Fiche de révision : Disciplines morphologiques et histologie

Plan du Cours

  1. Définition et rôle de l’histologie
  2. Disciplines morphologiques en santé
  3. Applications des disciplines morphologiques
  4. Disciplines voisines de l’histologie
  5. Organisation du corps humain
  6. Balance bénéfices risques des prélèvements
  7. Types de prélèvements en clinique
  8. Examen extemporané et état frais
  9. Congélation des prélèvements tissulaires
  10. Fixation et décalcification
  11. Préparation histologique de routine
  12. Interprétation et conservation des prélèvements
  13. Coloration HES
  14. Hybridation in situ et FISH
  15. Traceurs enzymatiques et fluorescents

1. Définition et rôle de l’histologie

Notions clés & Définitions

  • Histologie : Discipline qui étudie la structure macroscopique et microscopique des organismes vivants ainsi que les rapports entre structure et fonctions.

★ À maîtriser

📌 L’histologie étudie les tissus et cellules normaux, tandis que l’anatomie et cytologie pathologiques étudie les tissus et cellules anormaux ; leurs méthodes d’étude restent très proches.

📌 Pour un fragment solide, on utilise des techniques histologiques, tandis que pour un prélèvement liquide ou des cellules isolées, on utilise des techniques cytologiques.

Compléments

  • L’histologiste et le pathologiste analysent des prélèvements solides ou liquides à l’aide de l’œil, de microscopes et d’autres systèmes d’acquisition d’images microscopiques.

  • L’histologie est une matière socle des études de santé et aide à comprendre le vieillissement normal, les adaptations aux lésions et les dérèglements pathologiques.

Astuce mémo

Histologie : tissus et cellules normaux ; anatomie pathologique : tissus et cellules anormaux.

2. Disciplines morphologiques en santé

Notions clés & Définitions

  • Anatomie humaine : Décrit la structure et la forme du corps humain ainsi que les rapports dans l’espace entre ses organes et ses autres structures.
  • Embryologie : Discipline qui s’intéresse au développement de l’être humain et à ses problèmes de développement, de la conception à la naissance.
  • Cytogénétique : Discipline qui s’intéresse à l’analyse des chromosomes et, plus largement, de l’ADN des cellules.

★ À maîtriser

  • Les disciplines morphologiques identifiées en santé sont l’anatomie, l’histologie-embryologie-cytogénétique et l’anatomie et cytologie pathologiques.

Compléments

  • La dissection anatomique consiste à séparer les différentes structures d’un corps humain ou d’une partie de celui-ci.

  • Une connaissance fine de l’anatomie est indispensable aux activités chirurgicales, à l’interprétation de l’imagerie, à certaines thérapeutiques ciblées et aux métiers de la réadaptation.

3. Applications des disciplines morphologiques

★ À maîtriser

  • Une connaissance fine de l’histologie est indispensable en anatomie et cytologie pathologiques, en médecine légale et, à un degré moindre, dans différentes spécialités d’organe.

  • Le pathologiste établit des diagnostics et classe les lésions afin d’optimiser la prise en charge clinique.

📌 En oncologie, aucun patient ne peut recevoir un traitement initial contre son cancer sans confirmation histologique et classification anatomopathologique de celui-ci.

Compléments

  • L’embryologie est nécessaire aux professions suivantes : généticiens, biologistes de la reproduction, anatomopathologistes spécialisés en fœtopathologie, médecins légistes, pédiatres

  • Les outils de la cytogénétique sont utilisés pour le diagnostic en :

    • génétique
    • anatomie et cytologie pathologiques
    • hématologie
  • Cette discipline intervient notamment dans les pathologies :

    • cancéreuses
    • inflammatoires
    • infectieuses
    • toxiques
  • En France, l’anatomie et la cytologie pathologiques comptent moins de 2 000 professionnels.

4. Disciplines voisines de l’histologie

Notions clés & Définitions

  • Biologie cellulaire : Étude des cellules, de leurs sous-compartiments et de leurs fonctions, notamment la division, le métabolisme, l’adhésion, les contacts et dialogues intercellulaires, les mouvements, la sécrétion et la mort cellulaire.
  • Hématologie : Prise en charge des patients atteints de pathologies du sang, de la moelle osseuse et des organes hématopoïétiques.
  • Immunologie : Étude du système immunitaire, de sa dynamique, de ses régulations, de ses activations et de ses dérégulations dans les pathologies et les transplantations d’organes.
  • Biologie médicale : Regroupe la biochimie et la biologie moléculaire, la bactériologie, la virologie, la parasitologie, l’immunologie, la biologie de la reproduction et l’hématologie biologique.

