QCM : Traumatismes de la cheville (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour une entorse grave isolée, l’équipe choisit le traitement orthopédique privilégié dans le cours. Quel protocole doit-elle appliquer ?

Une immobilisation plâtrée de deux semaines, avec appui après six semaines
Une immobilisation plâtrée de six semaines, avec appui après deux semaines
Une immobilisation plâtrée de six semaines, avec appui dès le début
Une attelle de six semaines, avec appui après deux semaines

Une immobilisation plâtrée de six semaines, avec appui après deux semaines

Explication

Le traitement orthopédique privilégié consiste en une immobilisation plâtrée de six semaines, l’appui étant autorisé après deux semaines. L’attelle, les durées inversées et l’appui immédiat modifient le protocole indiqué.

2. Après une entorse en inversion, quel ligament est le plus susceptible d’être lésé, sachant que le LCF relie la fibula au calcanéus sans s’insérer sur le talus ?

Le LTFP, faisceau postérieur
Le ligament deltoïdien, faisceau médial
Le LTFA, faisceau antérieur
Le LCF, faisceau moyen

Le LTFA, faisceau antérieur

Explication

Lors d’une entorse en inversion, le LTFA est le faisceau le plus fragile et le plus fréquemment lésé. Le LCF est le faisceau moyen reliant la fibula au calcanéus sans insertion talienne, tandis que le LTFP est le faisceau postérieur et le ligament deltoïdien appartient au plan médial.

3. Deux patients ont une entorse isolée : l’une est bénigne et l’autre moyenne. Quel traitement fonctionnel correspond à chacune ?

Une immobilisation plâtrée pour l’entorse bénigne et une orthèse pour l’entorse moyenne
Une attelle pour l’entorse bénigne et un bandage pour l’entorse moyenne
Un bandage pour l’entorse bénigne et une attelle pour l’entorse moyenne
Une chirurgie pour l’entorse bénigne et une attelle pour l’entorse moyenne

Un bandage pour l’entorse bénigne et une attelle pour l’entorse moyenne

Explication

Le traitement fonctionnel prévu associe le bandage à l’entorse bénigne isolée et l’attelle à l’entorse moyenne isolée. Inverser ces moyens ou appliquer une immobilisation plâtrée ou une chirurgie ne correspond pas à cette distinction.

4. Dans une fracture sus-ligamentaire en rotation externe, une fracture de la fibula est présente, mais le ligament péronéotibial postérieur et la membrane interosseuse restent intacts. À quel stade de Duparc correspond cette situation ?

Le stade 3
Le stade 4
Le stade 1
Le stade 2

Le stade 3

Explication

Dans cette séquence, la fracture de la fibula correspond au stade 3; le stade 4 ajoute une rupture du ligament péronéotibial postérieur et de la membrane interosseuse. Le stade 2 correspond à la rupture du ligament péronéotibial antérieur.

5. Une personne est examinée le jour de son entorse de cheville, mais la gravité reste incertaine. Pourquoi prévoir un nouveau bilan à J4 ?

La rééducation est alors terminée et le bilan sert à autoriser directement la reprise sportive.
Les complications tardives apparaissent alors chez 25 % des patients et imposent un examen complémentaire.
La cheville devient examinable et le diagnostic initial comporte un risque d’erreur de 25 %, ce qui permet d’adapter le traitement.
La cicatrisation ligamentaire est achevée et le bilan permet de confirmer définitivement la gravité.

La cheville devient examinable et le diagnostic initial comporte un risque d’erreur de 25 %, ce qui permet d’adapter le traitement.

Explication

À J4, la cheville devient examinable et le diagnostic de gravité posé à J0 comporte 25 % d’erreurs ; le traitement peut donc être réadapté. La fin de rééducation, la cicatrisation achevée et l’apparition de complications tardives ne justifient pas ce bilan.

6. Dans une fracture malléolaire par adduction, une rupture du ligament externe est constatée, puis une fracture de la malléole interne est également identifiée. Quel stade de Duparc s’applique ?

Le stade 1
Le stade 4
Le stade 2
Le stade 3

Le stade 2

Explication

En adduction, la rupture du ligament externe correspond au stade 1; l’association d’une fracture de la malléole interne fait passer au stade 2. Le stade 1 ne tient pas compte de cette atteinte interne associée.

7. Après une entorse de cheville, un patient décrit un craquement et une sensation de déchirure, puis présente rapidement une tuméfaction latérale et une impotence fonctionnelle totale. Comment interpréter ces signes ?

