★ À maîtriser
📌 L’éblouissement peut provoquer une perte transitoire des capacités visuelles (éblouissement d’incapacité) ou un inconfort (éblouissement d’inconfort).
Compléments
La photophobie peut réduire les capacités visuelles d’une personne malvoyante.
La sensibilité à la lumière est subjective et interindividuelle, et elle est accrue chez les patients atteints de basse vision.
L’éblouissement suit un éclairement excessif ; la photophobie apparaît sous un éclairage normal.
★ À maîtriser
Les facteurs pouvant induire l’éblouissement sont : les facteurs neurologiques, les facteurs rétiniens, les facteurs pupillaires, les facteurs liés à la diffusion intraoculaire
Les cellules ganglionnaires intrinsèquement photosensibles, ou IPRGC à mélanopsine, sont sensibles à la lumière bleue-verte autour de 460–480 nm.
Compléments
Les IPRGC ont des connexions avec : le thalamus, des neurones se terminant dans la couche plexiforme interne de la rétine, le ganglion de Gasser, ganglion nerveux du trijumeau
Les neurones rétinopètes sont responsables de l’adaptation de la rétine à l’ambiance lumineuse.
★ À maîtriser
Les principales causes neurologiques de photophobie sont : (Digre & Brennan, 2012) :
La photophobie est un élément déclencheur de la migraine dans 30 à 60 % des cas. - Digre & Brennan, Shedding Light on Photophobia, 2012
Compléments
★ À maîtriser
Les principales causes du segment antérieur citées sont : (Digre & Brennan, 2012) : la sécheresse oculaire, les uvéites, les conjonctivites, la chirurgie réfractive, les atteintes cornéennes, les kératites, l’anisocorie, les atteintes pupillaires congénitales ou traumatiques
L’œdème cornéen influence marginalement la sensibilité aux contrastes, mais peut tripler la sensibilité à l’éblouissement.
Les anomalies du milieu oculaire qui augmentent la diffusion intraoculaire accroissent la sensibilité à l’éblouissement.
Compléments
Les atteintes pupillaires congénitales citées sont :
Les tests d’éblouissement sont généralement plus appropriés que les tests de sensibilité aux contrastes pour identifier des anomalies du segment antérieur.
Les maladies oculaires ayant une incidence directe sur l’éblouissement comprennent : les anomalies cornéennes, dont l’œdème et l’opacification, la cataracte et l’état post-cataracte, la synérèse du vitré, l’œdème maculaire
Après chirurgie réfractive, des troubles visuels peuvent persister malgré une acuité de 20/20 :
Après chirurgie réfractive, une cornée voilée ou des anomalies de la surface postopératoire peuvent accroître la diffusion de la lumière incidente et provoquer un éblouissement gênant ou neutralisant.
Le C-Quant permet de quantifier la diffusion intraoculaire, tandis que l’OQAS fournit un OSI (Objective Scatter Index, ou indice objectif de diffusion).
Une inhomogénéité du milieu oculaire accroît la diffusion, donc la sensibilité à l’éblouissement.
★ À maîtriser
Compléments
Dans l’étude de Stringham (2016), une supplémentation quotidienne pendant un an de 10 mg de lutéine et 2 mg de zéaxanthine a amélioré significativement le contraste chromatique et le temps de récupération après photostress par rapport au placebo. - Macular carotenoid supplementation improves disability glare performance and dynamics of photostress recovery
Dans l’étude de Stringham (2016), la gêne liée à l’éblouissement était corrélée à la densité optique du pigment maculaire, mais ne s’est pas significativement améliorée dans le groupe supplémenté. - Macular carotenoid supplementation improves disability glare performance and dynamics of photostress recovery
★ À maîtriser
📌 L’éblouissement est plus important lorsque la source est plus étendue, plus brillante ou plus proche de l’axe du regard, et lorsque le fond présente une faible luminance.
Compléments
★ À maîtriser
Les échelles subjectives évaluent la quantité de gêne ressentie pendant une situation éblouissante.
Le Halogen Glare Test compare les performances visuelles, notamment l’acuité à haut et à bas contraste, avec et sans source lumineuse dans le champ visuel afin de révéler la perte de vision liée à l’éblouissement.
Le test Adapt Dx éblouit d’abord le sujet, puis mesure le temps nécessaire pour retrouver la perception de différentes cibles afin d’étudier la fonction visuelle et la récupération de la capacité visuelle rétinienne.
📌 La courbe d’adaptation à l’obscurité comporte une première phase d’adaptation des cônes, marquée par une chute brutale, puis une phase progressive d’adaptation des bâtonnets à des stimuli moins intenses, séparées par le point d’interception.
