QCM : Hypocalcémie pédiatrique (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez un enfant hors période néonatale, la calcémie totale mesurée est de 86 mg/l. Comment interpréter ce résultat selon le seuil biologique de l’hypocalcémie ?

Il reste dans la zone de calcémie totale normale
Il correspond au seuil de l’hypocalcémie sévère
Il ne peut être interprété hors période néonatale
Il répond à la définition biologique de l’hypocalcémie

Il répond à la définition biologique de l’hypocalcémie

Explication

En dehors de la période néonatale, une calcémie totale inférieure à 88 mg/l définit l’hypocalcémie. La limite basse de la normale est 88 mg/l, tandis que l’hypocalcémie sévère est inférieure à 72 mg/l.

2. Un enfant présente une calcémie totale de 70 mg/l. Dans quelle catégorie se situe-t-elle ?

Hypocalcémie modérée
Calcémie totale normale
Valeur située dans la zone normale basse
Hypocalcémie sévère

Hypocalcémie sévère

Explication

L’hypocalcémie sévère correspond à une calcémie totale inférieure à 72 mg/l, soit inférieure à 1,8 mmol/l. La catégorie modérée va de 72 à 88 mg/l et la zone normale de 88 à 104 mg/l.

3. Parmi les mécanismes suivants, lequel peut contribuer à l’apparition d’une hypocalcémie ?

Une hyperphosphaturie secondaire
Une perte rénale excessive de calcium
Une augmentation de l’absorption intestinale du calcium
Une hyperrésorption osseuse secondaire

Une perte rénale excessive de calcium

Explication

Une perte rénale excessive figure parmi les mécanismes pouvant provoquer une hypocalcémie. L’hyperrésorption osseuse et l’hyperphosphaturie sont décrites comme des conséquences de certaines formes d’hypocalcémie, tandis qu’une augmentation de l’absorption intestinale n’est pas indiquée comme mécanisme causal.

4. Un enfant présente une carence d’apport calcique responsable d’une hypocalcémie. Quel ensemble de conséquences physiopathologiques est attendu dans ce mécanisme ?

Hypoparathyroïdie, phosphatémie normale, phosphaturie normale et rares atteintes osseuses
Hypoparathyroïdie, rachitisme, hypophosphatémie et hyperphosphaturie
Hyperparathyroïdie secondaire, phosphatémie normale, phosphaturie normale et rares atteintes osseuses
Hyperparathyroïdie secondaire, rachitisme, hypophosphatémie et hyperphosphaturie

Hyperparathyroïdie secondaire, rachitisme, hypophosphatémie et hyperphosphaturie

Explication

Une carence d’apport peut entraîner une hyperparathyroïdie secondaire, une hyperrésorption osseuse et un défaut de minéralisation à l’origine du rachitisme, ainsi qu’une hypophosphatémie avec hyperphosphaturie. L’hypoparathyroïdie et les valeurs phosphatées normales caractérisent plutôt un défaut de synthèse ou d’action de la PTH.

5. Chez un patient hypocalcémique, un défaut de synthèse de la PTH est identifié. Quel profil physiopathologique correspond à ce mécanisme ?

Hypoparathyroïdie, baisse de vitamine D active, phosphates normaux et atteintes osseuses moins fréquentes
Hyperparathyroïdie secondaire, baisse de vitamine D active, hypophosphatémie et rachitisme
Hyperparathyroïdie secondaire, absorption calcique accrue, phosphaturie normale et rachitisme
Hypoparathyroïdie, hausse de vitamine D active, hyperphosphatémie et atteintes osseuses fréquentes

Hypoparathyroïdie, baisse de vitamine D active, phosphates normaux et atteintes osseuses moins fréquentes

Explication

Un défaut de synthèse de la PTH entraîne une hypoparathyroïdie, une diminution de la production rénale de vitamine D active et de l’absorption intestinale du calcium; phosphatémie et phosphaturie restent normales et les altérations osseuses sont moins fréquentes. Le profil d’hypophosphatémie avec rachitisme correspond plutôt à une carence d’apport ou à un défaut d’absorption.

