Fiche de révision : Gastroentérologie pédiatrique

Plan du Cours

  1. Vomissements et anorexie
  2. Diarrhée et constipation
  3. Douleurs, hémorragies et masses abdominales
  4. Atrésie œsophagienne et achalasie
  5. Autres troubles œsophagiens
  6. Œsophagite par corrosion
  7. Anomalies congénitales gastriques
  8. Obstructions et malrotation intestinales
  9. Gastrite et maladie ulcéreuse
  10. Diarrhée aiguë et agents infectieux
  11. Déshydratation et réhydratation
  12. Besoins hydriques et troubles électrolytiques
  13. Hypoglycémie et acidose métabolique
  14. Diarrhée chronique et causes principales
  15. Allergie aux protéines du lait
  16. Maladie cœliaque et intolérance au gluten
  17. Mucoviscidose
  18. Maladies inflammatoires intestinales

1. Vomissements et anorexie

Notions clés & Définitions

  • Anorexie : Probablement déterminée par des nerfs afférents du tractus gastro-intestinal qui rejoignent les centres de l’appétit et de la satiété dans l’hypothalamus.

★ À maîtriser

  • Les symptômes majeurs sont :
    • la dysphagie
    • l’anorexie
    • les vomissements
    • la diarrhée
    • la constipation
    • les douleurs abdominales
    • les hémorragies gastro-intestinales
    • le ballonnement ou la masse abdominale

📌 La dysphagie de transfert correspond à l’incapacité de délivrer la nourriture à l’œsophage supérieur et suggère un trouble de la bouche ou du pharynx.

  • Le vomissement est un réflexe coordonné par le centre médullaire des vomissements, sous l’influence de l’innervation afférente, de la zone chémoréceptrice de l’area postrema et des centres supérieurs du système nerveux central.

Compléments

  • La dysphagie de transfert est principalement due à une anomalie des muscles impliqués dans l’ingestion et, plus rarement, à des lésions douloureuses de la bouche.

  • Les troubles primaires de la motilité œsophagienne sont rares chez l’enfant et peuvent survenir après réparation d’une fistule trachéo-œsophagienne ou après un rétrécissement secondaire à un reflux gastro-œsophagien.

  • Le vomissement implique une descente brutale du diaphragme, une constriction des muscles abdominaux et une relaxation du cardia.

  • Chez les nourrissons, les causes comprennent :

    • les infections gastro-intestinales
    • les obstructions anatomiques
    • les intolérances et allergies alimentaires
    • la maladie cœliaque
  • Chez les enfants, les causes comprennent :

    • les infections gastro-intestinales
    • les intoxications alimentaires
    • la maladie cœliaque
    • l’ulcère peptique
    • le syndrome de Reye
    • l’hépatite
    • l’hématome duodénal
  • Chez les adolescents, les causes comprennent :

    • les infections gastro-intestinales
    • les intoxications alimentaires
    • les maladies inflammatoires intestinales
    • les abdomens aigus
    • les obstructions intestinales
    • le syndrome de Reye
    • l’hépatite

2. Diarrhée et constipation

Notions clés & Définitions

  • Diarrhée : Perte excessive d’eau et d’électrolytes dans les selles.
  • Constipation : La constipation se caractérise par des selles dures et peu fréquentes et peut résulter d’un défaut de remplissage ou de vidange du rectum.

★ À maîtriser

📌 La diarrhée peut être sécrétoire, osmotique, due à une motilité anormale ou résulter d’une combinaison de ces trois mécanismes.

Compléments

  • Les mouvements d’eau à travers les muqueuses intestinales sont passifs et sont déterminés par les flux actifs et passifs d’électrolytes, surtout le Na+, le Cl− et le glucose.

  • Les sécrétagogues comprennent :

    • les toxines, notamment cholériques
    • certains acides gras
    • les sels biliaires
  • La diarrhée sécrétoire est associée à une absorption et une sécrétion perturbées, à des selles liquides et à une osmolalité normale, avec une osmolalité proche de deux fois celle des électrolytes.

  • La diarrhée osmotique peut résulter d’un défaut de transport lié à des déficiences en enzymes digestives ou à l’ingestion de solutés non absorbables ; les selles sont liquides, acides et contiennent des substances réductrices.

  • Les causes gastro-intestinales comprennent :

    • la maladie de Hirschsprung
    • les pseudo-obstructions
    • une sténose
    • la maladie de Chagas
  • Les facteurs associés aux troubles de motilité sont : le temps de transit, la pullulation microbienne, la diarrhée stimulée par le réflexe gastro-colique

Astuce mémo

Diarrhée : excès d’eau et d’électrolytes dans les selles ; constipation : selles dures et peu fréquentes.

3. Douleurs, hémorragies et masses abdominales

★ À maîtriser

📌 Les douleurs abdominales peuvent être aiguës ou récidivantes.

  • Les hémorragies gastro-intestinales sont généralement dues à une lésion érosive de la muqueuse, assez fréquemment à des varices liées à l’hypertension portale et plus rarement à des malformations vasculaires.

