QCM : Diarrhées et maladie diverticulaire (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel tableau définit une diarrhée aiguë ?

Au moins trois selles quotidiennes pendant plus de trois semaines, avec un poids supérieur à 300 g par jour
Plus de deux selles molles à liquides par jour depuis moins de deux semaines, souvent de début brutal
Plus de deux selles molles à liquides par jour depuis plus de trois semaines, souvent de début progressif
Au moins trois selles quotidiennes depuis moins de deux semaines, avec un poids supérieur à 300 g par jour

Plus de deux selles molles à liquides par jour depuis moins de deux semaines, souvent de début brutal

Explication

La diarrhée aiguë se caractérise par plus de deux selles molles à liquides par jour durant moins de deux semaines, avec souvent un début brutal. Une durée supérieure à trois semaines correspond plutôt à la définition d’une diarrhée chronique.

2. Après une antibiothérapie, quelle cause iatrogène peut expliquer une diarrhée aiguë ?

Une infection virale par le cytomégalovirus
Une infection à Clostridioides difficile
Une infection à Campylobacter acquise lors d’un voyage
Une poussée de rectocolite hémorragique préexistante

Une infection à Clostridioides difficile

Explication

Clostridioides difficile fait partie des causes iatrogènes de diarrhée aiguë associées aux antibiotiques. Campylobacter est une cause infectieuse possible, mais n’est pas spécifiquement lié à cette exposition dans la liste des causes iatrogènes.

3. Lors de l’évaluation initiale d’une diarrhée aiguë, quel élément constitue un signe de gravité à rechercher ?

Une impériosité sans altération de l’état général
Un lien régulier entre les selles et les repas
Une fréquence des selles stable depuis plusieurs mois
Une fièvre supérieure à 39 °C

Une fièvre supérieure à 39 °C

Explication

L’évaluation recherche notamment une fièvre supérieure à 39 °C, ainsi que l’hypothermie, les frissons ou le choc septique. Une relation avec les repas relève de la caractérisation des symptômes et n’est pas en soi le signe de gravité visé ici.

4. Chez une personne présentant une colite aiguë, quelle mesure médicamenteuse est contre-indiquée ?

La réhydratation orale avec rééquilibration hydroélectrolytique
L’administration de lopéramide pour ralentir le transit
Le traitement de la cause associé à des mesures d’hygiène
L’utilisation de diosmectite comme traitement symptomatique

L’administration de lopéramide pour ralentir le transit

Explication

Le lopéramide est contre-indiqué dans les colites et les iléites aiguës. La réhydratation et la rééquilibration hydroélectrolytique font au contraire partie de la prise en charge.

5. Quel ensemble de critères correspond à la définition d’une diarrhée chronique ?

Plus de deux selles liquides par jour pendant trois jours et plus de 300 g de selles par jour
Au moins trois selles par jour pendant plus de trois semaines et plus de 300 g de selles par jour
Plus de deux selles molles par jour pendant moins de deux semaines et plus de 300 g de selles par jour
Au moins trois selles par jour pendant plus de deux semaines et moins de 300 g de selles par jour

Au moins trois selles par jour pendant plus de trois semaines et plus de 300 g de selles par jour

Explication

La définition associe au moins trois selles quotidiennes pendant plus de trois semaines et un poids de selles dépassant 300 g par jour. Une durée inférieure à deux semaines évoque plutôt une diarrhée aiguë.

6. Avant de retenir le diagnostic de diarrhée chronique, quelles situations faut-il écarter ?

Une origine médicamenteuse et une cause liée aux voyages
Une malabsorption et une diarrhée sécrétoire
Un syndrome rectal et une fausse diarrhée des constipés
Une diarrhée nocturne et une impériosité défécatoire

Un syndrome rectal et une fausse diarrhée des constipés

Explication

Il faut éliminer un syndrome rectal et une fausse diarrhée des constipés avant de retenir une diarrhée chronique. La malabsorption et la diarrhée sécrétoire sont, elles, des mécanismes étiologiques possibles de diarrhée chronique.

7. Pour caractériser une diarrhée chronique, quelle question de l’interrogatoire aide à préciser son rapport au rythme biologique ?

La saturation en oxygène a-t-elle diminué au début des symptômes ?
Les selles surviennent-elles pendant la nuit ?
La diarrhée a-t-elle commencé après une antibiothérapie récente ?
La fièvre dépasse-t-elle 39 °C ?