6. Chez un enfant d’âge scolaire présentant une hypocalcémie, quel tableau constitue la manifestation clinique la plus typique, sans être spécifique ?

Une crise de tétanie traduisant une irritabilité neuromusculaire
Une crise convulsive traduisant une irritabilité neuromusculaire
Un allongement du QT traduisant une irritabilité neuromusculaire
Des crampes musculaires traduisant une irritabilité neuromusculaire

Une crise de tétanie traduisant une irritabilité neuromusculaire

Explication

Chez le grand enfant, la crise de tétanie est la manifestation la plus typique et reflète l’irritabilité neuromusculaire, sans être spécifique de l’hypocalcémie. La crise convulsive est surtout la manifestation la plus fréquente chez le nourrisson, les crampes sont une autre manifestation possible et l’allongement du QT est un signe ECG.

7. Un enfant ressent d’abord des paresthésies, de l’angoisse et de la fatigue, puis développe soudainement des contractures bilatérales, indolores et irréductibles, débutant aux mains; il reste conscient. Quel déroulement correspond à une crise de tétanie ?

Des contractures proximales suivies de paresthésies, avec évolution centripète et conscience préservée
Des contractures distales suivies d’une douleur croissante, avec évolution centripète et conscience altérée
Des prodromes suivis de contractures distales évoluant de façon centrifuge, sans trouble de conscience
Des prodromes suivis de secousses généralisées, avec perte de conscience et récupération rapide

Des prodromes suivis de contractures distales évoluant de façon centrifuge, sans trouble de conscience

Explication

La tétanie peut être précédée de paresthésies, d’angoisse et de fatigue, puis provoquer des contractures débutant aux mains et évoluant de façon centrifuge, sans trouble de conscience. Les contractures proximales ou centripètes inversent leur évolution, tandis que les secousses avec perte de conscience évoquent une crise convulsive.

8. Chez un nourrisson atteint d’hypocalcémie, quelle manifestation est la plus fréquente et dans quelle proportion survient-elle ?

Un laryngospasme, dans 60 % des cas
Une crise convulsive, dans 40 % des cas
Une crise convulsive, dans 60 % des cas
Une crise de tétanie, dans 60 % des cas

Une crise convulsive, dans 60 % des cas

Explication

Chez le nourrisson, la crise convulsive est la manifestation la plus fréquente et survient dans 60 % des cas. La tétanie est la manifestation clinique la plus typique chez le grand enfant, et le laryngospasme est une complication respiratoire possible.

9. Un prélèvement destiné au dosage de la calcémie est réalisé chez un patient à jeun. Quelle procédure limite le risque de fausser le résultat ?

Prélever rapidement, sans garrot ni anticoagulant complexant le calcium, puis centrifuger sans tarder
Prélever sans garrot ni anticoagulant complexant le calcium, puis attendre avant de centrifuger
Prélever rapidement avec garrot, sans anticoagulant complexant le calcium, puis centrifuger sans tarder
Prélever rapidement, sans garrot, avec un anticoagulant complexant le calcium, puis centrifuger sans tarder

Prélever rapidement, sans garrot ni anticoagulant complexant le calcium, puis centrifuger sans tarder

Explication

Le dosage exige un prélèvement rapide, sans garrot et sans anticoagulant qui complexe le calcium; la centrifugation doit aussi être rapide, car son retard peut abaisser artificiellement la calcémie par absorption du calcium par les globules rouges. Le garrot, l’anticoagulant complexant ou l’attente avant centrifugation introduisent donc un risque d’erreur.

10. Chez un patient dont l’ECG est examiné pour rechercher des signes d’hypocalcémie, quelle anomalie de repolarisation est attendue ?