Compléments

  • Chez le nourrisson, les causes comprennent :

    • les coliques
    • les infections intestinales
    • l’intussusception
    • le volvulus
  • Chez l’enfant et l’adolescent, les causes comprennent :

    • l’appendicite
    • les infections intestinales
    • la pancréatite
    • la cholécystite
  • Les causes gastro-intestinales comprennent :

    • l’intolérance au lactose
    • l’infestation parasitaire
    • l’ulcère peptique
    • la maladie de Crohn
    • l’œsophagite
    • le diverticule de Meckel
    • l’intussusception récidivante
    • l’appendicite chronique
    • les hernies inguinale et abdominale
    • la pancréatite récidivante
  • Elles se manifestent sous forme de :

    • hématémèse
    • hématochézie
    • méléna
  • Chez le nourrisson, les causes comprennent :

    • l’entérite bactérienne
    • l’allergie aux protéines du lait de vache
    • l’intussusception
    • l’entérocolite nécrosante aiguë
    • l’ulcère de stress
    • l’hyperplasie lymphonodulaire
    • le volvulus
    • le diverticule de Meckel
    • les fissures anales
  • Les causes citées comprennent :

    • l’entérite bactérienne
    • les maladies inflammatoires intestinales
    • l’ulcère peptique ou la gastrite
    • le syndrome de Mallory-Weiss
    • les varices œsophagiennes
    • l’œsophagite
    • le diverticule de Meckel
    • l’hyperplasie lymphonodulaire
    • les corps étrangers
    • le syndrome de Henoch-Schönlein
  • Chez le nourrisson, les causes comprennent :

    • l’obstruction intestinale distale
    • l’infection intestinale
    • l’infestation intestinale
    • la maladie cœliaque
    • la fibrose kystique
    • la hernie
    • l’ascite chyleuse
    • la péritonite
    • la pancréatite aiguë
    • la cirrhose
  • Chez les grands enfants, les causes comprennent :

    • la constipation fonctionnelle
    • l’aérophagie
    • l’obstruction intestinale
    • la maladie cœliaque
    • la fibrose kystique
    • l’infection intestinale
    • l’infestation intestinale
    • l’ascite
    • la péritonite
    • l’hépatite

4. Atrésie œsophagienne et achalasie

Notions clés & Définitions

  • Achalasie : Défaut de relaxation du sphincter œsophagien inférieur lors de la déglutition, provoquant une obstruction relative aggravée par l’absence d’ondes péristaltiques dans les deux tiers inférieurs de l’œsophage.

★ À maîtriser

  • Les signes évocateurs sont : un polyhydramnios maternel, des sécrétions buccales excessives, une toux, une cyanose ou un choc à chaque tentative d’alimentation, l’impossibilité de faire passer une sonde dans l’estomac, une distension abdominale tympanique ou un abdomen scaphoïde

  • Le diagnostic d’atrésie de l’œsophage doit être posé en salle d’accouchement et confirmé par un transit après administration de moins de 1 ml de produit de contraste hydrosoluble ou par vidéo-œsophagogramme pendant son administration.

  • Le diagnostic d’achalasie repose sur la radiographie et est confirmé par la manométrie œsophagienne.

Compléments

  • L’atrésie de l’œsophage a une incidence de 1 pour 3 000 à 4 500 naissances vivantes, et un tiers des nouveau-nés atteints sont prématurés.

  • L’atrésie de l’œsophage peut être associée à des anomalies cardio-respiratoires, squelettiques, rénales et uro-génitales.

  • Avant la correction chirurgicale de l’atrésie de l’œsophage, le nouveau-né est placé en position ventrale, la poche œsophagienne est aspirée en continu, la température et la fonction respiratoire sont contrôlées et les anomalies associées sont traitées.

  • L’étiologie de l’achalasie est inconnue ; la maladie de Chagas est la seule pathologie connue dans le cours comme cause d’achalasie du cardia.

  • Les manifestations cliniques comprennent : la dysphagie, la régurgitation alimentaire, la toux par passage de liquides dans la trachée, les infections pulmonaires, l’œsophagite par rétention alimentaire

  • La radiographie dans l’achalasie peut montrer une dilatation œsophagienne massive, un rétrécissement persistant de la jonction cardio-œsophagienne, des niveaux hydro-aériques, des infections pulmonaires ou une œsophagite avancée.

  • La manométrie dans l’achalasie montre une relaxation incomplète ou absente à la déglutition, l’absence d’ondes péristaltiques primaires ou secondaires et une pression accrue au sphincter œsophagien inférieur.

  • Le traitement de l’achalasie comprend une dilatation pneumatique de la jonction cardio-œsophagienne à 300 mmHg pendant 10 à 15 secondes, puis, en cas d’échec, une myotomie avec procédé antireflux ; une transplantation par le côlon peut être envisagée après l’échec de ces procédures.

  • Dans la maladie de Chagas associée à l’achalasie, l’absence de cellules ganglionnaires d’Auerbach et l’épaississement de la couche musculaire circulaire sont décrits, tandis que les données sur le nombre de cellules ganglionnaires du plexus d’Auerbach sont contradictoires.

5. Autres troubles œsophagiens

Notions clés & Définitions

  • Hernie hiatale : Protrusion d’une partie de l’estomac à travers le hiatus œsophagien.
  • Reflux gastro-œsophagien : Retour sans effort d’une partie du contenu gastrique dans l’œsophage.

★ À maîtriser

📌 La hernie hiatale par glissement correspond au déplacement de la jonction gastro-œsophagienne dans le thorax, tandis que la hernie par roulement fait passer une partie de l’estomac, généralement le fundus, à côté de cette jonction.

📌 La régurgitation est le reflux soudain, involontaire et sans effort d’une petite quantité de liquide gastrique ou œsophagien dans le pharynx et la bouche, tandis que la rumination est le passage volontaire du contenu gastrique dans l’œsophage, le pharynx et la bouche, suivi de déglutitions.