Compléments
Mainster et Turner proposent les niveaux :
L’échelle de De Boer comprend les niveaux :
Le Brightness Acuity Test (B.A.T.) mesure l’acuité visuelle dans des conditions d’éblouissement contrôlé.
La récupération de la sensibilité des bâtonnets dépend de la capacité de l’EPR et des segments externes des bâtonnets à régénérer la rhodopsine.
La courbe d’adaptation à l’obscurité peut varier selon :
Owsley et al. (2016) caractérisent la vitesse d’adaptation à l’obscurité par le temps nécessaire pour retrouver une sensibilité de 5 × 10−3 cd/m², soit 3,0 unités log, après un flash, valeur située dans la seconde moitié de la composante des bâtonnets.
★ À maîtriser
📐 Formule - L’éclairement est inversement proportionnel au carré de la distance : .
La vision scotopique correspond à un flux lumineux inférieur à 10−3 cd/m², la vision mésopique à un flux compris entre 10−3 et 10 cd/m², et la vision photopique à un flux supérieur à 10 cd/m².
Le blanc chaud tend vers le jaune et le rouge et sa température de couleur est inférieure à 3500 K.
Le blanc couleur du jour ne tend ni vers le jaune-rouge ni vers le bleu et sa température de couleur est comprise entre 3500 K et 5500 K.
Le blanc froid tend vers le bleu et sa température de couleur est supérieure à 5500 K.
Compléments
L’éclairement se mesure en lux (lx) avec un luxmètre, et 1 lux équivaut à 1 lm/m².
La norme NF EN 12464-1 indique les éclairements moyens minimums suivants :
La luminance se mesure en candela par mètre carré (cd/m²) avec un luminancemètre.
La luminance dépend du niveau d’éclairement et des caractéristiques de réflexion de la surface.
La température de couleur indique l’apparence colorée d’un éclairage, mais ne permet pas à elle seule d’identifier le métamérisme.
📌 Dans le diagramme de Kruithof, la zone rouge correspond à une température de couleur trop faible pour le niveau d’éclairement considéré et produit une impression visuelle irréelle, trop chaude.
📌 Dans le diagramme de Kruithof, la zone bleue correspond à une température de couleur trop élevée par rapport au niveau d’éclairement atteint et produit une ambiance trop froide.
Blanc chaud : jaune-rouge ; blanc froid : bleu
★ À maîtriser
📌 Le choix d’une lampe doit être adapté aux besoins de la personne malvoyante et aux contraintes de son environnement.
Compléments
Les modèles de lampes cités sont :
Les modèles d’éclairage peuvent être proposés en fonction des activités quotidiennes, notamment la lecture, la cuisine ou les jeux, et un pupitre peut également être proposé.
★ À maîtriser
Compléments
📌 La classe d’un verre solaire est définie par la quantité de lumière visible transmise à l’œil.
★ À maîtriser
Les études rapportent peu d’effet des filtres sur l’acuité visuelle et la vitesse de lecture chez les personnes atteintes de dégénérescence maculaire liée à l’âge.
Les études rapportent une amélioration de la sensibilité au contraste, principalement en vision périphérique et en vision dynamique.
Compléments
Les supports de filtres comprennent : la monture classique, la monture avec protections supérieure et latérale, le clip relevable, le filtre posé sur une lunette
Le traitement polarisant diminue l’éblouissement.
Le traitement dégradé ne pénalise pas le champ visuel inférieur, utile notamment pour voir les trottoirs.
Le traitement antireflet sur la face interne supprime les réflexions gênantes.
Les personnes évaluées rapportent subjectivement une amélioration :
★ À maîtriser
L’éclairage et le filtre visent à rechercher à la fois une performance visuelle et un confort vis-à-vis de la lumière.
L’éclairement de la charte de lecture est réglé entre 500 et 1000 lux, avec la lumière orientée vers le test plutôt que vers la personne afin d’éviter l’éblouissement direct.
Le réglage de l’éclairage pour la lecture suit une procédure d’optimisation du confort.
Compléments
L’essai d’éclairage se pratique lors de l’examen préliminaire puis lors des essais en vision de près.
L’essai de filtre se pratique après la réfraction en vision de loin et avant l’essai perceptuel, puis lors des essais en vision de près.
Si la réfraction des deux yeux a été réalisée à deux distances, l’équilibre binoculaire se fait à la distance la plus éloignée, en diminuant le verre de travail de l’œil réfracté à la distance la plus proche.