Un allongement du QT, avec possibilité d’une hausse du rapport QT/RR au-dessus de 0,5
Un allongement du QT, avec possibilité d’une baisse du rapport QT/RR sous 0,5
Un allongement du PR, avec possibilité d’une hausse du rapport QT/RR au-dessus de 0,5
Un raccourcissement du QT, avec possibilité d’une hausse du rapport QT/RR au-dessus de 0,5

Un allongement du QT, avec possibilité d’une hausse du rapport QT/RR au-dessus de 0,5

Explication

L’hypocalcémie allonge l’intervalle QT; le rapport QT/RR peut également s’élever au-dessus de 0,5. Un QT raccourci inverse le signe attendu, une baisse du rapport inverse son évolution et l’allongement du PR n’est pas le signe ECG indiqué ici.

11. Chez un enfant présentant une hypocalcémie, quels signes indiquent une gravité clinique ?

Des convulsions ou un état de mal convulsif, ou des troubles du rythme ou une insuffisance cardiaque
Une minéralisation osseuse altérée ou un retard de croissance, sans manifestation aiguë
Des convulsions ou un état de mal convulsif, sans manifestation cardiovasculaire
Un allongement du QT ou une onde T ample, sans manifestation neurologique ou cardiaque

Des convulsions ou un état de mal convulsif, ou des troubles du rythme ou une insuffisance cardiaque

Explication

Les convulsions et l’état de mal convulsif, ainsi que les troubles du rythme et l’insuffisance cardiaque, marquent la gravité clinique. L’allongement du QT et l’onde T sont des signes ECG, l’atteinte neurologique seule est incomplète, et la minéralisation osseuse concerne une conséquence à long terme.

12. Un nourrisson présente une calcémie de 70 mg/l apparue rapidement. Quels systèmes risquent d’être atteints du fait de cette hypocalcémie sévère ?

Le système nerveux central, le système neuromusculaire et la fonction cardiaque
Le système nerveux central et le squelette, sans retentissement neuromusculaire ou cardiaque
Le système neuromusculaire et le squelette, sans retentissement nerveux central ou cardiaque
Le squelette et sa minéralisation, sans retentissement neurologique ou cardiaque

Le système nerveux central, le système neuromusculaire et la fonction cardiaque

Explication

Chez le nourrisson et l’enfant, une calcémie inférieure à 72 mg/l, surtout si la baisse est rapide, peut affecter le système nerveux central, le système neuromusculaire et la fonction cardiaque. Le squelette seul correspond à une autre conséquence, et les autres propositions omettent un système concerné.

13. Lors de l’interrogatoire d’un enfant atteint d’hypocalcémie, quel ensemble d’éléments constitue une piste étiologique pertinente ?

Régime végétalien, supplémentation régulière en vitamine D, exposition solaire et absence de traitement antiépileptique
Malnutrition, exposition solaire importante, absence de diarrhée chronique et fonction rénale normale
Régime riche en calcium, supplémentation régulière en vitamine D, exposition solaire et fonction rénale normale
Régime végétalien, allaitement maternel exclusif prolongé, vêtements couvrants, antiépileptiques ou insuffisance rénale

Régime végétalien, allaitement maternel exclusif prolongé, vêtements couvrants, antiépileptiques ou insuffisance rénale

Explication

L’interrogatoire recherche notamment les carences en calcium ou en vitamine D, une synthèse cutanée insuffisante, les antiépileptiques, la diarrhée chronique et l’insuffisance rénale. Les autres ensembles écartent ou inversent plusieurs facteurs de risque pertinents.