  • Le reflux gastro-œsophagien est physiologique et résulte de l’immaturité du sphincter œsophagien inférieur ; il devient pathologique lorsque les épisodes sont trop fréquents ou sévères et accompagnés de symptômes.

  • La pH-métrie de 24 heures est une technique de référence pour diagnostiquer le reflux gastro-œsophagien acide ; la manométrie explore la motricité œsophagienne mais n’est pas un examen de référence pour diagnostiquer le reflux, l’endoscopie sert à objectiver les complications et réaliser des biopsies, et la scintigraphie est réservée aux hôpitaux universitaires.

Compléments

  • Les affections pouvant s’accompagner de dysphagie comprennent : la paralysie cérébrale, la dermatomyosite, les dystrophies musculaires, la myasthénie grave, la sclérodermie, la polynévrite, la dysautonomie familiale ou syndrome de Riley-Day, les défauts de certains nerfs crâniens, la maladie de Werdnig-Hoffmann, les infections par diphtérie, tétanos ou poliomyélite

  • La hernie hiatale est fréquemment associée au reflux gastro-œsophagien et peut provoquer une sensation de plénitude après les repas et des symptômes de reflux.

  • Le traitement de la hernie hiatale est chirurgical et comprend des procédés antireflux.

  • Le vomissement est un acte réflexe coordonné qui ramène le contenu gastrique vers l’œsophage et la bouche.

  • Les signes digestifs comprennent : des régurgitations anormalement fréquentes, une dysphagie, des hémorragies digestives, principalement des hématémèses, une anorexie

  • Les signes respiratoires comprennent :

    • la toux
    • les crises d’asthme
    • les accès de cyanose
    • les fausses routes
    • les pneumonies
    • la laryngite
    • la pharyngite
  • Les signes neurologiques du reflux gastro-œsophagien comprennent des troubles moteurs, des troubles du comportement et de l’irritabilité ; le syndrome de Sandifer associe une posture anormale de la tête et du cou à un aspect de torticolis et parfois à une asymétrie faciale et à une anomalie du modelage crânien, en association avec une hernie hiatale.

  • Les complications ou manifestations liées à l’âge comprennent :

    • les malaises graves du nourrisson
    • le syndrome de mort subite du nourrisson
    • les complications d’œsophagite
    • l’anorexie
    • la malnutrition
    • le retard de croissance
  • Le traitement du reflux gastro-œsophagien comprend le rassurement des parents et des mesures diététiques avec épaississants tels que la gélopectose à 3 à 5 % ou formules épaissies ; pour le sommeil du nourrisson, le décubitus dorsal à plat est recommandé, et non une position ventrale avec proclive à 30 degrés.

  • La fundoplication de Nissen est le traitement chirurgical du reflux gastro-œsophagien en cas d’échec du traitement médical.

Astuce mémo

RGO : remontée involontaire ; rumination : passage volontaire suivi de déglutitions.

6. Œsophagite par corrosion

★ À maîtriser

📌 Les alcalins forts produisent une nécrose profonde sévère, tandis que les acides provoquent une nécrose coagulante souvent limitée à la muqueuse ou à la couche superficielle de la musculeuse.

  • En cas d’ingestion corrosive, toute administration orale de boisson ou d’aliment est suspendue, l’alimentation est assurée par voie intraveineuse et une œsophago-gastroscopie avec endoscope flexible est réalisée dans les 12 à 24 heures.

📌 Les manœuvres de vomissement et le lavage d’estomac sont formellement interdits après ingestion corrosive.

Compléments

  • L’œsophagite par corrosion résulte de l’ingestion accidentelle de produits domestiques de nettoyage, notamment des alcalins, des acides, de l’eau de Javel, des détergents, de l’oxyde de mercure, ou de biberons trop chauds ; son incidence est la plus forte avant 5 ans.

  • Les manifestations précoces comprennent :

    • l’hypersalivation
    • le refus de boire
    • les nausées
    • les vomissements
    • les douleurs épigastriques
    • les brûlures
    • les ulcérations orales
    • la fièvre
    • une leucocytose élevée
    • parfois une perforation
  • Un rétrécissement de l’œsophage peut apparaître dans les 21 jours suivant une œsophagite par corrosion.

📌 En cas de lésions sévères à l’endoscopie, l’alimentation intraveineuse est maintenue ; des antibiotiques à large spectre sont administrés en cas de perforation et de médiastinite.

  • Une gastrostomie d’alimentation peut être réalisée si l’alimentation orale doit être suspendue longtemps ; les sténoses sont recherchées vers la troisième semaine et une intubation ou une trachéostomie est indiquée en cas d’œdème du pharynx, du larynx ou des voies aériennes.

📌 La prescription préventive de corticoïdes ne se justifie pas après une ingestion corrosive.

7. Anomalies congénitales gastriques

Notions clés & Définitions

  • Duplication gastrique : Structure kystique ou tubulaire située dans la paroi de l’estomac.

★ À maîtriser

  • Les obstructions gastriques congénitales se manifestent classiquement par des vomissements non bilieux.

  • La sténose hypertrophique du pylore provoque des vomissements non bilieux, parfois projectiles, débutant généralement vers 3 semaines, avec des extrêmes allant d’une semaine à 5 mois ; une malnutrition peut survenir si le diagnostic est tardif.

  • Le diagnostic de sténose hypertrophique du pylore repose sur la clinique et est confirmé par échographie ou transit ; l’échographie peut montrer un canal pylorique de plus de 14 mm ou un muscle pylorique de plus de 4 mm.