Points essentiels

  • La biologie cellulaire est une discipline fondamentale qui étudie les mécanismes biologiques et les voies de signalisation cellulaires, notamment par des approches expérimentales utilisant des cellules en culture.

  • L’étude de voies de signalisation cellulaires a permis le développement de nouvelles classes de médicaments appelées thérapies ciblées, dirigées contre un mécanisme connu.

  • L’hématologie est une discipline mixte, clinique et biologique, qui analyse le sang et la moelle hématopoïétique dans leurs états normal et pathologique.

  • La biologie médicale présente des intersections avec l’anatomie pathologique et l’hématologie, notamment pour mettre en évidence des bactéries, des virus et des parasites.

  • L’immunologie est une discipline mixte biologique et clinique, en interface avec l’histologie, l’anatomie pathologique, l’hématologie et presque toutes les disciplines cliniques, notamment la médecine interne, la rhumatologie, la néphrologie et la dermatologie.

  • En France, la médecine légale est exercée par des médecins légistes, tandis que le terme anglophone « pathologist » désigne des pathologistes.

  • Les médecins légistes peuvent demander des analyses histologiques ou cytologiques en complément d’examens macroscopiques, notamment lors d’autopsies ou d’examens liés à des agressions physiques ou sexuelles.

  • La biologie cellulaire présente des intersections avec : la biochimie, la génétique, la pharmacologie, la biologie de la reproduction et du développement, les sciences morphologiques

5. Organisation du corps humain

Notions clés & Définitions

  • Cellule : Unité fondamentale du corps humain, capable de subsister de façon autonome, d’interagir avec son environnement et parfois de se reproduire.
  • Tissu : Association de cellules et d’une matrice extracellulaire composée d’eau et de différentes molécules.
  • Organe : Entité anatomique macroscopique formée par l’association de différents tissus élémentaires.
  • Viscère : Organe situé dans une cavité thoracique ou abdominale et revêtu extérieurement, en totalité ou en partie, d’un mésothélium qui facilite le glissement entre organes et leur déformation.
  • Système : Ensemble d’organes et de tissus, proches ou éloignés, associés pour une finalité commune.

★ À maîtriser

📌 Les cellules différenciées ont acquis des caractéristiques morphologiques, moléculaires et fonctionnelles liées à un rôle physiologique spécifique, tandis que les cellules indifférenciées ne permettent pas de prédire une fonction spécifique.

  • Les quatre types de tissus élémentaires sont :
    • les tissus épithéliaux, à prépondérance de cellules épithéliales
    • les tissus musculaires, à prépondérance de cellules musculaires
    • les tissus nerveux, à prépondérance de cellules nerveuses
    • les tissus conjonctifs, à prépondérance de cellules conjonctives

📌 Un viscère creux possède une ou plusieurs cavités anatomiques, contrairement à un viscère plein, qui n’en possède pas.

Compléments

  • Un sujet adulte est estimé composé de plus de 60 000 milliards de cellules.

  • Les cellules en cours de différenciation, partiellement différenciées ou dédifférenciées complètent la classification des cellules différenciées et indifférenciées.

  • Certaines cellules différenciées perdent la capacité de se diviser et sont dites en différenciation terminale ; le globule rouge, dépourvu de noyau, en est un exemple.

  • La matrice extracellulaire peut être dure et minéralisée, comme dans l’os et les dents, gélifiée avec une trame plus ou moins dense de fibres, ou liquide, comme dans le tissu sanguin.

  • L’estomac et le côlon sont des viscères creux, tandis que le foie et la rate sont des viscères pleins.

6. Balance bénéfices risques des prélèvements

★ À maîtriser

  • L’évaluation de la balance bénéfices-risques considère : les bénéfices attendus pour la prise en charge et le suivi du patient, les risques associés au prélèvement, la réparation de la zone prélevée ou le risque de séquelles

  • Un prélèvement humain séparé de son environnement déclenche rapidement un processus de dégradation ou d’autolyse.

📌 Avant tout prélèvement destiné à une analyse histopathologique, il faut s’assurer qu’un circuit conforme permettant une analyse correcte est disponible.

Compléments

  • La prise de sang par ponction veineuse est un prélèvement facile d’accès, très fréquent, comportant très peu de risques immédiats et très peu de complications évolutives.

  • La biopsie cutanée est facile d’accès et comporte peu de risques immédiats et assez peu de complications évolutives, mais peut entraîner un risque esthétique selon sa localisation ou une mauvaise cicatrisation chez certaines personnes.