14. Quels examens composent le bilan sanguin et urinaire diagnostique initial d’une hypocalcémie ?

Calcémies totale et ionisée, phosphatémie, magnésémie et radiographies du squelette
PTH, 25-OHD, phosphatases alcalines et échographie cardiaque, sans ionogramme ni albuminémie
Calcémies totale et ionisée, phosphatémie, phosphatases alcalines, magnésémie, PTH, 25-OHD et bilan complémentaire sanguin
Calcémie totale, phosphatémie, magnésémie, 1,25-(OH)₂D et imagerie cérébrale

Calcémies totale et ionisée, phosphatémie, phosphatases alcalines, magnésémie, PTH, 25-OHD et bilan complémentaire sanguin

Explication

Le bilan comprend les calcémies totale et ionisée, la phosphatémie, les phosphatases alcalines, la magnésémie, la PTH et la 25-OHD, ainsi qu’un ionogramme complet, la créatininémie, la réserve alcaline, la protidémie et l’albuminémie. Le dosage de 1,25-(OH)₂D et l’imagerie ne remplacent pas ce bilan initial.

15. Chez un patient hypocalcémique, la phosphatémie est élevée. Quelle orientation diagnostique initiale ce profil suggère-t-il ?

Une anomalie du métabolisme du magnésium sans implication de la PTH
Une anomalie de régulation, de synthèse ou d’action de la PTH
Une hyperparathyroïdie secondaire liée à une carence en calcium ou en vitamine D
Une hyperparathyroïdie secondaire liée à une résistance à la vitamine D

Une anomalie de régulation, de synthèse ou d’action de la PTH

Explication

L’association d’une hypocalcémie et d’une hyperphosphatémie évoque une anomalie de régulation, de synthèse ou d’action de la PTH. L’hyperparathyroïdie secondaire liée à une carence ou à une résistance à la vitamine D est plutôt orientée par une phosphatémie normale ou basse.

16. Chez un patient présentant une hypocalcémie, la radiographie montre une hyperrésorption osseuse. Quelle cause cette image suggère-t-elle ?

Un syndrome de Fahr
Une hyperparathyroïdie secondaire
Un rachitisme
Une ostéopétrose

Une hyperparathyroïdie secondaire

Explication

L’hyperrésorption osseuse radiographique signe une hyperparathyroïdie secondaire. L’ostéopétrose correspond à un défaut de résorption, le rachitisme est orienté par des anomalies métaphysaires et le syndrome de Fahr par des calcifications intracérébrales.

17. Un patient ayant des convulsions dans un contexte d’hypocalcémie fait suspecter une hypo- ou une pseudohypoparathyroïdie. Quel examen permet de rechercher les calcifications associées au syndrome de Fahr ?

Une TDM cérébrale
Une radiographie des membres
Une radiographie osseuse
Une radiographie thoracique

Une TDM cérébrale

Explication

La TDM cérébrale peut rechercher des calcifications des noyaux gris centraux responsables d’un syndrome de Fahr. La radiographie osseuse explore notamment les métaphyses, la radiographie thoracique le thymus, et celle des membres peut montrer des anomalies osseuses périphériques.

18. Un enfant présente une hypocalcémie et une diarrhée chronique évoquant une malabsorption. Quel facteur de carence en calcium correspond à cette situation ?

Un ensoleillement insuffisant
Une malabsorption associée à une diarrhée chronique
Une carence maternelle en calcium
Un régime alimentaire riche en phosphate

Une malabsorption associée à une diarrhée chronique

Explication

La malabsorption associée à une diarrhée chronique fait partie des causes de carence en calcium. La carence maternelle et le régime riche en phosphate sont aussi des causes possibles, tandis que l’ensoleillement insuffisant est un facteur de rachitisme carentiel.

19. Quel mécanisme définit le rachitisme carentiel chez un enfant dont le squelette est en croissance ?

Un défaut de résorption lié à une carence en vitamine D
Un défaut de minéralisation lié à une carence en vitamine D
Un défaut de minéralisation lié à une carence en calcium
Un défaut de minéralisation lié à une résistance à la vitamine D

Un défaut de minéralisation lié à une carence en vitamine D

Explication

Le rachitisme carentiel est un défaut de minéralisation du squelette en croissance lié à une carence en vitamine D. La résistance à la vitamine D caractérise un rachitisme vitaminorésistant, tandis que le défaut de résorption et la carence en calcium ne donnent pas la définition demandée.