  • La sténose hypertrophique du pylore est traitée par pyloromyotomie après correction des troubles hydro-électrolytiques.

📌 L’atrésie pylorique est une fermeture totale du pylore, tandis que les membranes antrales correspondent à des membranes gastriques situées dans l’antre, pouvant entraîner une obstruction partielle ou totale.

📌 Le volvulus gastrique aigu exige une chirurgie d’urgence, tandis que la forme chronique peut être corrigée par endoscopie.

Compléments

  • Les causes comprennent :

    • la sténose hypertrophique du pylore
    • l’atrésie pylorique
    • les membranes antrales
    • la duplication gastrique
    • le volvulus gastrique
  • La sténose hypertrophique du pylore est plus fréquente chez les personnes blanches d’origine nord-européenne, moins fréquente chez les personnes noires et rare chez les personnes asiatiques.

  • La sténose hypertrophique du pylore touche 3 nouveau-nés sur 1 000 aux États-Unis et les garçons quatre fois plus souvent que les filles.

  • Les facteurs évoqués comprennent :

    • des anomalies de l’innervation musculaire
    • le stress maternel au troisième trimestre
    • une élévation des prostaglandines sériques
    • l’hypergastrinémie
  • La sténose hypertrophique du pylore peut entraîner une olive pylorique mobile au-dessus et à droite de l’ombilic, des ondes péristaltiques visibles après les repas et un ictère chez 5 % des nourrissons.

  • L’atrésie pylorique et les membranes antrales peuvent provoquer dès le premier jour des vomissements non bilieux, des difficultés d’alimentation et une distension abdominale ; un polyhydramnios est fréquent et une association avec l’épidermolyse bulleuse est parfois observée.

  • Le diagnostic d’atrésie pylorique ou de membrane antrale est suggéré par un estomac large et dilaté sur l’abdomen sans préparation ou établi par transit avec produit de contraste ; le traitement est chirurgical après correction des troubles hydro-électrolytiques.

  • La duplication gastrique peut provoquer une obstruction gastrique partielle ou complète, une masse kystique palpable et, en cas de communication avec la lumière gastrique, des ulcérations avec hématémèse ou méléna.

  • La duplication gastrique est diagnostiquée par échographie, tomodensitométrie ou transit avec produit de contraste et est retirée chirurgicalement lorsqu’elle entraîne des manifestations cliniques.

8. Obstructions et malrotation intestinales

Notions clés & Définitions

  • Malrotation intestinale : La malrotation intestinale est une rotation incomplète de l’intestin durant le développement fœtal, pouvant provoquer une obstruction duodénale dès le premier jour de vie.

★ À maîtriser

  • Les causes comprennent : l’atrésie duodénale, le pancréas annulaire, les bandes de Ladd en cas de malrotation intestinale

  • L’image de double bulle sur l’abdomen sans préparation appuie le diagnostic d’obstruction duodénale, et les malformations associées doivent être recherchées.

  • L’atrésie jéjuno-iléale est due à des accidents vasculaires obstructifs survenus pendant la vie intra-utérine.

  • Le traitement chirurgical de la malrotation comprend la réduction du volvulus, la libération du duodénum et du jéjunum des bandes de Ladd avec maintien à droite, puis la libération du côlon des adhérences et le maintien du cæcum à gauche.

Compléments

  • L’obstruction duodénale se manifeste dès le premier jour par des vomissements bilieux sans ballonnement abdominal ; des ondes péristaltiques visibles et un polyhydramnios dans la moitié des grossesses sont possibles.

  • L’obstruction duodénale est réparée chirurgicalement selon son type ; une gastrostomie de drainage peut être réalisée comme étape intermédiaire.

  • L’iléus méconial est une cause d’obstruction iléale néonatale associée à la mucoviscidose et survient chez 10 % des nouveau-nés atteints de mucoviscidose.

  • Dans l’iléus méconial, l’obstruction siège dans un segment iléal situé avant les 20 à 30 derniers centimètres de l’iléon et est causée par un méconium de consistance gluante.

  • Une perforation intra-abdominale lors d’un iléus méconial peut provoquer une péritonite méconiale, révélée plus tard par des calcifications sur l’abdomen sans préparation.

  • L’iléus méconial peut être traité par lavement de gastrograffine contenant du polysorbate et un détergent sous amplificateur de brillance ; le lavement est répété après 8 à 12 heures et une résection chirurgicale est réalisée en cas d’échec.

  • Les autres causes d’obstruction jéjunale ou iléale relèvent d’un traitement chirurgical.

  • La malrotation résulte de l’absence de fixation mésentérique habituelle du quadrant inférieur droit au quadrant supérieur gauche, laissant l’intestin moyen suspendu à un pédicule étroit avec l’artère mésentérique supérieure.

  • La malrotation la plus courante est l’absence de localisation du cæcum dans le quadrant inférieur droit.

  • La malrotation provoque souvent des symptômes obstructifs aigus ou chroniques durant la première année, notamment des vomissements bilieux et une obstruction aiguë pendant la première semaine ; les grands enfants peuvent présenter des épisodes répétés de douleurs abdominales et de vomissements.

  • Les symptômes de malrotation sont dus au volvulus et à la compression par les bandes de Ladd, mais 25 à 50 % des adolescents peuvent être asymptomatiques.