  • Les biopsies cardiaque et cérébrale sont d’accès complexe, comportent des risques liés à l’intervention, notamment l’anesthésie et les saignements, et peuvent laisser des séquelles définitives par perte de substance ; ce sont des gestes rares.

📌 La biopsie cardiaque ou cérébrale est un geste rare, car son accès est complexe, son intervention comporte des risques et elle peut entraîner des séquelles définitives liées à une perte de substance.

Astuce mémo

Prélèvement facile et peu risqué : prise de sang ou biopsie cutanée ; accès complexe et séquelles : biopsie cardiaque ou cérébrale.

7. Types de prélèvements en clinique

Notions clés & Définitions

  • Exérèse chirurgicale : Ablation totale ou partielle d’un organe en vue de son analyse histologique.
  • Biopsie : Prélèvement à visée diagnostique d’un petit fragment d’organe, de quelques millimètres à quelques centimètres.

★ À maîtriser

  • Après une exérèse tumorale, l’analyse peut vérifier les limites d’exérèse, évaluer l’extension tumorale et rechercher des informations sur la réponse aux thérapies au moyen de tests théranostiques.

📌 La ponction d’un organe plein prélève des cellules et permet un diagnostic cytologique, mais elle ne permet pas d’apprécier la matrice extracellulaire de l’organe.

  • Le grattage, le frottis ou le brossage permettent de recueillir des cellules à la surface de zones suspectes ou à risque de cancer ; ces prélèvements peu invasifs servent principalement au dépistage et leurs anomalies doivent être confirmées par une étude histologique.

Compléments

📌 La nomenclature d’une exérèse associe généralement le nom de l’organe, ou une racine commune, au suffixe « ectomie » ; l’ablation du côlon est une colectomie et celle de l’estomac une gastrectomie.

  • Une exérèse chirurgicale est le plus souvent lourde, programmée, irréversible et source de séquelles ; elle associe généralement une visée thérapeutique à une visée diagnostique ou de classification.

  • En urgence, une exérèse peut être imposée par une situation clinique grave, comme une perforation du sigmoïde, où la survie à court terme justifie l’intervention et où l’analyse recherche ensuite la cause de la perforation.

📌 Le cerveau n’est pas totalement réséqué chez un patient vivant, tandis que le cœur et les deux poumons ne sont prélevés chez un receveur vivant que dans le cadre d’une transplantation.

  • La biopsie est généralement réalisée par un clinicien spécialiste de l’organe, ou par un radiologue ou un chirurgien lorsque le site est difficile d’accès.

  • La ponction d’un organe plein est souvent peu contributive lorsque la matrice extracellulaire est dense et riche en fibres de collagène ; elle est notamment pratiquée en hématologie au sternum et parfois sur une masse suspecte de la thyroïde, d’un ganglion lymphatique ou du pancréas.

  • Les prélèvements sanguins renseignent sur la composition qualitative et quantitative des cellules sanguines et sont principalement utilisés en biologie polyvalente.

  • Les autres liquides biologiques prélevables comprennent :

    • le liquide céphalorachidien
    • le liquide pleural
    • le liquide péricardique
    • l’ascite
    • le liquide articulaire
    • l’urine
    • le sperme
  • Dans le cadre du programme de dépistage précoce du cancer du col de l’utérus, un examen cytologique du col est réalisé au minimum tous les 3 ans chez la femme.

8. Examen extemporané et état frais

★ À maîtriser

📌 L’examen extemporané répond en urgence à une question du chirurgien qui conditionne le geste opératoire, tandis que l’état frais désigne l’étude de la pièce avant sa fixation pour décider de procédures optionnelles.

  • L’examen extemporané peut déterminer si une tumeur est cancéreuse afin d’adapter l’étendue du geste chirurgical, ou vérifier une limite d’exérèse suspecte lorsque tout geste supplémentaire comporte un risque pour le patient.

  • L’examen extemporané peut associer une analyse cytologique par apposition et une analyse histologique sur cryocoupes : la zone d’intérêt est repérée, le tissu est mis en contact avec une lame pour y déposer les cellules superficielles, puis le fragment est congelé, coupé au cryostat, fixé et coloré avant le retour au chirurgien.

Compléments

  • L’examen extemporané fournit un diagnostic provisoire et partiel, difficile à établir, qui doit toujours être complété par une analyse classique.

  • L’état frais ne peut être réalisé que par un médecin dans un environnement spécialisé, tel qu’un laboratoire de pathologie ou un bloc opératoire.

