Comment se définit une méningite à liquide clair ?
Par un LCR clair pathologique obtenu par ponction lombaire.
Quel syndrome motive généralement la ponction lombaire dans une méningite à liquide clair ?
Un syndrome méningé fonctionnel fébrile, avec ou sans syndrome méningé physique.
Quelle est la cause la plus fréquente des méningites à liquide clair ?
L’origine virale.
Quelles causes de méningite à liquide clair nécessitent un traitement urgent et spécifique ?
La méningoencéphalite herpétique, les méningites bactérienne aiguë débutante ou décapitée, tuberculeuse et listérienne.
Quelles circonstances fébriles peuvent révéler une méningite à liquide clair ?
Un syndrome méningé aigu, des céphalées, une fièvre prolongée, des troubles de vigilance ou psychiatriques, des convulsions, des signes focaux, un syndrome confusionnel ou un tableau de miliaire.
Quel aspect du LCR la ponction lombaire révèle-t-elle souvent dans ce diagnostic ?
Un LCR clair, dit « eau de roche ».
Quelle prédominance cellulaire observe-t-on souvent dans le LCR d’une méningite à liquide clair ?
Une prédominance lymphocytaire.
Comment évolue la protéinorachie dans une méningite à liquide clair ?
Elle est modérément ou franchement élevée.
Comment évolue la glycorachie dans une méningite à liquide clair ?
Elle est normale ou basse.
Que faut-il réaliser avant la ponction lombaire en présence de signes de gravité ?
Une TDM cérébrale.
Quels éléments l’interrogatoire étiologique recueille-t-il sur les expositions et le mode de vie ?
La profession, l’état vaccinal, les contages, les expositions alimentaires, les voyages et les comportements sexuels à risque.
Quels éléments de l’histoire médicale l’interrogatoire étiologique précise-t-il ?
Les terrains sous-jacents, les antécédents, l’histoire des symptômes, les infections récentes et la prise d’antibiotiques.
Quels examens systématiques sont réalisés dans le LCR ?
Une coloration de Gram et une culture sur milieu usuel.
Quels examens sanguins font partie du bilan systématique ?
Une FNS avec équilibre leucocytaire, la CRP, éventuellement la procalcitonine, et un ionogramme sanguin.
Quels prélèvements ou examens d’imagerie sont systématiques ?
Des hémocultures, un prélèvement de porte d’entrée si elle existe et un téléthorax.
Quels éléments orientent vers une méningite tuberculeuse ?
L’absence de vaccination, un terrain favorisant, un contage récent, une PIT non traitée ou des antécédents de tuberculose.
Comment débute le plus souvent une méningite tuberculeuse ?
De façon subaiguë, avec des signes généraux et des céphalées croissantes.
Quel profil du LCR évoque une méningite tuberculeuse ?
Une cellularité modérée, une protéinorachie supérieure à 1 g/L et une hypoglycorachie effondrée.
Quel schéma antituberculeux traite la méningite tuberculeuse ?
Une quadrithérapie selon le poids, puis RH pendant 10 mois après 2RHZE.
Quels patients sont particulièrement exposés à la méningite listérienne ?
Les nouveau-nés et les sujets âgés, surtout en cas de grossesse, d’éthylisme ou d’immunodépression cellulaire.
Quelle méningoencéphalite virale à liquide clair nécessite un traitement urgent ?
La méningoencéphalite herpétique.
Où prédominent la nécrose hémorragique et l’œdème de la méningoencéphalite herpétique ?
Dans les lobes frontaux et temporaux.
Quel est le mode de début habituel de la méningoencéphalite herpétique ?
Un début brutal avec fièvre dans 90 à 98 % des cas.
Quel traitement est indiqué pour la méningoencéphalite herpétique ?
L’aciclovir à 10 mg/kg toutes les 8 heures par voie PIV pendant 15 à 21 jours.
Quel aspect du LCR peut annoncer une méningite bactérienne, notamment à méningocoque ?
Un LCR clair avec une réaction cellulaire modérée à PNN non altérés et une glycorachie normale.
Quels signes évoquent une méningite bactérienne décapitée après une prise d’antibiotiques ?
