La prévention primaire cardiovasculaire cherche à empêcher l’apparition d’une maladie ou d’un premier événement en réduisant ou supprimant les facteurs de risque chez une personne n’ayant jamais déclaré la maladie ciblée.
La prévention secondaire cardiovasculaire cherche à éviter les récidives ou les complications en réduisant les facteurs de risque chez une personne ayant déjà déclaré la maladie ciblée.
Primaire : empêcher le premier événement ; secondaire : éviter la récidive.
📌 Une contre-indication absolue correspond à une interaction exposant à un risque majeur de toxicité ou d’effet indésirable grave pouvant engager le pronostic vital.
📌 Une association déconseillée doit être évitée si possible car elle modifie l’effet du traitement de façon préjudiciable ; si elle est nécessaire, une surveillance étroite du patient est requise.
Inducteur : métabolisation accrue ; inhibiteur : métabolisation ralentie.
★ À maîtriser
L’acide acétylsalicylique inhibe irréversiblement la COX des plaquettes par liaison irréversible.
L’acide acétylsalicylique est indiqué en prévention secondaire des syndromes coronariens aigus ou chroniques, mais n’est pas recommandé pour prévenir les AVC chez les personnes présentant une fibrillation auriculaire ; lorsqu’un traitement antithrombotique est indiqué dans ce contexte, il repose sur une anticoagulation orale.
Compléments
La posologie indiquée de l’acide acétylsalicylique est d’une prise par jour au milieu du repas.
Les effets indésirables des salicylés comprennent :
📌 Les salicylés sont absolument contre-indiqués en cas de lésion hémorragique évolutive, notamment d’ulcère gastro-intestinal ou d’AVC hémorragique.
📌 Les salicylés sont relativement contre-indiqués en cas d’antécédent gastrique après prise d’aspirine, d’antécédent d’asthme induit par un salicylé ou de grossesse à une dose supérieure ou égale à 100 mg.
★ À maîtriser
📌 Le clopidogrel et le prasugrel se lient irréversiblement au récepteur P2Y12, tandis que le ticagrelor s’y lie réversiblement.
Compléments
Le délai d’action est de 4 h pour le clopidogrel et de 30 min pour le prasugrel et le ticagrelor.
La perte de l’activité antiagrégante survient après 7 jours pour le clopidogrel et le prasugrel, 5 jours pour le ticagrelor et 10 jours pour la ticlopidine.
Le clopidogrel et le prasugrel sont des prodrogues, tandis que le ticagrelor est actif d’emblée.
Le ticagrelor est indiqué avec l’aspirine en prévention secondaire des événements athérothrombotiques après un syndrome coronarien aigu, avec une dose de charge unique de 180 mg suivie de 90 mg ou 60 mg deux fois par jour.
Les inhibiteurs de la voie ADP-P2Y12 peuvent entraîner des hémorragies, une dyspepsie, des ecchymoses, des céphalées et des vertiges ; le ticagrelor peut aussi provoquer dyspnée, crise de goutte et hyperuricémie, et la ticlopidine une toxicité hématologique importante.
📌 Les inhibiteurs de la voie ADP-P2Y12 sont contre-indiqués en cas de lésion hémorragique évolutive, de grossesse ou d’allaitement ; le prasugrel est également contre-indiqué en cas d’antécédent d’AVC, et la ticlopidine en cas d’hémopathie ou d’antécédent de trouble hématologique.
📌 Les inducteurs du CYP3A4 sont absolument contre-indiqués avec le ticagrelor et déconseillés avec les autres inhibiteurs de la voie ADP-P2Y12.
📌 La ticlopidine nécessite une surveillance de l’hémogramme pendant les 3 premiers mois de traitement.
★ À maîtriser
Les héparines non fractionnées et les héparines de bas poids moléculaire accélèrent l’action de l’antithrombine III sur plusieurs facteurs activés, tandis que le fondaparinux accélère son action uniquement sur le facteur Xa.
L’héparine non fractionnée a une activité anti-IIa égale à son activité anti-Xa, tandis que l’héparine de bas poids moléculaire a une activité anti-Xa supérieure à son activité anti-IIa.
Les héparines sont indiquées en traitement curatif des thromboses veineuses profondes, des embolies pulmonaires et des syndromes coronariens aigus, ainsi qu’en prévention des thromboses veineuses profondes et des embolies pulmonaires en situation à risque, sauf pour INNOHEP®.
Le fondaparinux est indiqué en prévention des thromboses veineuses profondes et des embolies pulmonaires en situation à risque, ainsi qu’en traitement des thromboses veineuses profondes, des embolies pulmonaires, des thromboses veineuses superficielles et des syndromes coronariens aigus.
Compléments
Les héparines citées sont :
Toutes les héparines sont inactivées par le tube digestif et sont administrées par voie injectable ; le danaparoïde est administré par voie intraveineuse.
Le risque hémorragique est plus élevé avec l’héparine non fractionnée qu’avec l’héparine de bas poids moléculaire.