Ils caractérisent une fracture certaine plutôt qu’une entorse grave
Ils indiquent une entorse légère en l’absence de douleur insomnieuse
Ils constituent des signes d’alerte compatibles avec une entorse grave
Ils correspondent à une évolution banale sans signe d’alerte ligamentaire

Ils constituent des signes d’alerte compatibles avec une entorse grave

Explication

Le craquement, l’impression de déchirure ou de déboîtement, la tuméfaction latérale rapide et l’impotence totale et immédiate font partie des signes d’alerte d’une entorse grave. L’absence de douleur insomnieuse n’annule pas les autres signes, et ces éléments ne prouvent pas à eux seuls une fracture.

8. Quelles structures s’associent pour former l’articulation talo-crurale, aussi appelée poulie talienne ?

Le pilon tibial, la malléole médiale et le talus
Le pilon tibial, les deux malléoles et le calcanéum
Le pilon tibial, les deux malléoles et le talus
Le tibia, la fibula, le calcanéum et l’os naviculaire

Le pilon tibial, les deux malléoles et le talus

Explication

La poulie talienne associe le pilon tibial, les malléoles médiale et latérale et le talus. Le calcanéum ne remplace pas le talus dans cette articulation, et omettre une malléole ou confondre l’articulation avec la syndesmose en modifie la composition.

9. Quelle proportion des entorses graves est associée à une absence de cicatrisation ligamentaire pouvant contribuer à une instabilité chronique de la cheville ?

Environ 25 % des entorses graves.
De 10 à 30 % des entorses bénignes.
Environ 25 % des entorses bénignes.
De 10 à 30 % des entorses graves.

De 10 à 30 % des entorses graves.

Explication

L’instabilité chronique est associée à une absence de cicatrisation ligamentaire dans 10 à 30 % des entorses graves. Le chiffre de 25 % correspond au risque d’erreur du diagnostic de gravité à J0, tandis que l’entorse bénigne n’est pas la catégorie indiquée.

10. Pour évaluer le tendon d’Achille après une blessure, quel test consiste à comprimer les mollets afin de faire remonter le talon et présente le meilleur rapport de vraisemblance ?

Le test de palpation du gap
La manœuvre de flexion puis rotation externe
Le test de Thompson
Le test de Matles

Le test de Thompson

Explication

Le test de Thompson comprime les mollets pour provoquer la remontée du talon et possède le meilleur rapport de vraisemblance pour évaluer le tendon d’Achille. La palpation du gap et le test de Matles sont d’autres examens, tandis que la flexion suivie d’une rotation externe évalue la syndesmose.

11. Quels faisceaux constituent le ligament collatéral latéral de la cheville ?

Le ligament tibio-fibulaire antérieur, le ligament calcanéofibulaire et le ligament tibio-fibulaire postérieur
Le ligament talofibulaire postérieur, le ligament calcanéofibulaire et le ligament talofibulaire antérieur
Le ligament talofibulaire antérieur, le ligament calcanéonaviculaire et le ligament talofibulaire postérieur
Le ligament talofibulaire antérieur, le ligament calcanéofibulaire et le ligament talofibulaire postérieur

Le ligament talofibulaire antérieur, le ligament calcanéofibulaire et le ligament talofibulaire postérieur

Explication

Le ligament collatéral latéral comprend le LTFA, le LCF et le LTFP. Le ligament calcanéonaviculaire appartient aux structures associées au ligament collatéral médial, tandis que les ligaments tibio-fibulaires relèvent de la syndesmose.

12. Une radiographie révèle une fracture du pilon par compression avec deux fragments principaux et un refend. Quel ensemble de caractéristiques est associé à ce type de fracture bi-marginale ?

Fibula fracturée, fracture malléolaire verticale et talus impacté dans une seule marge
Fibula fracturée, fracture malléolaire verticale et talus luxé ou impacté entre les marges
Fibula intacte, fracture malléolaire verticale et talus luxé ou impacté entre les marges
Fibula fracturée, fracture malléolaire horizontale et talus luxé ou impacté entre les marges

Fibula fracturée, fracture malléolaire verticale et talus luxé ou impacté entre les marges

Explication

La fracture bi-marginale par compression associe une fibula fracturée, une fracture malléolaire verticale et un talus qui peut se luxer vers l’avant ou l’arrière, ou s’impacter entre les deux marges. Une fibula intacte, une fracture malléolaire horizontale ou une impaction dans une seule marge contredit l’un de ces caractères.

