QCM : Gastroentérologie pédiatrique (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les symptômes majeurs des maladies gastro-intestinales :

Le ballonnement ou une masse abdominale ne figure pas parmi ces symptômes majeurs.
La dysphagie, l’anorexie et les vomissements comptent parmi ces symptômes majeurs.
La dysphagie de transfert indique principalement un trouble de la motilité œsophagienne.
La dysphagie de transfert traduit une incapacité à faire parvenir les aliments au pharynx inférieur.
Les douleurs abdominales et les hémorragies gastro-intestinales font partie de ces manifestations.

La dysphagie, l’anorexie et les vomissements comptent parmi ces symptômes majeurs. · Les douleurs abdominales et les hémorragies gastro-intestinales font partie de ces manifestations.

Explication

La dysphagie, l’anorexie, les vomissements, les douleurs abdominales et les hémorragies gastro-intestinales font partie des symptômes majeurs. La dysphagie de transfert concerne la délivrance des aliments à l’œsophage supérieur et oriente vers la bouche ou le pharynx; le ballonnement ou une masse abdominale est également inclus dans cette liste.

2. Une diarrhée s’accompagne d’une perte importante d’eau et d’électrolytes. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Les mouvements d’eau à travers les muqueuses intestinales sont passifs.
Les flux de sodium, de chlorure et de glucose contribuent aux mouvements d’eau intestinaux.
La perte excessive d’eau et d’électrolytes dans les selles caractérise la diarrhée.
Un mécanisme sécrétoire peut participer à la survenue d’une diarrhée.
Une motilité anormale peut participer à la pathogénie de la diarrhée.

Les mouvements d’eau à travers les muqueuses intestinales sont passifs. · Les flux de sodium, de chlorure et de glucose contribuent aux mouvements d’eau intestinaux. · La perte excessive d’eau et d’électrolytes dans les selles caractérise la diarrhée. · Un mécanisme sécrétoire peut participer à la survenue d’une diarrhée. · Une motilité anormale peut participer à la pathogénie de la diarrhée.

Explication

La diarrhée se caractérise par une perte excessive d’eau et d’électrolytes dans les selles, et l’eau traverse passivement les muqueuses selon les flux électrolytiques, notamment ceux du sodium, du chlorure et du glucose. Les mécanismes possibles comprennent la sécrétion, l’osmose, une motilité anormale ou une combinaison de ces mécanismes.

3. Parmi les propositions suivantes concernant les mécanismes sécrétoires et osmotiques de la diarrhée, lesquelles sont exactes ?

La diarrhée sécrétoire associe des selles liquides à une osmolalité normale.
Les toxines cholériques, certains acides gras et les sels biliaires sont des sécrétagogues.
Une déficience en enzymes digestives caractérise plutôt le mécanisme sécrétoire que l’osmotique.
Les solutés non absorbables provoquent le profil de selles sécrétoires à osmolalité normale.
Dans la diarrhée osmotique, les selles peuvent être acides et contenir des substances réductrices.

La diarrhée sécrétoire associe des selles liquides à une osmolalité normale. · Les toxines cholériques, certains acides gras et les sels biliaires sont des sécrétagogues. · Dans la diarrhée osmotique, les selles peuvent être acides et contenir des substances réductrices.

Explication

Les toxines, certains acides gras et les sels biliaires peuvent agir comme sécrétagogues; la diarrhée sécrétoire est associée à des selles liquides et à une osmolalité normale. Les déficiences enzymatiques ou les solutés non absorbables relèvent du mécanisme osmotique, dont les selles peuvent être acides et contenir des substances réductrices.

4. Chez un nourrisson présentant une douleur abdominale aiguë, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le volvulus appartient à la liste des causes récidivantes plutôt qu’aiguës du nourrisson.
Les douleurs abdominales peuvent se présenter sous une forme aiguë ou récidivante.
La pancréatite est classée parmi les causes aiguës propres aux nourrissons.
Une infestation parasitaire est citée parmi les causes de douleur abdominale récidivante.
Les coliques du nourrisson figurent parmi les causes gastro-intestinales possibles.

Les douleurs abdominales peuvent se présenter sous une forme aiguë ou récidivante. · Une infestation parasitaire est citée parmi les causes de douleur abdominale récidivante. · Les coliques du nourrisson figurent parmi les causes gastro-intestinales possibles.

Explication

Chez le nourrisson, les coliques, les infections intestinales, l’intussusception et le volvulus sont cités parmi les causes aiguës; la pancréatite est répertoriée chez l’enfant et l’adolescent. L’infestation parasitaire figure parmi les causes de douleur récidivante, et les douleurs abdominales peuvent être aiguës ou récidivantes.

5. Concernant les hémorragies gastro-intestinales et leurs causes selon l’âge :

Chez le nourrisson, l’allergie aux protéines du lait de vache ne figure pas parmi les causes possibles.
Chez l’enfant et l’adolescent, les maladies inflammatoires intestinales figurent parmi les causes possibles.
Elles sont généralement liées à une lésion érosive de la muqueuse gastro-intestinale.
Les malformations vasculaires constituent la cause la plus fréquente de ces hémorragies.
Elles peuvent se manifester par une hématémèse, une hématochézie ou un méléna.

Chez l’enfant et l’adolescent, les maladies inflammatoires intestinales figurent parmi les causes possibles. · Elles sont généralement liées à une lésion érosive de la muqueuse gastro-intestinale. · Elles peuvent se manifester par une hématémèse, une hématochézie ou un méléna.

Explication

Les lésions érosives sont la cause générale la plus habituelle, et les trois manifestations citées sont possibles. L’allergie aux protéines du lait de vache est une cause chez le nourrisson, tandis que les maladies inflammatoires intestinales concernent aussi l’enfant et l’adolescent. Les malformations vasculaires sont une cause plus rare, et non la plus fréquente.

6. Un nouveau-né présente une toux et une cyanose à chaque alimentation, et une sonde ne franchit pas l’œsophage. Concernant la suspicion d’atrésie œsophagienne :

Des anomalies rénales et uro-génitales peuvent être associées à l’atrésie œsophagienne.
La confirmation radiologique requiert plus de 10 ml de produit de contraste hydrosoluble.
Ces signes cliniques justifient de suspecter une atrésie de l’œsophage dès la naissance.
L’incidence rapportée est d’environ une naissance sur 300 à 450 naissances vivantes.
Le diagnostic doit être posé en salle d’accouchement puis confirmé par une imagerie adaptée.

Des anomalies rénales et uro-génitales peuvent être associées à l’atrésie œsophagienne. · Ces signes cliniques justifient de suspecter une atrésie de l’œsophage dès la naissance. · Le diagnostic doit être posé en salle d’accouchement puis confirmé par une imagerie adaptée.

Explication

La toux et la cyanose pendant l’alimentation, ainsi que l’impossibilité de faire passer une sonde dans l’estomac, évoquent l’atrésie. Le diagnostic est posé en salle d’accouchement et confirmé par un transit avec moins de 1 ml de contraste hydrosoluble ou un vidéo-œsophagogramme. L’incidence est de 1 pour 3 000 à 4 500 naissances vivantes, et des anomalies rénales ou uro-génitales peuvent être associées.