Les selles surviennent-elles pendant la nuit ?

Explication

L’interrogatoire précise notamment si les selles surviennent la nuit, ainsi que leur aspect, leur horaire et leur lien avec l’alimentation. La fièvre supérieure à 39 °C est plutôt un signe de gravité à évaluer lors d’une diarrhée aiguë.

8. Une diarrhée chronique attribuée à une hyperthyroïdie relève de quel mécanisme étiologique ?

Un mécanisme sécrétoire
Un mécanisme entéroexsudatif
Un mécanisme moteur
Un mécanisme lésionnel

Un mécanisme moteur

Explication

L’hyperthyroïdie est citée parmi les causes de diarrhée chronique par mécanisme moteur. Un mécanisme sécrétoire est plutôt associé, par exemple, à une colite microscopique, une parasitose ou une sécrétion de VIP.

9. Quels éléments peuvent être associés dans un syndrome de malabsorption ?

Une fièvre élevée et des signes de choc sans anomalie biologique
Des manifestations cliniques variables et des anomalies biologiques de malabsorption
Une stéatorrhée constante et une anomalie limitée aux examens d’imagerie
Une douleur abdominale isolée sans manifestation clinique ni anomalie biologique

Des manifestations cliniques variables et des anomalies biologiques de malabsorption

Explication

Le syndrome de malabsorption associe de façon variable des symptômes tels que diarrhée, douleurs abdominales ou amaigrissement et des anomalies biologiques. Une présentation réduite à une anomalie d’imagerie ne correspond pas à cette définition.

10. Quelle proposition caractérise la maladie cœliaque ?

Une maladie auto-immune liée au gluten sans prédisposition génétique associée
Une maladie infectieuse liée au gluten sur un terrain génétique prédisposé, notamment HLA-DQ2 ou HLA-DQ8
Une maladie auto-immune liée au gluten sur un terrain génétique prédisposé, notamment HLA-DQ2 ou HLA-DQ8
Une maladie auto-immune liée au lactose sur un terrain génétique prédisposé, notamment HLA-DQ2 ou HLA-DQ8

Une maladie auto-immune liée au gluten sur un terrain génétique prédisposé, notamment HLA-DQ2 ou HLA-DQ8

Explication

La maladie cœliaque est auto-immune et liée à une intolérance aux protéines du gluten chez une personne génétiquement prédisposée, notamment porteuse de HLA-DQ2 ou HLA-DQ8. La remplacer par une intolérance au lactose confond la maladie avec une autre cause digestive.

11. Quelle démarche diagnostique associe les examens pertinents pour rechercher une maladie cœliaque ?

Doser les anticorps anti-CCP et réaliser une coloscopie avec biopsies coliques
Doser les IgE spécifiques du gluten et réaliser une échographie abdominale
Doser les IgA anti-transglutaminase et réaliser une endoscopie avec biopsies duodénales
Doser les IgA anti-transglutaminase et réaliser une coloscopie avec biopsies iléales

Doser les IgA anti-transglutaminase et réaliser une endoscopie avec biopsies duodénales

Explication

Le diagnostic repose sur le dosage des IgA anti-transglutaminase et une FOGD avec biopsies duodénales, éventuellement bulbaires. Des biopsies coliques ne correspondent pas au site histologique recherché pour cette maladie.

12. Après la mise en place du traitement de la maladie cœliaque, quelle évolution est attendue ?

Les symptômes régressent avec la correction des carences, sans amélioration des lésions histologiques
Les symptômes et les carences persistent, tandis que les lésions histologiques s’améliorent rapidement
Les symptômes et les carences régressent, tandis que les lésions histologiques s’améliorent lentement
Les lésions histologiques régressent rapidement, tandis que les symptômes et les carences persistent

Les symptômes et les carences régressent, tandis que les lésions histologiques s’améliorent lentement

Explication

Le régime strict sans gluten, la correction des carences et la surveillance des complications constituent le traitement; la régression clinique et des carences accompagne une amélioration histologique lente. L’amélioration des lésions n’est donc pas décrite comme rapide.