20. Un enfant atteint de rachitisme carentiel présente des signes osseux et dentaires. Quel ensemble de manifestations est compatible avec cette affection ?

Hyperrésorption osseuse et altération de l’émail
Alopécie et retard d’éruption dentaire sans signes osseux
Craniotabès, chapelet costal et retard d’éruption dentaire
Calcifications des noyaux gris centraux et retard d’éruption dentaire

Craniotabès, chapelet costal et retard d’éruption dentaire

Explication

Le rachitisme carentiel peut entraîner un craniotabès, un chapelet costal, des déformations osseuses, un retard d’éruption dentaire et une altération de l’émail. Les calcifications des noyaux gris centraux évoquent le syndrome de Fahr, tandis que l’alopécie est caractéristique du rachitisme pseudo-carentiel de type 2.

21. Un rachitisme s’améliore avec un traitement par vitamine D, puis rechute quelques semaines après son arrêt. Quelle interprétation correspond aux critères du rachitisme vitaminorésistant ?

Ce tableau répond au critère d’inefficacité du rachitisme vitaminorésistant
Ce tableau indique une carence en calcium sans lien avec la réponse au traitement
Ce tableau caractérise un rachitisme carentiel sans réponse à la vitamine D
Ce tableau répond au critère de rechute du rachitisme vitaminorésistant

Ce tableau répond au critère de rechute du rachitisme vitaminorésistant

Explication

Le rachitisme vitaminorésistant se définit notamment par une rechute quelques jours ou semaines après l’arrêt d’un traitement ayant amélioré ou guéri le rachitisme. L’absence d’efficacité pendant le traitement est l’autre critère, tandis que le rachitisme carentiel répond aux doses actives de vitamine D.

22. Un nourrisson présente une hypocalcémie liée à l’agénésie des parathyroïdes, une hypoplasie thymique avec déficit immunitaire, une dysmorphie faciale et une malformation cardiaque. Quelle anomalie génétique est caractéristique du syndrome associé ?

Une trisomie 21
Une microdélétion 22q11
Une microdélétion 7q11
Une délétion de l’ADN mitochondrial

Une microdélétion 22q11

Explication

Le syndrome de Di-George associe ces atteintes à une microdélétion 22q11. La trisomie 21, la délétion mitochondriale et la microdélétion 7q11 correspondent à d’autres anomalies et ne définissent pas ce syndrome.

23. Une patiente ayant une hypoparathyroïdie présente aussi une candidose cutanéo-muqueuse chronique et une insuffisance surrénale auto-immune. À quel syndrome polyglandulaire cette association fait-elle penser ?

Au syndrome de Di-George
Au syndrome APECED
À la pseudohypoparathyroïdie
À l’ostéodystrophie héréditaire d’Albright

Au syndrome APECED

Explication

L’APECED associe candidose cutanéo-muqueuse chronique, hypoparathyroïdie et insuffisance surrénale auto-immune. Le syndrome de Di-George est lié à une anomalie congénitale, tandis que l’ostéodystrophie d’Albright et la pseudohypoparathyroïdie relèvent d’autres caractéristiques cliniques ou hormonales.

24. Un patient présente une hypocalcémie, une PTH élevée, une hyperphosphatémie et une calciurie basse. Quel mécanisme explique le mieux ce profil biologique ?

Une calciurie élevée malgré une réponse normale à la PTH
Une sécrétion insuffisante de PTH par les parathyroïdes
Une sensibilité accrue des tissus à la PTH
Une résistance des tissus à l’action de la PTH

Une résistance des tissus à l’action de la PTH

Explication

La pseudohypoparathyroïdie correspond à une résistance à l’action de la PTH, ce qui explique l’hypocalcémie malgré une PTH élevée, avec hyperphosphatémie et calciurie basse. Un déficit de sécrétion implique plutôt une PTH basse, et une calciurie élevée contredit le profil décrit.