7. À propos de l’achalasie et des mesures préopératoires de l’atrésie œsophagienne, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’étiologie de l’achalasie est généralement inconnue, la maladie de Chagas étant une cause connue.
Avant la correction de l’atrésie, le nouveau-né est placé en position ventrale et la poche est aspirée continuellement.
Avant l’opération de l’atrésie, la poche œsophagienne est laissée sans aspiration et la respiration n’est pas surveillée.
L’achalasie résulte d’un défaut de relaxation du sphincter supérieur avec péristaltisme conservé dans l’œsophage inférieur.
L’achalasie associe un défaut de relaxation du sphincter inférieur et un péristaltisme réduit dans les deux tiers inférieurs.

L’étiologie de l’achalasie est généralement inconnue, la maladie de Chagas étant une cause connue. · Avant la correction de l’atrésie, le nouveau-né est placé en position ventrale et la poche est aspirée continuellement. · L’achalasie associe un défaut de relaxation du sphincter inférieur et un péristaltisme réduit dans les deux tiers inférieurs.

Explication

L’achalasie correspond au défaut de relaxation du sphincter œsophagien inférieur, aggravé par l’absence d’ondes péristaltiques dans les deux tiers inférieurs. La préparation préopératoire de l’atrésie comprend la position ventrale, l’aspiration continue, ainsi que le contrôle respiratoire et thermique. L’étiologie de l’achalasie est inconnue dans la plupart des cas, tandis que la maladie de Chagas est une cause connue.

8. Chez une personne présentant une dysphagie avec régurgitations et toux lors du passage de liquides dans la trachée, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) concernant l’achalasie ?

La manométrie constitue l’examen initial, tandis que la radiographie confirme ensuite l’achalasie.
La rétention alimentaire liée à l’achalasie peut s’accompagner d’une œsophagite.
La dysphagie et les régurgitations alimentaires ne font pas partie des manifestations de l’achalasie.
Dans l’achalasie associée à Chagas, l’épaississement décrit touche la couche musculaire longitudinale.
Le bilan diagnostique s’appuie sur la radiographie, puis la manométrie œsophagienne confirme le diagnostic.

La rétention alimentaire liée à l’achalasie peut s’accompagner d’une œsophagite. · Le bilan diagnostique s’appuie sur la radiographie, puis la manométrie œsophagienne confirme le diagnostic.

Explication

Le diagnostic repose sur la radiographie et est confirmé par la manométrie œsophagienne. L’achalasie peut entraîner dysphagie, régurgitations, toux liée au passage de liquides dans la trachée et œsophagite par rétention alimentaire. Dans la maladie de Chagas, l’épaississement décrit concerne la couche circulaire, et non longitudinale.

9. Un patient atteint d’achalasie présente une relaxation incomplète à la déglutition et une absence d’ondes péristaltiques. Concernant les examens et le traitement :

La radiographie peut révéler un rétrécissement persistant de la jonction cardio-œsophagienne.
La dilatation pneumatique est maintenue à 300 mmHg pendant 10 à 15 minutes.
La manométrie met en évidence une augmentation des ondes péristaltiques primaires et secondaires.
La manométrie peut montrer une pression accrue au niveau du sphincter œsophagien inférieur.
Après l’échec d’une dilatation pneumatique, une myotomie avec procédé antireflux peut être proposée.

La radiographie peut révéler un rétrécissement persistant de la jonction cardio-œsophagienne. · La manométrie peut montrer une pression accrue au niveau du sphincter œsophagien inférieur. · Après l’échec d’une dilatation pneumatique, une myotomie avec procédé antireflux peut être proposée.

Explication

La manométrie montre notamment une pression accrue au sphincter inférieur et l’absence d’ondes péristaltiques. La radiographie peut mettre en évidence un rétrécissement persistant de la jonction cardio-œsophagienne. La dilatation est maintenue 10 à 15 secondes, et une myotomie avec procédé antireflux peut suivre son échec.

10. Une imagerie montre une partie de l’estomac passant dans le thorax à côté de la jonction gastro-œsophagienne. Parmi les propositions concernant la hernie hiatale, lesquelles sont exactes ?

La myasthénie grave est une forme de hernie hiatale caractérisée par le déplacement du fundus.
Dans la hernie par glissement, le fundus passe à côté d’une jonction restée dans l’abdomen.
La hernie hiatale est fréquemment associée au reflux gastro-œsophagien.
Une hernie hiatale est une protrusion d’une partie de l’estomac à travers le hiatus œsophagien.
Le passage d’une partie de l’estomac à côté de la jonction correspond à une hernie par roulement.

La hernie hiatale est fréquemment associée au reflux gastro-œsophagien. · Une hernie hiatale est une protrusion d’une partie de l’estomac à travers le hiatus œsophagien. · Le passage d’une partie de l’estomac à côté de la jonction correspond à une hernie par roulement.

Explication

La hernie par roulement fait passer une partie de l’estomac, généralement le fundus, à côté de la jonction gastro-œsophagienne. La hernie hiatale est bien une protrusion gastrique à travers le hiatus et elle est fréquemment associée au reflux. La myasthénie peut accompagner une dysphagie, mais n’est pas une hernie ; dans la forme par glissement, c’est la jonction qui se déplace dans le thorax.

11. Après un repas, une personne décrit un retour soudain et involontaire d’un peu de liquide dans sa bouche, sans effort. Concernant les troubles décrits :

Le traitement de la hernie hiatale est chirurgical et comprend des procédés antireflux.
Cette description correspond à une régurgitation, qui est soudaine, involontaire et sans effort.
Le vomissement est un passage volontaire du contenu gastrique suivi de déglutitions répétées.
La rumination est un acte réflexe coordonné ramenant le contenu gastrique vers la bouche.
Le reflux gastro-œsophagien désigne le retour sans effort d’une partie du contenu gastrique dans l’œsophage.

Le traitement de la hernie hiatale est chirurgical et comprend des procédés antireflux. · Cette description correspond à une régurgitation, qui est soudaine, involontaire et sans effort. · Le reflux gastro-œsophagien désigne le retour sans effort d’une partie du contenu gastrique dans l’œsophage.

Explication

La régurgitation est un reflux soudain, involontaire et sans effort d’une petite quantité de liquide vers le pharynx et la bouche. Le reflux gastro-œsophagien est le retour sans effort du contenu gastrique dans l’œsophage, et la hernie hiatale relève d’un traitement chirurgical comprenant des procédés antireflux. La rumination est volontaire et suivie de déglutitions, tandis que le vomissement est réflexe.

12. Un nourrisson présente des régurgitations fréquentes accompagnées de symptômes. Concernant le reflux gastro-œsophagien, quelles propositions sont exactes ?