13. Quelle caractéristique distingue la colite microscopique lors de l’exploration du côlon ?

Le côlon paraît normal à l’examen macroscopique, mais les biopsies étagées révèlent des anomalies.
Le côlon présente des ulcérations visibles, tandis que les biopsies étagées sont normales.
Le côlon paraît normal et les biopsies étagées ne montrent pas d’anomalie spécifique.
Le côlon présente une sténose visible, confirmée par des biopsies sans anomalie inflammatoire.

Le côlon paraît normal à l’examen macroscopique, mais les biopsies étagées révèlent des anomalies.

Explication

La colite microscopique associe un aspect macroscopique normal à des anomalies révélées par les biopsies coliques étagées. Une colite avec ulcérations visibles ne correspond pas à cette distinction entre examen macroscopique et histologie.

14. Quel résultat histologique caractérise spécifiquement une colite collagène plutôt qu’une colite lymphocytaire ?

Une bande collagène sous-épithéliale de plus de 10 μm.
Un infiltrat inflammatoire limité à la sous-muqueuse.
Une bande collagène sous-épithéliale de moins de 10 μm.
Une proportion de lymphocytes intraépithéliaux inférieure à 20 %.

Une bande collagène sous-épithéliale de plus de 10 μm.

Explication

Une bande collagène sous-épithéliale dépassant 10 μm caractérise la colite collagène. La distinction avec la colite lymphocytaire ne repose pas sur une bande de moins de 10 μm, mais sur la présence de cette bande épaissie.

15. Quelle description correspond à un diverticule colique ?

Une invagination de la muqueuse dans la lumière colique, constituant une tumeur bénigne.
Une hernie acquise de la séreuse et de la musculeuse à travers une zone de faiblesse muqueuse, constituant une maladie inflammatoire.
Une dilatation congénitale de toutes les couches de la paroi colique, constituant une infection chronique.
Une hernie acquise de la muqueuse et de la sous-muqueuse à travers une zone de faiblesse musculaire, constituant une anomalie anatomique.

Une hernie acquise de la muqueuse et de la sous-muqueuse à travers une zone de faiblesse musculaire, constituant une anomalie anatomique.

Explication

Le diverticule colique est le plus souvent une hernie acquise de la muqueuse et de la sous-muqueuse à travers une faiblesse de la paroi musculaire, et il s’agit d’une anomalie anatomique. Une inflammation peut constituer une complication, mais le diverticule lui-même n’est pas une maladie en soi.

16. Laquelle de ces situations correspond à une complication possible des diverticules coliques ?

Une sténose pseudotumorale liée à une complication diverticulaire.
Une pancréatite aiguë constituant une complication diverticulaire.
Une polypose diffuse constituant une complication diverticulaire.
Une gastrite érosive constituant une complication diverticulaire.

Une sténose pseudotumorale liée à une complication diverticulaire.

Explication

Les complications des diverticules coliques comprennent notamment la diverticulite, l’abcès, la perforation, la sténose pseudotumorale et l’hémorragie. La gastrite érosive est une atteinte gastrique et ne figure pas parmi ces complications coliques.

17. Quel tableau clinique est le plus évocateur d’une diverticulite aiguë ?

Une douleur diffuse, un transit plutôt diarrhéique et l’absence de signes généraux.
Une douleur prédominant en fosse iliaque gauche, un transit plutôt constipé et de la fièvre.
Une douleur prédominant en fosse iliaque droite, un transit plutôt diarrhéique et de la fièvre.
Une douleur épigastrique, un transit plutôt constipé et une hypothermie.

Une douleur prédominant en fosse iliaque gauche, un transit plutôt constipé et de la fièvre.

Explication

La diverticulite aiguë se manifeste généralement par une douleur abdominale, souvent en fosse iliaque gauche, des troubles du transit plutôt constipés que diarrhéiques et de la fièvre. Une douleur en fosse iliaque droite ne correspond pas à la localisation la plus typique décrite.

18. Chez une personne présentant une diverticulite avec un abcès, quelle prise en charge peut s’ajouter au traitement médical ?

Une résection chirurgicale immédiate de l’abcès, indépendamment du terrain et de la sévérité.
Une surveillance sans traitement de l’abcès, accompagnée d’une alimentation riche en résidus.
Une coloscopie urgente pour évacuer l’abcès, suivie d’une reprise alimentaire sans restriction.
Un drainage radiologique de l’abcès, avec une prise en charge adaptée au terrain et à la sévérité.