13. Chez une personne présentant une entorse légère, quelle lésion correspond au grade I de la classification de Castaing ?

Une élongation du faisceau moyen, avec rupture du faisceau postérieur
Une rupture complète du faisceau antérieur, avec ou sans autres atteintes
Une élongation du faisceau antérieur, souvent au cœur du ligament
Une rupture partielle des faisceaux antérieur et moyen

Une élongation du faisceau antérieur, souvent au cœur du ligament

Explication

Le grade I correspond à une élongation du faisceau antérieur du ligament collatéral latéral, souvent au cœur du ligament. La rupture partielle caractérise le grade II et la rupture complète du faisceau antérieur le grade III.

14. Lors de la marche, quelle combinaison de rôles décrit le mieux la contribution de la cheville aux contraintes exercées sur le pied ?

Répartir le poids et amortir les contraintes, tandis que les commandes motrices assurent l’orientation du pied
Propulser le corps par le talus, maintenir le pied horizontal, bloquer les contraintes et contrôler l’équilibre
Répartir le poids par le talus, adapter le pied au sol, amortir les contraintes et répondre aux commandes motrices
Adapter le pied au sol et répondre aux commandes motrices, sans intervenir dans la répartition du poids

Répartir le poids par le talus, adapter le pied au sol, amortir les contraintes et répondre aux commandes motrices

Explication

La cheville répartit les contraintes du poids du corps par le talus, adapte l’orientation du pied au sol, amortit les contraintes excessives et réagit aux commandes motrices pour la marche. La propulsion et le blocage des contraintes ne décrivent pas ces rôles; réduire sa fonction à l’orientation ou attribuer cette orientation aux commandes motrices omet une partie de cette contribution.

15. Un patient de 29 ans peut marcher, mais présente une douleur osseuse à la base du cinquième métatarsien après une entorse. Quelle conduite est indiquée selon les critères d’Ottawa ?

Surveiller cliniquement, car l’âge est compris entre 18 et 55 ans
Prescrire une radiographie, car un critère d’Ottawa est présent
Éviter la radiographie, car quatre pas sont possibles
Prescrire une radiographie seulement si un second critère apparaît

Prescrire une radiographie, car un critère d’Ottawa est présent

Explication

La douleur à la base du cinquième métatarsien constitue à elle seule un critère d’Ottawa justifiant une radiographie. La marche possible, l’âge compris entre 18 et 55 ans ou l’exigence de plusieurs critères ne suppriment pas ce critère.

16. Après une torsion de cheville, un clinicien recueille le mécanisme de la blessure et les symptômes, puis examine les structures concernées. Quelle démarche guide son interprétation ?

Interpréter séparément l’anamnèse et l’examen physique
Relier l’anamnèse aux constatations de l’examen physique
Interpréter les tests sans tenir compte des symptômes
Déduire la lésion du seul mécanisme de la blessure

Relier l’anamnèse aux constatations de l’examen physique

Explication

L’examen clinique s’interprète en mettant en relation l’histoire de la blessure et les constatations physiques. Les autres approches isolent l’anamnèse, le mécanisme ou les tests au lieu de les relier.

17. Dans une fracture par abduction classée selon Duparc, on observe une fracture horizontale de la malléole interne ainsi qu’une rupture des ligaments péronéotibiaux, sans fracture de la fibula. Quel stade s’applique ?

Le stade 2
Le stade 1
Le stade 4
Le stade 3

Le stade 2

Explication

En abduction, la fracture horizontale de la malléole interne correspond au stade 1, puis la rupture des ligaments péronéotibiaux ou de la membrane interosseuse au stade 2. Le stade 3 suppose une fracture associée de la fibula.

18. Pour décrire l’amplitude de flexion-extension d’une cheville, quelles valeurs faut-il retenir ?

80° au total, avec 30 à 50° de flexion et 20 à 30° d’extension
80° au total, avec 20 à 30° de flexion et 30 à 50° d’extension
80° au total, avec 20 à 30° de flexion et 50 à 60° d’extension
50° au total, avec 20 à 30° de flexion et 30 à 50° d’extension

80° au total, avec 20 à 30° de flexion et 30 à 50° d’extension

Explication

L’amplitude totale est de 80°, répartie entre 20 à 30° de flexion et 30 à 50° d’extension. Inverser les plages confond flexion et extension, tandis que 50° correspond à la borne supérieure de l’extension, pas à l’amplitude totale.