Les fausses routes et la toux correspondent à des signes digestifs du reflux.
La dysphagie et l’anorexie figurent parmi les manifestations digestives possibles du reflux.
Le reflux peut être physiologique en raison de l’immaturité du sphincter œsophagien inférieur.
Les hémorragies digestives liées au reflux se manifestent principalement par des rectorragies.
Le reflux devient pathologique même sans symptômes lorsque le sphincter est immature.

La dysphagie et l’anorexie figurent parmi les manifestations digestives possibles du reflux. · Le reflux peut être physiologique en raison de l’immaturité du sphincter œsophagien inférieur.

Explication

L’immaturité du sphincter inférieur explique le reflux physiologique, qui devient pathologique lorsqu’il est trop fréquent ou sévère et symptomatique. La dysphagie et l’anorexie sont digestives ; toux et fausses routes sont respiratoires, et les hémorragies sont principalement des hématémèses.

13. Après une ingestion accidentelle de produit corrosif chez un jeune enfant, quelles propositions décrivent correctement l’œsophagite par corrosion ?

Les ingestions accidentelles de produits ménagers font partie des causes possibles.
Les acides provoquent typiquement une nécrose profonde plus sévère que les alcalins forts.
Les alcalins forts peuvent provoquer une nécrose profonde et sévère de l’œsophage.
Une hypersalivation et un refus de boire peuvent apparaître précocement.
L’incidence la plus élevée concerne les enfants de plus de cinq ans.

Les ingestions accidentelles de produits ménagers font partie des causes possibles. · Les alcalins forts peuvent provoquer une nécrose profonde et sévère de l’œsophage. · Une hypersalivation et un refus de boire peuvent apparaître précocement.

Explication

Les alcalins forts entraînent une nécrose profonde sévère, alors que les acides donnent une nécrose coagulante souvent plus superficielle. Les produits ménagers peuvent être ingérés accidentellement et l’hypersalivation ou le refus de boire sont des signes précoces ; l’incidence est maximale avant cinq ans.

14. Un enfant vient d’ingérer un produit corrosif : quelles mesures de prise en charge sont appropriées ?

Une lésion endoscopique sévère conduit à reprendre rapidement l’alimentation orale.
Un rétrécissement œsophagien peut apparaître dans les trois semaines suivant l’ingestion.
En cas de perforation et de médiastinite, des antibiotiques à large spectre sont administrés.
L’œsophago-gastroscopie flexible est différée jusqu’à plusieurs semaines après l’ingestion.
Les boissons et aliments par voie orale sont suspendus et l’alimentation est assurée par voie intraveineuse.

Un rétrécissement œsophagien peut apparaître dans les trois semaines suivant l’ingestion. · En cas de perforation et de médiastinite, des antibiotiques à large spectre sont administrés. · Les boissons et aliments par voie orale sont suspendus et l’alimentation est assurée par voie intraveineuse.

Explication

La prise en charge suspend l’alimentation orale, utilise la voie intraveineuse et prévoit une œsophago-gastroscopie flexible dans les 12 à 24 heures. Une sténose peut apparaître dans les 21 jours ; les antibiotiques à large spectre sont indiqués en cas de perforation et de médiastinite, et les lésions sévères justifient le maintien de l’alimentation intraveineuse.

15. Après ingestion corrosive, quelles conduites thérapeutiques faut-il appliquer ?

La prévention par corticoïdes ne se justifie pas après une ingestion corrosive.
Une gastrostomie d’alimentation peut être envisagée si l’alimentation orale doit être suspendue longtemps.
Une intubation est indiquée en cas d’œdème isolé de la paroi abdominale.
Les manœuvres destinées à provoquer des vomissements sont contre-indiquées après l’ingestion.
Un lavage gastrique est réalisé pour évacuer le produit corrosif ingéré.

La prévention par corticoïdes ne se justifie pas après une ingestion corrosive. · Une gastrostomie d’alimentation peut être envisagée si l’alimentation orale doit être suspendue longtemps. · Les manœuvres destinées à provoquer des vomissements sont contre-indiquées après l’ingestion.

Explication

Les vomissements provoqués et le lavage gastrique sont formellement interdits, et les corticoïdes préventifs ne sont pas justifiés. Une gastrostomie peut permettre l’alimentation lors d’une suspension orale prolongée ; l’intubation ou la trachéostomie concerne l’œdème du pharynx, du larynx ou des voies aériennes.

16. Concernant les obstructions gastriques congénitales et la sténose hypertrophique du pylore, quelles propositions sont exactes ?

L’atrésie pylorique ne fait pas partie des causes de vomissements non bilieux.
La sténose hypertrophique du pylore est rare chez les personnes d’origine nord-européenne.
Les obstructions gastriques congénitales se manifestent classiquement par des vomissements non bilieux.
La duplication gastrique figure parmi les causes possibles de vomissements non bilieux obstructifs.
Aux États-Unis, la sténose hypertrophique du pylore touche environ trois nouveau-nés sur mille.

Les obstructions gastriques congénitales se manifestent classiquement par des vomissements non bilieux. · La duplication gastrique figure parmi les causes possibles de vomissements non bilieux obstructifs. · Aux États-Unis, la sténose hypertrophique du pylore touche environ trois nouveau-nés sur mille.

Explication

Les obstructions gastriques congénitales donnent classiquement des vomissements non bilieux, et la duplication gastrique comme l’atrésie pylorique en sont des causes possibles. La sténose hypertrophique du pylore est plus fréquente chez les personnes blanches d’origine nord-européenne et son incidence américaine est de trois nouveau-nés sur mille.

17. Un nourrisson de trois semaines vomit sans bile ; l’échographie montre un canal pylorique de 15 mm. Quelles propositions sont exactes ?

La mesure échographique dépasse le seuil de canal pylorique associé au diagnostic.
La maladie est monogénique et liée à une anomalie chromosomique unique.
L’ictère est présent chez environ la moitié des nourrissons atteints.
Le diagnostic repose sur la clinique, mais l’échographie ne peut pas le confirmer.
Le début des vomissements à trois semaines est en dehors de la période habituelle.

La mesure échographique dépasse le seuil de canal pylorique associé au diagnostic.

Explication

Un canal pylorique de plus de 14 mm dépasse le seuil échographique indiqué, et le diagnostic clinique peut être confirmé par échographie ou transit. Les symptômes débutent généralement vers trois semaines ; la sténose est polygénique et l’ictère concerne environ 5 % des nourrissons.

18. Chez un enfant présentant un volvulus gastrique aigu, quelles propositions concernant la prise en charge et les anomalies gastriques sont exactes ?

La forme aiguë du volvulus gastrique requiert une chirurgie d’urgence.
Le volvulus gastrique chronique relève d’une chirurgie d’urgence plutôt que d’une endoscopie.
L’atrésie pylorique est diagnostiquée par une fermeture du duodénum sur cliché abdominal.
Le traitement de l’atrésie pylorique intervient avant la correction des troubles hydro-électrolytiques.
La duplication gastrique désigne une structure kystique située hors de la paroi gastrique.