Si la reconstitution des mots est impossible, notamment en raison de champs visuels restreints ou d’une dyslexie, la charte de lecture est remplacée par une charte d’acuité visuelle.
Si l’éclairage reste gênant, son intensité est diminuée jusqu’au meilleur confort, tout en conservant la dimension limite de caractère initiale pour la suite de l’essai.
Les conditions lumineuses retenues sont reproduites pour mesurer les acuités de près en fin de réfraction, mais la température de couleur et l’éclairement doivent être réajustés si un filtre est inséré.
Après l’insertion d’un filtre, l’essai s’oriente généralement vers un éclairement plus important et une température de couleur plus froide, car le filtre diminue la transmission lumineuse et modifie l’aspect chromatique de la vision.
Mesurer, orienter, régler, réévaluer
★ À maîtriser
Le choix du filtre compare progressivement les familles et les intensités avant de vérifier l’effet en situation réelle.
La recherche de l’intensité préférée compare les niveaux voisins de la même famille puis les familles à catégorie équivalente.
Le filtre préféré est évalué sur l’acuité puis dans les situations décrites par la personne.
Compléments
Pour la comparaison initiale des filtres, la ligne fixée correspond à 80 % de l’acuité maximale ou à deux lignes d’acuité plus faible.
Les supports envisagés sont : clip, teinte sur lunettes classiques, teinte sur lunettes à coques, sur-lunettes, accessoires comme une casquette ou une visière
★ À maîtriser
📌 Un filtre doit protéger tout en améliorant la vision ou le confort, et son choix comme celui de l’éclairage doit être évalué objectivement et subjectivement en fonction de l’activité, de l’environnement et de l’ergonomie.
Compléments
Un éclairage spécifique peut être choisi pour chaque activité.
Une lampe de table est stable, inclinable et fournit une large surface d’éclairement, mais elle est filaire, lourde et non transportable.
Une lampe sur batterie est facilement déplaçable et inclinable, mais éclaire une petite zone et son autonomie est limitée.
Un lampadaire ne nécessite pas de support sur la table et permet de lire dans un fauteuil, mais il est encombrant et lourd.
Une lampe à pince libère de la place sur la table grâce à son pied déporté, mais elle se déplace difficilement.
Une lampe de poche est légère et utilisable partout, mais elle éclaire une petite zone, reste ponctuelle et mobilise une main.
Un verre thérapeutique est esthétique et facile à manipuler, mais protège moins les côtés et son indice peut poser problème en cas de forte correction.
Une monture solaire est plus large et protège mieux qu’un verre thérapeutique sans superposition de verres, mais réduit le champ visuel périphérique et encombre le sac.
Des lunettes avec filtres latéraux couvrent davantage et permettent un filtre thérapeutique, mais n’intègrent pas la compensation et demandent une manipulation régulière.
Une sur-lunette est indépendante de la correction, couvrante et facile à changer, mais peut être inesthétique, encombrante, lourde et provoquer une gêne ou des réflexions.
Un clip est léger et peu encombrant, peut offrir plusieurs teintes et être aimanté, mais sa manipulation peut être difficile en cas d’arthrose et sa couverture latérale ou supérieure est faible.
La sensibilité à la lumière est une plainte fréquente aux origines multiples et très souvent présente en basse vision.
Choix du support de filtre
| Support | Atouts | Limites |
|---|---|---|
| Verre thérapeutique | Esthétique, facile à manipuler | Protège moins les côtés, indice parfois inadapté aux fortes corrections |
| Monture solaire | Large, protège mieux, sans superposition de verres | Champ périphérique réduit, encombrante |
| Lunettes avec filtres | Couverture latérale, filtre thérapeutique possible | Pas de compensation intégrée, manipulation régulière |
| Sur-lunette | Indépendante de la correction, couvrante, facile à changer | Encombrement, poids, esthétique, gêne ou réflexions |
| Clip | Léger, plusieurs teintes, option aimantée | Manipulation difficile, faible couverture latérale et supérieure |
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1. Une source ponctuelle est éloignée et l’éclairage est contrôlé dans différents espaces. Concernant l’éclairement :
2. Pour adapter une aide à une activité et à son environnement, cochez les propositions exactes :
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Qu’est-ce que l’éblouissement ?
Une sensation consécutive à un éclairement excessif.
Qu’est-ce que la photophobie ?
Une sensibilité anormale, parfois douloureuse, à la lumière sous un éclairage normal.
Que provoque l’éblouissement d’incapacité ?
Une perte transitoire des capacités visuelles.
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