9. Gastrite et maladie ulcéreuse

Notions clés & Définitions

  • Gastrite : Inflammation microscopique de la muqueuse gastrique, qui exige la présence d’un infiltrat inflammatoire à l’examen histopathologique d’une biopsie.
  • Maladie ulcéreuse : Regroupe des entités dues à des causes et à des environnements génétiques divers, caractérisées par une perte circonscrite de tissu atteignant la muqueuse, la sous-muqueuse ou la couche musculaire sur des sites exposés à l’acide et à la pepsine.

★ À maîtriser

  • La gastrite résulte d’une rupture de l’équilibre entre les facteurs de protection de la muqueuse et les facteurs d’agression.

  • La maladie ulcéreuse résulte d’un déséquilibre entre les facteurs de protection et les facteurs d’agression de la muqueuse.

  • Les examens comprennent : la gastroduodénoscopie avec biopsies, les examens radiologiques, le dosage de la gastrinémie en cas d’ulcères multiples

📌 Les ulcères secondaires surviennent lorsque les facteurs de protection de la muqueuse diminuent ou qu’une maladie augmente la sécrétion d’acide gastrique ou d’enzymes protéolytiques ; ils sont plus fréquents que les ulcères primaires chez l’enfant, plus souvent gastriques et liés au stress ou aux médicaments.

Compléments

  • Les causes et formes comprennent : Helicobacter pylori, les infections à cytomégalovirus ou à herpès simplex, les champignons comme Candida, les parasites comme Cryptosporidium et Strongyloides stercoralis, le reflux biliaire, le stress lié aux maladies systémiques majeures ou au sepsis, la gastrite varioliforme ou chronique érosive, la gastrite auto-immune

  • La gastrite peut provoquer des douleurs abdominales à localisation et périodicité peu nettes ainsi que des saignements gastriques.

  • Les méthodes de diagnostic de gastrite à Helicobacter pylori comprennent :

    • les biopsies gastriques
    • la culture
    • la recherche de l’activité uréasique
    • la sérologie
    • le test respiratoire à l’urée-14C
  • Le diagnostic différentiel comprend : les saignements nasopharyngés, les saignements thoraciques, le sang d’origine maternelle chez le nouveau-né, les érosions et les ulcérations, l’œsophagite et la duodénite, les varices, le syndrome de Mallory-Weiss, les lésions structurales, les diathèses hémorragiques, le syndrome d’Ehlers-Danlos

  • Le diagnostic différentiel comprend : les atteintes biliaires, la pancréatite, les calculs et infections urinaires, les duplications et autres anomalies congénitales, la dyspepsie non ulcéreuse fonctionnelle

  • En cas d’hémorragie importante liée à la gastrite, le traitement général consiste à restaurer et maintenir le volume vasculaire par perfusion ou transfusion et à augmenter le pH gastrique par antiacide administré par sonde nasogastrique ou par anti-H2.

  • Les facteurs impliqués comprennent :

    • l’acide chlorhydrique
    • la pepsine
    • la barrière de mucus
    • le bicarbonate
    • les hormones
    • les sels biliaires
    • les prostaglandines
    • les infections à Helicobacter pylori
    • les facteurs génétiques et psychiques
    • les médicaments et le régime alimentaire
  • Pour les ulcères primaires, l’âge de début est inférieur à 6 ans chez 15 % des cas et inférieur à 10 ans chez 46 % des cas.

  • Chez les enfants de 0 à 6 ans présentant un ulcère primaire, les vomissements surviennent dans 100 % des cas, l’hématémèse ou le méléna dans 33 % des cas, les saignements occultes dans 0 % et les douleurs abdominales typiques dans 0 %.

  • À la période néonatale, l’hémorragie et la perforation sont les manifestations les plus fréquentes de l’ulcère ; un retard de croissance est également possible.

10. Diarrhée aiguë et agents infectieux

Notions clés & Définitions

  • Diarrhée aqueuse : Débute brusquement, dure moins de 14 jours et produit des selles molles ou liquides sans sang visible ; fièvre et vomissements sont possibles.
  • Dysenterie : Diarrhée avec du sang visible dans les selles, liée à des lésions de la muqueuse intestinale envahie par des bactéries ou des parasites, et accompagnée d’anorexie et d’amaigrissement rapide.
  • Gastro-entérite : Diarrhée causée par un agent infectieux au niveau de la muqueuse gastro-intestinale.

★ À maîtriser

📌 La diarrhée aiguë dure au maximum 15 jours, tandis qu’une diarrhée dépassant 15 jours est dite chronique dans cette classification.

  • Les cinq mécanismes d’Escherichia coli diarrhéogènes cités sont :

    • entérotoxigène (ETEC)
    • entéropathogène (EPEC)
    • entéro-invasif (EIEC)
    • entéro-hémorragique (EHEC)
    • entéro-agrégant (EA-AggEC)
  • Dans les pays en développement, la diarrhée représente une cause majeure de morbidité et de mortalité infantiles, avec 1,3 milliard d’épisodes annuels et 3,2 millions de décès chez les moins de 5 ans.

  • La transmission de la diarrhée se fait par voie féco-orale, par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par les selles ou par contact direct avec des selles infectées.

Compléments

  • La diarrhée aiguë s’accompagne généralement de fièvre et de vomissements, et son incidence est de 3 à 9 épisodes par an dans les pays du tiers monde.

  • Le rotavirus provoque la diarrhée par l’intermédiaire de la protéine NSP4, et sa virulence dépend du sujet infecté.

  • Environ 80 % des décès liés à la diarrhée concernent les deux premières années de vie postnatale.

