QCM : Introduction à la psychomotricité (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un enfant de 9 ans enrichit sa représentation de son corps, coordonne plusieurs modalités sensorielles et développe sa pensée critique. Quel domaine du développement ces progrès caractérisent-ils ?

Le développement du corps perçu
La construction de l’espace et du temps
Le développement du corps connu
La mise en place de la latéralité

Le développement du corps connu

Explication

À partir de 7 ans, le corps connu se caractérise notamment par une représentation corporelle enrichie, la coordination multisensorielle et le développement de la pensée logique et critique. La conscience du corps et de l’espace ainsi que la latéralité relèvent du corps perçu, associé à la période de 3 à 7 ans.

2. Une personne décrit son corps comme une expérience subjective qui change avec son vécu, tandis qu’un clinicien examine ses structures neuro-anatomiques. Quelles notions correspondent respectivement à ces deux descriptions ?

Le corps, puis l’organisme
Le handicap, puis le déficit
L’organisme, puis le corps
Le déficit, puis le handicap

Le corps, puis l’organisme

Explication

Le corps désigne une représentation psychique et subjective, alors que l’organisme correspond à l’appareillage neuro-anatomique matériel soumis aux lois biologiques. Inverser corps et organisme confond leurs définitions ; déficit et handicap concernent plutôt l’écart à une norme et ses conséquences dans le milieu.

3. Une personne entend un son, le perçoit comme une information, puis modifie sa posture en fonction de ce qu’elle ressent dans son corps. Quelle séquence décrit ce traitement sensoriel ?

Transformation en information, captation, ajustement tonico-moteur
Captation, transformation en information, ajustement tonico-moteur
Captation, ajustement tonico-moteur, transformation en information
Ajustement tonico-moteur, captation, transformation en information

Captation, transformation en information, ajustement tonico-moteur

Explication

Le traitement comprend d’abord la captation du flux, puis sa transformation en information sensorielle et enfin un ajustement tonico-moteur lié à la proprioception. Inverser les deux premières étapes confond captation et transformation ; placer l’ajustement avant l’information omet la séquence décrite ; commencer par l’ajustement confond la réponse corporelle avec le point de départ du traitement.

4. Un enfant ajuste son tonus à partir des informations sensorielles pour utiliser un objet, puis module son expression dans l’échange avec un adulte. Quelle progression décrit ces étapes ?

Les ajustements toniques soutiennent les conduites instrumentales, puis le dialogue tonique apporte une dimension expressive
Les conduites instrumentales apportent l’expression, puis le dialogue tonique ajuste le tonus sensoriel
Les ajustements toniques produisent d’abord l’expression, puis le dialogue tonique permet l’usage de l’objet
Le dialogue tonique soutient les conduites instrumentales, puis les ajustements toniques apportent une dimension expressive

Les ajustements toniques soutiennent les conduites instrumentales, puis le dialogue tonique apporte une dimension expressive

Explication

Les ajustements toniques fondés sur les informations sensorielles permettent les conduites instrumentales, tandis que le dialogue tonique ajoute une dimension tonico-émotionnelle et expressive. L’inversion des étapes ou l’attribution de l’expression aux conduites instrumentales confond leurs fonctions.

5. Après avoir fermé les yeux, une personne sait que son coude est plié et perçoit qu’elle le déplace. Quelles informations rendent cette perception possible ?

Des informations cutanées issues de la peau au contact des vêtements
Des informations nerveuses issues des muscles, tendons et articulations
Des informations visuelles issues de la rétine et du champ visuel
Des informations gravitaires issues des récepteurs de l’oreille interne

Des informations nerveuses issues des muscles, tendons et articulations

Explication

La proprioception rassemble des informations nerveuses provenant de récepteurs des muscles, des tendons et des articulations, qui renseignent sur la position et le mouvement du corps. La vision dépend de la rétine, le toucher cutané ne suffit pas à définir la proprioception, et l’équilibre gravitaire ne désigne pas l’ensemble de ces informations.

6. Une personne cherche une définition officielle de la psychomotricité dans les textes de l’OMS. Quelle réponse décrit correctement la position de l’OMS ?