19. Lors d’un mouvement en valgus de la cheville, quel mécanisme contribue davantage à la stabilité ?

La butée de la malléole latérale, davantage que le ligament collatéral médial
La mise en tension du ligament collatéral latéral et la butée de la malléole médiale
La mise en tension du ligament collatéral médial, davantage que la butée malléolaire
La butée de la malléole médiale, davantage que le ligament collatéral latéral

La butée de la malléole latérale, davantage que le ligament collatéral médial

Explication

En valgus, la stabilité dépend davantage de la butée de la malléole latérale que du ligament collatéral médial. La mise en tension du ligament collatéral latéral et la butée de la malléole médiale décrivent le mécanisme en varus.

20. Chez une personne présentant une instabilité latérale, quel examen recherche une laxité du faisceau moyen en la comparant à la cheville controlatérale ?

Le test de Thompson
Le tiroir antérieur
Le talar tilt
Le tiroir postérieur

Le talar tilt

Explication

Le talar tilt recherche la laxité du faisceau moyen par comparaison avec l’autre cheville. Le tiroir antérieur teste le LTFA, le tiroir postérieur le LTFP, et Thompson évalue le tendon d’Achille.

21. Une personne consulte après une inversion forcée de la cheville. Pour caractériser le traumatisme, quel ensemble d’éléments l’interrogatoire doit-il rechercher ?

Circonstances et date, intensité de la douleur actuelle, antécédents familiaux et traitement déjà reçu
Antécédents, sport et profession, circonstances et date, inversion, violence et résultats radiographiques
Antécédents, sport et profession, circonstances et date, inversion, violence et symptômes initiaux
Sport et profession, examen ligamentaire, amplitude articulaire et symptômes apparus plusieurs jours après

Antécédents, sport et profession, circonstances et date, inversion, violence et symptômes initiaux

Explication

L’interrogatoire explore les antécédents traumatiques, le sport et la profession, les circonstances et la date, l’inversion forcée et sa violence, ainsi que les symptômes initiaux. Les résultats radiographiques relèvent d’un autre examen; les symptômes tardifs, les antécédents familiaux ou le traitement ne remplacent pas ces éléments recherchés.

22. Après avoir posé le pied sur le frein lors d’un accident de voiture, un conducteur subit une hyperflexion dorsale de la cheville accompagnée d’une compression verticale. Quel mécanisme de fracture du pilon correspond à cette situation ?

Une fracture en flexion dorsale
Une fracture en flexion plantaire
Une fracture par compression bi-marginale
Une fracture en rotation externe

Une fracture en flexion dorsale

Explication

L’association d’une hyperflexion dorsale et d’une compression verticale caractérise le mécanisme des fractures du pilon en flexion dorsale. La flexion plantaire correspond à un autre mécanisme, tandis que la rotation externe et la compression bi-marginale désignent d’autres types de fracture.

23. Lors d’un mouvement forcé, la charge appliquée à la cheville dépasse ce que ses ligaments latéraux peuvent supporter. Quelle notion décrit cette lésion ?

Une fracture latérale de cheville
Une entorse latérale de cheville
Une entorse médiale de cheville
Une douleur mécanique de cheville sans entorse

Une entorse latérale de cheville

Explication

L’entorse latérale de cheville résulte du dépassement de la charge physiologique supportée par les ligaments latéraux. Une fracture concerne une atteinte osseuse, une entorse médiale vise une autre région ligamentaire et une douleur sans lésion ne définit pas ce mécanisme.

24. Après une torsion de cheville, une patiente présente une tuméfaction latérale et un bâillement au varus forcé en position neutre. Quels éléments doivent aussi être intégrés à l’évaluation de la gravité ?

Rechercher une fracture et examiner le statut vasculonerveux
Évaluer la marche et mesurer seulement l’œdème
Répéter le varus forcé et différer le bilan vasculonerveux
Tester les tendons fibulaires et conclure sans examen osseux

Rechercher une fracture et examiner le statut vasculonerveux

Explication

Les signes de gravité ligamentaire imposent également de rechercher une fracture et d’examiner le statut vasculonerveux. Se limiter à la marche, aux tendons ou à la répétition d’un test ne couvre pas ces vérifications essentielles.

25. Après une entorse, un patient a récupéré une mobilité satisfaisante, mais hésite encore à poser le pied dans des situations imprévues. Quel objectif de rééducation répond le mieux à cette difficulté ?

Surveiller les tissus pour prévenir les troubles trophiques
Travailler la proprioception pour lever les inhibitions et anticiper les situations à risque
Renforcer les fibulaires et les extenseurs pour lutter contre l’amyotrophie
Mobiliser la cheville pour traiter la raideur talo-crurale

Travailler la proprioception pour lever les inhibitions et anticiper les situations à risque

Explication

Le travail proprioceptif vise notamment à lever les inhibitions, réintégrer la cheville au schéma corporel et anticiper les situations à risque. La mobilité, le renforcement et la lutte contre les troubles trophiques sont aussi des objectifs de rééducation, mais ne répondent pas directement à l’hésitation dans les situations imprévues.

26. Un patient présente une fracture du corps du talus et doit suivre l’évolution de la vascularisation osseuse. Quel calendrier et quelle conduite sont compatibles avec cette lésion ?

Risque de nécrose de 25 %, condensation vers 2 à 3 mois, revascularisation en 8 à 12 mois et décharge
Risque de nécrose de 50 %, condensation vers 2 à 3 mois, revascularisation en 8 à 12 mois et reprise précoce de l’appui
Risque de nécrose de 50 %, condensation vers 2 à 3 mois, revascularisation en 8 à 12 mois et décharge
Risque de nécrose de 50 %, condensation vers 8 à 12 mois, revascularisation en 2 à 3 mois et décharge

Risque de nécrose de 50 %, condensation vers 2 à 3 mois, revascularisation en 8 à 12 mois et décharge

Explication

Après une fracture du corps du talus, la nécrose survient dans 50 % des cas, la condensation apparaît entre le deuxième et le troisième mois, et la revascularisation prend 8 à 12 mois; le traitement repose sur la décharge. Les délais inversés confondent condensation et revascularisation, tandis que l’appui précoce ne correspond pas à la conduite indiquée.

27. Une fracture de la malléole externe est située au-dessus des ligaments péronéotibiaux. Quelle catégorie décrit sa position ?

Une fracture inter-ligamentaire
Une fracture sous-ligamentaire
Une fracture sus-ligamentaire
Une fracture comminutive

Une fracture sus-ligamentaire

Explication

La position au-dessus des ligaments correspond à une fracture sus-ligamentaire; les fractures sous-ligamentaires sont en dessous et les inter-ligamentaires se situent à leur niveau. « Comminutive » décrit un type de trait, non la position.

28. Juste après s’être fait une entorse, un sportif demande quelles mesures constituent le protocole GREC. Que faut-il lui conseiller ?

Glacer immédiatement, assurer un repos relatif, élever et contenir le membre
Glacer immédiatement, assurer un repos relatif, surélever et mobiliser sans contention
Glacer immédiatement, reprendre l’activité, élever et masser le membre
Glacer après plusieurs heures, immobiliser strictement, abaisser et contenir le membre

Glacer immédiatement, assurer un repos relatif, élever et contenir le membre

Explication

GREC désigne le glaçage immédiat, le repos relatif, l’élévation et la contention. Une reprise immédiate, l’absence de contention ou le remplacement de l’élévation par une autre mesure ne respecte pas ce protocole.

29. Une entorse est classée grave, de grade III, selon Castaing. Quelle atteinte ligamentaire cette catégorie décrit-elle ?

Une rupture partielle des faisceaux antérieur et moyen
Une rupture complète du faisceau antérieur, avec ou sans atteinte d’autres faisceaux
Une élongation du faisceau antérieur, souvent au cœur du ligament
Une rupture complète des faisceaux antérieur, moyen et postérieur dans tous les cas

Une rupture complète du faisceau antérieur, avec ou sans atteinte d’autres faisceaux

Explication

Le grade III correspond à une rupture complète du faisceau antérieur, avec ou sans atteinte des faisceaux moyen et postérieur. L’élongation et la rupture partielle correspondent respectivement aux grades I et II; l’atteinte des deux autres faisceaux n’est pas obligatoire.

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Comment la cheville répartit-elle les contraintes du poids du corps ?

Par l’intermédiaire du talus.

Comment la cheville adapte-t-elle le pied au sol ?

Elle adapte son orientation au sol.

Comment la cheville réagit-elle pour permettre la marche ?

Elle réagit aux commandes motrices.

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