La forme aiguë du volvulus gastrique requiert une chirurgie d’urgence.

Explication

Le volvulus gastrique aigu impose une chirurgie d’urgence, tandis que sa forme chronique peut être corrigée par endoscopie. Pour l’atrésie pylorique, l’imagerie concerne notamment l’estomac dilaté et le transit, et le traitement chirurgical suit la correction hydro-électrolytique. Une duplication gastrique est une structure kystique ou tubulaire dans la paroi de l’estomac.

19. Un nouveau-né présente des vomissements bilieux dès le premier jour, sans ballonnement, et une image de double bulle. Concernant une obstruction duodénale, cochez les propositions exactes :

Des vomissements bilieux précoces peuvent survenir sans ballonnement abdominal.
Une atrésie duodénale peut être à l’origine de l’obstruction observée.
L’image de double bulle sur l’abdomen sans préparation appuie le diagnostic.
Une gastrostomie de drainage peut constituer une étape intermédiaire du traitement.
Les bandes de Ladd sont une cause d’obstruction duodénale sans lien avec la malrotation.

Des vomissements bilieux précoces peuvent survenir sans ballonnement abdominal. · Une atrésie duodénale peut être à l’origine de l’obstruction observée. · L’image de double bulle sur l’abdomen sans préparation appuie le diagnostic. · Une gastrostomie de drainage peut constituer une étape intermédiaire du traitement.

Explication

L’obstruction duodénale peut être due à une atrésie, à un pancréas annulaire ou aux bandes de Ladd associées à une malrotation. La double bulle soutient le diagnostic, et les vomissements bilieux précoces sans ballonnement sont caractéristiques possibles. La réparation est chirurgicale selon le type, avec parfois une gastrostomie de drainage intermédiaire; les bandes de Ladd sont bien reliées à la malrotation.

20. Concernant les causes et complications de l’obstruction jéjuno-iléale néonatale, quelles propositions sont exactes ?

L’atrésie jéjuno-iléale est causée par des accidents vasculaires survenus après la naissance.
L’iléus méconial touche 10 % des nouveau-nés atteints de mucoviscidose.
L’atrésie jéjuno-iléale résulte d’accidents vasculaires obstructifs intra-utérins.
Une perforation liée à l’iléus méconial se révèle par des calcifications immédiates.
Dans l’iléus méconial, l’obstruction siège après les derniers centimètres de l’iléon.

L’iléus méconial touche 10 % des nouveau-nés atteints de mucoviscidose. · L’atrésie jéjuno-iléale résulte d’accidents vasculaires obstructifs intra-utérins.

Explication

L’atrésie jéjuno-iléale est attribuée à des accidents vasculaires obstructifs pendant la vie intra-utérine, et l’iléus méconial concerne 10 % des nouveau-nés atteints de mucoviscidose. L’obstruction méconiale se situe avant les 20 à 30 derniers centimètres de l’iléon; une perforation peut entraîner une péritonite méconiale dont les calcifications apparaissent plus tard. Les accidents vasculaires ne sont pas postnataux.

21. Un nouveau-né atteint d’iléus méconial reçoit un lavement thérapeutique. Parmi les propositions suivantes concernant le traitement et la malrotation intestinale, lesquelles sont exactes ?

La malrotation correspond à une rotation intestinale incomplète durant le développement fœtal.
Les autres causes d’obstruction jéjunale ou iléale relèvent d’un traitement chirurgical.
Le lavement de gastrograffine comporte du polysorbate et un détergent sous contrôle radiologique.
En cas d’échec du lavement, une résection chirurgicale est écartée au profit d’un second lavement.
La malrotation intestinale provoque une obstruction duodénale à partir de la deuxième semaine.

La malrotation correspond à une rotation intestinale incomplète durant le développement fœtal. · Les autres causes d’obstruction jéjunale ou iléale relèvent d’un traitement chirurgical. · Le lavement de gastrograffine comporte du polysorbate et un détergent sous contrôle radiologique.

Explication

Le lavement d’iléus méconial utilise de la gastrograffine avec polysorbate et détergent sous amplificateur de brillance; il est répété après 8 à 12 heures et l’échec conduit à une résection chirurgicale. La malrotation est une rotation fœtale incomplète pouvant entraîner une obstruction duodénale dès le premier jour. Les autres obstructions jéjunales ou iléales sont traitées chirurgicalement.

22. À propos de la gastrite, quelles propositions sont exactes ?

Une inflammation gastrique macroscopique suffit à établir le diagnostic histopathologique.
Son diagnostic histopathologique exige un infiltrat inflammatoire dans une biopsie gastrique.
Les infections à Candida et à Helicobacter pylori sont des causes non infectieuses de gastrite.
Elle résulte d’un déséquilibre entre les facteurs de protection et d’agression muqueuse.
Elle peut provoquer des douleurs abdominales à localisation et périodicité peu nettes.

Son diagnostic histopathologique exige un infiltrat inflammatoire dans une biopsie gastrique. · Elle résulte d’un déséquilibre entre les facteurs de protection et d’agression muqueuse. · Elle peut provoquer des douleurs abdominales à localisation et périodicité peu nettes.

Explication

La gastrite est une inflammation microscopique dont le diagnostic requiert un infiltrat inflammatoire à l’examen histopathologique d’une biopsie. Elle résulte d’une rupture de l’équilibre entre protection et agression de la muqueuse, et peut s’accompagner de douleurs peu localisées ou périodiques ainsi que de saignements. Candida et Helicobacter pylori sont des causes infectieuses, et l’aspect macroscopique seul ne suffit pas à établir le diagnostic.

23. Concernant la maladie ulcéreuse :

Elle rassemble des entités liées à des causes et à des environnements génétiques divers.
Les facteurs impliqués se limitent aux agressions acides et excluent les défenses muqueuses.
La perte tissulaire caractéristique reste limitée à la muqueuse, sans atteindre les couches profondes.
Les lésions apparaissent sur des sites digestifs non exposés à l’acide ni à la pepsine.
Elle résulte d’un déséquilibre entre protection muqueuse et facteurs d’agression.

Elle rassemble des entités liées à des causes et à des environnements génétiques divers. · Elle résulte d’un déséquilibre entre protection muqueuse et facteurs d’agression.

Explication

La maladie ulcéreuse regroupe des entités aux causes et environnements génétiques variés, et son mécanisme implique un déséquilibre entre protection et agression. Les facteurs incluent aussi des défenses comme le mucus et le bicarbonate ; la perte peut atteindre la sous-muqueuse ou la couche musculaire, sur des sites exposés à l’acide et à la pepsine.

24. Un enfant présente plusieurs ulcères primaires ; quelles propositions décrivent correctement le diagnostic et les données associées ?

Dans les cas d’ulcères primaires, 15 % débutent avant l’âge de six ans.
Les examens radiologiques ne font pas partie du bilan diagnostique des ulcères primaires.
Le dosage de la gastrinémie est indiqué lorsque les ulcères sont multiples.
La gastroduodénoscopie permet de réaliser des biopsies dans le bilan diagnostique.
Chez l’enfant, les ulcères secondaires sont moins fréquents que les ulcères primaires.

Dans les cas d’ulcères primaires, 15 % débutent avant l’âge de six ans. · Le dosage de la gastrinémie est indiqué lorsque les ulcères sont multiples. · La gastroduodénoscopie permet de réaliser des biopsies dans le bilan diagnostique.

Explication

La gastroduodénoscopie permet des biopsies, et la gastrinémie est dosée en cas d’ulcères multiples ; 15 % des ulcères primaires débutent avant six ans. Les examens radiologiques font aussi partie du bilan, et les ulcères secondaires sont plus fréquents que les primaires chez l’enfant.

25. Une diarrhée dure 16 jours chez un patient ; quelles propositions s’appliquent à sa classification et aux notions associées ?

La diarrhée aiguë s’accompagne généralement de fièvre et de vomissements.
La limite de la diarrhée aiguë est fixée à 14 jours dans cette classification.
Dans cette classification, une diarrhée de 16 jours reste aiguë jusqu’au vingtième jour.
Le rotavirus provoque la diarrhée par la protéine NSP2, dont la virulence dépend du sujet.
Une diarrhée liée à un agent infectieux de la muqueuse gastro-intestinale est une gastro-entérite.

La diarrhée aiguë s’accompagne généralement de fièvre et de vomissements. · Une diarrhée liée à un agent infectieux de la muqueuse gastro-intestinale est une gastro-entérite.

Explication

Une diarrhée dépassant 15 jours est chronique, et la forme aiguë s’accompagne généralement de fièvre et de vomissements. Une diarrhée due à un agent infectieux de la muqueuse gastro-intestinale relève de la gastro-entérite ; le rotavirus agit par NSP4, et la limite indiquée est de 15 jours, non de 14.

26. Concernant les mécanismes d’Escherichia coli diarrhéogènes et le poids de la diarrhée infantile :

Les pays en développement comptent environ 1,3 milliard d’épisodes annuels chez les moins de cinq ans.
Le bilan des décès annuels chez les moins de cinq ans est d’environ 1,3 million.
Environ 80 % des décès liés à la diarrhée surviennent durant les deux premières années postnatales.
Les formes entéro-hémorragique et entéro-agrégante figurent aussi parmi les mécanismes cités.
Les mécanismes cités comprennent les formes entérotoxigène, entéropathogène et entéro-invasive.

Les pays en développement comptent environ 1,3 milliard d’épisodes annuels chez les moins de cinq ans. · Environ 80 % des décès liés à la diarrhée surviennent durant les deux premières années postnatales. · Les formes entéro-hémorragique et entéro-agrégante figurent aussi parmi les mécanismes cités. · Les mécanismes cités comprennent les formes entérotoxigène, entéropathogène et entéro-invasive.

Explication

Les cinq mécanismes cités incluent les formes entérotoxigène, entéropathogène, entéro-invasive, entéro-hémorragique et entéro-agrégante. Les données indiquent 1,3 milliard d’épisodes et 3,2 millions de décès annuels chez les moins de cinq ans, dont environ 80 % concernent les deux premières années postnatales ; le chiffre de décès proposé est donc erroné.

27. Un enfant présente des selles liquides sans sang visible après un début brusque ; quelles propositions permettent de caractériser les diarrhées aiguës ?

La dysenterie associe du sang visible dans les selles à une atteinte de la muqueuse intestinale.
L’amaigrissement rapide et l’anorexie caractérisent la diarrhée aqueuse plutôt que la dysenterie.
Une diarrhée aqueuse dure moins de 14 jours et peut s’accompagner de fièvre.
La diarrhée aqueuse se définit par des selles contenant du sang visible et un début progressif.
Cryptosporidium est cité parmi les agents les plus souvent responsables de dysenterie.

La dysenterie associe du sang visible dans les selles à une atteinte de la muqueuse intestinale. · Une diarrhée aqueuse dure moins de 14 jours et peut s’accompagner de fièvre.

Explication

La diarrhée aqueuse débute brusquement, dure moins de 14 jours et peut s’accompagner de fièvre ; la dysenterie comporte du sang visible lié à des lésions de la muqueuse. Cryptosporidium est cité parmi les agents fréquents de diarrhée aqueuse, tandis que l’anorexie et l’amaigrissement rapide sont associés à la dysenterie.

28. Lors d’une enquête sur une diarrhée aiguë, quelles propositions concernant la transmission et les agents de dysenterie sont exactes ?

Entamoeba histolytica est présenté comme l’agent principal de la dysenterie infantile.
Shigella est cité comme le principal agent responsable de dysenterie.
Les complications comprennent l’hyperglycémie et l’alcalose métabolique.
La transmission peut se faire par ingestion d’eau contaminée par des selles infectées.
La transmission se fait par voie aérienne après inhalation de gouttelettes respiratoires.

Shigella est cité comme le principal agent responsable de dysenterie. · La transmission peut se faire par ingestion d’eau contaminée par des selles infectées.

Explication

La transmission est féco-orale, notamment par ingestion d’eau ou d’aliments contaminés et par contact direct avec des selles infectées ; Shigella est le principal agent de dysenterie. Les complications citées comprennent l’hypoglycémie et l’acidose métabolique, non l’hyperglycémie et l’alcalose ; Entamoeba histolytica fait partie des agents également cités, mais n’est pas l’agent principal.

29. Concernant la déshydratation :

La classification clinique s’appuie notamment sur les yeux, la bouche, la peau et la diurèse.
Une diurèse horaire de 0,4 ml/kg/h correspond au repère de déshydratation sévère.
La classification clinique repose sur les signes observés aux reins et au foie.
Une incapacité à boire et à manger protège l’enfant contre la déshydratation.
Des vomissements abondants non compensés par les apports peuvent entraîner une déshydratation.

La classification clinique s’appuie notamment sur les yeux, la bouche, la peau et la diurèse. · Une diurèse horaire de 0,4 ml/kg/h correspond au repère de déshydratation sévère. · Des vomissements abondants non compensés par les apports peuvent entraîner une déshydratation.

Explication

Des pertes digestives non compensées et l’incapacité à boire ou manger peuvent provoquer une déshydratation. La classification clinique utilise plusieurs signes observés, et une diurèse inférieure à 0,5 ml/kg/h constitue le repère sévère.

30. Un enfant déshydraté présente une natrémie de 148 méq/l et une somnolence. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

La prévention de la malnutrition par supplémentation en zinc ne fait pas partie des objectifs de réhydratation.
La déshydratation isonatrémique correspond à une natrémie supérieure à 145 méq/l.
La somnolence figure parmi les signes pouvant s’ajouter dans la forme intracellulaire.
La réhydratation vise à remplacer l’eau perdue, sans tenir compte des électrolytes.
Sa déshydratation est classée comme hypernatrémique au regard de sa natrémie.

La somnolence figure parmi les signes pouvant s’ajouter dans la forme intracellulaire. · Sa déshydratation est classée comme hypernatrémique au regard de sa natrémie.

Explication

Une natrémie supérieure à 145 méq/l définit la forme hypernatrémique, et la somnolence peut s’ajouter dans la forme intracellulaire. La réhydratation remplace l’eau et les électrolytes et vise aussi à prévenir la malnutrition avec une supplémentation en zinc.

31. Concernant les plans de réhydratation par voie orale :

Pour un enfant de 8 kg sous plan A, 100 ml de SRO sont donnés après chaque selle.
Pour un enfant de 8 kg sous plan A, 200 ml de SRO sont donnés après chaque selle.
Les antibiotiques et les antidiarrhéiques ne sont pas à utiliser systématiquement dans la prise en charge.
Sous plan B, un enfant de 8 kg reçoit 400 à 700 ml de SRO durant les quatre premières heures.
Sous plan B, un enfant de 8 kg reçoit 700 à 900 ml de SRO durant les quatre premières heures.

Pour un enfant de 8 kg sous plan A, 100 ml de SRO sont donnés après chaque selle. · Les antibiotiques et les antidiarrhéiques ne sont pas à utiliser systématiquement dans la prise en charge. · Sous plan B, un enfant de 8 kg reçoit 400 à 700 ml de SRO durant les quatre premières heures.

Explication

Le plan A prévoit 100 ml après chaque selle pour un poids de 5 à 10 kg ; le plan B prévoit 400 à 700 ml sur quatre heures pour cette tranche de poids. Les antibiotiques et les antidiarrhéiques ne doivent pas être utilisés systématiquement.

32. Pour un enfant de 16 kg nécessitant des besoins hydriques de base, quelles propositions sont exactes ?

La règle 4/2/1 est accompagnée ici de débits chiffrés détaillés pour chaque tranche pondérale.
La formule applicable au-dessus de 10 kg donne un besoin hydrique de base de 1 600 ml.
Les besoins journaliers indiqués comprennent 1 à 2 méq/kg de sodium.
Avec la formule applicable au-dessus de 10 kg, son besoin hydrique de base est de 1 300 ml.
Les besoins journaliers indiqués comprennent 2 à 4 méq/kg de sodium.

Avec la formule applicable au-dessus de 10 kg, son besoin hydrique de base est de 1 300 ml. · Les besoins journaliers indiqués comprennent 2 à 4 méq/kg de sodium.

Explication

Pour 16 kg, n vaut 6 : 50×6+1000=130050\times6+1000=1300 ml. Les besoins en sodium sont de 2 à 4 méq/kg/jour ; la règle 4/2/1 est mentionnée comme méthode, sans détail chiffré dans l’unité.

33. Un enfant reçoit une correction intraveineuse d’hypoglycémie. Parmi les propositions suivantes concernant la prise en charge, lesquelles sont exactes ?

Le sérum glucosé à 50 % contient 10 g de glucose dans 100 ml.
Le sérum glucosé à 5 % contient 5 g de glucose dans 100 ml.
Le sérum glucosé à 10 % est indiqué comme solution adaptée chez l’enfant, plutôt que celui à 50 %.
Après le bolus, le contrôle de la glycémie est prévu 30 minutes après la correction.
La dose de SG10 % est de 2 à 5 ml/kg, administrée lentement par voie intraveineuse en 30 minutes.

Le sérum glucosé à 5 % contient 5 g de glucose dans 100 ml. · Le sérum glucosé à 10 % est indiqué comme solution adaptée chez l’enfant, plutôt que celui à 50 %. · La dose de SG10 % est de 2 à 5 ml/kg, administrée lentement par voie intraveineuse en 30 minutes.

Explication

Le SG10 % est la solution adaptée ; la correction prévoit 2 à 5 ml/kg en perfusion intraveineuse lente sur 30 minutes. Le SG5 % contient 5 g dans 100 ml, la glycémie est contrôlée 15 minutes après la correction, et le SG50 % contient 25 g dans 50 ml.

34. Concernant la définition et les mécanismes de la diarrhée chronique :

La diarrhée chronique ne peut relever que d’un mécanisme sécrétoire ou osmotique, sans combinaison possible.
Un déficit en lactase constitue un exemple de mécanisme osmotique de diarrhée chronique.
Une entérotoxine de certains Escherichia coli peut provoquer une diarrhée de mécanisme sécrétoire.
La définition alternative retient des selles trop fréquentes et volumineuses durant plus de deux semaines.
Une diarrhée persistant plus de deux semaines peut répondre à la définition de diarrhée chronique.

Un déficit en lactase constitue un exemple de mécanisme osmotique de diarrhée chronique. · Une entérotoxine de certains Escherichia coli peut provoquer une diarrhée de mécanisme sécrétoire. · Une diarrhée persistant plus de deux semaines peut répondre à la définition de diarrhée chronique.

Explication

La définition présentée retient une durée supérieure à deux semaines et cite le déficit en lactase comme exemple osmotique ainsi que certaines entérotoxines comme cause sécrétoire. L’autre définition porte sur des anomalies de l’aspect des selles durant plus de quatre semaines, et les mécanismes osmotique et sécrétoire peuvent être associés.

35. Parmi les éléments suivants concernant les principales causes de diarrhée chronique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La mucoviscidose est citée parmi les causes principales de diarrhée chronique.
La maladie cœliaque figure parmi les causes principales citées de diarrhée chronique.
Les maladies inflammatoires de l’intestin comprennent notamment la maladie de Crohn et la rectocolite ulcéro-hémorragique.
À trois ans, le volume des selles reste inférieur à 15 g/kg/24 h selon les repères indiqués.
Chez un nourrisson, le volume des selles approche celui d’un adulte dès la naissance.

La mucoviscidose est citée parmi les causes principales de diarrhée chronique. · La maladie cœliaque figure parmi les causes principales citées de diarrhée chronique. · Les maladies inflammatoires de l’intestin comprennent notamment la maladie de Crohn et la rectocolite ulcéro-hémorragique.

Explication

Les causes principales citées comprennent la maladie cœliaque, la mucoviscidose et les maladies inflammatoires de l’intestin, notamment Crohn et la rectocolite ulcéro-hémorragique. Chez le nourrisson, le volume dépasse 15 g/kg/24 h ; à trois ans, il approche le volume adulte.

36. À propos des formes cliniques et des manifestations de l’allergie aux protéines de lait de vache :

Une forme chronique peut s’exprimer par une diarrhée grave et prolongée de type gastro-entéropathie allergique.
Le retard de croissance associé relève d’une malabsorption, mais les colites décrites sont non hémorragiques.
L’incidence rapportée de cette allergie se situe entre 0,5 et 3 % des naissances.
La forme aiguë peut être de type réaginique et se manifester par un choc anaphylactique.
Les manifestations extra-digestives associées comprennent des dermatoses et des atteintes rénales.

Une forme chronique peut s’exprimer par une diarrhée grave et prolongée de type gastro-entéropathie allergique. · L’incidence rapportée de cette allergie se situe entre 0,5 et 3 % des naissances. · La forme aiguë peut être de type réaginique et se manifester par un choc anaphylactique.

Explication

La forme aiguë peut provoquer un choc anaphylactique, tandis que la forme chronique peut entraîner une diarrhée grave et prolongée ; l’incidence indiquée est de 0,5 à 3 % des naissances. Les colites associées sont hémorragiques, et les manifestations extra-digestives citées comprennent les dermatoses et la pneumopathie.

37. Un nourrisson présente des vomissements et des selles liquides en jet quelques minutes après un biberon, puis les symptômes réapparaissent au biberon suivant. Concernant l’allergie aux protéines de lait de vache :

Dans la forme aiguë, les signes persistent généralement plusieurs jours avant de disparaître.
Le diagnostic repose sur la clinique et une épreuve thérapeutique.
Les IgE spécifiques sont recherchées principalement en l’absence de manifestations atopiques extradigestives.
Cette chronologie est compatible avec une forme aiguë déclenchée dans les minutes suivant le biberon.
Les premiers symptômes apparaissent généralement entre la deuxième et la troisième semaine de vie.

Le diagnostic repose sur la clinique et une épreuve thérapeutique. · Cette chronologie est compatible avec une forme aiguë déclenchée dans les minutes suivant le biberon. · Les premiers symptômes apparaissent généralement entre la deuxième et la troisième semaine de vie.

Explication

La forme aiguë apparaît dans les minutes suivant le biberon et les signes peuvent disparaître en quelques heures avant de réapparaître à une nouvelle prise. Les premiers symptômes surviennent généralement entre la deuxième et la troisième semaine, et le diagnostic s’appuie sur la clinique et une épreuve thérapeutique ; les IgE spécifiques sont surtout recherchées en présence de manifestations atopiques extradigestives.

38. Un nourrisson allaité reçoit un diagnostic d’allergie aux protéines de lait de vache. Concernant les mesures alimentaires indiquées :

L’exclusion des protéines du lait de vache est prévue pendant plusieurs mois, jusqu’à l’âge d’un an.
Les préparations végétales au soja sont recommandées car elles préviennent l’intolérance associée.
Les préparations au soja posent un risque d’intolérance associée à ces protéines végétales.
Les produits lactés hypoallergiques sont conseillés dans cette situation pour remplacer le lait de vache.
La mère qui allaite doit éviter le lait de vache lorsque son enfant présente cette allergie.

L’exclusion des protéines du lait de vache est prévue pendant plusieurs mois, jusqu’à l’âge d’un an. · Les préparations au soja posent un risque d’intolérance associée à ces protéines végétales. · La mère qui allaite doit éviter le lait de vache lorsque son enfant présente cette allergie.

Explication

Le traitement prévoit l’exclusion des protéines du lait de vache pendant plusieurs mois, jusqu’à l’âge d’un an, et la mère allaitante doit elle aussi éviter le lait de vache. Les préparations au soja peuvent entraîner une intolérance associée, tandis que les produits lactés hypoallergiques ne sont pas conseillés.

39. Concernant la maladie cœliaque et l’intolérance au gluten :

Le maïs, le riz et la pomme de terre sont les céréales citées comme sources de gluten.
La maladie cœliaque apparaît généralement avant toute introduction alimentaire de gluten.
La maladie cœliaque associe une réaction immunitaire, allergique et inflammatoire après ingestion de gluten.
La forme classique peut associer selles grasses et fétides, ballonnement abdominal et retard pondéral.
Le blé, l’orge, le seigle et l’avoine figurent parmi les céréales contenant du gluten.

La maladie cœliaque associe une réaction immunitaire, allergique et inflammatoire après ingestion de gluten. · La forme classique peut associer selles grasses et fétides, ballonnement abdominal et retard pondéral. · Le blé, l’orge, le seigle et l’avoine figurent parmi les céréales contenant du gluten.

Explication

La maladie cœliaque est une réaction immunitaire, allergique et inflammatoire déclenchée par l’ingestion de gluten, présent notamment dans les quatre céréales citées. Sa forme classique comprend les signes digestifs et le retard pondéral ; son apparition suit l’introduction alimentaire du gluten, et le maïs, le riz et la pomme de terre ne sont pas les céréales indiquées comme contenant du gluten.

40. Un bilan de maladie cœliaque évoque les mécanismes immunitaires, les facteurs associés et les lésions intestinales. Quelles propositions sont exactes ?

La biopsie du duodénum distal peut montrer une atrophie villositaire totale de stade V.
Des anticorps anti-gliadine et anti-réticuline peuvent être formés au cours de la maladie.
La susceptibilité génétique citée concerne les groupes HLA B8, DR7, DQW3 et DQW5.
Les groupes HLA B8, DR7, DQW3 et DQW8 sont associés à une susceptibilité génétique.
La réponse immuno-allergique comporte une médiation cellulaire et une augmentation des plasmocytes.

La biopsie du duodénum distal peut montrer une atrophie villositaire totale de stade V. · Des anticorps anti-gliadine et anti-réticuline peuvent être formés au cours de la maladie. · Les groupes HLA B8, DR7, DQW3 et DQW8 sont associés à une susceptibilité génétique. · La réponse immuno-allergique comporte une médiation cellulaire et une augmentation des plasmocytes.

Explication

La pathogénie comprend une réponse immuno-allergique à médiation cellulaire, l’augmentation des plasmocytes et la formation d’anticorps anti-gliadine et anti-réticuline. Les groupes associés comprennent B8, DR7, DQW3 et DQW8 ; la biopsie peut révéler une atrophie villositaire totale de stade V, tandis que DQW5 ne fait pas partie des groupes cités.

41. Une adolescente présente une rectocolite ulcéro-hémorragique et a des parents atteints d’une maladie inflammatoire intestinale. Quelles propositions sont exactes ?

Les maladies inflammatoires chroniques idiopathiques comprennent la colite ulcéreuse et Crohn.
Le risque chez les enfants de parents malades est évalué à 35 %.
La rectocolite peut associer fièvre, anorexie, arrêt de croissance et dysenterie modérée.
La rectocolite ulcéro-hémorragique est limitée au côlon et épargne le tractus digestif proximal.
La rectocolite débute dans l’intestin grêle et peut ensuite s’étendre au côlon.

Les maladies inflammatoires chroniques idiopathiques comprennent la colite ulcéreuse et Crohn. · Le risque chez les enfants de parents malades est évalué à 35 %. · La rectocolite peut associer fièvre, anorexie, arrêt de croissance et dysenterie modérée. · La rectocolite ulcéro-hémorragique est limitée au côlon et épargne le tractus digestif proximal.

Explication

La rectocolite ulcéro-hémorragique est limitée au côlon, épargne le tractus digestif proximal et débute au rectum, avec une extension possible à tout le côlon. Les maladies inflammatoires chroniques idiopathiques comprennent aussi la maladie de Crohn, le risque familial cité est de 35 %, et la rectocolite peut provoquer les manifestations générales et digestives indiquées ; elle ne débute pas dans l’intestin grêle.