25. Chez un patient atteint d’insuffisance rénale chronique, une hypocalcémie est constatée. Dans quelle catégorie de causes d’hypocalcémie faut-il classer ce facteur ?

Parmi les causes médicamenteuses
Parmi les causes rénales
Parmi les causes endocriniennes
Parmi les causes digestives

Parmi les causes rénales

Explication

L’insuffisance rénale chronique figure parmi les causes rénales d’hypocalcémie. Les maladies digestives et les médicaments constituent d’autres catégories, tandis qu’une tubulopathie est une autre cause rénale distincte de l’insuffisance rénale chronique.

26. Une patiente présente une hypocalcémie pendant un épisode de pancréatite aiguë, sans antécédent de maladie rénale. À quelle catégorie d’étiologies faut-il rattacher la pancréatite dans ce contexte ?

Parmi les maladies cœliaque et mucoviscidose
Parmi les pathologies parathyroïdiennes
Parmi les causes rénales d’hypocalcémie
Parmi les autres causes d’hypocalcémie

Parmi les autres causes d’hypocalcémie

Explication

La pancréatite est répertoriée parmi les autres causes d’hypocalcémie. Les causes rénales relèvent notamment de l’insuffisance rénale et des tubulopathies; la maladie cœliaque et la mucoviscidose sont des causes digestives distinctes.

27. Lors de la prise en charge d’une hypocalcémie, quels sont les objectifs généraux du traitement ?

Prévenir les complications et traiter la cause, sans corriger la calcémie
Normaliser la calcémie, prévenir les complications et traiter la cause
Normaliser la calcémie et traiter la cause, sans viser la prévention des complications
Normaliser la calcémie et prévenir les complications, sans agir sur la cause

Normaliser la calcémie, prévenir les complications et traiter la cause

Explication

La prise en charge vise à rétablir une calcémie normale, éviter les complications et traiter l’étiologie. La seule correction biologique, l’omission de la prévention ou l’absence de traitement de la cause ne couvrent pas ces trois objectifs.

28. Un enfant présente une calcémie totale de 1,75 mmol/L sans symptôme clinique. Quelle conduite thérapeutique est indiquée ?

Commencer la calcithérapie urgente seulement si des symptômes apparaissent
Choisir un traitement oral sans calcithérapie urgente
Commencer une calcithérapie urgente par gluconate de calcium
Différer la calcithérapie urgente, car l’enfant est asymptomatique

Commencer une calcithérapie urgente par gluconate de calcium

Explication

Une calcémie totale inférieure à 1,8 mmol/L justifie une calcithérapie urgente, même en l’absence de symptômes. Différer le traitement ou exiger des symptômes confond le seuil biologique avec le critère clinique.

29. Pour un enfant de 30 kg présentant une hypocalcémie nécessitant une dose de charge, quelle prescription de gluconate de calcium respecte la posologie et les modalités requises ?

10 ml en perfusion intraveineuse lente sur 15 minutes, sous surveillance cardiaque
15 ml en perfusion intraveineuse lente sur 15 minutes, sans surveillance cardiaque
15 ml en perfusion intraveineuse lente sur 15 minutes, sous surveillance cardiaque
15 ml en perfusion intraveineuse rapide sur 5 minutes, sous surveillance cardiaque

10 ml en perfusion intraveineuse lente sur 15 minutes, sous surveillance cardiaque

Explication

La dose calculée est de 0,5×30=150,5 \times 30 = 15 ml, mais elle ne doit pas dépasser 10 ml; l’administration se fait lentement sur 15 minutes sous surveillance cardiaque. 15 ml oublie le plafond, une perfusion rapide ne respecte pas la durée et l’absence de surveillance méconnaît le risque cardiaque.

