QCM : Antalgiques et opioïdes (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après la prise d’un AINS, une personne présente une dyspnée accompagnée d’un bronchospasme. À quel risque indésirable connu cette situation correspond-elle ?

Une irritation ou un saignement gastrique
Une perturbation du fonctionnement rénal
Une réaction cutanée parfois grave
Un bronchospasme chez une personne sensible

Un bronchospasme chez une personne sensible

Explication

Les AINS peuvent déclencher un bronchospasme chez les personnes sensibles, ce qui correspond à la dyspnée décrite. La perturbation rénale, les réactions cutanées et les atteintes gastriques sont d’autres effets indésirables, mais ne désignent pas cette manifestation respiratoire.

2. Un patient atteint d’épilepsie non contrôlée présente une douleur nécessitant un traitement opioïde. Quelle conclusion s’applique à cette situation ?

L’épilepsie non contrôlée autorise l’opioïde avec surveillance
L’épilepsie non contrôlée concerne seulement les opioïdes injectables
L’épilepsie non contrôlée constitue une contre-indication
L’épilepsie non contrôlée impose une réduction de la dose

L’épilepsie non contrôlée constitue une contre-indication

Explication

L’épilepsie non contrôlée figure parmi les contre-indications citées des opioïdes. La surveillance, la réduction de dose et la restriction aux formes injectables ne remplacent pas cette contre-indication.

3. Après un surdosage en paracétamol, quelle succession de mécanisme et de conséquence est à craindre ?

Le NAPQI diminue et peut provoquer de graves lésions hépatiques
Le NAPQI s’accumule et peut provoquer de graves lésions cardiaques
Le NAPQI est éliminé plus vite et peut provoquer de graves lésions rénales
Le NAPQI s’accumule et peut provoquer de graves lésions hépatiques

Le NAPQI s’accumule et peut provoquer de graves lésions hépatiques

Explication

En cas de surdosage, le NAPQI s’accumule et peut causer des lésions graves du foie. La neutralisation ou la diminution du NAPQI, ainsi que l’attribution d’une atteinte rénale ou cardiaque, ne correspondent pas au mécanisme décrit.

4. Un médicament bloque préférentiellement la COX-1 chez une personne. Quelle fonction physiologique risque d’être perturbée, en plus de l’effet sur les prostaglandines ?

La régulation de la respiration et des réactions cutanées
La protection de l’estomac et le fonctionnement des plaquettes
La participation à la douleur et à l’inflammation
La production des facteurs de coagulation par le foie

La protection de l’estomac et le fonctionnement des plaquettes

Explication

La COX-1 est constitutive et contribue à protéger l’estomac ainsi qu’au fonctionnement des plaquettes. La douleur et l’inflammation sont notamment associées à la COX-2, tandis que la respiration, la peau et la production hépatique de facteurs de coagulation ne caractérisent pas la fonction de la COX-1 indiquée ici.

5. Après une prise d’aspirine, quel effet peut-on attendre sur les plaquettes de la personne pendant les jours suivants ?

La COX-1 reste bloquée dans les plaquettes touchées pendant plusieurs semaines
La COX-1 reste bloquée dans les plaquettes touchées pendant 7 à 10 jours
La COX-1 est bloquée pendant quelques heures, puis son activité revient
La COX-1 reste bloquée tant que l’aspirine circule dans le sang

La COX-1 reste bloquée dans les plaquettes touchées pendant 7 à 10 jours

Explication

L’aspirine bloque irréversiblement la COX-1 plaquettaire, et les plaquettes concernées restent affectées pendant leur durée de vie, soit 7 à 10 jours. Un blocage réversible, une dépendance à la présence du médicament dans le sang ou une durée de plusieurs semaines ne correspondent pas à ce mécanisme.

6. Une personne a de la fièvre et des douleurs inflammatoires; quelle caractérisation correspond au paracétamol ?

AINS antalgique, antipyrétique et anti-inflammatoire périphérique
Antalgique et antipyrétique, sans effet anti-inflammatoire périphérique significatif
Anti-inflammatoire périphérique, sans effet antalgique ni antipyrétique
Antalgique et anti-inflammatoire périphérique, sans effet antipyrétique

Antalgique et antipyrétique, sans effet anti-inflammatoire périphérique significatif

Explication

Le paracétamol soulage la douleur et fait baisser la fièvre, mais il n’a pas d’effet anti-inflammatoire périphérique significatif et n’est pas un AINS. Les autres caractérisations lui attribuent à tort une activité anti-inflammatoire ou lui retirent ses effets antalgiques et antipyrétiques.

7. Avant puis après l’administration d’un AINS, quelle séquence de surveillance respecte les étapes recommandées ?

Vérifier la molécule et sa posologie avant la prise, puis surveiller uniquement l’efficacité après l’administration
Vérifier la molécule, ses contre-indications, sa demi-vie, sa posologie et son indication, puis rechercher les antécédents ; après, évaluer l’efficacité et surveiller les symptômes
Rechercher les antécédents avant la prise, puis vérifier la demi-vie et l’indication après l’administration
Évaluer l’efficacité et surveiller les symptômes avant la prise, puis rechercher les antécédents après l’administration

Vérifier la molécule, ses contre-indications, sa demi-vie, sa posologie et son indication, puis rechercher les antécédents ; après, évaluer l’efficacité et surveiller les symptômes

Explication

Avant l’administration, il faut vérifier les caractéristiques et l’indication de la molécule ainsi que les antécédents rénaux, digestifs et cardiovasculaires ; après, on évalue l’efficacité et on surveille notamment les manifestations cutanées, la dyspnée et les douleurs épigastriques. Inverser les étapes, omettre les antécédents ou limiter le suivi à l’efficacité ne respecte pas cette démarche.

8. Une personne souffre d’une douleur intense qui persiste malgré d’autres antalgiques. Quel médicament appartient à la catégorie des opioïdes forts adaptée à cette situation ?

La codéine
La poudre d’opium
L’oxycodone
Le tramadol

L’oxycodone

Explication

L’oxycodone fait partie des opioïdes forts, utilisés pour les douleurs intenses lorsque les autres antalgiques sont insuffisants. Le tramadol, la codéine et la poudre d’opium appartiennent aux opioïdes faibles.

9. Quelle description caractérise le néfopam ?

Un analgésique périphérique non-opiacé à effet antalgique et antidépresseur
Un anti-inflammatoire central non-opiacé à effet antipyrétique et antidépresseur
Un analgésique central non-opiacé à effet antalgique et antidépresseur
Un analgésique central opiacé à effet antalgique et antidépresseur

Un analgésique central non-opiacé à effet antalgique et antidépresseur

Explication

Le néfopam est un analgésique central non-opiacé qui possède un effet antalgique et antidépresseur. Le qualifier d’opiacé, d’analgésique périphérique ou d’anti-inflammatoire confond ses caractéristiques.

10. Quel mécanisme explique la diminution de la production de prostaglandines lors de la prise d’un AINS ?

La stimulation des cyclooxygénases
L’inhibition des cyclooxygénases
La neutralisation des prostaglandines circulantes
Le blocage des récepteurs des prostaglandines

L’inhibition des cyclooxygénases

Explication

Les AINS inhibent les cyclooxygénases, ce qui réduit la production de prostaglandines. La stimulation des COX inverse le mécanisme, tandis que la neutralisation des prostaglandines et le blocage de leurs récepteurs ne correspondent pas au mécanisme décrit.

11. Après plusieurs semaines de traitement, une même dose soulage moins la douleur qu’au début. Quel phénomène décrit cette situation ?

Le sevrage, car une baisse importante de dose a provoqué des symptômes.
La tolérance, car le corps s’est habitué au traitement.
La dépendance physique, car le corps s’est adapté à la présence du médicament.
L’hyperalgésie, car le système nerveux est devenu plus sensible à la douleur.

La tolérance, car le corps s’est habitué au traitement.

Explication

La tolérance correspond à une diminution de l’effet d’une même dose à mesure que le corps s’habitue au traitement. La dépendance concerne l’adaptation à la présence du médicament, l’hyperalgésie augmente la sensibilité douloureuse et le sevrage peut suivre une forte diminution ou un arrêt.

12. Quel est l’effet antalgique fondamental des opioïdes ?

Ils suppriment toute sensation en bloquant l’ensemble des fonctions du système nerveux.
Ils activent des récepteurs spécifiques du système nerveux pour diminuer la transmission du message douloureux.
Ils augmentent la transmission du message douloureux afin de modifier sa perception.
Ils réduisent l’inflammation des tissus pour empêcher la production du message douloureux.

Ils activent des récepteurs spécifiques du système nerveux pour diminuer la transmission du message douloureux.

Explication

Les opioïdes soulagent la douleur en agissant sur des récepteurs spécifiques du système nerveux et en diminuant la transmission du message douloureux. L’action anti-inflammatoire confond deux mécanismes, l’augmentation de la transmission inverse l’effet, et la suppression de toute sensation généralise à tort l’action des opioïdes.

13. Chez une personne traitée par opioïdes, quel mécanisme explique à la fois une transmission douloureuse diminuée et une perception de la douleur modifiée ?

L’action sur les récepteurs opioïdes du cerveau, sans intervention de la moelle épinière ni de la périphérie.
La diminution périphérique de substances favorisant la douleur, sans action sur les récepteurs opioïdes.
L’action directe sur les tissus douloureux, indépendamment des récepteurs du système nerveux.
L’action sur les récepteurs opioïdes du cerveau, de la moelle épinière et de la périphérie.

L’action sur les récepteurs opioïdes du cerveau, de la moelle épinière et de la périphérie.

Explication

Les opioïdes agissent sur des récepteurs dans le cerveau, la moelle épinière et en périphérie, ce qui diminue la transmission et la perception de la douleur. Limiter leur action au cerveau omet deux niveaux, tandis que la diminution périphérique de substances n’explique pas l’ensemble du mécanisme.

14. Une patiente enceinte de 24 semaines d’aménorrhée présente une douleur et demande un AINS. Quelle conduite s’impose au regard de ce risque ?

Administrer l’AINS si la patiente ne rapporte aucun antécédent digestif
Ne pas administrer l’AINS seulement à partir du troisième trimestre
Ne pas administrer l’AINS, car la contre-indication débute à 24 semaines d’aménorrhée
Administrer l’AINS à dose réduite après vérification de la fonction rénale

Ne pas administrer l’AINS, car la contre-indication débute à 24 semaines d’aménorrhée

Explication

Les AINS sont contre-indiqués dès le début du sixième mois de grossesse, soit 24 semaines d’aménorrhée. Le seuil du troisième trimestre est trop tardif, et l’absence d’antécédents ou une réduction de dose ne lève pas cette contre-indication.

15. Quel opioïde sert de référence et existe en formes à libération immédiate ou prolongée ainsi qu’en forme injectable ?

La morphine
L’oxycodone
L’hydromorphone
Le fentanyl

La morphine

Explication

La morphine est l’opioïde de référence et existe sous ces différentes formes. L’oxycodone est aussi injectable, l’hydromorphone est décrite comme puissante et le fentanyl comme disponible en patchs ou formes transmuqueuses.

16. Quel ensemble comprend trois effets indésirables possibles des opioïdes ?

Constipation, somnolence et myosis.
Constipation, pupilles dilatées et myosis.
Diarrhée, somnolence et myosis.
Constipation, somnolence et accélération du rythme cardiaque.

Constipation, somnolence et myosis.

Explication

La constipation, la somnolence et le myosis figurent parmi les effets indésirables des opioïdes. La diarrhée, les pupilles dilatées et l’accélération du rythme cardiaque correspondent à des confusions avec des effets qui ne sont pas ceux énumérés ici.

17. Chez une personne sous opioïdes, une fréquence respiratoire est mesurée à 9 cycles par minute. Comment faut-il interpréter cette mesure ?

C’est un signe d’alerte, car la fréquence est inférieure à 10 cycles par minute.
C’est un signe d’alerte seulement si la fréquence dépasse 10 cycles par minute.
C’est une fréquence normale, car toute valeur inférieure à 12 reste acceptable.
C’est une fréquence normale, car elle se situe entre 10 et 12 cycles par minute.

C’est un signe d’alerte, car la fréquence est inférieure à 10 cycles par minute.

Explication

La fréquence respiratoire normale est de 12 à 20 cycles par minute, et une valeur inférieure à 10 constitue un signe d’alerte. Une mesure de 9 se trouve sous ce seuil; la plage de 10 à 12 n’est pas la plage normale, et l’alerte porte sur une fréquence basse.

18. Une personne vient de faire un surdosage en paracétamol; quel antidote doit être administré dans quel délai pour favoriser son efficacité ?

La N-acétylcystéine, dans l’heure qui suit
La naloxone, dans les 5 heures suivantes
La N-acétylcystéine, dans les 5 heures suivantes
La N-acétylcystéine, dans les 12 heures suivantes

La N-acétylcystéine, dans les 5 heures suivantes

Explication

L’antidote du paracétamol est la N-acétylcystéine, dont l’administration dans les 5 heures suivantes est indiquée pour son efficacité. La naloxone est associée à la prise en charge des opioïdes, tandis que les autres délais ne correspondent pas à celui indiqué.

19. Une personne sous opioïdes présente une somnolence anormale et une respiration lente et irrégulière. Quelle interprétation faut-il retenir ?

Ces manifestations définissent une hyperalgésie induite par les opioïdes.
Ces manifestations sont des signes d’alerte d’un surdosage opioïde.
Ces manifestations indiquent une tolérance aux opioïdes.
Ces manifestations ne signalent un surdosage qu’en présence d’une apnée.

Ces manifestations sont des signes d’alerte d’un surdosage opioïde.

Explication

Une somnolence anormale et une respiration lente et irrégulière sont des signes d’alerte d’un surdosage opioïde. La tolérance désigne une baisse d’effet d’une même dose, l’hyperalgésie une sensibilité accrue à la douleur, et l’alerte ne nécessite pas d’attendre une apnée.

20. Quelle comparaison décrit correctement les effets de l’aspirine sur l’agrégation plaquettaire et l’inflammation ?

Elle a un effet anti-inflammatoire faible et n’a pas d’effet antiagrégant plaquettaire
Elle est un très bon antiagrégant plaquettaire, mais un mauvais anti-inflammatoire
Elle est un très bon anti-inflammatoire, mais un mauvais antiagrégant plaquettaire
Elle est un AINS à effet anti-inflammatoire marqué et à effet antiagrégant modéré

Elle est un très bon antiagrégant plaquettaire, mais un mauvais anti-inflammatoire

Explication

L’aspirine est particulièrement efficace comme antiagrégant plaquettaire, mais elle est un mauvais anti-inflammatoire. L’inversion de ces effets, l’attribution d’un effet anti-inflammatoire marqué ou la négation de l’effet plaquettaire décrivent des conceptions erronées.

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Que sont les AINS et quelle production réduisent-ils ?

Ce sont des inhibiteurs enzymatiques des cyclooxygénases qui réduisent la production de prostaglandines.

Quel rôle la COX-1 joue-t-elle dans l’organisme ?

Elle est constitutive et contribue à protéger l’estomac ainsi qu’au fonctionnement des plaquettes.

À quels phénomènes la COX-2 participe-t-elle notamment ?

À la douleur et à l’inflammation.

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