Astuce mémo

Apposition d’abord, cryocoupe ensuite, réponse au chirurgien enfin.

9. Congélation des prélèvements tissulaires

★ À maîtriser

  • La congélation tissulaire doit être rapide, à −70 °C ou moins, et les fragments doivent être conservés à −80 °C ou moins pour préserver le prélèvement à long terme tant que la chaîne du froid est respectée.

  • Les prélèvements congelés permettent d’extraire des protéines, de l’ARN et de l’ADN pour des études moléculaires non morphologiques.

📌 Tout réchauffement d’un tissu congelé entraîne la reprise des processus d’autolyse.

Compléments

  • Les prélèvements congelés permettent de réaliser des cryocoupes au cryostat pour des études morphologiques après coloration ou technique spéciale.

Astuce mémo

Le froid rapide préserve les tissus ; le réchauffement relance l’autolyse.

10. Fixation et décalcification

Notions clés & Définitions

  • Fixation : Permet de stopper la dégradation du tissu et de figer ses composants moléculaires en immergeant le prélèvement dans un large excès de fixateur adapté.

★ À maîtriser

📌 La fixation doit durer au minimum 6 heures sans être prolongée au-delà de quelques jours, et les grosses pièces opératoires doivent être ouvertes pour faciliter la pénétration du fixateur.

Compléments

  • Le fixateur le plus utilisé dans le monde est le formol neutre tamponné, une solution de formaldéhyde à 4 % avec un tampon maintenant un pH neutre.

  • La fixation tue les cellules et les éventuels micro-organismes associés, et détruit les activités enzymatiques tissulaires.

  • La décalcification est une étape optionnelle qui applique une solution chélatrice du calcium à un prélèvement fixé afin de déplacer progressivement les ions calcium et de ramollir les tissus calcifiés.

📌 La décalcification est nécessaire pour couper au microtome les prélèvements calcifiés, tels que les os, les dents ou les calcifications anormales.

Astuce mémo

La fixation stabilise le tissu ; la décalcification ramollit les tissus calcifiés.

11. Préparation histologique de routine

★ À maîtriser

  • La macroscopie médicale d’une pièce fixée consiste à la photographier, à repérer à l’œil les zones lésionnelles et à sélectionner les zones représentatives selon la question médicale, avant de les placer dans des cassettes plastiques perforées identifiées.

  • L’inclusion en paraffine déshydrate les fragments, les clarifie dans des solvants puis les imprègne de paraffine liquide afin de leur donner une consistance ferme pour la coupe ultérieure.

  • Le microtome permet de couper le bloc de tissu en tranches de 3 à 5 micromètres d’épaisseur, recueillies et étalées sur des lames de verre identifiées.

Compléments

  • Une cassette de prélèvement peut contenir au maximum un fragment de 30 × 20 × 4 mm.

  • L’imprégnation se déroule vers 57 °C, car la paraffine commerciale devient liquide au-delà de 56 °C et se solidifie à une température inférieure.

  • Un bloc de tissu fixé et inclus en paraffine peut être conservé à température ambiante pendant plusieurs décennies.

  • Avant la coloration, la paraffine est retirée par immersion dans un solvant et la coupe est réhydratée par des bains d’alcool de moins en moins concentrés.

  • La coloration ou la technique histologique alternative est réalisée par application de solutions et lavages selon un protocole défini, car les tissus sont naturellement incolores et translucides.

Astuce mémo

Macroscopie, paraffine, coupe, coloration : le tissu devient observable.

12. Interprétation et conservation des prélèvements

★ À maîtriser

  • Les grossissements de routine vont de x1 à x600 avec des objectifs à sec et de x600 à x1000 avec des objectifs à immersion, qui nécessitent une goutte d’huile sur la lamelle.

  • L’interprétation histologique exige de connaître l’histologie normale et de replacer des images planes en deux dimensions dans une problématique de volume.

  • L’interprétation intègre souvent plusieurs préparations, notamment des colorations différentes et des immunohistochimies, et peut être séquentielle lorsqu’une première analyse conduit à réaliser des techniques complémentaires.

  • Les blocs de tissus fixés et inclus en paraffine sont conservés à température ambiante au moins 10 ans dans les laboratoires privés et au moins 20 ans dans les structures publiques, et peuvent être réutilisés des dizaines d’années après leur confection.

Compléments

  • Tout examen médical donne lieu à un compte rendu signé par le pathologiste qui a supervisé la technique et réalisé l’interprétation, rendu en 24 heures à quelques jours selon la difficulté et le nombre de techniques.