Un drainage radiologique de l’abcès, avec une prise en charge adaptée au terrain et à la sévérité.

Explication

La prise en charge dépend du terrain et de la sévérité et peut inclure le repos digestif, des antibiotiques et une reprise alimentaire sans résidus ; un abcès peut nécessiter un drainage radiologique. La chirurgie immédiate n’est pas présentée comme la réponse systématique à un abcès.

19. Quel mécanisme est à l’origine d’une hémorragie diverticulaire ?

L’érosion brutale des artérioles d’un diverticule, mécanisme impliqué dans un tiers des hémorragies basses soudaines de sang rouge.
La perforation d’un diverticule dans le péritoine, mécanisme impliqué dans un tiers des hémorragies basses chroniques.
L’inflammation diffuse de la muqueuse colique, mécanisme impliqué dans un tiers des hémorragies hautes de sang noir.
La rupture lente des veines d’un diverticule, mécanisme impliqué dans un tiers des hémorragies basses soudaines de sang rouge.

L’érosion brutale des artérioles d’un diverticule, mécanisme impliqué dans un tiers des hémorragies basses soudaines de sang rouge.

Explication

L’hémorragie diverticulaire résulte de l’érosion brutale des artérioles d’un diverticule et représente un tiers des hémorragies basses soudaines de sang rouge. Une rupture veineuse lente ne correspond pas au mécanisme décrit.

20. Quelle évolution et quels facteurs favorisants caractérisent l’hémorragie diverticulaire ?

Elle cesse spontanément dans la moitié des cas ; les AINS, les anticoagulants et le tabac réduisent le risque de saignement.
Elle cesse spontanément dans moins de 20 % des cas ; les AINS, les anticoagulants, les antiagrégants plaquettaires et le tabac la favorisent.
Elle cesse spontanément dans plus de 80 % des cas ; les antibiotiques, les antipyrétiques et les antispasmodiques la favorisent.
Elle cesse spontanément dans plus de 80 % des cas ; les AINS, les anticoagulants, les antiagrégants plaquettaires et le tabac la favorisent.

Elle cesse spontanément dans plus de 80 % des cas ; les AINS, les anticoagulants, les antiagrégants plaquettaires et le tabac la favorisent.

Explication

Plus de 80 % des hémorragies diverticulaires cessent spontanément, et les AINS, les anticoagulants, les antiagrégants plaquettaires ainsi que le tabac sont des facteurs favorisants. Le taux inférieur à 20 % inverse la fréquence d’arrêt spontané rapportée.

21. En cas d’hémorragie diverticulaire avec instabilité hémodynamique, quelle stratégie thérapeutique est privilégiée avant d’envisager une chirurgie urgente ?

Tenter une hémostase endoscopique ou une embolisation radiologique, puis réserver la chirurgie à l’échec ou à l’impossibilité de ces traitements et aux besoins transfusionnels massifs ou répétés.
Poursuivre la surveillance sans intervention, puis réserver l’hémostase endoscopique aux patients sans instabilité hémodynamique.
Administrer des antibiotiques et des antalgiques, puis réserver l’embolisation à une diverticulite sans saignement actif.
Réaliser d’emblée une chirurgie urgente, puis réserver l’hémostase endoscopique ou l’embolisation aux récidives après l’opération.

Tenter une hémostase endoscopique ou une embolisation radiologique, puis réserver la chirurgie à l’échec ou à l’impossibilité de ces traitements et aux besoins transfusionnels massifs ou répétés.

Explication

En cas d’instabilité hémodynamique ou de dépendance transfusionnelle, une hémostase endoscopique ou une embolisation radiologique est tentée. La chirurgie urgente est réservée à l’échec ou à l’impossibilité des autres traitements, ainsi qu’aux besoins transfusionnels massifs ou répétés ; elle n’est donc pas la première étape d’emblée.

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Comment définir une diarrhée aiguë par sa fréquence et sa durée ?

Plus de deux selles molles à liquides par jour depuis moins de deux semaines.

Quelles grandes catégories d’agents infectieux peuvent causer une diarrhée aiguë ?

Des bactéries, des virus, des parasites ou des champignons.

Quels paramètres vitaux faut-il contrôler lors de l’évaluation d’une diarrhée aiguë ?

Les constantes hémodynamiques, la température, la glycémie, le poids et la saturation en oxygène.

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