La persistance de la fièvre et des céphalées.
Quel profil du LCR caractérise une méningite bactérienne décapitée ?
Un LCR panaché, avec PNN altérés ou non et lymphocytes, hypoglycorachie et hyperalbuminorachie.
Quelles causes non infectieuses peuvent provoquer une méningite à liquide clair ?
La méningite carcinomateuse, la sarcoïdose, la maladie de Behçet, les vascularites, la thrombophlébite cérébrale et les méningites médicamenteuses.
Quel exemple de vascularite peut provoquer une méningite à liquide clair ?
Le lupus.
De quoi dépend le traitement d’une méningite à liquide clair ?
De son étiologie.
Quels signes faut-il rechercher systématiquement pour évaluer la gravité d’une méningite ?
Des troubles hémodynamiques, de la conscience, des signes de focalisation, des convulsions ou des troubles neurovégétatifs.
Quels signes d’hypertension intracrânienne peuvent accompagner une méningite ?
Une bradycardie, un pic hypertensif, des vomissements, une hypercapnie ou un collapsus d’origine centrale.
Que recherche l’examen physique au-delà des signes méningés et de focalisation ?
Une porte d’entrée, une atteinte d’organe ou une localisation secondaire évocatrice d’un micro-organisme.
Quels examens complémentaires peuvent être ajoutés selon le contexte ?
Des examens spécifiques du LCR, des PCR, la recherche d’antigènes solubles, un bilan mycobactérien, des sérologies, un frottis sanguin, une goutte épaisse, un EEG ou une imagerie cérébrale.
Comment l’étude étiologique classe-t-elle les méningites à liquide clair selon le LCR ?
En formes lymphocytaires hypoglycorachiques, lymphocytaires normoglycorachiques et à prédominance de PNN.
Quels tableaux atypiques peut provoquer une méningite tuberculeuse ?
Des formes basilaires, pseudo-tumorales, vasculaires, psychiatriques ou confusionnelles.
Quelle durée peut nécessiter la culture du BK sur milieu de Lowenstein ?
De 4 à 10 semaines.
Quelle corticothérapie associer à une atteinte encéphalitique tuberculeuse ?
La dexaméthasone à 0,6 mg/kg/j, à doses dégressives pendant 4 à 6 semaines.
Quelle anomalie du LCR peut accompagner la méningoencéphalite herpétique ?
Une hypercytose modérée de 50 à 500 éléments.
Quelle localisation l’imagerie révèle-t-elle dans la méningoencéphalite herpétique ?
Une lésion nécrotico-hémorragique frontotemporale uni- ou bilatérale.
Quelles ondes l’EEG peut-il montrer dans la méningoencéphalite herpétique ?
De grandes ondes lentes pseudorythmiques frontotemporales.
À partir de quel jour la PCR HSV du LCR devient-elle positive ?
À partir du quatrième jour.
Quand répéter la ponction lombaire devant une suspicion de méningite bactérienne débutante ?
Quelques heures après, si l’état général est altéré ou si des éléments évocateurs sont présents.
Quel examen contribue au diagnostic d’une méningite bactérienne décapitée ?
La recherche d’antigènes solubles dans le LCR et le sang.
Quelles infections au contact des méninges peuvent provoquer une réaction méningée bactérienne ?
Un abcès, un empyème ou une sinusite ethmoïdale, frontale ou sphénoïdale.
Quelles atteintes peut révéler une méningite au cours d’une endocardite infectieuse ?
Une méningite septique, un ramollissement embolique, un hématome ou un abcès.
Quelle formule cellulaire peut présenter le LCR au début d’une méningite virale ?
Une prédominance de PNN.
Quels médicaments sont associés aux méningites médicamenteuses citées ?
Le cotrimoxazole, l’isoniazide et les injections intrathécales d’antibiotiques ou de méthotrexate.
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1. Chez quel patient la méningoencéphalite herpétique survient-elle le plus souvent, et quel virus en est le plus fréquemment responsable ?
2. Un patient développe une méningite à liquide clair après une injection intrathécale de méthotrexate. À quelle cause non infectieuse faut-il penser ?
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