📌 Les héparines sont contre-indiquées en cas de maladie hémorragique évolutive ; les héparines de bas poids moléculaire le sont aussi en cas d’insuffisance rénale sévère et d’endocardite aiguë bactérienne, et l’héparine non fractionnée en cas d’antécédent de thrombopénie.
L’héparine agit sur IIa et Xa, le fondaparinux sur Xa seul.
★ À maîtriser
Le dabigatran inhibe directement le facteur IIa, tandis que l’apixaban et le rivaroxaban inhibent directement le facteur Xa.
Le rivaroxaban est indiqué en prévention des événements athérothrombotiques avec aspirine, contrairement à l’apixaban ; tous deux sont indiqués en prévention après chirurgie orthopédique, en prévention des AVC et embolies systémiques en cas de fibrillation atriale non valvulaire avec facteur de risque, et en traitement des thromboses veineuses profondes et des embolies pulmonaires.
Le dabigatran est indiqué en prévention après chirurgie orthopédique, en prévention des AVC et embolies systémiques en cas de fibrillation atriale avec facteur de risque, et en traitement ou prévention des récidives de thrombose veineuse profonde et d’embolie pulmonaire.
Compléments
Le dabigatran se fixe au facteur IIa libre et empêche le clivage du fibrinogène ainsi que l’activation du facteur XIII.
L’apixaban et le rivaroxaban se fixent au facteur Xa libre ou dans le complexe prothrombinase et empêchent l’activation de la thrombine.
Le rivaroxaban se prend une fois par jour, l’apixaban deux fois par jour et le dabigatran une ou deux fois par jour selon l’indication.
📌 Les anticoagulants oraux directs sont contre-indiqués en cas de maladie hémorragique évolutive, d’atteinte hépatique sévère, d’insuffisance rénale sévère, de grossesse ou d’allaitement ; le dabigatran est aussi contre-indiqué en présence d’une prothèse valvulaire cardiaque.
Dabigatran cible IIa ; apixaban et rivaroxaban ciblent Xa.
★ À maîtriser
📌 Les antivitamines K préviennent les embolies en cas de fibrillation atriale, de valvulopathie mitrale ou de prothèse valvulaire, et traitent les maladies thromboemboliques veineuses en relais de l’héparine ou du fondaparinux.
Compléments
Les antivitamines K citées sont l’acénocoumarol et la warfarine, dérivés coumariniques, ainsi que la fluindione, dérivé indane-dione.
Pour une maladie thromboembolique veineuse traitée par antivitamine K, la durée est de 3 mois si le facteur déclenchant est transitoire, tant que le facteur persiste s’il est persistant, et à vie si la maladie est idiopathique.
Sous antivitamine K, l’INR est surveillé tous les deux jours jusqu’à stabilisation, puis une fois par semaine pendant 15 jours, puis une fois par mois.
La warfarine se prend une fois par jour le soir, agit en 36 à 72 heures et dure 3 à 5 jours ; l’acénocoumarol se prend une fois par jour, agit en 24 à 48 heures et dure 2 à 3 jours ; la fluindione se prend une fois par jour le soir, agit en 36 à 72 heures et dure 3 à 4 jours.
La vitamine K oxydée empêche la carboxylation → les facteurs ne fixent plus le calcium.
★ À maîtriser
L’acide tranexamique (EXACYL®, SPOTOF®) est indiqué dans les syndromes hémorragiques primitifs ou après chirurgie.
La phytoménadione (vitamine K1) traite et prévient les hémorragies par carence, notamment chez le nouveau-né ou en cas de carence iatrogène liée aux antivitamines K, à la phénytoïne, aux salicylés à forte dose ou aux antibiotiques à large spectre.
Compléments
La protamine est indiquée en cas de surdosage en héparine non fractionnée ou en héparine de bas poids moléculaire.
L’étamsylate (DICYNONE®) est indiqué dans les hémorragies gynécologiques ou dentaires et dans l’insuffisance veineuse rétinienne ou choroïdienne.
Le facteur VII activé (NOVOSEVEN®) est indiqué dans l’hémophilie avec inhibiteurs ou la carence en facteur VII, le facteur VIII (FACTANE®) dans l’hémophilie A, et l’association facteur VIII–facteur von Willebrand (VONCENTO®) dans la maladie de Willebrand ou l’hémophilie A.
Teste tes connaissances sur Médicaments de l’hémostase primaire avec 15 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Concernant les notions de prévention primaire, de prévention secondaire et de prévalence :
2. Un patient reçoit deux substances à quelques heures d’intervalle ; cochez la (les) proposition(s) exacte(s) concernant les interactions médicamenteuses :
Mémorisez les concepts clés de Médicaments de l’hémostase primaire avec 67 flashcards interactives.
Que regroupe la prévention primaire ?
Les actes diminuant le risque d’apparition d’une maladie dans une population sans risque connu lié à celle-ci.
Que regroupe la prévention secondaire ?
Les actes diminuant la prévalence d’une maladie ou de ses complications dans une population à risque d’aggravation ou présentant un stade précoce.
Qu’est-ce qu’une interaction médicamenteuse ?
Une modification de l’efficacité ou de la toxicité d’un médicament par une autre substance prise simultanément ou rapprochée.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches