QCM : Du normal au pathologique — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment caractériser la pathologie par rapport à l’état normal ?

Elle constitue une modification qualitative et quantitative
Elle constitue une modification uniquement quantitative
Elle constitue une modification uniquement qualitative
Elle correspond à une stabilité renforcée de l’état normal

Elle constitue une modification qualitative et quantitative

Explication

La pathologie modifie l’état normal à la fois sur les plans qualitatif et quantitatif. Elle ne se réduit donc pas à une simple différence de fréquence ou d’intensité.

2. Quel terme désigne l’état pathologique en santé mentale ?

Un trouble mental
Une adaptation fonctionnelle
Une variation socioculturelle
Une normalité idéale

Un trouble mental

Explication

En santé mentale, l’état pathologique est appelé trouble mental, ou plus restrictivement trouble psychique.

3. Quel critère distingue principalement un trouble mental d’une simple présence de symptômes ?

La possibilité d’adopter plusieurs normes selon les contextes
La fréquence statistique des comportements dans la population
La souffrance quotidienne et les répercussions sur le fonctionnement habituel
La conformité aux idéaux collectifs de la société

La souffrance quotidienne et les répercussions sur le fonctionnement habituel

Explication

Le trouble mental se définit davantage par la souffrance éprouvée au quotidien et l’altération du fonctionnement habituel que par la seule présence de symptômes identifiés.

4. Sur quel principe repose la normalité statistique ?

Sur l’adéquation à un idéal collectif
Sur la fréquence majoritaire des comportements autour d’une moyenne
Sur l’adaptation aux caractéristiques psychologiques individuelles
Sur la capacité à instaurer de nouvelles normes de fonctionnement

Sur la fréquence majoritaire des comportements autour d’une moyenne

Explication

La normalité statistique assimile la norme à la fréquence et renvoie aux comportements majoritaires par rapport à une moyenne statistique.

5. Pourquoi un comportement très fréquent ne suffit-il pas à conclure qu’il est normal en santé mentale ?

Parce que la normalité repose exclusivement sur les idéaux collectifs
Parce qu’un comportement fréquent est généralement pathologique
Parce que la fréquence statistique ne peut jamais être utilisée pour définir une norme
Parce que la normalité dépend aussi du contexte dans lequel le comportement apparaît

Parce que la normalité dépend aussi du contexte dans lequel le comportement apparaît

Explication

Un comportement fréquent ou rare ne permet pas à lui seul de conclure à la normalité ou à l’anormalité, car l’évaluation dépend du contexte.

6. Que désigne la normalité idéale ?

La capacité d’un individu à se rétablir après une maladie
L’état le plus adapté aux caractéristiques psychologiques d’une personne
La fréquence majoritaire d’un comportement dans une population
L’idéal collectif auquel une société aspire et les critères qu’elle élabore

L’idéal collectif auquel une société aspire et les critères qu’elle élabore

Explication

La normalité idéale correspond à l’idéal collectif auquel une société aspire ainsi qu’aux critères sociaux qu’elle construit.

7. Quelle situation illustre le mieux la normalité fonctionnelle ?

Une personne est considérée comme normale parce qu’elle respecte une moyenne statistique
Une personne adopte le comportement le plus fréquent de son groupe
Une personne se conforme à l’idéal collectif valorisé par sa société
Une personne fonctionne d’une manière adaptée à ses caractéristiques psychologiques et à ses sources d’épanouissement

Une personne fonctionne d’une manière adaptée à ses caractéristiques psychologiques et à ses sources d’épanouissement

Explication

La normalité fonctionnelle renvoie à ce qui paraît le plus approprié pour une personne en fonction de ses caractéristiques psychologiques propres et de ce qui favorise son épanouissement.

8. Comment Bergeret décrit-il le sujet normal ?

Comme une personne qui recherche un compromis entre ses besoins personnels, ses besoins sociaux et la réalité extérieure
Comme une personne qui suit la norme statistique de son groupe
Comme une personne qui évite toute modification de son fonctionnement
Comme une personne qui satisfait ses besoins personnels sans tenir compte de la réalité

Comme une personne qui recherche un compromis entre ses besoins personnels, ses besoins sociaux et la réalité extérieure

Explication

Selon Bergeret, le sujet normal s’adapte à lui-même et aux autres en recherchant constamment un compromis entre ses besoins personnels et sociaux et la réalité extérieure.

9. Quel ensemble de facteurs participe à l’équilibre adaptatif d’un sujet normal ?

Ses symptômes, sa conformité statistique et son adhésion aux idéaux sociaux
Ses seules ressources psychologiques et ses mécanismes de défense
Ses besoins relationnels, indépendamment de sa personnalité et de la réalité extérieure
Ses besoins pulsionnels, ses défenses, ses stratégies d’adaptation, ses ressources psychologiques, sa personnalité, ses besoins relationnels et la réalité extérieure

Ses besoins pulsionnels, ses défenses, ses stratégies d’adaptation, ses ressources psychologiques, sa personnalité, ses besoins relationnels et la réalité extérieure

Explication

L’adaptation repose sur l’équilibre entre plusieurs dimensions internes et externes : besoins pulsionnels, défenses, stratégies d’adaptation, ressources, personnalité, besoins relationnels et réalité extérieure.

10. Que désigne la décompensation ?

Une conformité accrue aux normes sociales dominantes
Une perte de l’équilibre adaptatif entre la personne, ses besoins et la réalité extérieure
Une amélioration de l’adaptation entre la personne et son environnement
Une capacité à instaurer de nouvelles normes de fonctionnement

Une perte de l’équilibre adaptatif entre la personne, ses besoins et la réalité extérieure

Explication

La décompensation correspond à la perte de l’équilibre adaptatif entre la personne, ses besoins et la réalité extérieure. Elle se distingue donc d’un processus de compensation ou d’adaptation.

11. Comment Erving Goffman définit-il le stigmate en 1963 ?

Une attitude de soutien adoptée envers une personne considérée comme différente
Un ensemble de comportements temporaires provoqués par une situation sociale particulière
Un diagnostic médical décrivant objectivement une difficulté individuelle
Un attribut social dévalorisant défini dans le regard d’autrui et associé à un écart à la norme

Un attribut social dévalorisant défini dans le regard d’autrui et associé à un écart à la norme

Explication

Pour Goffman, le stigmate est un attribut social dévalorisant qui prend sens dans le regard d’autrui et renvoie à un écart à la norme. Il ne se confond pas avec la stigmatisation, qui désigne les attitudes et processus qui en résultent.

12. Quelle situation illustre un stigmate invisible ?

Une personne utilisant un fauteuil roulant dans un espace public
Une personne portant un uniforme professionnel identifiable
Une personne présentant un trouble psychique qui choisit de révéler ou de dissimuler sa situation
Une personne manifestant temporairement de la fatigue après un effort

Une personne présentant un trouble psychique qui choisit de révéler ou de dissimuler sa situation

Explication

Un trouble psychique constitue un stigmate invisible, car il n’est pas directement observable et sa révélation peut être contrôlée par la personne. Un handicap moteur est au contraire un exemple de stigmate visible.

13. Que désigne principalement la stigmatisation ?

La dissimulation volontaire d’une caractéristique qui pourrait être remarquée par autrui
Des attitudes de dévalorisation envers une personne à laquelle sont attribués des stéréotypes négatifs
La description clinique neutre d’un comportement observé dans une situation donnée
La perception intime et positive qu’une personne a de ses propres caractéristiques

Des attitudes de dévalorisation envers une personne à laquelle sont attribués des stéréotypes négatifs

Explication

La stigmatisation correspond aux attitudes de dévalorisation dirigées contre une personne à qui l’on attribue des stéréotypes négatifs. Elle désigne donc un processus social, et non la simple dissimulation d’une caractéristique.

14. Laquelle de ces propositions fait partie des formes de stigmatisation identifiées ?

La stigmatisation biologique
La stigmatisation administrative
La stigmatisation anticipée
La stigmatisation professionnelle

La stigmatisation anticipée

Explication

La stigmatisation peut être perçue, vécue, anticipée ou internalisée, cette dernière forme étant aussi appelée auto-stigmatisation. Les autres propositions ne figurent pas parmi les formes identifiées ici.

15. Selon Cottraux et Blackburn, qu’est-ce que la personnalité ?

Une réaction comportementale isolée produite par une circonstance particulière
Une intégration stable et individualisée de comportements, d’émotions et de cognitions
Une apparence sociale adoptée uniquement pour répondre aux attentes d’autrui
Un ensemble de symptômes psychiques apparaissant nécessairement à l’âge adulte

Une intégration stable et individualisée de comportements, d’émotions et de cognitions

Explication

Cottraux et Blackburn définissent la personnalité comme une intégration stable et individualisée de comportements, d’émotions et de cognitions fondée sur des modes de réaction à l’environnement. Elle ne se réduit donc pas à un comportement isolé ou temporaire.

16. Quelle distinction oppose correctement personnalité et identité ?

La personnalité décrit des caractéristiques observées de l’extérieur, tandis que l’identité renvoie à la manière de se définir et de se reconnaître soi-même
La personnalité est temporaire, tandis que l’identité constitue un ensemble fixe indépendant de l’expérience personnelle
La personnalité concerne seulement les émotions, tandis que l’identité concerne seulement les fonctions sociales
La personnalité correspond à la manière de se définir, tandis que l’identité désigne uniquement les comportements observés par autrui

La personnalité décrit des caractéristiques observées de l’extérieur, tandis que l’identité renvoie à la manière de se définir et de se reconnaître soi-même

Explication

La personnalité renvoie aux caractéristiques d’une personne telles qu’elles peuvent être observées de l’extérieur. L’identité concerne le rapport réflexif de la personne à elle-même, c’est-à-dire la manière dont elle se définit et se reconnaît.

17. Pourquoi la connaissance de la personnalité d’une personne soignée est-elle importante dans l’accompagnement psychique ?

Elle contribue au pronostic évolutif et permet d’individualiser l’accompagnement thérapeutique
Elle permet de remplacer l’évaluation de l’affection psychique par une observation de la personnalité
Elle garantit que les réactions de la personne resteront identiques pendant toute la prise en charge
Elle sert principalement à classer la personne selon une fonction sociale prédéfinie

Elle contribue au pronostic évolutif et permet d’individualiser l’accompagnement thérapeutique

Explication

La connaissance de la personnalité conditionne le pronostic évolutif de l’affection psychique et aide à adapter l’accompagnement thérapeutique à la personne. Elle ne remplace pas l’évaluation clinique et ne garantit pas des réactions immuables.

18. Quelle proposition distingue correctement l’identité propre de l’identité de rôle ?

L’identité propre et l’identité de rôle désignent deux expressions équivalentes de la personnalité individuelle
L’identité propre dépend d’une fonction sociale, tandis que l’identité de rôle exprime les caractéristiques les plus authentiques de la personne
L’identité propre exprime authentiquement le soi, tandis que l’identité de rôle correspond à une présentation liée à une fonction ou à une posture attendue
L’identité propre est une posture professionnelle, tandis que l’identité de rôle correspond à la perception intime de soi

L’identité propre exprime authentiquement le soi, tandis que l’identité de rôle correspond à une présentation liée à une fonction ou à une posture attendue

Explication

L’identité propre renvoie à une expression authentique de soi. L’identité de rôle est construite autour d’une fonction ou d’une posture attendue, comme celle qui peut être associée à un rôle professionnel.

19. Qu’appelle-t-on la juste proximité dans la relation avec le patient ?

Une expression spontanée de l’identité propre sans tenir compte de la fonction soignante
L’équilibre entre l’identité propre et l’identité de rôle permettant une rencontre de qualité
Une présentation strictement conforme aux attentes liées au rôle professionnel
Une distance professionnelle fondée principalement sur la réserve et la neutralité

L’équilibre entre l’identité propre et l’identité de rôle permettant une rencontre de qualité

Explication

La juste proximité correspond à un équilibre entre l’identité propre et l’identité de rôle. Cet équilibre autorise une qualité de rencontre avec le patient, contrairement à une distance professionnelle ou à une spontanéité sans limites.

20. Quels éléments nourrissent principalement la structuration de la personnalité au cours du développement ?

La transmission de traits fixes indépendamment des trajectoires développementales
La diversité des acquisitions et la multiplicité des expériences émotionnelles, dès la vie utérine
La stabilité des habitudes acquises uniquement après l’adolescence
La répétition des comportements sociaux sans expérience émotionnelle

La diversité des acquisitions et la multiplicité des expériences émotionnelles, dès la vie utérine

Explication

La structuration de la personnalité se construit à partir de la diversité des acquisitions et de la multiplicité des expériences émotionnelles dès la vie utérine, dans le cadre des trajectoires développementales.

21. Quelle association décrit correctement les deux dimensions du fonctionnement de la personnalité ?

Le soi, fondé sur l’identité et l’autodétermination, et l’interpersonnel, fondé sur l’empathie et l’intimité
Le soi, fondé sur les relations proches, et l’interpersonnel, fondé sur la stabilité émotionnelle
Le soi, fondé sur l’empathie et l’intimité, et l’interpersonnel, fondé sur la mémoire et la perception
Le soi, fondé sur l’adaptation sociale, et l’interpersonnel, fondé sur l’autonomie cognitive

Le soi, fondé sur l’identité et l’autodétermination, et l’interpersonnel, fondé sur l’empathie et l’intimité

Explication

Le fonctionnement de la personnalité combine le soi, qui repose sur l’identité et l’autodétermination, et la dimension interpersonnelle, qui repose sur l’empathie et l’intimité.

22. Quel comportement illustre le mieux une identité structurée ?

Modifier constamment son estime de soi selon chaque expérience émotionnelle
Adopter les caractéristiques d’autrui et avoir des frontières incertaines entre soi et les autres
Se percevoir comme une personne unique, maintenir des frontières claires avec autrui et réguler ses émotions
Évaluer sa valeur uniquement à partir de l’approbation reçue de son entourage

Se percevoir comme une personne unique, maintenir des frontières claires avec autrui et réguler ses émotions

Explication

Une identité structurée implique notamment une expérience de soi comme unique, des frontières claires entre soi et les autres, une estime de soi stable et une régulation des expériences émotionnelles. La confusion entre soi et autrui constitue la conception opposée.

23. Quelle situation témoigne le mieux d’une autodétermination fonctionnelle ?

Agir selon les impulsions du moment sans direction durable ni critères personnels
Changer fréquemment de projet pour éviter toute contrainte à long terme
Poursuivre des objectifs cohérents à court et à long terme en s’appuyant sur des standards internes prosociaux
Adopter les objectifs d’autrui sans réflexion personnelle ni évaluation de leurs conséquences

Poursuivre des objectifs cohérents à court et à long terme en s’appuyant sur des standards internes prosociaux

Explication

L’autodétermination repose sur la poursuite d’objectifs cohérents à court et à long terme, l’utilisation de standards internes prosociaux et constructifs et une réflexion constructive sur soi. Elle ne correspond donc pas à une conduite dépourvue de direction.

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Qu'est-ce que la pathologie ?

Une modification qualitative et quantitative de l’état normal.

Comment appelle-t-on l’état pathologique en santé mentale ?

Trouble mental ou trouble psychique.

Par quoi se définit surtout le trouble mental en santé mentale ?

Par la souffrance quotidienne et les répercussions sur le fonctionnement habituel.

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