  • Les agents responsables de diarrhée aqueuse cités sont :

    • rotavirus
    • Escherichia coli entérotoxinogène
    • Shigella
    • Campylobacter jejuni
    • Cryptosporidium
    • Vibrio cholerae dans certaines régions
    • Salmonella dans certaines régions
    • E. coli entéropathogène dans certaines régions
  • Les agents de dysenterie cités sont :

    • Shigella, principal agent
    • Campylobacter jejuni
    • E. coli entéro-invasif, rarement
    • Salmonella, rarement
    • Entamoeba histolytica, rarement chez le jeune enfant
  • Les complications de la diarrhée aiguë comprennent :

    • déshydratation
    • choc hypovolémique
    • troubles électrolytiques
    • hypoglycémie
    • acidose métabolique

11. Déshydratation et réhydratation

Notions clés & Définitions

  • Déshydratation : Résulte de pertes excessives de liquides, notamment par vomissements ou diarrhées, qui ne sont pas compensées par les apports, ou de l’incapacité à boire et à manger.

★ À maîtriser

  • La classification clinique distingue une déshydratation légère, modérée ou sévère à partir des signes observés aux yeux, à la fontanelle antérieure, aux larmes, à la bouche, à la peau, à la boisson et à la diurèse.

  • La déshydratation isonatrémique correspond à une natrémie de 135 à 145 méq/l, l’hyponatrémique à une natrémie inférieure à 135 méq/l et l’hypernatrémique à une natrémie supérieure à 145 méq/l.

  • La réhydratation vise à remplacer les pertes en eau et électrolytes jusqu’à l’arrêt de la diarrhée, à prévenir ou traiter la déshydratation et à prévenir la malnutrition avec une supplémentation en zinc.

  • Le plan A pour déshydratation légère prévoit du SRO après chaque selle : 50 ml si le poids est inférieur à 5 kg, 100 ml entre 5 et 10 kg et 200 ml entre 10 et 20 kg.

  • Le plan B pour déshydratation modérée prévoit 75 ml/kg de SRO pendant les 4 premières heures, avec des volumes adaptés au poids : 200–400 ml sous 5 kg, 400–700 ml de 5 à 10 kg, 700–900 ml de 10 à 12 kg et 900–1 400 ml de 12 à 19 kg.

  • Le plan C prévoit 100 ml/kg en perfusion, administrés chez les enfants de moins de 12 mois à raison de 30 % en 1 heure puis 70 % en 5 heures, et chez ceux de plus de 12 mois à raison de 30 % en 30 minutes puis 70 % en 2 h 30.

  • Tous les enfants ayant une diarrhée doivent recevoir du zinc pendant 10 jours : 10 mg/jour avant 6 mois et 20 mg/jour après 6 mois.

Compléments

  • Une diurèse horaire supérieure à 1 ml/kg/h correspond au repère de déshydratation légère, inférieure à 1 ml/kg/h au repère modéré et inférieure à 0,5 ml/kg/h au repère sévère.

📌 La déshydratation extracellulaire présente les signes cliniques décrits, tandis que la forme intracellulaire ajoute notamment fièvre, léthargie, somnolence, prostration, convulsions ou coma.

📌 Les antibiotiques et les antidiarrhéiques ne doivent pas être utilisés systématiquement dans la prise en charge de la diarrhée.

  • Le Ringer lactate est le liquide de perfusion préféré pour le plan C ; le sérum physiologique est une autre option, avec une vigilance concernant l’acidose hyperchlorémique.

Astuce mémo

Plan A pour pertes légères, B pour modérées, C pour sévères

12. Besoins hydriques et troubles électrolytiques

★ À maîtriser

  • Pour un enfant pesant plus de 10 kg, le besoin hydrique de base est 50n+1000 ml50n+1000\ \text{ml}, où n est le nombre de kilogrammes au-dessus de 10.

  • Les besoins journaliers indiqués sont de 5 à 7 g/kg de glucose, 2 à 4 méq/kg de sodium et 1 à 2 méq/kg de KCl.

Compléments

  • Les besoins en gluconate de calcium sont de 2 ml/kg/24 h chez le nouveau-né et de 0,4 à 0,5 ml/kg/24 h chez les nourrissons et les enfants à partir d’un mois.

  • Les besoins journaliers pédiatriques cités sont de 2 à 4 mmol/kg de sodium, 1 à 2 mmol/kg de potassium, 1 mmol/kg de calcium, 1 mmol/kg de magnésium, 3 à 5 mmol/kg de chlorure et 2 à 3 mmol/kg de phosphate.

  • Le débit de base selon la règle 4/2/1 est indiqué comme méthode de calcul des besoins hydriques, sans autre détail chiffré.

  • Le besoin quotidien de magnésium indiqué est de 0,5 ml/kg/24 h.

13. Hypoglycémie et acidose métabolique

★ À maîtriser

📌 Chez l’enfant, le sérum glucosé à 10 % est indiqué comme solution la plus adaptée pour corriger l’hypoglycémie, plutôt que le sérum à 50 %.

  • La correction de l’hypoglycémie consiste à administrer 2 à 5 ml/kg de SG10 % par voie intraveineuse lente en 30 minutes, puis à maintenir une perfusion de glucose à 4–6 mg/kg/min ou 5–7 g/kg/jour et à contrôler la glycémie 15 minutes après la correction.

📐 Formule - La quantité de bicarbonate indiquée pour corriger l’acidose métabolique est Q=[(Vi−Vt)×13]×poidsQ=\left[(V_i-V_t)\times\frac{1}{3}\right]\times\text{poids}, avec Vi=18V_i=18 et VtV_t égal à la valeur mesurée.