30. Un enfant atteint d’hypoparathyroïdie a une calcémie de 1,9 mmol/L sans signe clinique. Quelle stratégie correspond au traitement étiologique décrit ?

Associer calcium oral et UN-ALFA seulement après l’apparition de signes cliniques
Commencer l’UN-ALFA seulement sous 1,8 mmol/L et viser 2 à 2,25 mmol/L
Associer calcium oral et UN-ALFA dès maintenant, en visant 2,25 à 2,5 mmol/L
Associer calcium oral et UN-ALFA dès maintenant, en visant 2 à 2,25 mmol/L

Associer calcium oral et UN-ALFA dès maintenant, en visant 2 à 2,25 mmol/L

Explication

Dans l’hypoparathyroïdie, le calcium oral et l’UN-ALFA sont indiqués dès que la calcémie passe sous 2 mmol/L, même sans symptômes, avec une cible de 2 à 2,25 mmol/L. Attendre des signes ou le seuil de 1,8 mmol/L retarde le traitement; une cible plus élevée ne correspond pas à la plage indiquée.

31. Quel ensemble de mesures générales contribue à prévenir le rachitisme carentiel ?

Alimentation maternelle équilibrée pendant la grossesse, puis brève exposition quotidienne de l’enfant au soleil
Exposition quotidienne de la mère au soleil pendant la grossesse, puis alimentation équilibrée de l’enfant
Brève exposition quotidienne de l’enfant au soleil pendant la grossesse, puis alimentation maternelle équilibrée après la naissance
Alimentation maternelle équilibrée pendant la grossesse, puis supplémentation médicamenteuse de l’enfant comme seule mesure générale

Alimentation maternelle équilibrée pendant la grossesse, puis brève exposition quotidienne de l’enfant au soleil

Explication

La prévention générale associe une alimentation équilibrée et variée de la mère pendant la grossesse à une brève exposition quotidienne de l’enfant au soleil après sa naissance. Remplacer l’un de ces éléments par la supplémentation confond les mesures générales avec une mesure distincte.

32. Dans le programme national algérien, quelles administrations de vitamine D de 100 000 UI sont prévues pour un enfant durant ses 18 premiers mois ?

À 2, 6, 12 et 18 mois
À 1, 6, 12 mois, puis au début de chaque hiver
À 1, 6, 12 et 18 mois
À 1, 12 et 18 mois

À 1, 6, 12 et 18 mois

Explication

Le programme prévoit une ampoule de 100 000 UI à 1, 6, 12 et 18 mois. Le calendrier commençant à 2 mois décale la première dose; la prise hivernale concerne la recommandation à partir de 2 ans, et omettre 6 mois laisse une administration de côté.

33. Quelle consigne doit être appliquée à la supplémentation en vitamine D dans la prévention du rachitisme carentiel ?

La supplémentation dépend de l’alimentation et est inscrite sur le carnet de santé
La supplémentation est systématique, mais sa consignation au carnet est facultative
La supplémentation est remplacée par l’exposition au soleil et inscrite sur le carnet de santé
La supplémentation est systématique et inscrite sur le carnet de santé

La supplémentation est systématique et inscrite sur le carnet de santé

Explication

La prévention prévoit une supplémentation systématique en vitamine D, qui doit être inscrite sur le carnet de santé. La rendre conditionnelle, considérer sa consignation facultative ou la remplacer par l’exposition solaire ne respecte pas cette consigne.

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Quel seuil définit biologiquement l’hypocalcémie hors période néonatale ?

calcémie inferieure à 88 mg/l ou 2.2 mmol/L

Entre quelles valeurs se situe la calcémie totale normale ?

Entre 88 et 104 mg/l (2,2 à 2,6 mmol/l).

Quelles causes peuvent provoquer une hypocalcémie ?

Une carence d’apport, une malabsorption, une perte rénale excessive, un défaut de résorption osseuse, une carence en PTH ou en vitamine D, une carence materno-fœtale ou une surcharge en phosphates ou en citrate.

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