  • La partie du prélèvement non utilisée après la macroscopie reste dans le fixateur jusqu’à la finalisation du compte rendu, puis est incinérée.

13. Coloration HES

Notions clés & Définitions

  • Immunohistochimie : Identifie sur une lame des motifs antigéniques, le plus souvent des protéines ou glycoprotéines, afin de caractériser une différenciation cellulaire, un état cellulaire particulier ou la composition de la matrice extracellulaire.

★ À maîtriser

  • La coloration HES, la plus utilisée en France en routine, associe successivement l’hématéine, l’éosine et le safran.

  • L’hématéine est un colorant basique qui colore en bleu sombre les structures acides, dites basophiles, notamment les acides nucléiques des noyaux et les régions cytoplasmiques riches en réticulum endoplasmique rugueux.

  • L’éosine est un colorant acide qui colore en rose les structures basiques, dites acidophiles ou éosinophiles, notamment les régions riches en protéines comme le cytoplasme et certaines matrices extracellulaires.

  • Les anticorps utilisés en immunohistochimie reconnaissent spécifiquement un épitope par leurs deux régions de reconnaissance identiques et sont associés à des traceurs qui localisent les complexes épitope-anticorps sur la coupe.

Compléments

  • Le safran se fixe sur les collagènes de la matrice extracellulaire et les colore en jaune-orangé.

  • Les anticorps sont des protéines hétérotétramériques composées de deux chaînes lourdes et de deux chaînes légères, identiques deux à deux, et sont produits par les plasmocytes.

📌 En immunohistochimie, les anticorps polyclonaux proviennent du sang d’un animal immunisé avec l’antigène d’intérêt, tandis que les anticorps monoclonaux sont produits in vitro.

14. Hybridation in situ et FISH

Notions clés & Définitions

  • Hybridation in situ : Localise des acides nucléiques d’intérêt sur une coupe à l’aide de sondes nucléotidiques complémentaires de la région cible et marquées par un traceur.

★ À maîtriser

  • La FISH recherche sur l’ADN interphasique nucléaire des anomalies du nombre de copies de séquences, notamment des délétions ou amplifications, ainsi que des translocations.

Compléments

  • 🔄 L’hybridation in situ suit les étapes suivantes :

    1. Dénaturation
    2. Hybridation
    3. Lavage
    4. Localisation des complexes hybrides cibles-sondes grâce au traceur
  • Lorsque les cibles sont des ARN messagers, l’hybridation in situ démontre la transcription active de l’ARN messager concerné par un type cellulaire donné.

  • Lorsque les cibles sont des ARN ou ADN viraux, l’hybridation in situ permet de visualiser les cellules infectées par l’agent viral.

  • L’hybridation in situ des séquences virales est peu utilisée en routine car les techniques moléculaires non morphologiques, notamment la PCR et la RT-PCR, l’ont supplantée.

15. Traceurs enzymatiques et fluorescents

★ À maîtriser

  • En immunohistochimie, les traceurs les plus utilisés sont enzymatiques : en présence d’un substrat et d’un catalyseur, leur activité produit un précipité coloré près des complexes épitope-anticorps.

  • Les traceurs enzymatiques permettent une interprétation en microscopie à fond clair et une intégration facile à la morphologie globale, mais leur aspect quantitatif est grossier et plusieurs traceurs enzymatiques sont difficiles à utiliser simultanément.

  • En FISH, les traceurs les plus utilisés sont fluorescents et permettent une approche quantitative ainsi que l’utilisation simultanée de plusieurs sondes couplées à des traceurs différents.

Compléments

  • Les traceurs fluorescents nécessitent une microscopie fluorescente, où seules les structures fluorescentes sont individualisables, ce qui complique leur repérage par rapport à la morphologie générale.

Astuce mémo

L’enzyme révèle un précipité coloré en fond clair ; le fluorescent marque les structures visibles en microscopie fluorescente.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Disciplines morphologiques et histologie avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Concernant la définition et le rôle de l’histologie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

2. Un laboratoire reçoit un fragment solide, un liquide biologique et des cellules isolées. Concernant les techniques adaptées :

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Disciplines morphologiques et histologie avec 10 flashcards interactives.

Que décrit l’histologie chez les organismes vivants ?

Leur structure macroscopique et microscopique, ainsi que les rapports entre structure et fonctions.

Qu’étudie l’anatomie et la cytologie pathologiques, contrairement à l’histologie ?

Les tissus et les cellules anormaux.

Quelles disciplines morphologiques sont identifiées en santé ?

L’anatomie, l’histologie-embryologie-cytogénétique et l’anatomie et cytologie pathologiques.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches