QCM : Méningites à liquide clair (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez quel patient la méningoencéphalite herpétique survient-elle le plus souvent, et quel virus en est le plus fréquemment responsable ?

Chez l’adulte ou le grand enfant, le plus souvent avec HSV de type I
Chez le jeune enfant, le plus souvent avec un entérovirus
Chez le nourrisson, le plus souvent avec HSV de type II
Chez l’adulte, le plus souvent avec le virus varicelle-zona

Chez l’adulte ou le grand enfant, le plus souvent avec HSV de type I

Explication

La méningoencéphalite herpétique survient surtout chez l’adulte et le grand enfant et est le plus souvent due à HSV de type I. HSV de type II confond le type viral, le nourrisson modifie le terrain le plus fréquent, et le virus varicelle-zona ou un entérovirus renvoient à d’autres étiologies virales.

2. Un patient développe une méningite à liquide clair après une injection intrathécale de méthotrexate. À quelle cause non infectieuse faut-il penser ?

Une méningite bactérienne
Une méningite liée à une thrombophlébite cérébrale
Une méningite médicamenteuse
Une méningite liée à une vascularite

Une méningite médicamenteuse

Explication

Une injection intrathécale de méthotrexate est citée parmi les situations associées aux méningites médicamenteuses. L’infection bactérienne est une cause infectieuse, tandis que le lupus et la thrombophlébite cérébrale sont d’autres causes non médicamenteuses.

3. Une équipe réalise le bilan complémentaire systématique initial d’une méningite. Quel ensemble d’examens correspond à ce bilan ?

Gram et culture spécifique du LCR, EEG, IRM cérébrale et bilan mycobactérien
Gram et culture usuelle du LCR, FNS, CRP avec procalcitonine éventuelle, ionogramme, hémocultures, prélèvement de porte d’entrée et téléthorax
PCR ciblées, antigènes solubles, bilan mycobactérien, sérologies, frottis, goutte épaisse et imagerie cérébrale
FNS, ionogramme et sérologies, sans examen microbiologique du LCR ni hémocultures

Gram et culture usuelle du LCR, FNS, CRP avec procalcitonine éventuelle, ionogramme, hémocultures, prélèvement de porte d’entrée et téléthorax

Explication

Le bilan systématique associe l’examen direct et la culture usuelle du LCR à des analyses sanguines, des hémocultures, un prélèvement de porte d’entrée si elle existe et un téléthorax. Les PCR, sérologies et examens spécifiques sont choisis selon le contexte; l’EEG et l’imagerie ne remplacent pas ce bilan de base.

4. Parmi les étiologies des méningites à liquide clair, laquelle est de loin la plus fréquente ?

L’origine virale
L’origine bactérienne
L’origine tuberculeuse
L’origine herpétique

L’origine virale

Explication

L’origine virale est de loin la cause la plus fréquente des méningites à liquide clair. Les causes bactériennes, tuberculeuses et herpétiques font partie des étiologies à reconnaître, mais ne sont pas les plus fréquentes.

5. Un patient présente une installation subaiguë, un syndrome infectieux modéré, une paralysie faciale, des troubles de la déglutition et une ataxie. Quel tableau clinique correspond le mieux à une méningite listérienne ?

Une méningite aiguë avec syndrome infectieux intense et absence d’atteinte neurologique focale
Une méningite progressive limitée aux signes généraux, sans paralysie ni trouble de la déglutition
Une méningite subaiguë dominée par l’amaigrissement, les sueurs nocturnes et les céphalées croissantes
Une rhombencéphalite progressive à atteinte multiple des nerfs crâniens, souvent prédominante d’un côté

Une rhombencéphalite progressive à atteinte multiple des nerfs crâniens, souvent prédominante d’un côté

Explication

La listériose méningée peut évoluer progressivement avec un syndrome infectieux modéré et se présenter sous forme de rhombencéphalite, associant plusieurs atteintes des nerfs crâniens, souvent unilatérales, ainsi que des troubles de la déglutition et une ataxie. L’amaigrissement et les sueurs nocturnes évoquent plutôt le tableau tuberculeux, tandis qu’un syndrome intense et brutal ne correspond pas au profil listérien décrit.

6. Une personne consulte après plusieurs semaines d’asthénie, d’amaigrissement, de sueurs nocturnes, d’une fièvre modérée en soirée et de céphalées qui augmentent progressivement. Quelle évolution clinique évoque le mieux une méningite tuberculeuse ?

Un début brutal avec fièvre élevée et céphalées d’emblée maximales
Une installation subaiguë avec signes généraux progressifs et céphalées croissantes
Une évolution chronique sans signes généraux et avec céphalées décroissantes
Un épisode bref dominé par une fièvre élevée et des symptômes fluctuants

Une installation subaiguë avec signes généraux progressifs et céphalées croissantes

Explication

La méningite tuberculeuse s’installe le plus souvent de façon subaiguë, avec des signes généraux comme l’asthénie, l’amaigrissement et les sueurs nocturnes, puis des céphalées progressivement croissantes. Le début brutal, la fièvre élevée ou la décroissance des céphalées ne correspondent pas au tableau décrit.

7. Quel profil biochimique du LCR est compatible avec une méningite à liquide clair ?

Protéinorachie élevée et glycorachie normale ou basse
Protéinorachie basse et glycorachie basse
Protéinorachie élevée et glycorachie élevée
Protéinorachie basse et glycorachie élevée

Protéinorachie élevée et glycorachie normale ou basse

Explication

Dans une méningite à liquide clair, la protéinorachie est modérément ou franchement élevée, tandis que la glycorachie est normale ou basse. Une glycorachie élevée ou une protéinorachie basse inverse le profil attendu.

8. Un patient atteint de méningoencéphalite herpétique doit recevoir le traitement indiqué. Quel schéma d’aciclovir faut-il prescrire ?

30 mg/kg par voie PIV toutes les 8 heures pendant 15 à 21 jours
10 mg/kg par voie PIV toutes les 8 heures pendant 15 à 21 jours
10 mg/kg par voie PIV toutes les 8 heures pendant 10 à 14 jours
10 mg/kg par voie PIV toutes les 12 heures pendant 15 à 21 jours

10 mg/kg par voie PIV toutes les 8 heures pendant 15 à 21 jours

Explication

Le traitement recommandé est l’aciclovir à 10 mg/kg par administration, par voie PIV toutes les 8 heures, pendant 15 à 21 jours. La durée de 10 à 14 jours est trop courte, l’intervalle de 12 heures modifie le rythme, et 30 mg/kg par administration confond la dose avec une dose quotidienne totale.

9. Après avoir pris des antibiotiques, une personne conserve de la fièvre et des céphalées ; son LCR contient des PNN et des lymphocytes, avec une glycorachie basse et une albuminorachie élevée. Quelle situation faut-il évoquer ?

Une méningite bactérienne à son début
Une méningite virale aiguë spontanément favorable
Une méningite bactérienne décapitée
Une réaction méningée liée à une infection au contact des méninges

Une méningite bactérienne décapitée

Explication

La persistance de la fièvre et des céphalées après une prise d’antibiotiques, associée à un LCR panaché avec hypoglycorachie et hyperalbuminorachie, évoque une méningite bactérienne décapitée. Une méningite débutante correspond plutôt à un LCR clair et à une glycorachie normale, le tableau viral est généralement bénin, et la réaction de contact ne correspond pas à ces éléments caractéristiques.

10. Un patient présente une méningite bactérienne au tout début de son évolution ; son LCR est clair, avec peu de cellules et une glycorachie normale. Quel profil cellulaire peut accompagner ce tableau ?

Un mélange de PNN et de lymphocytes avec hypoglycorachie
Des PNN altérés en réaction cellulaire abondante
Des PNN non altérés en réaction cellulaire modérée
Des lymphocytes prédominants avec glycorachie basse

Des PNN non altérés en réaction cellulaire modérée

Explication

Au début d’une méningite bactérienne, notamment à méningocoque, le LCR peut être clair et présenter une réaction cellulaire modérée à PNN non altérés avec une glycorachie normale. Les PNN altérés abondants ne correspondent pas au profil décrit, tandis que le mélange cellulaire et l’hypoglycorachie évoquent plutôt une méningite décapitée.

11. La ponction lombaire ramène un LCR clair, dit « eau de roche », avec une réaction cellulaire variable, souvent lymphocytaire et parfois panachée. Quelle interprétation est correcte ?

Cet aspect indique nécessairement une méningite à prédominance de PNN
Cet aspect peut confirmer une méningite à liquide clair
Cet aspect est incompatible avec une réaction panachée
Cet aspect exclut une anomalie cellulaire du LCR

Cet aspect peut confirmer une méningite à liquide clair

Explication

La ponction lombaire confirme le diagnostic en ramenant un LCR clair, dont la réaction cellulaire peut varier, souvent lymphocytaire et parfois panachée. Une prédominance de PNN est rare, et la clarté du liquide n’implique pas une absence de cellules.

12. Chez une patiente présentant une méningite à liquide clair, quel diagnostic non infectieux est à envisager devant une maladie inflammatoire systémique comme le lupus ?

Une méningite bactérienne
Une vascularite
Une méningite médicamenteuse
Une thrombophlébite cérébrale

Une vascularite

Explication

Les vascularites, dont le lupus, font partie des causes non infectieuses de méningite à liquide clair. La méningite médicamenteuse relève d’une autre catégorie, la méningite bactérienne est infectieuse et la thrombophlébite cérébrale est une cause distincte.

13. Un adulte présente brutalement de la fièvre, des troubles du comportement et de la mémoire, puis une crise convulsive et une altération de la conscience. Quelle interprétation correspond le mieux au tableau de la méningoencéphalite herpétique ?

Une méningoencéphalite herpétique à début progressif, sans fièvre initiale caractéristique
Une méningoencéphalite herpétique improbable, car les convulsions et l’altération de conscience l’excluent
Un début aigu compatible avec une méningoencéphalite herpétique, pouvant associer ces signes neurologiques
Une méningite virale bénigne, car les troubles du comportement et de la conscience sont attendus

Un début aigu compatible avec une méningoencéphalite herpétique, pouvant associer ces signes neurologiques

Explication

La méningoencéphalite herpétique débute brutalement, souvent avec fièvre, et peut associer troubles comportementaux ou mnésiques, convulsions et altération de la conscience. La qualifier de forme bénigne confond deux tableaux, exclure le diagnostic à cause des signes sévères inverse les caractéristiques décrites, et un début progressif contredit le début aigu.

14. L’analyse du LCR d’un patient montre une cellularité modérée, une protéinorachie supérieure à 1 g/L et une hypoglycorachie effondrée. Quel profil est le plus compatible avec une méningite tuberculeuse ?

Une cellularité très élevée, une protéinorachie supérieure à 1 g/L et une glycorachie élevée
Une cellularité souvent supérieure à 500 éléments/mm³, une protéinorachie basse et une glycorachie normale
Une cellularité souvent inférieure à 500 éléments/mm³, une protéinorachie supérieure à 1 g/L et une glycorachie très basse
Une cellularité modérée, une protéinorachie inférieure à 1 g/L et une glycorachie normale

Une cellularité souvent inférieure à 500 éléments/mm³, une protéinorachie supérieure à 1 g/L et une glycorachie très basse

Explication

Le profil tuberculeux associe généralement une cellularité modérée, souvent inférieure à 500 éléments/mm³, une hyperprotéinorachie supérieure à 1 g/L et une hypoglycorachie effondrée. Une cellularité très élevée, une protéinorachie basse ou une glycorachie normale contredisent ce profil.

15. Une personne fébrile présente depuis plusieurs jours des troubles de la vigilance et des convulsions. Comment interpréter ces manifestations dans la recherche des circonstances de découverte d’une méningite à liquide clair ?

Ce sont des résultats de l’analyse du LCR
Ce sont des circonstances de découverte possibles
Ce sont des signes propres à une méningite à liquide trouble
Ce sont des critères d’exclusion du diagnostic

Ce sont des circonstances de découverte possibles

Explication

Les troubles de la vigilance et les convulsions, dans un contexte fébrile, figurent parmi les circonstances possibles de découverte. Ce sont des manifestations cliniques, non des résultats du LCR ni des critères d’exclusion.

16. Lors de l’interrogatoire d’une personne présentant une méningite, quel ensemble d’informations contribue à orienter l’enquête étiologique ?

Coloration du LCR, culture, hémocultures et bilan inflammatoire
PCR, recherche d’antigènes, sérologies et imagerie cérébrale
Profession, vaccination, terrains, antécédents, contages, expositions, voyages et histoire clinique
Signes neurologiques, porte d’entrée, atteintes d’organes et localisations secondaires

Profession, vaccination, terrains, antécédents, contages, expositions, voyages et histoire clinique

Explication

L’interrogatoire étiologique rassemble les caractéristiques du patient, ses antécédents et expositions, ainsi que l’histoire des symptômes, les infections récentes et la prise d’antibiotiques. Les signes de porte d’entrée relèvent de l’examen physique, tandis que les autres choix désignent des examens complémentaires.

17. Une personne présente une méningite à liquide clair et l’équipe doit repérer les étiologies qui nécessitent un traitement urgent et spécifique. Laquelle figure dans ce groupe ?

Une méningite virale non compliquée
Une méningite d’origine non infectieuse
La méningite listérienne
Une méningite bactérienne à un stade tardif non décapité

La méningite listérienne

Explication

La méningite listérienne fait partie des causes de méningite à liquide clair qui nécessitent un traitement urgent et spécifique. Une infection virale non compliquée n’est pas citée dans ce groupe, tandis que la forme bactérienne concernée est celle du début ou décapitée.

18. Chez une personne suspectée de méningite à liquide clair, des signes de gravité sont constatés avant la ponction lombaire. Quel examen doit être réalisé en premier ?

Une TDM cérébrale
Une analyse du LCR avant toute imagerie
Une ponction lombaire immédiate
Une radiographie thoracique

Une TDM cérébrale

Explication

La présence de signes de gravité impose une TDM cérébrale avant la ponction lombaire. Réaliser d’abord la ponction ou attendre l’analyse du LCR ne respecte pas cette règle.

19. Une imagerie cérébrale évoque une méningoencéphalite herpétique ; quelle distribution lésionnelle est caractéristique ?

Une nécrose hémorragique et un œdème prédominant dans les lobes frontaux et temporaux
Une nécrose non hémorragique et un œdème prédominant dans les lobes frontaux et temporaux
Une nécrose hémorragique et un œdème prédominant dans les lobes pariétaux et occipitaux
Une nécrose hémorragique frontotemporale sans œdème cérébral associé

Une nécrose hémorragique et un œdème prédominant dans les lobes frontaux et temporaux

Explication

La méningoencéphalite herpétique entraîne une nécrose hémorragique accompagnée d’œdème, surtout dans les lobes frontaux et temporaux. Les régions pariétales et occipitales déplacent le siège caractéristique, l’absence d’hémorragie altère la nature de la nécrose, et l’absence d’œdème omet une manifestation associée.

20. Après une ponction lombaire motivée par un syndrome méningé fonctionnel fébrile, avec ou sans signes méningés physiques, le LCR est clair mais pathologique. Quelle définition correspond à cette situation ?

Une méningite à liquide clair
Une méningite à liquide trouble
Un syndrome méningé sans anomalie du LCR
Une hypertension intracrânienne isolée

Une méningite à liquide clair

Explication

Une méningite à liquide clair se définit par un LCR clair mais pathologique obtenu à la ponction lombaire, généralement motivée par un syndrome méningé fonctionnel fébrile, avec ou sans signes physiques. Un LCR normal ne répond pas à cette définition, les signes physiques ne sont pas indispensables et un liquide trouble correspond à une autre présentation.

21. Une personne non vaccinée contre la tuberculose, diabétique et récemment exposée à un cas de tuberculose présente une méningite. Quel élément renforce le plus l’hypothèse tuberculeuse dans ce tableau ?

L’association d’une absence de vaccination, d’un terrain favorisant et d’un contage récent
L’apparition de symptômes après une infection respiratoire récente
La présence d’une porte d’entrée bactérienne avec une évolution très rapide
La présence isolée d’une fièvre élevée d’apparition brutale

L’association d’une absence de vaccination, d’un terrain favorisant et d’un contage récent

Explication

L’absence de vaccination, un terrain favorisant comme le diabète et un contage récent font partie des arguments en faveur d’une méningite tuberculeuse. Une évolution brutale avec forte fièvre ou une porte d’entrée bactérienne oriente vers d’autres tableaux, et une infection respiratoire récente n’est pas l’argument tuberculeux décrit ici.

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Mémorisez les réponses avec 48 flashcards sur Méningites à liquide clair.

Comment se définit une méningite à liquide clair ?

Par un LCR clair pathologique obtenu par ponction lombaire.

Quel syndrome motive généralement la ponction lombaire dans une méningite à liquide clair ?

Un syndrome méningé fonctionnel fébrile, avec ou sans syndrome méningé physique.

Quelle est la cause la plus fréquente des méningites à liquide clair ?

L’origine virale.

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