Compléments

  • Le sérum glucosé à 10 % contient 10 g de glucose dans 100 ml ; le sérum à 5 % en contient 5 g dans 100 ml et celui à 50 % en contient 25 g dans 50 ml.

  • La valeur normale de bicarbonate indiquée est de 18 à 30 mmol/l.

  • Le bicarbonate calculé est administré dilué dans l’eau distillée en prises horaires : la moitié de Q à H0, un quart à H1, un huitième à H2 et un seizième à H3.

📌 Le bicarbonate ne doit pas être administré sans résultats biologiques, car une alcalose métabolique peut provoquer un arrêt respiratoire.

14. Diarrhée chronique et causes principales

Notions clés & Définitions

  • Diarrhée chronique : Persiste plus de 2 semaines et peut être osmotique, par exemple en cas de déficit en lactase, sécrétoire, par exemple sous l’effet d’une entérotoxine de certains Escherichia coli, ou relever des deux mécanismes.

★ À maîtriser

  • Les principales causes citées sont :
    • allergie aux protéines de lait de vache
    • maladies inflammatoires de l’intestin
    • maladie cœliaque
    • mucoviscidose

Compléments

📌 Une autre définition décrit la diarrhée chronique comme une anomalie permanente ou récidivante de l’aspect des selles, trop fréquentes et trop volumineuses, durant plus de 4 semaines.

  • Chez le nourrisson, le volume des selles dépasse 15 g/kg/24 h ; à 3 ans, il approche le volume adulte.

15. Allergie aux protéines du lait

★ À maîtriser

📌 L’allergie aux protéines de lait de vache peut être aiguë, de type réaginique avec choc anaphylactique, ou chronique, avec diarrhée grave et prolongée correspondant à une gastro-entéropathie allergique.

  • La forme aiguë survient dans les minutes suivant la prise du biberon et peut provoquer vomissements, selles liquides en jet, pâleur, cyanose, hypotonie, altération de la conscience et choc ; les signes disparaissent en quelques heures puis réapparaissent avec un nouveau biberon.

📌 Le traitement consiste à exclure les protéines du lait de vache pendant plusieurs mois, jusqu’à l’âge d’un an ; les préparations végétales au soja peuvent entraîner une intolérance associée et les produits hypoallergiques ne sont pas conseillés.

Compléments

  • L’incidence de l’allergie aux protéines de lait de vache est de 0,5 à 3 % des naissances.

  • Les manifestations associées citées comprennent :

    • retard de croissance avec malabsorption
    • colites hémorragiques
    • anémie microcytaire dite syndrome de Wilson-H
    • dermatoses
    • pneumopathie
  • Les premiers symptômes apparaissent généralement entre la deuxième et la troisième semaine de vie, souvent dans un contexte d’atopie familiale ou d’allergie au lait de vache dans la fratrie.

  • Le diagnostic repose sur la clinique et une épreuve thérapeutique ; les IgE spécifiques peuvent être recherchées surtout en présence de manifestations atopiques extradigestives.

📌 Une mère qui allaite un enfant allergique aux protéines du lait de vache doit elle-même éviter le lait de vache.

16. Maladie cœliaque et intolérance au gluten

Notions clés & Définitions

  • Maladie cœliaque : Réaction immunitaire, allergique et inflammatoire liée à l’ingestion de gluten, qui débute quelques semaines à quelques mois après son introduction alimentaire.

★ À maîtriser

  • La forme classique se manifeste par des selles abondantes, fétides et grasses, un abdomen ballonné, une apathie, une tristesse, une irritabilité, une anorexie, un retard pondéral puis statural, et parfois un rachitisme ou des œdèmes des membres inférieurs.

📌 Le traitement de la maladie cœliaque repose sur un régime sans gluten strict à vie, qui réduit le risque de complications malignes, notamment de lymphome de l’intestin grêle.

Compléments

  • Le gluten est contenu dans :

    • blé
    • orge
    • seigle
    • avoine
  • La pathogénie implique une réponse immuno-allergique à médiation cellulaire, une augmentation des plasmocytes, des IgA et des IgE sériques, ainsi que la formation d’anticorps anti-gliadine et anti-réticuline.

  • La susceptibilité génétique citée concerne les groupes HLA B8, DR7, DQW3 et DQW8 ; le déclenchement peut être associé à une forte ingestion de gluten, à des infections virales ou à des carences nutritionnelles.

  • La biopsie du duodénum distal peut montrer une atrophie villositaire totale de stade V ou subtotale de stade IV, une hypertrophie des cryptes, une augmentation des mitoses et des lymphocytes intra-épithéliaux.

  • Les produits à base d’amidon de maïs, de riz ou de fécule de pomme de terre peuvent remplacer les céréales contenant du gluten, et l’avoine est autorisée chez l’enfant à raison de 25 g/j.

17. Mucoviscidose

Notions clés & Définitions

  • Mucoviscidose : Maladie congénitale, familiale et grave d’étiologie génétique qui touche les glandes muqueuses et les glandes exocrines, y compris les glandes sudoripares.

★ À maîtriser

  • Chez le nouveau-né, l’iléus méconial dû à un méconium épais et adhérent peut provoquer une occlusion intestinale néonatale.

  • En dehors de la période néonatale, le test de la sueur est positif avec un chlore supérieur à 60 mEq/L.

Compléments

  • La mucoviscidose est généralement liée au chromosome 7 ; le gène CFTR est localisé sur son bras long en q31.2.