L’OMS n’en donne pas de définition spécifique, mais l’inscrit implicitement dans une perspective générale de santé
L’OMS reprend la définition paramédicale du décret français de 1988
L’OMS ne relie pas cette discipline aux fonctions motrices, affectives ou cognitives
L’OMS en donne une définition spécifique centrée sur l’harmonisation des fonctions dans l’environnement

L’OMS n’en donne pas de définition spécifique, mais l’inscrit implicitement dans une perspective générale de santé

Explication

L’OMS ne propose pas de définition spécifique de la psychomotricité dans ses textes officiels, mais celle-ci est sous-entendue dans une approche générale de la santé intégrant plusieurs fonctions. La définition centrée sur l’harmonisation vient du décret de 1988, tandis que l’absence de définition spécifique ne signifie pas que ces fonctions soient ignorées.

7. Lors d’une observation, un professionnel distingue un tonus de fond passif des tonus d’action et postural actifs. Quelle autre fonction générale du tonus peut-il relever ?

Il véhicule l’émotion et soutient la communication infraverbale
Il permet de recevoir des signaux sans désorganisation
Il remplace progressivement les réflexes par des gestes contrôlés
Il déclenche la tétée lorsqu’un contact touche les lèvres

Il véhicule l’émotion et soutient la communication infraverbale

Explication

Le tonus véhicule l’émotion et sert de support à la communication infraverbale ; le tonus de fond est passif, tandis que les tonus d’action et postural sont actifs. Déclencher la tétée relève du réflexe de succion, recevoir les signaux sans désorganisation de l’équilibre sensori-tonique, et remplacer progressivement les réflexes du développement moteur.

8. Un enfant contrôle ses bras avant de parvenir à coordonner finement ses doigts. Quelle loi rend compte de cette progression ?

La loi de compensation environnementale
La loi proximo-distale
La loi céphalo-caudale
La loi de maturation affective

La loi proximo-distale

Explication

La loi proximo-distale décrit le contrôle des parties proches de l’axe médian avant celui des extrémités, comme les bras avant les doigts. La loi céphalo-caudale concerne la progression tête-pieds, tandis que la compensation environnementale et la maturation affective ne désignent pas ce principe.

9. Un bébé reconnaît les sensations corporelles qui précèdent un jeu de bascule déjà vécu. Comment cette reconnaissance peut-elle influer sur sa réaction à la déstabilisation ?

Elle peut rendre le jeu agréable en supprimant toute déstabilisation corporelle.
Elle peut lui permettre de l’accepter avec plaisir, sachant qu’il retrouvera la stabilité.
Elle peut lui faire croire que la stabilité est déjà perdue et ne reviendra pas.
Elle peut l’apaiser parce qu’il ne reconnaît pas les états qui précèdent le jeu.

Elle peut lui permettre de l’accepter avec plaisir, sachant qu’il retrouvera la stabilité.

Explication

La reconnaissance des états tonico-émotionnels permet au bébé d’anticiper la suite et d’accepter la déstabilisation parce qu’il sait qu’il retrouvera la stabilité. L’idée d’une stabilité définitivement perdue inverse cette anticipation, l’absence de déstabilisation supprime la situation décrite et la non-reconnaissance contredit le mécanisme.

10. Quels auteurs sont associés à la capacité précoce du bébé à entrer en relation ?

Julian de Ajuriaguerra et Henri Wallon
Charles Sherrington et John Bowlby
John Bowlby et Daniel Stern
Henri Wallon et Charles Sherrington

John Bowlby et Daniel Stern

Explication

John Bowlby et Daniel Stern sont associés à la capacité précoce du bébé à entrer en relation. Julian de Ajuriaguerra est lié au dialogue tonico-émotionnel, Henri Wallon à la synchronie relationnelle, et Charles Sherrington à la définition de la proprioception.

11. Un enfant utilise son organisme pour déplacer un jouet posé hors de sa portée. Quel processus illustre cette action sur le milieu ?

La fonction instrumentale.
La permanence de l’objet.
La régulation tonico-émotionnelle.
La boucle archaïque.

La fonction instrumentale.

Explication

La fonction instrumentale correspond au processus par lequel l’organisme devient un moyen d’action sur le milieu, comme lorsqu’il sert à atteindre le jouet. La permanence de l’objet concerne sa représentation mentale, la boucle archaïque contribue à l’intégrité corporelle et la régulation tonico-émotionnelle n’est pas la définition de cette action.

12. Un bébé de 4 mois commence à mieux tenir son tronc et à coordonner ses mouvements. Quelle évolution motrice correspond à cette période ?

Les premiers signes de contrôle postural, avec une tonicité accrue et une coordination qui se développe
Le retournement du dos au ventre, avec une tonicité accrue et une coordination qui se développe
La locomotion quadrupédique, avec une tonicité accrue et une coordination qui se développe
La marche stabilisée, avec une tonicité accrue et une coordination qui se développe

Les premiers signes de contrôle postural, avec une tonicité accrue et une coordination qui se développe

Explication

Entre 3 et 6 mois apparaissent les premiers signes de contrôle postural, une meilleure tonicité et une coordination en développement. La marche stabilisée et la locomotion quadrupédique appartiennent à des périodes ultérieures, tandis que le retournement est un autre jalon de cette période.

13. Un bébé réagit automatiquement à une stimulation extérieure, puis ces réponses cèdent progressivement la place à des gestes contrôlés avec le développement du système nerveux. De quoi s’agit-il ?

Une hypotonie axiale
Un équilibre sensori-tonique
Des réflexes archaïques
Des mouvements volontaires coordonnés

Des réflexes archaïques

Explication

Les réflexes archaïques sont des réponses automatiques et involontaires à des stimuli externes, liées à l’immaturité du système nerveux ; ils laissent progressivement place à des mouvements volontaires et contrôlés. Les mouvements volontaires sont leur évolution, l’hypotonie axiale une caractéristique tonique, et l’équilibre sensori-tonique un état interne d’adaptation.

14. Un enfant touche un objet froid et rugueux : il réagit à la température, puis ajuste la position de sa main à la forme de l’objet. Quelle attribution des traitements tactiles convient ?

Les deux systèmes traitent le froid, tandis que l’ajustement spatial dépend du système spino-thalamique.
Le système spino-thalamique traite la forme, tandis que le système lemniscal traite le caractère agréable ou désagréable.
Le système spino-thalamique traite le froid et le système lemniscal soutient l’ajustement spatial.
Le système lemniscal traite le froid et le système spino-thalamique soutient l’ajustement spatial.

Le système spino-thalamique traite le froid et le système lemniscal soutient l’ajustement spatial.

Explication

Le système spino-thalamique traite notamment le chaud, le froid et le caractère agréable ou désagréable; le système lemniscal traite les aspects spatiaux qui permettent d’ajuster les segments corporels aux propriétés des objets. Inverser leurs fonctions, attribuer le froid au lemniscal ou l’ajustement spatial au spino-thalamique confond ces rôles.

15. Pendant un examen, un objet touche les lèvres d’un bébé et celui-ci commence à téter. Quel réflexe est déclenché ?

Le réflexe de grasping
L’équilibre sensori-tonique
Le réflexe de succion
Le réflexe de Moro

Le réflexe de succion

Explication

Le contact d’un stimulus avec les lèvres déclenche le réflexe de succion, qui amorce la tétée. Le réflexe de Moro répond à une sensation de chute, le grasping à un contact sur la paume, et l’équilibre sensori-tonique n’est pas un réflexe.

16. Une enfant de 5 ans développe sa latéralité, organise ses repères dans l’espace et le temps et apprend à prendre en compte des points de vue différents. À quelle dimension développementale ces acquisitions se rattachent-elles ?

Au développement du corps perçu
À la personnalisation du corps
Au développement du corps connu
À la coordination multisensorielle

Au développement du corps perçu

Explication

Entre 3 et 7 ans, le développement du corps perçu comprend la latéralité, la construction de l’espace et du temps, la décentration et les apprentissages fondamentaux. La représentation corporelle enrichie et la coordination multisensorielle sont associées au corps connu, qui se développe à partir de 7 ans.

17. Une gymnaste ajuste continuellement sa posture et sa manière de bouger à partir des sensations produites par ses mouvements et son environnement. Quel rôle de la proprioception cette situation illustre-t-elle ?

Une réaction automatique qui déclenche un mouvement prédéterminé
Une représentation fixe qui indique la position du corps au repos
Une captation des stimuli qui transforme les flux en sensations
Un ajustement dynamique qui régule le style moteur et la posture

Un ajustement dynamique qui régule le style moteur et la posture

Explication

La proprioception constitue un ajustement corporel dynamique et évolutif fondé sur les flux sensoriels, et elle régule le style moteur ainsi que les ajustements posturaux. Une position fixe réduit son caractère évolutif ; la captation est une autre étape du traitement sensoriel ; une réponse prédéterminée ne rend pas compte de cette régulation dynamique.

18. À 6 ans, un enfant n’a pas encore atteint une acquisition correspondant à la moyenne d’âge, mais progresse dans son environnement quotidien. Quelle interprétation respecte la variabilité du développement ?

Considérer la moyenne comme un repère et interpréter la situation globalement, selon l’enfant et son environnement
Comparer l’enfant à son âge seulement et écarter les observations de son environnement
Considérer la moyenne comme une échéance fixe et conclure à un retard dès qu’elle n’est pas atteinte
Écarter les repères moyens et juger le développement à partir d’une acquisition isolée

Considérer la moyenne comme un repère et interpréter la situation globalement, selon l’enfant et son environnement

Explication

Les moyennes du développement sont des repères, car il existe une grande variabilité entre les enfants; leur interprétation doit prendre en compte l’enfant dans son ensemble et son environnement. Une échéance fixe confond moyenne et norme obligatoire, tandis qu’une observation isolée ou sans contexte ne permet pas une appréciation globale.

19. Lorsqu’une réaction corporelle automatique et sensorimotrice participe à préserver l’intégrité du corps, de quel mécanisme s’agit-il ?

D’une représentation de l’objet.
De la boucle archaïque.
D’une conduite instrumentale.
De la permanence de l’objet.

De la boucle archaïque.

Explication

La boucle archaïque est automatique et sensorimotrice, et contribue au maintien de l’intégrité corporelle. La conduite instrumentale organise l’action sur le milieu, tandis que la représentation mentale et la permanence de l’objet concernent l’objet représenté.

20. À 14 mois, un enfant se tient debout, effectue ses premiers pas et commence à marcher de façon plus stable. Quelle étape ces acquisitions illustrent-elles ?

Le redressement avec appui, étape importante de l’indépendance motrice
La locomotion quadrupédique, étape importante de l’indépendance motrice
Le contrôle postural initial, étape importante de l’indépendance motrice
La locomotion bipédique, étape importante de l’indépendance motrice

La locomotion bipédique, étape importante de l’indépendance motrice

Explication

Entre 10 et 18 mois, la locomotion bipédique comprend la station debout, les premiers pas et la marche stabilisée, marquant une étape importante de l’indépendance motrice. La locomotion quadrupédique et le contrôle postural initial correspondent à des acquisitions antérieures.

21. Après plusieurs expériences réflexes qui lui permettent d’explorer un objet, un bébé commence à apprendre comment le manipuler. Quel lien entre les deux boucles explique cette progression ?

L’apprentissage précède l’exploration et déclenche les expériences réflexes
La boucle cognitive fonde la boucle archaïque en produisant les réflexes
La boucle archaïque fonde la boucle cognitive en permettant l’exploration
La boucle cognitive remplace les expériences réflexes pendant l’exploration

La boucle archaïque fonde la boucle cognitive en permettant l’exploration

Explication

Les expériences réflexes de la boucle archaïque rendent possible l’exploration, qui constitue une base des apprentissages et fonde ainsi la boucle cognitive. Inverser cet ordre, confondre exploration et apprentissage achevé ou écarter les réflexes méconnaît ce lien.

22. Pour enfiler une perle, une enfant stabilise son buste et coordonne les mouvements de ses doigts. Quelle caractéristique de la fonction instrumentale cette situation met-elle en jeu ?

La détection du caractère agréable ou désagréable du contact avec la perle.
L’utilisation d’un segment corporel isolé sans organisation du geste.
La coordination de segments corporels pour réaliser une praxie organisée et dirigée.
La production d’une réponse tonique qui mobilise l’ensemble du corps.

La coordination de segments corporels pour réaliser une praxie organisée et dirigée.

Explication

La fonction instrumentale coordonne différents segments corporels afin de réaliser des praxies organisées et dirigées : ici, le buste stabilisé et les doigts agissent de façon coordonnée. La perception agréable ou désagréable relève du système spino-thalamique, l’action ne se limite pas à un segment isolé et une réponse tonique globale ne décrit pas cette praxie.

23. Un nourrisson maîtrise le contrôle de sa tête avant celui de ses pieds. Quelle loi du développement cette progression illustre-t-elle ?

La loi céphalo-caudale
La distinction organisme-corps
La loi proximo-distale
La loi de l’axe médian

La loi céphalo-caudale

Explication

La loi céphalo-caudale décrit une progression du développement de la tête vers les pieds. La loi proximo-distale concerne l’axe médian et les extrémités ; la loi de l’axe médian et la distinction organisme-corps ne désignent pas cette progression.

24. Quelle définition de la psychomotricité met l’accent sur l’intégration des dimensions corporelles, psychiques et émotionnelles et sur la relation au corps et à l’environnement ?

La définition paramédicale formulée par le décret de compétences de 1988
L’approche globale définie par la Fédération Française des Psychomotriciens
L’intégration de la motricité, de l’affectivité et de la pensée dans l’agir
Le système de description du fonctionnement proposé par la CIF

L’approche globale définie par la Fédération Française des Psychomotriciens

Explication

La Fédération Française des Psychomotriciens décrit une approche globale intégrant les dimensions corporelles, psychiques et émotionnelles, orientée vers le développement et la rééducation de la relation au corps et à l’environnement. La CIF décrit le fonctionnement, le décret définit la discipline dans un cadre paramédical, et la formulation sur l’agir est associée à Ajuriaguerra.

25. Une équipe pluridisciplinaire veut décrire les capacités fonctionnelles et les déficiences d’une personne avec un vocabulaire partagé, sans établir de diagnostic pathologique. Quel outil correspond à cet objectif ?

La CIF, qui organise les activités de rééducation
La CIF, qui établit le diagnostic de la pathologie
Le décret de 1988, qui fournit un langage commun de codage
La CIF, qui code le fonctionnement et les déficiences

La CIF, qui code le fonctionnement et les déficiences

Explication

La CIF décrit le fonctionnement et les déficiences au moyen de codes, en prenant aussi en compte les capacités et les ressources, sans évaluer la pathologie. L’évaluation diagnostique confond fonctionnement et pathologie, la définition réglementaire renvoie au décret de 1988, et la rééducation relève des activités psychomotrices.

26. Une enfant se représente mentalement le trajet d’un objet avant de le saisir et combine ce qu’elle voit avec ce qu’elle ressent dans sa main. Quelle caractéristique de la boucle cognitive cette situation illustre-t-elle ?

Une habituation stable qui remplace la représentation de l’action
Un ajustement tonique qui coordonne les sens sans anticipation
Une réponse réflexe qui déclenche l’action sans représentation mentale
Une activité consciente et volontaire qui anticipe et coordonne les sens

Une activité consciente et volontaire qui anticipe et coordonne les sens

Explication

La boucle cognitive est consciente et volontaire ; elle permet des représentations mentales anticipatrices et coordonne différentes modalités sensorielles. La réaction réflexe, l’habituation et l’ajustement tonique ne rendent pas compte de cette combinaison.

27. Lors d’une séance, le psychomotricien propose un jeu, mais laisse l’enfant choisir librement son activité et son déroulement. De quel type de jeu s’agit-il ?

Un jeu semi-directif
Un jeu libre
Une activité de rééducation sans jeu
Un jeu directif

Un jeu libre

Explication

Le jeu libre laisse à l’enfant la possibilité de choisir son activité et son déroulement. Un jeu semi-directif conserve un cadre partiellement orienté, tandis qu’un jeu directif est davantage guidé par le professionnel ; une activité de rééducation sans jeu n’est pas le type de jeu décrit.

28. Un enfant présente un écart de fonctionnement par rapport à une norme, mais l’aménagement de son environnement réduit les obstacles rencontrés. Comment distinguer ces deux aspects ?

L’écart est l’organisme ; les conséquences dans le milieu relèvent du corps
L’écart est le déficit ; les conséquences dans le milieu relèvent du handicap
L’écart est le handicap ; les conséquences dans le milieu relèvent du déficit
L’écart est le corps ; les conséquences dans le milieu relèvent de l’organisme

L’écart est le déficit ; les conséquences dans le milieu relèvent du handicap

Explication

Le déficit correspond à l’écart entre le fonctionnement de l’organisme et une norme ; le handicap désigne les conséquences de cet écart telles qu’elles sont représentées par le milieu, et l’environnement peut les compenser. Assimiler l’adaptation à la disparition du déficit confond compensation et fonctionnement organique.

29. Un bébé manipule un hochet et ajuste ses gestes après en avoir perçu le poids et la forme. Dans la boucle cognitive, quel est l’objet de connaissance ?

L’interaction entre le bébé et le hochet
Le hochet pris comme objet matériel
L’espace dans lequel se déroule l’action
L’organisme du bébé pris isolément

L’interaction entre le bébé et le hochet

Explication

Dans la boucle cognitive, c’est l’interaction elle-même qui devient objet de connaissance. Prendre le hochet, l’organisme seul ou l’espace pour cet objet confond l’interaction avec l’un de ses éléments ou son contexte.

30. Lors d’un échange tendu, les changements de tonus corporel d’une personne semblent exprimer son inquiétude. Quel principe du dialogue tonico-émotionnel cela illustre-t-il ?

Les variations toniques traduisent la position des segments corporels
Les variations toniques montrent que l’émotion de l’un devient celle de l’autre
Les variations toniques signalent l’orientation vers un stimulus extérieur
Les variations toniques prennent la couleur des émotions

Les variations toniques prennent la couleur des émotions

Explication

Dans le dialogue tonico-émotionnel, les variations du tonus prennent la couleur des émotions. La position corporelle relève de l’information proprioceptive, l’orientation vers un stimulus concerne la réponse aux flux sensoriels, et le partage de l’émotion correspond à la synchronie relationnelle.

31. Dans une pièce bruyante, un bébé reçoit plusieurs stimulations sans se désorganiser et parvient à ajuster ses mouvements à son environnement. Quel état interne soutient cette adaptation ?

Le tonus de fond
L’hypertonie des membres
Le réflexe archaïque
L’équilibre sensori-tonique

L’équilibre sensori-tonique

Explication

L’équilibre sensori-tonique permet de recevoir les signaux extérieurs sans désorganisation et soutient l’adaptation ainsi que la coordination avec l’environnement. Le tonus de fond est un type de tonus, le réflexe archaïque une réponse automatique, et l’hypertonie des membres décrit l’organisation tonique du nouveau-né.

32. À 8 mois, un enfant rampe, avance à quatre pattes et tente de se redresser en prenant appui sur un meuble. À quelle étape de locomotion ces conduites correspondent-elles ?

À la locomotion bipédique, située entre 10 et 18 mois
À la marche stabilisée, située entre 10 et 18 mois
À la locomotion quadrupédique, située entre 6 et 10 mois
Au contrôle postural initial, situé entre 3 et 6 mois

À la locomotion quadrupédique, située entre 6 et 10 mois

Explication

Entre 6 et 10 mois, la locomotion quadrupédique comprend le ramper, le déplacement à quatre pattes et le redressement avec appui. La locomotion bipédique et la marche stabilisée relèvent d’une étape ultérieure; le contrôle postural initial apparaît plus tôt.

33. Un adolescent éprouve des difficultés à reconnaître et à se représenter son propre corps. À quelle problématique psychomotrice cela correspond-il ?

Un trouble du schéma corporel ou de l’image du corps
Un trouble de la latéralité
Un trouble du tonus musculaire
Un trouble de l’organisation spatio-temporelle

Un trouble du schéma corporel ou de l’image du corps

Explication

Les troubles du schéma corporel et de l’image du corps font partie des problématiques psychomotrices concernées. La latéralité concerne l’organisation droite-gauche, l’organisation spatio-temporelle concerne les repères dans l’espace et le temps, et le tonus renvoie à la régulation musculaire.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Introduction à la psychomotricité.

Comment le décret de compétences de 1988 définit-il la psychomotricité ?

Comme une discipline paramédicale harmonisant les fonctions motrices, affectives et cognitives dans leur relation à l’environnement.

Quelles sont les trois modalités d’intervention du décret de compétences de 1988 ?

La prévention, l’évaluation et le traitement des troubles psychomoteurs.

Comment la CIF décrit-elle le fonctionnement et les déficiences ?

À l’aide d’un système de codes, sans évaluer la pathologie.

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