42. Concernant les manifestations de la rectocolite ulcéro-hémorragique :

Des selles plus fréquentes la nuit orientent vers une maladie de Crohn plutôt que vers une rectocolite.
Les selles peuvent dépasser six émissions par jour et être plus fréquentes la nuit.
Le pyoderma gangrenosum, la cholangite sclérosante et l’hépatite chronique sont des manifestations intestinales.
Le risque de cancérisation devient très élevé après quatre semaines d’évolution.
Une anémie ferriprive et une hypoalbuminémie peuvent être observées au bilan biologique.

Les selles peuvent dépasser six émissions par jour et être plus fréquentes la nuit. · Une anémie ferriprive et une hypoalbuminémie peuvent être observées au bilan biologique.

Explication

Dans la rectocolite, les selles peuvent dépasser six émissions par 24 heures et être plus fréquentes la nuit. Le pyoderma gangrenosum, la cholangite sclérosante et l’hépatite chronique sont des manifestations extra-intestinales, tandis que l’anémie ferriprive et l’hypoalbuminémie sont des anomalies biologiques possibles. Le risque élevé de cancérisation est associé à une évolution de 8 à 10 ans, et non de quatre semaines ; les selles nocturnes sont décrites dans la rectocolite.

43. Une rectocolite est suspectée chez un patient dont les symptômes durent depuis cinq semaines. Concernant le diagnostic et le traitement de cette maladie, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le contrôle hématologique sous sulfasalazine est prévu après trois à quatre semaines.
La chronicité de plus de quatre semaines contribue aux critères diagnostiques de la rectocolite.
La sulfasalazine se prend à 50–75 mg/kg/j, avec un maximum de 4–5 g/j.
Une atteinte transmurale et segmentaire limitée au rectum caractérise la rectocolite.
La maladie de Crohn est limitée au côlon et débute habituellement dans le rectum.

La chronicité de plus de quatre semaines contribue aux critères diagnostiques de la rectocolite.

Explication

Une durée supérieure à quatre semaines contribue au diagnostic, qui repose aussi sur la clinique et les données endoscopiques, histologiques et radiologiques. L’atteinte transmurale et segmentaire décrit Crohn, tandis que la rectocolite est limitée au côlon et débute au rectum. La sulfasalazine est plafonnée à 2–3 g/j et le contrôle hématologique est prévu après 10–14 jours.

44. Chez un patient présentant un vomissement, quelles structures participent à la coordination de ce réflexe ?

Le centre médullaire coordonne le réflexe sous l’influence de signaux afférents.
Les centres supérieurs du système nerveux central influencent cette coordination.
Le réflexe est coordonné par un centre moteur situé dans le cervelet.
La zone chémoréceptrice de l’area postrema participe à la régulation du réflexe.
La zone chémoréceptrice impliquée se situe dans l’hypothalamus.

Le centre médullaire coordonne le réflexe sous l’influence de signaux afférents. · Les centres supérieurs du système nerveux central influencent cette coordination. · La zone chémoréceptrice de l’area postrema participe à la régulation du réflexe.

Explication

Le centre médullaire coordonne le vomissement, influencé par l’innervation afférente, l’area postrema et les centres supérieurs du système nerveux central. La zone chémoréceptrice est située dans l’area postrema, et non dans l’hypothalamus ; le cervelet n’est pas le centre coordinateur indiqué.

45. Pour un nourrisson présentant un reflux gastro-œsophagien, quelles propositions concernant les examens et les mesures de prise en charge sont exactes ?

La manométrie constitue l’examen de référence pour diagnostiquer le reflux gastro-œsophagien.
La scintigraphie est l’examen de référence réalisé dans tous les établissements.
Le sommeil est recommandé en position ventrale avec une proclive de 30 degrés.
Des épaississants comme la gélopectose à 3 à 5 % peuvent être proposés.
La pH-métrie de 24 heures est l’examen de référence du reflux acide.

Des épaississants comme la gélopectose à 3 à 5 % peuvent être proposés. · La pH-métrie de 24 heures est l’examen de référence du reflux acide.

Explication

La pH-métrie de 24 heures est la technique de référence pour diagnostiquer le reflux acide ; la manométrie explore la motricité, sans être l’examen de référence du reflux. Les mesures diététiques peuvent inclure la gélopectose à 3 à 5 % ; le nourrisson doit dormir à plat sur le dos, et la scintigraphie est réservée aux hôpitaux universitaires.

46. Lors d’une intervention pour malrotation intestinale avec volvulus, quelles étapes opératoires sont conformes au traitement chirurgical ?

Le chirurgien réduit le volvulus avant de libérer le duodénum et le jéjunum.
Le côlon est libéré des adhérences puis le cæcum est maintenu à droite.
Le volvulus est réduit après la libération du côlon des adhérences.
Après libération des adhérences coliques, le cæcum est maintenu à gauche.
Le duodénum et le jéjunum sont libérés de la compression des bandes de Ladd.

Le chirurgien réduit le volvulus avant de libérer le duodénum et le jéjunum. · Après libération des adhérences coliques, le cæcum est maintenu à gauche. · Le duodénum et le jéjunum sont libérés de la compression des bandes de Ladd.

Explication

Le traitement chirurgical commence par la réduction du volvulus, avant la libération du duodénum et du jéjunum des bandes de Ladd, qui sont maintenus à droite. Le côlon est ensuite libéré des adhérences et le cæcum est maintenu à gauche.

47. Pour un patient atteint de Crohn limité à l’intestin grêle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La phase d’attaque par prednisone dure six à huit semaines avant une diminution.
La prednisone est poursuivie comme traitement d’entretien après l’attaque initiale.
La dose maximale de prednisone indiquée pour cette atteinte est de 50 mg par jour.
La prednisone est prescrite à raison de 1–2 mg/kg/24 h, avec un maximum de 40 mg.
La dose initiale prévue est administrée en prise unique par voie orale.

La prednisone est prescrite à raison de 1–2 mg/kg/24 h, avec un maximum de 40 mg. · La dose initiale prévue est administrée en prise unique par voie orale.

Explication

Pour une atteinte limitée à l’intestin grêle, la dose est de 1–2 mg/kg/24 h, sans dépasser 40 mg, en prise orale unique. L’attaque dure trois à quatre semaines, puis la dose est progressivement diminuée et arrêtée : six à huit semaines et un traitement d’entretien ne correspondent donc pas à la règle indiquée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 102 flashcards sur Gastroentérologie pédiatrique.

Quels sont les symptômes majeurs des maladies gastro-intestinales ?

La dysphagie, l’anorexie, les vomissements, la diarrhée, la constipation, les douleurs abdominales, les hémorragies gastro-intestinales et le ballonnement ou la masse abdominale.

Que suggère la dysphagie de transfert concernant le trouble ?

Un trouble de la bouche ou du pharynx.

Par quelle perte la diarrhée se caractérise-t-elle ?

Par une perte excessive d’eau et d’électrolytes dans les selles.

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