  • Le traitement mentionné comprend la prise en charge respiratoire, des extraits pancréatiques, une alimentation hypercalorique, des sels à raison de 1 g chez le nourrisson et 4 g chez l’enfant plus grand, ainsi que les vitamines A, D, E et K.

  • Les lavements cités comprennent :

    • N-acétylcystéine
    • huile de paraffine
    • polyéthylène glycol

18. Maladies inflammatoires intestinales

★ À maîtriser

  • Les maladies inflammatoires chroniques idiopathiques de l’intestin comprennent la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn ; les âges de survenue cités sont 15 à 25 ans puis 50 à 80 ans.

  • La rectocolite ulcéro-hémorragique est une maladie inflammatoire chronique idiopathique limitée au côlon, épargnant le tractus digestif proximal, qui débute au rectum et peut s’étendre à tout le côlon.

  • Le diagnostic de rectocolite repose sur la clinique, les données endoscopiques, histologiques et radiologiques, ainsi que sur une chronicité supérieure à 4 semaines.

📌 La maladie de Crohn peut atteindre le tube digestif de la bouche à l’anus et présente une atteinte transmurale et segmentaire, tandis que la rectocolite ulcéro-hémorragique est limitée au côlon et débute au rectum.

📌 La sulfasalazine est prescrite dans la rectocolite à 50–75 mg/kg/j, avec une dose maximale de 2–3 g/j en 2 à 4 prises, augmentée progressivement pendant la première semaine ; un contrôle hématologique est effectué après 10–14 jours.

  • La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique génétique pouvant atteindre tout le tube digestif, de la bouche à l’anus, avec une atteinte transmurale et segmentaire ; son incidence indiquée est de 3 à 4 pour 100 000 et elle est peu fréquente en pédiatrie.

📌 Pour Crohn limité à l’intestin grêle, la prednisone est prescrite à 1–2 mg/kg/24 h, au maximum 40 mg, en dose unique per os ; l’attaque dure 3 à 4 semaines, puis la prednisone est progressivement diminuée et arrêtée, car elle n’est pas indiquée comme traitement d’entretien.

📌 La chirurgie de Crohn est indiquée pour une maladie localisée résistante au traitement médical, une perforation intestinale, des strictures avec subocclusion symptomatique, une hémorragie non maîtrisable ou le drainage d’un abcès intra-abdominal ou hépatique ; les rechutes après résection intestinale sont fréquentes.

Compléments

  • Le risque de maladie inflammatoire intestinale est accru chez les enfants de parents malades et est évalué à 35 %.

  • La rectocolite ulcéro-hémorragique peut provoquer fièvre, anorexie, arrêt de croissance, dysenterie modérée, ténesmes et douleurs abdominales crampiformes ; les formes les plus sévères s’accompagnent de ténesmes et de douleurs crampiformes.

  • Dans la rectocolite ulcéro-hémorragique, les selles peuvent survenir plus de 6 fois par 24 heures et être plus fréquentes la nuit.

  • Les manifestations extra-intestinales citées sont :

    • pyoderma gangrenosum
    • cholangite sclérosante
    • hépatite chronique
  • La rectocolite ulcéro-hémorragique peut entraîner une anémie ferriprive, une hyperleucocytose et une hypoalbuminémie, avec parfois une vitesse de sédimentation élevée.

  • Après 8 à 10 ans d’évolution de la rectocolite ulcéro-hémorragique, le risque de cancérisation est très élevé.

  • Les lésions histologiques de rectocolite comprennent une inflammation aiguë et chronique de la muqueuse, une cryptite et des abcès des cryptes.

  • Les signes radiologiques de rectocolite comprennent une perte des haustrations, des lésions concentriques à marge finement spiculée et, en cas de mégacôlon toxique, une dilatation marquée.

Astuce mémo

Crohn peut atteindre la bouche à l’anus ; la rectocolite reste colique et débute au rectum

Tableaux de synthèse

Mécanismes de la diarrhée

MécanismeDéfaut ou causeCaractères des selles
SécrétoirePerturbation de l’absorption et de la sécrétionSelles liquides, osmolalité normale
OsmotiqueDéfaut de transport, enzymes déficientes ou solutés non absorbablesSelles liquides et acides, substances réductrices
Trouble de motilitéTransit, pullulation microbienne ou réflexe gastro-coliqueDiarrhée liée à la motilité
Mécanismes mixtesSurface d’absorption ou capacité fonctionnelle diminuée, inflammationSelles liquides, sang et globules blancs possibles

Rectocolite et maladie de Crohn

DimensionRectocoliteCrohn
LocalisationCôlon, débute au rectumDe la bouche à l’anus
AtteinteMuqueuse coliqueTransmurale et segmentaire
Lésions péri-analesInhabituellesHabituelles
Atteinte iléaleAbsenteHabituelle
Fistules et stricturesInhabituellesHabituelles

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1. Concernant les symptômes majeurs des maladies gastro-intestinales :

2. Une diarrhée s’accompagne d’une perte importante d’eau et d’électrolytes. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Faire le QCM →

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Quels sont les symptômes majeurs des maladies gastro-intestinales ?

La dysphagie, l’anorexie, les vomissements, la diarrhée, la constipation, les douleurs abdominales, les hémorragies gastro-intestinales et le ballonnement ou la masse abdominale.

Que suggère la dysphagie de transfert concernant le trouble ?

Un trouble de la bouche ou du pharynx.

Par quelle perte la diarrhée se caractérise-t-elle ?

Par une perte excessive d’eau et d’électrolytes dans les selles.

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