informe, soutient et accompagne l’enfant et sa famille selon la démarche VISA.
★ À maîtriser
Le nouveau-né de mère diabétique est exposé à la macrosomie et à l’hypoglycémie néonatale, car l’hyperglycémie maternelle stimule son pancréas pendant la grossesse et sa production d’insuline reste élevée après la naissance.
La prévention repose sur : le peau à peau, une tétée précoce et fréquente, la surveillance des glycémies capillaires selon le protocole
Compléments
Sucre maternel interrompu + insuline néonatale élevée → hypoglycémie
Types de diabète chez l’enfant
| Type | Mécanisme | Terrain ou repère |
|---|---|---|
| DT1 | Destruction auto-immune des cellules β | Tout âge ; insulinothérapie à vie |
| DT2 | Insulinorésistance et sécrétion insuffisante | Adolescent en surpoids ou obèse |
| MODY | Mutation d’un seul gène | Plusieurs générations atteintes |
| Néonatal | Origine génétique | Révélation avant 6 mois |
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1. Après une modification récente du traitement, un enfant présente une glycémie inhabituelle aujourd’hui. Concernant l’HbA1c, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :
2. Un enfant manque d’insuline et présente une glycémie supérieure à environ 1,80 g/L. Quelles sont les réponses exactes au sujet des mécanismes de régulation et de cétose ?
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Que désigne la glycémie ?
Le taux de glucose dans le sang.
Quelle est la plage normale de glycémie à jeun ?
De 0,70 à 1,10 g/L, soit 3,9 à 6,1 mmol/L.
Quels critères permettent de définir le diabète ?
Une glycémie à jeun ≥ 1,26 g/L à deux reprises, ≥ 2 g/L avec symptômes à tout moment, ou une HbA1c ≥ 6,5 %.
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